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ISBN : 225317601X
Éditeur : Le Livre de Poche (29/01/2014)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 756 notes)
Résumé :
Théo Béranger sort de prison. Dix-neuf mois de rapports humains violents et âpres, qu’il a passés concentré sur un seul objectif : sa libération.

Son errance le mène au fin fond de la France, dans une région semi-montagneuse couverte d’une forêt noire et dense.

Là, kidnappé par deux frères déments, il va replonger en enfer. Un huis clos implacable, où la tension devient insoutenable.
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Critiques, Analyses et Avis (268) Voir plus Ajouter une critique
Livresque78
  05 mars 2014
J'ai passé un moment très angoissé en plongeant dans ce roman. L'histoire est très noire, très troublante, et pourtant très addictive. En effet, ce roman se dévore car, on connait en gros l'issue de l'histoire, mais comment en arrive t-on là?
Dès les premières pages, notre curiosité est piquée, l'auteure nous donne immédiatement envie d'en savoir plus.
Le récit est douloureux et la douleur ne fait qu'augmenter au fil des pages. Un environnement de folie pure, elle est physique, psychologique, elle est partout, elle alterne avec l'espoir, le désespoir, la solitude...
Un roman qui est donc très oppressant, mais c'est aussi un huit-clos rondement mené, un roman qu'on ne peut plus lâcher avant la dernière page;
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LydiaB
  14 mars 2014
Lorsque Théo sort de son univers carcéral, il n'aspire qu'à une chose : se venger de son frère. Après s'être rendu dans l'hôpital où il se trouve et lui avoir fait une belle frayeur, il doit aller se carapater quelque part, se faire tout petit, se faire oublier. Il doit se retrouver dans la nature, loin de tout. Avant d'aller voir sa compagne, il fait une halte dans un coin reculé. Son instinct le pousse vers un petit hôtel où les patrons, âgés, sont plutôt affables. Madame Mignon semble être aux petits soins pour lui. Théo passe son temps à faire des randonnées. Un beau jour, l'hôtelière lui indique un sentier à suivre pour avoir un point de vue magnifique. Elle lui précise qu'il lui faudra aller dans une propriété privée mais qu'il n'y a aucun danger puisqu'elle appartient à sa famille. Théo s'y rend, insouciant. Effectivement, le panorama est à couper le souffle. Mais voilà qu'un homme, une espèce de vieux sauvage sale et débraillé, sort d'une maison (enfin, plus un taudis qu'une maison) avec une arme à la main. Que fait donc ce visiteur sur ses plates-bandes ?
Théo va lui expliquer qu'il vient de la part de Mme Mignon, ce qui va se finir autour d'un café. Mais au moment de partir, une douleur se fait ressentir au niveau de la tête. Lorsqu'il se réveille, il est dans le noir, dans une cave visiblement. Pourquoi ?

Je n'ai pas pu lever le nez de ce bouquin, tant il est prenant ! Noir, certes, mais addictif ! Si le thème n'est guère nouveau, la façon dont Sandrine Collette le traite est intéressante. Les personnages ont une dimension psychologique et la nature joue un rôle important dans cet espèce de huis-clos. D'havre de paix, elle devient rude, noire, tout comme les personnages, oscillant de la sympathie à l'abject. le lecteur n'est pas épargné. Il devient Théo. Il souffre avec lui, il tente le tout pour le tout avec lui... Bref, je ne connaissais pas du tout cet auteur mais pour un premier roman, c'est un coup de maître, assurément !

Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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marina53
  31 octobre 2013
Théo, la quarantaine, est admis aux urgences. Dans un état pitoyable. A la limite du supportable, même pour le médecin qui s'occupe de lui. Qu'a-t-il pu arriver de si tragique et si dramatique à cet homme, au passé certes douteux, pour que ses bourreaux lui en veuillent à ce point?
Théo sort tout juste de prison. Quelques mois derrière les barreaux pour avoir agressé son beau-frère. Pas grand-chose à ses yeux, il l'avait mérité. Théo s'est fait sa place dans cette prison, a purgé sa peine bon an mal an, s'habituant aux dures lois du monde carcéral. Et il respire enfin le jour de sa sortie. Pas d'attache, une petite valise à la main, quelques sous et le monde s'offre à lui. Il n'a qu'une envie aller voir son beauf même s'il est interdit de visite. Il se rend à l'hôpital en douce et se rend compte de l'état végétatif de ce dernier et Théo jubilerait presque à le voir ainsi. Maintenant, il est temps pour lui d'aller profiter de l'air de la montagne. Il pense à Lil qu'il aurait dû appeler mais préfère remettre cela à plus tard. Il récupère sa voiture et prend la route. Il s'arrête dans un gîte tenu par Madame Mignon qui s'avérera être une vraie mère-poule. Pour profiter au mieux de la montagne qui s'étend à perte de vue, Théo décide de faire de la randonnée. Sur les conseils avisés de Madame Mignon, il fait plusieurs parcours, s'arrêtant le midi pour déguster les sandwiches préparés par cette dernière. Un jour, il tombe par hasard sur une maison qui semble abandonnée mais il se rend vite compte que le jardin est entretenu. Il s'en approche et se fait braquer par un vieillard. le mettant en confiance, celui-ci baisse son arme et l'invite même à prendre un café. Un peu mal à l'aise, Théo tente de partir mais un méchant coup sur la tête lui fait perdre connaissance. Il se réveille ankylosé, dans une cave sombre, ne voyant plus rien et entend soudainement un homme lui annoncer qu'il est devenu aussi leur esclave. Théo ne comprend pas tout de suite mais les explications de son camarade de cellule lui ouvriront bien vite les yeux sur ce que ces deux vieillards vont faire de lui: un esclave, rien de plus. Privé d'eau et de nourriture, il se rendra vite compte que la prison, à côté, c'était le paradis...
Quelle claque! Sandrine Collette, avec ce premier roman, nous en met plein les yeux. Elle nous offre un huis-clos oppressant et stressant, paradoxalement dans une cave située en pleine montagne où l'espace est infiniment grand. Elle nous offre un véritable voyage aux enfers et accrochez bien vos ceintures car la pression se fait de plus en plus forte, les coups plus violents, l'emprise de ces geôliers, aussi bien physique que psychologique, de plus en plus palpable, des scènes d'horreur bien présentes, le tout dans un style assez simple mais redoutable et palpitant. L'auteure nous plonge dans le macabre, l'inimaginable et le sordide. Terriblement efficace et accrocheur, ce polar nous happe dès les premières lignes.
Des noeuds d'acier... vous ne pourrez pas vous en défaire...
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Crossroads
  10 décembre 2015
Sandrine Collette : 2 - Sandrine Collette : 1
Je sais pas vous mais moi je mise sur Collette, au final.
Troisième livre dudit auteur qui se dévore plus qu'il ne se lit.
Théo Béranger revit.
19 mois derrière les barreaux, ça vous forge le caractère à défaut de vous détruire consciencieusement .
Théo en ressort lessivé mais empli d'une assurance inébranlable.
Un p'tit séjour dans le trou du cul du monde, suivi d'un enlèvement dans les règles, assorti d'une séquestration à l'insu de son plein gré chez deux frangins aux vrais airs de malades mentaux dégénérés plus tard et c'est une assurance quelque peu revue à la baisse qu'affichera notre sémillant gagnant du loto qui vient de sortir les 6 bons numéros plus le complémentaire. Champomy pour tout le monde!
L'enfer existe bel et bien, Théo peut désormais en témoigner.
Un huis clos me fout toujours les jetons.
Soit j'adhère à fond, soit je m'y emmerde prodigieusement.
La pioche est bonne à défaut d'être novatrice.
Il y a un peu du King (Misery), un zeste de Giebel (Les Morsures de l'Ombre, Purgatoire des Innocents) qu'ont pas écrit que des bouses, con-ve-nons-z'eeen.
Collette s'inscrit dans cette lignée d'auteur ayant su déjouer le piège de l'enfermement en proposant un récit enlevé malgré certains twists aussi prévisibles que la neige en hiver, info saisissante faisant toujours autant baver tous les JT hexagonaux en mal de scoop saisonnier.
Un personnage à la dérive, deux garde-chiourmes à la bestialité débridée, une situation intenable, le tableau est diabolique mais particulièrement jouissif.
Collette aura su installer une situation improbable puis faire monter la pression crescendo pour le plus grand plaisir du lecteur partagé entre malaise et voyeurisme.
Des Noeuds d'Acier ne vous aidera pas à trouver le sommeil mais saura vous faire réfléchir à deux fois avant de louer un gîte paumé au fin fond des bois.
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palamede
  27 mai 2017
Théo n'est pas un enfant de choeur, il vient de faire un séjour en prison pour avoir grièvement blessé son frère, quand il est kidnappé en pleine forêt par deux vieux fous. Enchaîné dans leur cave en compagnie de Luc, leur prisonnier depuis huit ans, il découvre l'horreur qui l'attend.
Car les deux vieillards ont inventé pour leurs prisonniers une sorte d'enfer sur terre. Réduits à l'esclavage et avilis, ils sont traités comme des chiens. On leur lance des restes de nourriture alors qu'ils sont attachés au pied de la table ou au radiateur, après qu'ils ont travaillé jusqu'à l'épuisement sous les coups et les insultes.
À la tyrannie et à la bestialité des tortionnaires répondent, alternativement, la solidarité et le chacun pour soi des captifs. Des captifs que la déchéance rapide de leur corps va conduire à tous les états de la dégradation psychologique dont le syndrome de Stockholm.
Loin d'être manichéen, ce remarquable huis clos, qui renvoie les bourreaux et les victimes à leur humanité défaillante, dérange et impressionne par son côté terriblement réaliste...

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critiques presse (2)
Telerama   19 février 2014
Tout semble factuel et crédible, dans cette fiction comportementaliste, qui plonge le lecteur dans l'horreur la plus glaçante.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lhumanite   17 juin 2013
Un homme violent, massacreur de son propre frère, est réduit en esclavage par deux frères dans une maison isolée. Sandrine Collette fait une irruption remarquée dans le monde du roman policier français.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (104) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   14 mars 2014
J’ai bu mon café à petites gorgées, heureux qu’il soit trop chaud, heureux de prendre mon temps. J’ai déplié la carte sur la table en teck. Mme Mignon m’a montré un trajet insoupçonnable. Je ne voyais aucun chemin et je le lui ai dit ; elle a répondu qu’il y avait une sente, et que si je réussissais à la trouver, j’arriverais dans une sorte de crevasse qui permettait de monter jusqu’en haut du petit mont. Et là, la vue était à couper le souffle. Elle a précisé qu’il y avait un panneau « privé » mais que je pouvais passer, ça appartenait à sa famille. Elle a tracé le chemin au crayon, elle a dit : À peu près, hein. Elle m’a montré où laisser la BM. Elle a souri.

Quand je lui ai demandé si je pouvais appeler Lil, elle a dit : Sans problème. Mais après. Après cette belle promenade. Sinon vous allez partir trop tard.
Je n’ai pas remarqué la petite lueur dans son regard.

Oh, comme j’aurais dû.
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SiabelleSiabelle   08 mars 2016
Je lève les yeux au ciel et je dessine le visage de Lil dans le bleu absolu. Un visage fin et rieur, des mèches blondes et courtes, indisciplinées. Je pose une main sur l'image qui se dissout lentement, et pourtant je la touche à peine. Je dis son nom à voix basse, Lil. Lil.
Arrêter d'y penser, bon sang. Fermant le point sur une sensation étrange, je me lève, reprends mon
sac. Ok, la brèche est suffisante pour aujourd'hui; peut-être que demain je la rouvrirai - un peu. Au-dessus de moi la falaise offre ses flancs abrupts, des arbustes secs agrippés dans les failles ici et là.
La pierre est gris et rose. Encore une effort : le sommet m'attend. Je balaie de la main les poussières sur mon pantalon et je me mets en route.
Mon coeur s'arrange à l'image effacée de Lil.
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ColetteColette   24 septembre 2014
Un homme mourait et, depuis le ciel, il contemplait sa vie qui se matérialisait comme une immense plage sur laquelle il voyait cheminer les marques de ses propres pas. À côté, il y avait d'autres traces de pas: celles de Dieu, qui l'accompagnait. Mais aux moments les plus difficiles de son existence, il n'y avait plus qu'une seule marque de pas. Alors l'homme demandait à Dieu pourquoi il l'avait abandonné quand il avait le plus besoin de lui. Et Dieu répondait: Je ne t'ai pas abandonné. Dans ces moments-là, c'est moi qui te portais.
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ColetteColette   25 septembre 2014
Une nuée de mouches tournant autour des limaces comme pour les houspiller, se posant et s'envolant sans relâche. Les mêmes mouches qui me collent aux yeux et au coin des lèvres quand je travaille et que je transpire, insupportables d'acharnement, et que je finis par ne plus chasser. Elles sont là, à vous rendre fou. Vous êtes seul et elles sont des milliers. J'en ai tué, inlassablement, et tué encore. Et il en est revenu autant, davantage même, jusque dans mes oreilles. Certaines piquent, ou mordent, ou s'accrochent. La plupart se promènent sur mon corps dans un chatouillement exaspérant.
Ces mouches, c'est le mal qui les attire.
La fatigue, la merde et la mort.
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le_Bisonle_Bison   02 février 2015
Autour du potager, les vieux disposent régulièrement des soucoupes de bière pour noyer les limaces. Parfois quand ils vident le poêle, ils étalent de la cendre aussi. Mais c’est la bière qui marche le mieux. J’ai été fasciné par l’attrait qu’elle exerce sur les limaces, qui glissent lentement vers le jus doré. Et qui vont à leur perte aussi sûrement qu’un junkie devant une seringue blanche. Déterminées. Enivrées.
Il y a des limaces grises avec des taches noires sur le corps, comme des pointillés. Les autres, les plus nombreuses, sont d’un orange foncé d’argile. L’odeur de la bière les enchante. Elles se hissent sur le rebord de la soucoupe, redescendent de l’autre côté.
L’autre côté, c’est la mort. La noyade et l’emprisonnement. Un piège infaillible. Mais je m’en fous des limaces.
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Videos de Sandrine Collette (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sandrine Collette
Geneviève van Landuyt recevait sur la scène des déblogueurs lors du dernier salon Saint-Maur en Poche en juin 2017, deux auteurs de talent : Sandrine Colette et Nicolas Jaillet
Il reste la poussière de Sandrine Collette aux éditions Livre de Poche
Patagonie. Dans la steppe balayée par des vents glacés, Rafael est le dernier enfant d?une fratrie de quatre garçons. Depuis toujours, il est martyrisé par ses frères aînés. Leur père a disparu. Leur mère ne dit rien, perpétuellement murée dans un silence hostile. Elle mène ses fils et son élevage de bétail d'une main inflexible, écrasant ses rejetons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. Dans ce monde qui meurt, où les petites fermes sont remplacées par d'immenses domaines, l'espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l'étau de terreur et de violence qui l'enchaîne à cette famille ?
https://www.lagriffenoire.com/68869-divers-polar-il-reste-la-poussiere.html
La Maison de Nicolas Jaillet aux éditions Milady
« Deux heures de lecture gravées à vie dans votre mémoire. » Emmanuel Delhomme, France Inter « Une merveille. Un livre incandescent. » Gérard Collard, Librairie La Griffe Noire En robe blanche, son bouquet à la main, Martine sait qu'elle n'aimera jamais Jean, l'homme triste et violent qu'elle vient d'épouser. Mais en elle, une graine est en train de germer. Pendant des années, elle survit à son quotidien et élève leur enfant. En silence, avec une audace et une obstination extraordinaires, elle prépare son évasion. En bonus : deux histoires inédites : La Robe Entre eux, c'est devenu un rituel : pour leur anniversaire, elle remet sa robe de mariée. Leurs amis les envient. Samuel et Sandra vivent un conte de fées... La Bague Une femme caresse une bague à son doigt. Dans le train, un homme observe le visage de cette grande amoureuse changer..
https://www.lagriffenoire.com/59999-divers-polar-la-maison.html

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