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ISBN : 2253237523
Éditeur : Le Livre de Poche (20/02/2019)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 520 notes)
Résumé :
Une petite barque, seule sur l’océan en furie.
Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots.
Un combat inouï pour la survie d’une famille.

Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (198) Voir plus Ajouter une critique
Yggdrasila
  14 janvier 2018
WAOUH !!! Je ressors de cette lecture totalement époustouflée et de plus en plus admirative du talent de cette auteure !
Ce roman est pour moi un gros, un énorme, un gigantesque coup de coeur !
Sandrine Collette nous plonge dès les premières pages dans une atmosphère de fin du monde. Six jours après l'effondrement d'un volcan dans l'océan. La mer a tout ravagé.
Seul paysage... l'océan à perte de vue.
Et il y a cette famille qui a survécu au grand raz-de-marée: un couple et ses neuf enfants. Juste eux, perdus au milieu de cette immensité.
Dans l'attente et l'espérance d'une décrue possible, la famille se soude et observe.
Mais non, la mer ne l'entend pas ainsi et au contraire, elle ne cesse de monter.
Seul issue possible: partir. Trouver les terres hautes. Sauf qu'avec une barque trop petite, certains devront rester et attendre qu'on revienne les chercher.
Commence alors l'incroyable histoire d'une famille déchirée. D'un côté, les trois enfants restés sur l'île et de l'autre, le périple de la famille partie en pleine mer.
J'ai adoré lire cette histoire ! Comme d'habitude, Sandrine Collette trouve les mots justes pour planter son décor. Elle nous y entraîne avec une force prodigieuse. Cette atmosphère apocalyptique, avec la mer comme une entité vivante, effrayante, implacable, nous fait frissonner.
On va de surprise en surprise. Malgré un climat oppressant, comme si le monde s'était arrêté, Sandrine Collette à une imagination débordante. On ne s'ennuie pas une seconde.
Je me suis attachée à ces trois gamins abandonnés sur l'île. On vit avec eux leur détresse et cette question qui les obsède: pourquoi eux ?
Douze jours à attendre le retour du père. L'auteure montre parfaitement que la notion du temps n'est pas la même quand on est enfant. Un temps qui leur paraît interminable !
Tout au long de l'histoire on se demande si à leur place on auraient préféré rester sur l'île ou être sur la barque. Car c'est aussi périlleux d'un côté comme de l'autre.
La survie est la préoccupation de chacun.
J'ai vraiment aimé la relation entre les différents membres de la famille.
L'attachement et le lien de Maddie pour ses enfants est extrêmement bien décrit. L'auteure trouve encore une fois des mots puissants pour retranscrire cet amour maternel, un amour inconditionnel.
Elle montre aussi comment l'instinct de chacun se révèle être bon ou mauvais lorsqu'il s'agit de sauver sa peau.
La fin est un peu prévisible mais elle n'enlève en aucun cas l'immense plaisir que m'a apportée cette lecture.
Ce roman mérite une vraie vague de succès ! Avec les Six fourmis blanches, je le classe au top des romans de l'auteure.
Amis lecteurs, jetez-vous à l'eau sans plus attendre !
Un énorme merci à Babelio pour ce superbe roman et merci de m'offrir également l'opportunité de vivre une rencontre avec cette auteure que j'affectionne énormément.
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Commenter  J’apprécie          9918
Kirzy
  30 juin 2019
A partir d'une situation classique type post apocalyptique - une vague géante à submerger une partie de la Terre, des survivants dans un monde devenu hostile - Sandrine Collette choisit de partir sur autre chose : pas de développement prophétique, moralisateur ou politique, pas de dénonciation de l'impact dévastateur de l'homme sur la planète ( jamais on ne saura la cause initiale de ce tsunami ), non juste une famille au coeur du chaos, 11 personnes face à leur instinct de survie, face à leurs ressources mentales, redevenues des bêtes comme les autres dans une nature pour laquelle ils ne sont plus adaptés.
C'est très habile d'avoir imaginé dans ce décor une famille aussi nombreuse ( les deux parents + neuf enfants ), une infinité de possibles avec cette minuscule société qui va être confrontée à un terrible choix : une embarcation qui ne peut contenir que 8 personnes, 3 enfants à laisser, de ces choix impossibles qui déchirent à jamais. L'intrigue bascule ainsi très vite dans le thriller psychologique lorsque le groupe se sépare entre ceux qui abandonnent et ceux qui sont abandonnés.
L'écriture de Sandrine Collette est d'une grande précision au service d'une puissance d'évocation remarquable, décrivant parfaitement le déchaînement des éléments de cette mer, ses vagues, cette eau qui rend la vie si précaire. Même si c'est parfois répétitif, le lecteur est plongé dans un état de stress et d'angoisse très fort, sentant que tout peut arriver et que les échappatoires vont être limités.
Le talent de l'auteure réside également dans la justesse psychologique des personnages. Des enfants en premier lieu, surtout les trois abandonnés, restant malgré tout des enfants même dans cette situation terrifiante, vivant dans l'immédiateté du moment sans représentation précise de la mort, alors que les parents vivent dans la conscience de cet abandon auquel ils ont été contraints. Justement, le personnage de la mère est magnifique, on ressent toute la souffrance qui l'assaille dans sa chair, son amour inconditionnel pour ses enfants au-delà du tourment de la culpabilité. A chaque instant, je me suis demandée ce que j'aurais fait à sa place, ce que j'aurais ressenti dans cette quasi tragédie antique.
Un thriller psychologique très réussi, intelligemment mené.
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marina53
  12 mars 2018
Du bleu à perte de vue... Pas une âme qui vive à l'horizon depuis qu'un volcan s'est effondré sur l'océan et que la vague a déferlé sur le monde, emportant tout sur son passage. Maison, arbre, voiture, corps humain. Seule subsiste une famille, coincée sur une petite colline. Isolée du reste du monde, elle tente de survivre depuis six jours. Pata, Madie et leurs neuf enfants, âgés de 1 à 15 ans. La nourriture commence peu à peu à diminuer, il est certain qu'ils ne pourront pas rester éternellement sur cette colline d'autant que le niveau de l'eau ne cesse de monter. Alors, il faut partir, coûte que coûte. Essayer de rejoindre les terres hautes. Malheureusement, avec pour seul moyen de navigation cette petite barque, Pata et Madie ne peuvent emmener tous leurs enfants. Reste cette décision cruciale à prendre : quels enfants embarquer ? Quels enfants laisser avec l'espoir de revenir les rechercher ?
Dès les premières pages, l'on plonge littéralement dans cette intrigue apnéique. Un petit bout de terre où survivent des enfants, une barque en plein milieu de l'océan. Et l'eau qui manque, inexorablement. Vont-ils tous s'en sortir ? L'on retient notre souffle et l'on assiste, impuissant, à ces combats inégaux, à cette lutte sans merci contre la Nature, à cette effroyable course contre la montre. Aucun répit ne sera laissé à cette famille écartelée. Celle affrontant la mer, bravant les éléments, l'âme chevillée au corps. Celle devant survivre sur la colline, les yeux tournés vers l'horizon, avec l'espérance de ne pas avoir été abandonnée. Dans cette quête de plus en plus primaire et égoïste, Sandrine Collette plonge le lecteur au sein d'une intrigue captivante de bout en bout et à l'ambiance de plus en plus oppressante et froide. Englouti dans ce récit à la fois terrifiant et émouvant, l'on en ressort essoré...
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domisylzen
  20 septembre 2018
La vague est passée. Elle a tout emporté, tout balayé. Les humains comme les animaux, les constructions tout est parti, liquidé.
Une famille de onze personnes un peu plus haut perché que les autres a résisté. Mais la situation n'est guère brillante. A perte de vue ce n'est qu'une gigantesque étendue d'eau.
L'eau qui irrémédiablement continue de monter. Lentement … inexorablement.
Le père doit prendre une décision. Une terrible décision. La barque n'est pas assez grande pour emporter dans un lieu sûr toute la famille. Les grands viendront et participeront à l'avancée du rafiot, les petits ne sont pas autonome. Ce sont les trois du milieu qui se réveillent un jour et qui trouve le mot sur la table ...
Alors à chaque chapitre on s'interroge : est-ce-que ça peut être pire ? Oui. Sans cesse comme une vague qui vient et qui revient la situation glisse, dérape vers plus d'horreur.
C'est armé de mots simples que l'auteure distille tout doucement cette intrigue. Des mots simples pour décrire des émotions et des comportements humains plus vrais que nature.
Sandrine Collette a un talent indéniable pour nous conter un huis-clos glacial, terrifiant avec des descriptions à couper le souffle.
Ce n'est pas le premier que je lis d'elle … sûrement pas le dernier.
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Crossroads
  19 février 2018
Collette, c'est chouette...habituellement.
La mode est aux romans (films) post-apocalyptiques, ça tombe bien, je ne m'en lasse toujours pas.
Mais le fait d'apprécier le genre ne veut pas dire valider guillerettement et systématiquement, l'oeil ébaubi et la lèvre inférieure tremblotante d'excitation préconçue, le moindre écrit s'y référant.
Une fois de plus, la grosse et méchante vague a tout emporté sur son passage.
Ne subsistent que quelques naufragés climatiques claquant du fessier quant à leur avenir un brin compromis, du coup.
Le terrain, ultra balisé, peine déjà à me donner ♫l'en-vie d'ai-meeuuuuh♪
Mais peu n'importe, n'écoutant que mon courage relatif, je poursuis.
D'un oeil blasé, les pages défilent mollement jusqu'à la divine surprise, un choix cornélien de parents indignes prêts à sacrifier deux-trois rejetons afin de sauver le reste de la fratrie. Faut dire qu'avec neuf gamins, la barcasse salvatrice apparaît bien frêle.
Là, ça devrait dépoter que je me suis dis, de mémoire.
Plouf : ressenti général persistant une fois le twist de malade mental digéré et j'ai la digestion quasi spontanée.
Exceptées deux-trois situations critiques qui eurent le mérite de me faire entrouvrir les deux ye.., un oeil, entre deux soupirs désillusionnés, rien de neuf à se mettre sous la dent si ce n'est moult scènes rebattues à l'envi même si narrées avec un certain brio, il faut bien le reconnaître.
Ah si, j'ai bien aimé ce personnage à part entière, tour à tour rassérénant et mortellement inquiétant, j'ai nommé l'océan.
De là à m'y noyer de ravissement...
Vaguement apprécié juste après la vague mais p'têt bien que j'divague...
Ressenti a-mer, quoi qu'il en soit.
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critiques presse (1)
Actualitte   15 février 2018
Plus que le suspense ou les rebondissements, c’est avant tout une ambiance pesante, un cadre resserré, une situation tragique inéluctable d’emblée exposée, qui ancrent le lecteur dans un état de stress et d’angoisse et lui laissent peu d’échappatoire.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (99) Voir plus Ajouter une citation
brinvilliersbrinvilliers   18 février 2020
Peut-être si Liam et le père ramaient fort, douze jours. Mais douze jours, cela ne réglerait toujours pas le problème. Le problème, c'était ce que le père n'arrivait pas à dire et qui lui arrachait la gueule : ils n'avaient qu'une seule barque.
Et la mère avait tout compris; comme il s'en doutait, parce qu'à ce moment là elle posa sur lui un regard de feu, haine et désespoir mêlés, un regard qui l'accusait définitivement, et elle murmura, comme si c'était lui, rien que lui, comme si tout était sa faute, la mer, la tempête et le malheur :
- Qui vas-tu laisser ?
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hcdahlemhcdahlem   02 mai 2018
Le temps glisse sur elle. La mort de Lotte lui a fait une étrange carapace. Personne ne la voit qu'elle, une toile transparente qui lui amène les bruits feutrés, les images voilées. Les lumières atténuées, et les voix qui se déforment. La mère n'y peut rien, c'est venu tout seul. Parfois cela l'arrange ; parfois elle aimerait s'en détacher car quelque chose en elle est conscient que cette curieuse léthargie ne doit pas vaincre tout à fait, qu'il faut l'en empêcher sinon elle sombrera pour de bon, ce qui ne la gênerait pas tant, Dieu, mais tout de même, il y a les autres. Elle ne devine pas que son cœur lentement se répare, jouant des aller-retours sur le chemin d'une guérison qui n'en sera jamais une, un pansement peut-être, une compresse pour appuyer bien fort là où cela saigne, juste de quoi continuer, se lever le matin, une pommade pour l'enfant disparue.
Mais non, Madie n'en a pas idée, c'est trop vite. Elle n'imagine pas que la nécessité puisse avoir raison de la douleur de cette façon-là, avec tant d'indifférence et tant de renoncement. Le chagrin la dévore et la déserte. 
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RenodRenod   20 janvier 2018
Cette nuit-là, ils auraient voulu l’oublier, depuis les parents jusqu’au bébé, cette nuit qui avait laissé la maison suintante d’eau et les esprits pleins d’une épouvante inextinguible, l’océan se glissant partout, sa langue entraînant sur son passage tout ce qu’elle pouvait emporter, tout ce qu’elle pouvait détacher, et déchirer, et ramener avec elle au cœur des flots dont rien ne reviendrait jamais. À l’aube suivante, où que porte leur regard, il glissait sur une étendue grise, bleue ou verte, des herbes perçant la surface là où il n’y avait sans doute qu’un pied ou deux de profondeur – rien sur le reste. De l’eau à croire que l’on était en pleine mer, et c’était devenu une mer en effet, avec de rares îles qui émergeaient encore, là où, quelques heures plus tôt, se tenait le monde.
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YggdrasilaYggdrasila   11 janvier 2018
Surtout ne pas les gronder. Il n’y a rien de plus vivant que ses petiotes, rien qui ait davantage raison qu’elles, ancrées dans chaque instant, oublieuses du passé, inconscientes de l’avenir quand il dépasse la prochaine heure où le prochain repas. Il envie leur spontanéité animale, l’élan irréfléchi qui les porte vers le lendemain quoi qu’il arrive, égoïste et superbe, des âmes vierges ignorantes du bien et du mal, ses marmottes, ses petites filles. Il s’assoupit une heure ou deux en les couvant du regard. Si elles n'étaient pas là, il serait déjà mort.
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YggdrasilaYggdrasila   14 janvier 2018
Mais il n’a pas effacé de sa mémoire le désespoir qui lui a fait imaginer tout à l’heure une idée terrifiante, celle qui reviendra s’il ne trouve pas d’aide, parce que la fatigue est là, tapie au fond de lui, plus que la fatigue : le renoncement. S’il devait expliquer à Noé, il dirait seulement qu’il n’y arrive plus. Que ses pensées se sont arrêtées, qu’il n’a plus de solution à proposer, rien, que du vide comme jamais il n’en a vu, immense et effrayant, saturant l’espace.
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Videos de Sandrine Collette (46) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sandrine Collette
Sandrine Collette vous présente son ouvrage "Et toujours les forêts" aux éditions Lattès.
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