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ISBN : 2207140687
Éditeur : Denoël (18/01/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 149 notes)
Résumé :
Une petite barque, seule sur l’océan en furie.
Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots.
Un combat inouï pour la survie d’une famille.

Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (89) Voir plus Ajouter une critique
Colette
  14 janvier 2018
WAOUH!!! Je ressors de cette lecture totalement époustouflée et de plus en plus admirative du talent de cette auteure!
Ce roman est pour moi un gros, un énorme, un gigantesque coup de coeur!
Sandrine Collette nous plonge dès les premières pages dans une atmosphère de fin du monde. Six jours après l'effondrement d'un volcan dans l'océan. La mer a tout ravagé.
Seul paysage... l'océan à perte de vue.
Et il y a cette famille qui a survécu au grand raz-de-marée: un couple et ses neuf enfants. Juste eux, perdus au milieu de cette immensité.
Dans l'attente et l'espérance d'une décrue possible, la famille se soude et observe.
Mais non, la mer ne l'entend pas ainsi et au contraire, elle ne cesse de monter.
Seul issue possible: partir. Trouver les terres hautes. Sauf qu'avec une barque trop petite, certains devront rester et attendre qu'on revienne les chercher.
Commence alors l'incroyable histoire d'une famille déchirée. D'un côté, les trois enfants restés sur l'île et de l'autre, le périple de la famille partie en pleine mer.
J'ai adoré lire cette histoire! Comme d'habitude, Sandrine Collette trouve les mots justes pour planter son décor. Elle nous y entraîne avec une force prodigieuse. Cette atmosphère apocalyptique, avec la mer comme une entité vivante, effrayante, implacable, nous fait frissonner.
On va de surprise en surprise. Malgré un climat oppressant, comme si le monde s'était arrêté, Sandrine Collette à une imagination débordante. On ne s'ennuie pas une seconde.
Je me suis attachée à ces trois gamins abandonnés sur l'île. On vit avec eux leur détresse et cette question qui les obsède: pourquoi eux?
Douze jours à attendre le retour du père. L'auteure montre parfaitement que la notion du temps n'est pas la même quand on est enfant. Un temps qui leur paraît interminable!
Tout au long de l'histoire on se demande si à leur place on auraient préféré rester sur l'île ou être sur la barque. Car c'est aussi périlleux d'un côté comme de l'autre.
La survie est la préoccupation de chacun.
J'ai vraiment aimé la relation entre les différents membres de la famille.
L'attachement et le lien de Maddie pour ses enfants est extrêmement bien décrit. L'auteure trouve encore une fois des mots puissants pour retranscrire cet amour maternel, un amour inconditionnel.
Elle montre aussi comment l'instinct de chacun se révèle être bon ou mauvais lorsqu'il s'agit de sauver sa peau.
La fin est un peu prévisible mais elle n'enlève en aucun cas l'immense plaisir que m'a apportée cette lecture.
Ce roman mérite une vraie vague de succès! Avec les Six fourmis blanches, je le classe au top des romans de l'auteure.
Amis lecteurs, jetez-vous à l'eau sans plus attendre!
Un énorme merci à Babelio pour ce superbe roman et merci de m'offrir également l'opportunité de vivre une rencontre avec cette auteure que j'affectionne énormément.
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marina53
  12 mars 2018
Du bleu à perte de vue... Pas une âme qui vive à l'horizon depuis qu'un volcan s'est effondré sur l'océan et que la vague a déferlé sur le monde, emportant tout sur son passage. Maison, arbre, voiture, corps humain. Seule subsiste une famille, coincée sur une petite colline. Isolée du reste du monde, elle tente de survivre depuis six jours. Pata, Madie et leurs neuf enfants, âgés de 1 à 15 ans. La nourriture commence peu à peu à diminuer, il est certain qu'ils ne pourront pas rester éternellement sur cette colline d'autant que le niveau de l'eau ne cesse de monter. Alors, il faut partir, coûte que coûte. Essayer de rejoindre les terres hautes. Malheureusement, avec pour seul moyen de navigation cette petite barque, Pata et Madie ne peuvent emmener tous leurs enfants. Reste cette décision cruciale à prendre : quels enfants embarquer ? Quels enfants laisser avec l'espoir de revenir les rechercher ?
Dès les premières pages, l'on plonge littéralement dans cette intrigue apnéique. Un petit bout de terre où survivent des enfants, une barque en plein milieu de l'océan. Et l'eau qui manque, inexorablement. Vont-ils tous s'en sortir ? L'on retient notre souffle et l'on assiste, impuissant, à ces combats inégaux, à cette lutte sans merci contre la Nature, à cette effroyable course contre la montre. Aucun répit ne sera laissé à cette famille écartelée. Celle affrontant la mer, bravant les éléments, l'âme chevillée au corps. Celle devant survivre sur la colline, les yeux tournés vers l'horizon, avec l'espérance de ne pas avoir été abandonnée. Dans cette quête de plus en plus primaire et égoïste, Sandrine Collette plonge le lecteur au sein d'une intrigue captivante de bout en bout et à l'ambiance de plus en plus oppressante et froide. Englouti dans ce récit à la fois terrifiant et émouvant, l'on en ressort essoré...
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Antyryia
  22 janvier 2018

La seule inondation que j'ai connue remonte à l'époque où j'habitais Gouves, petit village du Pas-de-Calais d'une centaine d'habitants. le niveau de la nappe phréatique s'est élevé jusqu'à dépasser celui du sous-sol et deux mois durant, je me suis retrouvé en bottes à patauger dans une dizaine de centimètres d'eau à chacune de mes incursions à la cave et au garage. Il a fallu surélever tout ce qui y était entreposé, ce qui n'a pas empêché l'humidité et la moisissure de faire de nombreux ravages.
C'est plus ou moins la situation dans laquelle se retrouvent Louie, Perrine et Noé, trois enfants qui sont restés seuls dans leur maison à Levet, dans le Cher.
"La dernière fois, ils avaient de l'eau jusqu'aux chevilles, cela faisait une drôle d'impression de marcher sur le carrelage inondé."
En réalité non, leur situation est un peu plus complexe, voire tout à fait incomparable.

Quand le pan entier d'un volcan s'est effondré en plein océan Atlantique, la vague engendrée par la catastrophe a été monstrueuse. Imaginez un déferlement écumeux de cent mètres de haut qui arriverait sur nos côtes à la vitesse de cinq cent kilomètre à l'heure. C'est bien ce qui se passe dans le roman-catastrophe de Sandrine Collette, redessinant la carte de la France et du reste du monde. La mer est partout. Les villes ont été englouties. L'océan regorge de débris et de cadavres.

Dans cette apocalypse, l'auteure a choisi de se concentrer sur l'histoire d'une famille nombreuse : Pata et Madie, les parents, ainsi que leurs neuf enfants. Tous les onze vivent tout en haut d'une colline, ce qui leur a permis d'échapper à la mort. Mais leur répit est de courte durée. Au lieu de décroître le niveau de l'eau augmente chaque jour davantage et ils n'ont pas d'autre solution pour survivre que de rejoindre les massifs montagneux à l'Est, Vosges ou Jura, à l'aide d'un bateau réparé pour tenir la durée du voyage. Mais l'expédition vers ces "terres hautes" nécessite un sacrifice ultime : Faute de place sur l'embarcation, trois des enfants devront rester sur place et attendre leur retour. Face à ce dilemme, le père décide d'emmener ses deux fils aîné qui pourront aider à ramer, ainsi que ses quatre filles en bas âge qui ne pourront pas s'en sortir seules.
"Au milieu de cette terrible équation, il en restait trois."
Et le hasard veut que les trois enfants du milieu, délaissés, souffrent tous d'un handicap.
"Au milieu, il y avait eu un couac."
"Le boîteux, la borgne et le nain. Alors, nous laissons ceux-là, les plus abîmés. Nous finissons ce que la nature a commencé."

Sandrine Collette relatera tour à tour l'épopée dangereuse de la famille sur la barque, revenant sur ce choix impossible qui a été imposé à la mère. Pourront-ils seulement revenir à temps pour sauver le reste de la famille ou les ont-ils condamné à une noyade certaine ? Comment affronter la culpabilité, ce sentiment de les avoir abandonnés ?
Et puis parallèlement, sur leut îlot de plus en plus petit, Louie ( onze ans ) tente malgré les circonstances de prendre les choses en main en attendant le retour des siens. Avec son frère et sa soeur, ils tentent de s'organiser pour manger à leur faim, ils comptent les jours qui passent, alors que l'impression d'urgence croît avec l'inexorable montée de l'eau.
"La mer a recouvert de nouvelles terres et les niveaux sont toujours plus hauts."

Comme souvent avec cette auteure talentueuse, j'ai eu l'impression de lire davantage un conte moderne qu'un thriller. Cette impression a encore été renforcée par les multiples références auxquelles Juste après la vague fait allusion, volontairement ou non.
Pendant ma lecture, je n'ai pu m'empêcher de songer à l'univers de The walking dead. Pas pour ses morts-vivants bien sûr mais pour cet aspect de fin du monde. Comme dans la série, les survivants doivent se réorganiser après la catastrophe et si pour certains l'entraide est de mise, d'autres se transforment en pillards et renforcent à l'inverse une impression de totale anarchie en s'appropriant par la violence si besoin les biens et la nourriture d'autrui. En outre ette famille qui recherche les hautes terres pour être enfin en sécurité pourrait être comparée à ces survivants qui cherchent à rejoindre la ville d'Alexandria, comme un hâvre de paix, la promesse d'une terre promise.
Mais les allusions de Sandrine Collette ici sont davantage mythologiques ou bibliques.
L'un des personnages porte quasiment le même nom que le dieu des enfers.
Les cités sous les flots, qui laissent parfois poindre un toit ou le clocher d'une église, font forcément écho à l'Atlantide.
"Noé pense aux mondes engloutis sous l'eau."
Ce long voyage sur l'eau n'est pas sans rappeler "L'odyssée", comme une version réactualisée du long périple d'Ulysse pour rentrer à Ithaque.
Et si le garçon à la patte folle se prénomme justement Noé, c'est évidemment en lien avec le déluge et l'arche du même nom, quand Dieu a décidé de punir les hommes pour leur méchanceté et leur perversité en imposant la pluie quarante jours et quarante nuits d'affilée.
"On pourrait les laisser, ça serait notre arche à nous, il nous en manque beaucoup, des animaux, mais au moins on aurait les araignées."
Je ne suis pas très croyant et je ne suis pas non plus expert de la Bible, mais les liens sont si nombreux que l'idée d'un Dieu qui serait responsable de l'effondrement du volcan pour punir des hommes incapables de prendre soin de leur planète semble dominer.
Il est question du septième jour, de Jonas ( "On dirait qu'on est dans le ventre de la baleine" ), ou encore du Léviathan ( "c'est comme une bête resurgissant des entrailles de la mer" ).
Devoir peut-être condamner trois de ses enfants faute de place sur l'embarcation n'est pas non plus sans rappeler Abraham, à qui Dieu avait demandé de sacrifier son fils unique en signe de soumission.
Et les références ne s'arrêtent pas là : La barque passera au-dessus de statues de Joseph, Marie et leur fils, appartenant désormais au royaume aquatique.
"comme une couronne d'épines géantes", pourra-t-on également lire en comparaison d'un radeau fraîchement construit.
Et pourtant, même si c'est Dieu qui est à l'origine de ce châtiment, c'est tout de même vers lui que les personnages auront tendance à se tourner, sans doute parce que seule la foi ( l'espoir ? ) peut encore les aider à surmonter ces terribles épreuves.
"Les yeux fermés devant la mer immense, les mains jointes dans une supplique muette, Louie prie de toutes ses forces."
A nouveau, Sandrine Collette excelle dans une forme de littérature très sombre, où elle n'a pas son pareil pour décrire le malheur, la misère, quand le sort s'acharne sur des personnages si attachants, souvent innocents et victimes des circonstances. Malgré cette noirceur, l'humanité des personnages demeure une étincelle dans les ténèbres, une raison de continuer à y croire même si l'optimisme n'est pas toujours de rigueur.
"Le chagrin à la mesure de l'espoir anéanti : immense."
C'est au regard des liens familiaux que se joue ici toute l'empathie du lecteur.
D'un côté, nous avons donc ces trois enfants qui n'ont pas pu être emmenés, qui se demandent si leurs parents reviendront réellement les chercher. Ils ont le sentiment d'avoir été abandonnés en raison de leur handicap et se retrouvent complètement livrés à eux-mêmes. L'aîné, Louie, se retrouve brusquement avec des responsabilités qu'aucun enfant de onze ans ne devrait avoir à supporter, et de ses décisions peut dépendre la survie de son frère et de sa soeur. Que décider alors que les jours s'écoulent si lentement et que la mer menace de les dévorer d'un jour à l'autre ?
Quant aux huit personnes sur la barque, l'auteure s'attarde principalement sur le point de vue et les réactions des deux parents. le père a du prendre une décision pour assurer la survie et l'avenir de la majorité de leur famille, un choix monstrueux, à la fois compréhensible et inacceptable.
Mais c'est la mère, Madie, qui nous offre les plus grands moments d'abnégation, d'altruisme et de souffrance.
"Si une mère ne sait plus protéger ses petits."
Elle a l'impression que ses enfants lui ont été arrachés de force, et tant par amour que par devoir, elle est bien décidée à ne pas baisser les bras tant qu'elle n'aura pas tout fait pour leur venir en aide, ce qui promet des moments aussi cruels que libérateurs.
L'auteure a donc réussi à insuffler beaucoup d'émotions dans Juste après la vague, et le lecteur ne cesse d'osciller entre la peur et l'espoir.
Le style est quant à lui toujours le même, on reconnaît en quelques lignes seulement l'écriture inimitable de celle qui a écrit Il reste la poussière et Les larmes noires sur la terre. Des phrases longues, d'autres qui finissent abruptement et qui donnent souvent l'impression de suffoquer.
"C'est le hasard qui. Oh la tristesse."
Et comme dans bon nombre de ses romans, la nature joue un rôle plus important que jamais avec trois de ses éléments : La terre qui est réduite à de petits monticules, des îles minuscules sur lesquelles il est parfois possible de se reposer, de trouver de quoi de nourrir.
L'air et l'eau jouent quant à eux un rôle similaire, écrasant l'homme entre leurs deux gigantesques masses. Parce que si la mer est décrite comme un dragon affamé qui se repaît de tout ce qui se trouve sur son passage, c'est bien le ciel et ses tempêtes qui la rende aussi menaçante, et les yeux de nos survivants sont d'ailleurs davantage tournés vers les nuages pour mesurer les dangers éventuels de navigation.
"Etrange climat que le grand raz-de-marée leur a imposé, avec ces orages incessants, ce ciel qui vire et tourneboule."
Juste après la vague est encore une belle réussite de la part de Sandrine Collette, qui parvient une nouvelle fois à se renouveler avec ce roman d'anticipation au sujet original, qui n'est pas sans rappeler le film Waterworld.
Roman à l'écriture sublime, mêlant amour et désespoir, il passionne et questionne tant sur la foi que sur les bouleversements climatiques et les liens familiaux.
Et vous, si la fin du monde était prévue pour demain et que vous ne pouviez sauver que huit personnes, qui choisiriez-vous ?
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Ydamelc
  24 janvier 2018
Un volcan qui s'effondre dans l'océan.
Un énorme raz de marée ravageur, meurtrier, qui fait tout disparaître autour de Madie, Pata et leurs 9 enfants.
Un monde post-apocalyptique, à perte de vue.
La décision de partir et trouver refuge vers des terres plus hautes pour leur survie.
Une barque,
8 places seulement.
Un choix impossible, mais inévitable...
Le décor est planté.
L'ambiance aussi...
Et pas qu'un peu.
Sandrine Collette, elle sait y faire, pour vous foutre la boule au ventre et faire en sorte qu'elle ne vous quitte plus jusqu'à la fin.
Oh ça oui, elle maitrise !
J'ai tremblé, j'ai espéré, j'ai tellement eu peur...
Face à cet océan enragé, ces espaces indomptables, si menaçants, si vastes, malgré cette atmosphère si oppressante, ces enfants innocents, si petits et si grands à la fois, faisant face à l'impensable, n'ayant que pour arme, leur instinct de survie...
Face à cet acharnement du malheur et toute cette misère, cette noirceur omniprésente, ce choix, ces décisions, cette culpabilité, cette résilience , je me suis sentie bien impuissante, meurtrie...
Je n'ai pas une famille aussi nombreuse, mais malgré tout cette histoire nous pousse à la réflexion.
Elle n'est pas sans rappeler certains faits d'actualité.
Les migrants, les réfugiés, le réchauffement climatique et les bouleversements, catastrophes naturelles qui en résultent...
Cette mère, ça peut très bien être moi.
Qu'aurais je fait à sa place ?
Je n'en sais rien et je ne veux pas le savoir.
Non, jamais.
Sandrine Collette, c'est mon petit rendez vous incontournable de début d'année.
Renod, merci, de m'avoir accompagnée pour la 3ème année consécutive dans ces sombres aventures.
Une auteure, qui, une nouvelle fois, m'a ravie et bouleversée.
Ce livre, je le dois à un autre de mes amis. Je l'embrasse fort. Merci.
Et pis, aujourd'hui, c'est un peu un jour spécial...
C'est mon anniversaire Babelio.
3 ans.
Il fallait donc que je célèbre cela, comme il se doit, avec un titre qui me touche tant.
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Crossroads
  19 février 2018
Collette, c'est chouette...habituellement.
La mode est aux romans (films) post-apocalyptiques, ça tombe bien, je ne m'en lasse toujours pas.
Mais le fait d'apprécier le genre ne veut pas dire valider guillerettement et systématiquement, l'oeil ébaubi et la lèvre inférieure tremblotante d'excitation préconçue, le moindre écrit s'y référant.
Une fois de plus, la grosse et méchante vague a tout emporté sur son passage.
Ne subsistent que quelques naufragés climatiques claquant du fessier quant à leur avenir un brin compromis, du coup.
Le terrain, ultra balisé, peine déjà à me donner ♫l'en-vie d'ai-meeuuuuh♪
Mais peu n'importe, n'écoutant que mon courage relatif, je poursuis.
D'un oeil blasé, les pages défilent mollement jusqu'à la divine surprise, un choix cornélien de parents indignes prêts à sacrifier deux-trois rejetons afin de sauver le reste de la fratrie. Faut dire qu'avec neuf gamins, la barcasse salvatrice apparaît bien frêle.
Là, ça devrait dépoter que je me suis dis, de mémoire.
Plouf : ressenti général persistant une fois le twist de malade mental digéré et j'ai la digestion quasi spontanée.
Exceptées deux-trois situations critiques qui eurent le mérite de me faire entrouvrir les deux ye.., un oeil, entre deux soupirs désillusionnés, rien de neuf à se mettre sous la dent si ce n'est moult scènes rebattues à l'envi même si narrées avec un certain brio, il faut bien le reconnaître.
Ah si, j'ai bien aimé ce personnage à part entière, tour à tour rassérénant et mortellement inquiétant, j'ai nommé l'océan.
De là à m'y noyer de ravissement...
Vaguement apprécié juste après la vague mais p'têt bien que j'divague...
Ressenti a-mer, quoi qu'il en soit.
+ Lire la suite
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critiques presse (1)
Actualitte   15 février 2018
Plus que le suspense ou les rebondissements, c’est avant tout une ambiance pesante, un cadre resserré, une situation tragique inéluctable d’emblée exposée, qui ancrent le lecteur dans un état de stress et d’angoisse et lui laissent peu d’échappatoire.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
Armony22Armony22   23 mai 2018
Ils étaient là tels des chatons trempés sous la pluie, calés les uns contre les autres avec leurs regards hébétés, les yeux qui cillaient à cause des rafales de vent et des averses chaudes. Devant eux, c'était la mer, mais pas que. Derrière, à gauche, à droite, c'était aussi la mer. En six jours, ils n'avaient pas eu le temps de s'habituer, mais ils avaient compris que le monde ne serait plus jamais comme avant.
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MahpeeMahpee   19 mai 2018
Madie a peur. Elle voudrait que ce soit déjà fini, que la mort l’ait prise, puisqu’elle l’a décidé. Mais décider, ce n’était pas le plus difficile : il faut attendre.
Commenter  J’apprécie          110
hcdahlemhcdahlem   02 mai 2018
Le temps glisse sur elle. La mort de Lotte lui a fait une étrange carapace. Personne ne la voit qu'elle, une toile transparente qui lui amène les bruits feutrés, les images voilées. Les lumières atténuées, et les voix qui se déforment. La mère n'y peut rien, c'est venu tout seul. Parfois cela l'arrange ; parfois elle aimerait s'en détacher car quelque chose en elle est conscient que cette curieuse léthargie ne doit pas vaincre tout à fait, qu'il faut l'en empêcher sinon elle sombrera pour de bon, ce qui ne la gênerait pas tant, Dieu, mais tout de même, il y a les autres. Elle ne devine pas que son cœur lentement se répare, jouant des aller-retours sur le chemin d'une guérison qui n'en sera jamais une, un pansement peut-être, une compresse pour appuyer bien fort là où cela saigne, juste de quoi continuer, se lever le matin, une pommade pour l'enfant disparue.
Mais non, Madie n'en a pas idée, c'est trop vite. Elle n'imagine pas que la nécessité puisse avoir raison de la douleur de cette façon-là, avec tant d'indifférence et tant de renoncement. Le chagrin la dévore et la déserte. 
+ Lire la suite
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RenodRenod   20 janvier 2018
Cette nuit-là, ils auraient voulu l’oublier, depuis les parents jusqu’au bébé, cette nuit qui avait laissé la maison suintante d’eau et les esprits pleins d’une épouvante inextinguible, l’océan se glissant partout, sa langue entraînant sur son passage tout ce qu’elle pouvait emporter, tout ce qu’elle pouvait détacher, et déchirer, et ramener avec elle au cœur des flots dont rien ne reviendrait jamais. À l’aube suivante, où que porte leur regard, il glissait sur une étendue grise, bleue ou verte, des herbes perçant la surface là où il n’y avait sans doute qu’un pied ou deux de profondeur – rien sur le reste. De l’eau à croire que l’on était en pleine mer, et c’était devenu une mer en effet, avec de rares îles qui émergeaient encore, là où, quelques heures plus tôt, se tenait le monde.
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ColetteColette   11 janvier 2018
Surtout ne pas les gronder. Il n’y a rien de plus vivant que ses petiotes, rien qui ait davantage raison qu’elles, ancrées dans chaque instant, oublieuses du passé, inconscientes de l’avenir quand il dépasse la prochaine heure où le prochain repas. Il envie leur spontanéité animale, l’élan irréfléchi qui les porte vers le lendemain quoi qu’il arrive, égoïste et superbe, des âmes vierges ignorantes du bien et du mal, ses marmottes, ses petites filles. Il s’assoupit une heure ou deux en les couvant du regard. Si elles n'étaient pas là, il serait déjà mort.
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