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EAN : 9782706716348
192 pages
Éditeur : Salvator (12/04/2018)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :
[LIVRE RELIGIEUX]

Le titre provocateur de ce livre fait écho à une citation du philosophe Søren Kierkegaard (1813-1855). L’auteur la reprend à son compte pour expliquer que le christianisme historique et culturel est une sorte d’illusion qui permet aux chrétiens d’éviter de se demander s’ils sont encore fidèles à l’Évangile.
Quand donc le christianisme existera-t-il ? Quand il cessera de s’interroger sur son futur et se souciera davantage de ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
LillyMaya
  23 juillet 2018
Des idées intéressantes sur la foi chrétienne et la façon dont nous la vivons et la transmettons (mal) en tant que chrétien. Mais le style de l'auteur est un peu trop épineux pour moi. Cette volonté de proposer des mots : langue de buis, à-venir, christianité...même si les choix sont expliqués à chaque fois, m'ont par moment un peu perdue ! Je n'ai plus l'habitude de lire des ouvrages aussi pointu, et cela a ralenti ma lecture et ma compréhension. Il faudrait presque le relire pour prendre la mesure du propos exprimé ici.
J'ai apprécié certaines idées, mais d'autres m'ont laissée sceptique.
J'ai regretté l'absence de note de bas de page en particulier pour faire références aux textes bibliques cités.
Je pense proposer ce livre à d'autres amis, qui aiment bien la réflexion sur la foi.
Toujours est-il que le propos est intéressant et interroge notre façon de transmettre notre foi.
Merci à Babelio et aux éditions Salvator pour ce livre reçu dans le cadre de la MC de juin.
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gabylis
  29 juillet 2018
Dominique Collin, philosophe et théologien, prêche dans cet ouvrage pour une meilleure transmission de la parole chrétienne afin de retrouver la joie de l'existence de chacun.
Sa pensée s'appuie d'abord sur celle du philosophe Kierkegaard, fondateur de l'existentialisme chrétien, qui affirmait que "le christianisme n'existe pas encore".
L'idée de départ est séduisante : l'inexistence du christianisme est liée à son historicité, à son enracinement et son inculturation dans le temps et l'histoire, alors que le christianisme est d'abord un avenir, un "à-venir" pour reprendre les mots de l'auteur, à-venir qui est le royaume de Dieu.
De nombreuses références philosophiques, théologiques et psychanalytiques émaillent son propos.
Un essai que j'ai trouvé intéressant, quoique, pour ma part, je regrette plusieurs manques :
Hormis de nous dire que les chrétiens annoncent mal l'évangile, qu'ils croient mal, c'est-à-dire que leur foi est bien souvent plutôt de l'ordre de la croyance ou de la bondieuserie, le propos ne va guère plus loin. J'aurais attendu un dernier chapitre plus développé, d'autant plus que l'ensemble a tendance à donner une image négative de la personne et de ses capacités, ou en tout cas, c'est ce que j'en ai perçu.
L'auteur aime manier les jeux de mots, les expressions, les métaphores, avec brio c'est vrai, mais on s'y perd un peu parfois ! Expliquer ce qu'est la foi chrétienne en partant de l'existentialisme et de la psychanalyse, cela peut avoir un certain intérêt intellectuel, mais reste incomplet.
De plus, j'ai vraiment regretté qu'il manque en notes de lecture les références des ouvrages et auteurs cités au fur et à mesure.
Un ouvrage intéressant, mais inabouti à mon sens. Car même s'il est toujours bon de se questionner sur la foi, sur sa foi, sur la manière dont on en parle, la définition qu'en donne l'auteur (la foi est "la latence du soi, un désir d'emportement") réduit l'acte de foi à la réponse de l'homme. Je me suis plusieurs fois demandé en lisant le livre "où est Dieu dans son propos ?" Disons que je trouve très étonnant de parler du christianisme et de la foi en évoquant très peu qui est Dieu pour les chrétiens.
Un peu déçue donc, même si cela fait du bien de se triturer les méninges !
Merci Babelio et les éditions Salvator pour la réception de cet ouvrage dans le cadre de la masse critique.
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arcade_d
  13 novembre 2019
Par son essai le christianisme n'existe pas encore, Dominique Collin m'a ouvert des portes. Son écriture est claire. Comme toute lecture d'essai, je surligne ce qui me parle. Il a fallu que je me clame car j'aurais surligné le livre en entier. J'ai compris ce qui me touchait, ce qui me parlait, ce qui me décevait et ce qui m'émerveillait dans cette déception dans mes lectures de l'évangile. Je ne veux pas en dire beaucoup plus, je vais joindre sur mon site le croquis-note de ma lecture et citer une phrase qui me revient :
Aimer plutôt que l'Amour
Libérer plutôt que la Liberté
Sauver plutôt que le Salut
Vivre une Expérience de foi plutôt que croire !
PS : Cette lecture peut être ouverte aussi à des personnes humaines athées

Lien : https://tsuvadra.blog/2019/1..
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Etoilesonore
  10 août 2018
Dans ce livre, l'auteur se pose la question de la panne de transmission de la foi dans le christianisme, qui fait que la Bonne nouvelle n'est plus audible. Sa thèse est que l'on n'annonce pas assez l'Évangile dans sa nouveauté quasi subversive.
Le souci, c'est que lui même expose ses thèses dans un langage et des concepts qui à mon sens sont parfois abscons et qui du coup ne font pas vraiment mouche. C'est un peu dommage. Je pense que l'auteur aurait un travail de simplification à effectuer afin que son idée, qui me semble tout à fait intéressante, puisse véritablement toucher et faire bouger les lignes.
Plutôt que de paroles et de concept compliqués, je pense que le témoignage d'une vie vécue à l'aune de l'Évangile, simplement, mais radicalement a beaucoup plus d'impact. L'abbé Pierre en est un exemple... éloquent, pour le coup!
Un merci aux éditions Salvator pour cet envoi dans le cadre de l'action masse critique.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
LillyMayaLillyMaya   23 juillet 2018
Le rapport du chrétien au temps ? Il s'exerce avant tout dans la /patience/. Anti-vertu par excellence à notre époque impatiente qui veut tout et tout de suite et où l'accélération prodigieuse du temps entraîne les individus et les sociétés dans une frénésie sans précédent. Ce "contre-la-montre" permanent mène les individus jusqu'au stade de l'abattement quand le désir, complètement essoufflé, entraîne la "fatigue d'être soi". C'est pourquoi la patience est une manière de vivre qui est, de nos jours, de la plus haute importance ! Elle permet de "prendre soin" du temps, de percevoir dans l'accélération du temps, des /moments de grâce/, c'est-à-dire ces moments que nous accueillons parce qu'ils nous sont offerts pour vivre. On pourrait dire que la patience, c'est la forme "ordinaire" de la foi, l’espérance pour tous les jours. (p160-161)
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arcade_darcade_d   07 novembre 2019
Il est vrai que les valeurs ne peuvent être évaluées que par des gens qui valent! Le discours qui les promeut mesure ainsi les comportements humains à l'aune de représentations du bien (comme la «tolérance» ou la «solidarité») qui assurent un certain ordre des choses. Il n'est pas anodin que notre société marchande se satisfasse très bien d'un discours de valeurs. lesquelles, comme leurs homonymes monétaires, finissent par devenir des abstractions. Travers tout occidental que celui de la réification progressive de dynamiques agissantes en concepts abstraits: aimer s'appauvrit en amour, libérer en liberté et sauver en salut. Michel de Certeau voit juste quand il écrit: «Discours fabriqués et commercialisés, puisque le travail et la communication conditionnent la production des "valeurs".»
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arcade_darcade_d   06 novembre 2019
Il est vrai que les croyants s'arrangent assez bien avec l'idée de l'existence d'un Dieu (moins engageante que de croire en sa parole) comme il est vrai également que les athées ou les incroyants trouvent assez confortable leur croyance en la non-existence de Dieu. Il semblerait la bondieuserie, du fait de l'intérêt qu'elle porte à l'utilité de la croyance pour dissoudre la déception provoquée par l'Évangile, ait fini par avoir raison de la foi. (Notons aussi, au passage, que le projet de la modernité philosophique et scientifique fut aussi d'avoir raison de la foi, de faire rendre raison à la folie de la foi...) Ce qui revient à avancer ceci: le malheur du christianisme d'appartenance est la du sens même de croire. Autrement dit, le chrétien ne semble plus très bien savoir ce qu'il entend croire; d'autant qu'il est pris entre un conservatisme qui sait qu'il croit et un progressisme qui croit qu'il sait. Je pourrais formuler ainsi la thèse principale de ces réflexions: le christianisme n'existe pas encore parce qu'il ne croit pas en... la foi !
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arcade_darcade_d   04 novembre 2019
Pourquoi le christianisme est-il de moins en moins parlant? Pour une raison qui n'apparait de prime abord: notre rapport au temps est devenu imperméable à l'événement. L'individu post-moderne ne rencontre plus l'événement de parole mais s'évertue à produire de « l'événementiel », cette dégénérescence de l'événement réduit à une production et à une prévision, négation même de l'événement. La preuve que l'événement nous dérange ? Nos replis identitaires et nos valeurs-refuges qui justifient une véritable obsession actuelle pour la sécurité de l'entre-soi. Même la parole est formatée, taillée en éléments de langages, slogans disponibles, prêts à l’emploi pour marquer les esprits, faire le buzz.
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arcade_darcade_d   12 novembre 2019
Cela signifie encore que la parole chrétienne n'est pas orientée vers ce qui est définitif (comme ce qu'on appelle le «Jugement dernier » ou même le terme pour chacun que constitue la mort) mais ce qui est ultime, à savoir l'accueil de l'Evangile comme nouveau barème des valeurs qui juge, à chaque moment de l'histoire, du présent afin de le rendre à lui-même: une présence à un présent. Une présence au don d'exister. C'est cela le temps qui compte.
de cette présence, la modernité souffre de son absence. Pourquoi? Parce qu'elle a choisi de privilégier un rapport particulier au monde: celui de l'utilité. Il lui faut donc régler sa vision sur ce qui peut être calculé, mesuré, évalué, saisi. Dans cette optique technicienne, la perception a intérêt à se renforcer contre l'imprévisible, qui est le mode d'apparition de l'insaisissable.
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Croire dans le monde à venir : lettre de Jacques à nos contemporains Dominique Collin Éd. Fidélité
Le philosophe et théologien dominicain propose un commentaire de la lettre de Jacques, passage peu connu du Nouveau Testament centré sur la foi, considérée comme un levier. ©Electre 2020
https://www.laprocure.com/croire-monde-venir-lettre-jacques-contemporains-dominique-collin/9782873568474.html
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