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ISBN : 2756024953
Éditeur : Delcourt (07/09/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 11 notes)
Résumé :

Meilleur tueur à gages du gang Looney allié de Capone, Michael O’Sullivan, surnommé l’Ange de la Mort, est entré de son vivant dans la légende du crime organisé. Jamais un soldat n’avait été aussi loyal. Jamais un exécuteur n’avait été aussi efficace. Jamais un homme, victime d’une odieusetrahison, ne s’était montré aussi déterminé à aller jusqu&#... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
marina53
  28 septembre 2013
Cet hiver-là, en 1930, un an après le début de la dépression, la prohibition et le crime organisé étaient les maîtres-mots. Chicago était alors dirigé par le puissant al Capone tandis que la zone du triangle, réunissant Rock Island, Moline et Davenport, étaient sous l'emprise de John Looney, un ancien avocat autodidacte. Michael O'Sullivan travaillait pour lui. Vétéran de la guerre, ses enfants et sa femme ne savaient pas exactement ce qu'il faisait pour lui. Il est surnommé l'ange de la mort. Un jour, il part en mission avec Connor, le fils du patron. Malheureusement, Michael Junior, l'aîné de O'Sullivan, s'est caché dans la voiture. Connor a la gâchette facile, les affaires tournent mal et ils règlent vite leurs comptes, sous les yeux du garçon. Son père le rassure et lui fait promettre de ne rien dire à sa maman. le lendemain, il doit aller livrer un message à Tony Lococo de la part de John Looney, dans un casino. Remarquant très vite qu'il est tombé dans un piège puisque le message demandait d'éliminer O'Sullivan, il dégaine et tout finit dans un bain de sang. Plusieurs personnes trouvent la mort. Se doutant que quelque chose ne va pas, il s'en retourne chez lui. Il découvre alors l'ampleur du carnage: sa femme et son plus jeune fils ont été tués. Son aîné revient d'un anniversaire, se rend compte du malheur qui vient de le frapper, se rassure en voyant son papa près de lui. Mais, pour ces deux hommes, seule la fuite pourra les sauver avant de se venger...
Max Allan Collins nous offre ici un album digne d'un film! Ha, bon le film est déjà sorti? Et moi qui pensais retrouver Tom Hanks dans ces pages! La déception...
Avec ou sans Tom Hanks, cet album hors pair ne fait pas dans la demi-mesure. Gang à tous les coins de rue, prohibition, règlements de comptes, vengeance... tout ça dans un climat hautement dangereux, cet album avec son anti-héros, ses ambiances sombres et malsaines et ses rebondissements porte un regard réaliste et original sur cette période. Avec une narration surprenante puisque c'est Michael Junior qui nous raconte l'histoire de son père, on s'attache très vite aux personnages. Tel un polar, il dépeint avec justesse la noirceur du milieu, les liens du sang, les trahisons et l'esprit de vengeance. Avec un graphisme assez impressionnant, des dessins au plus proches de la réalité, un trait hachuré et vigoureux et un noir et blanc de toute beauté, Rayner a su mettre en lumière cette sombre époque de l'histoire.
Les sentiers de la perdition... à emprunter...
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Presence
  06 mai 2015
Il s'agit d'une histoire complète en 1 tome, initialement parue en 1998. Cette histoire a été adaptée en film : Les Sentiers de la perdition réalisé par Sam Mendez, avec Tom Hanks.
Des années après les faits, Michael O'Sullivan junior se souvient de son enfance et raconte ce qui s'est passé lors de l'hiver de 1930. Il habitait alors à Rock Island, l'une des 3 grandes cités de la région avec Moline et Davenport dans l'Illinois. Alors que la Grande Dépression s'est installée et que la Prohibition est toujours en vigueur, la famille O'Sullivan (Michael le père, Annie la mère, et leurs 2 enfants Michael junior et Peter) reste prospère grâce au travail du père. Ce dernier se sert des compétences qu'il a acquises pendant la première Guerre Mondiale, et il les a mises au service de John Looney (et Conner son fils), le parrain de la pègre de la région. Un jour Michael Junior se cache dans la voiture de son père pour découvrir son métier ; la révélation est assez difficile à assimiler. Peu de temps après, les 2 Michael (le père et le fils) sont obligés d'entrer en clandestinité pour échapper à la pègre.
Dans la copieuse introduction (8 pages de texte, dans l'édition anglaise), Max Allan Collins (en abrégé MAC) explique la genèse de cette histoire. Il souhaitait parler de la pègre de la région (une Amérique plutôt rurale) à cette époque et mettre en scène une relation père-fils. Pour cette dernière il indique s'être inspiré d'Ogami Itto et son fils Daigoro dans le manga Lone Wolf & Cub. Les circonstances obligent Michael senior à emmener son fils lors de sa mission de vengeance contre la pègre. MAC reprend les caractéristiques d'Ogami Itto, un individu peu bavard, à la loyauté indéfectible, et à la détermination inflexible. Il reprend en particulier les capacités incroyables de combattant hors pair, capable d'exterminer plusieurs adversaires malgré le handicap du nombre. de son coté, Michael junior est plus âgé que Daigoro au début du manga, et il semble accepter assez facilement la tragédie dont il est la victime. Finalement la description des relations entre le père et le fils reste très basique et constitue un centre d'intérêt très mineur dans l'histoire.
La deuxième composante du récit est l'évocation du milieu du crime organisé dans ces années. le début accroche immédiatement le lecteur avec une synthèse en 4 pages des activités de John Patrick Looney, gangster ayant réellement existé. En quelques cases, MAC évoque les activités illégales et les chantages pratiqués par Looney pour faire de l'argent et se maintenir hors d'atteinte des représentants de la loi. Au fur et à mesure des pérégrinations des O'Sullivan, ils côtoient le temps de quelques pages d'autres figures emblématiques de cette époque dont Eliot Ness. Mais là aussi, le lecteur reste un peu sur sa faim. Pour commencer, MAC accommode un peu les faits à sa sauce pour les besoins de son récit. Par exemple les dates d'activité de John Looney sont un peu décalées par rapport à la réalité. Ensuite, MAC semble posséder une solide connaissance du développement et de l'enracinement du crime organisé aux États-Unis, mais finalement il s'en sert peu. le lecteur ne doit pas s'attendre à une immersion aussi documentée que la série Ce qui est à nous de David Chauvel. Il est même vraisemblable qu'une connaissance préalable de l'histoire du crime organisé aux États-Unis dans cette période du vingtième siècle permette de mieux apprécier les allusions qui y sont faites.
Heureusement il reste cette histoire de vengeance bien construite qui n'a rien de manichéenne ou de facile. MAC emmène son lecteur aux cotés des O'Sullivan pour découvrir comment le père aux abois se sert de sa connaissance du milieu pour parvenir à son but. Les cellules de texte contenant la voix off du fils racontant ses mémoires permet au scénariste d'ajouter une touche de destin implacable et inéluctable qui renforce habilement la tension dramatique, sans révéler l'issue du récit.
L'intégralité du récit est illustrée par Richard Piers Rayner (en abrégé RPR), en noir & blanc (sans utiliser de nuances de gris), dans un format demi-comics. Ce format plus petit que d'habitude implique une mise en page sur la base de 3 ou 4 cases par page en moyenne. le style de RPR s'apparente au photoréalisme avec un niveau de détails moyen, et un gros travail d'effectué sur la représentation des contours. Dès la deuxième case, l'oeil du lecteur est arrêté par une vue en plongée d'une artère de Rock Island. RPR a vraisemblablement travaillé d'après une photographie pour obtenir cette impression d'authenticité historique. Mais il ne s'est pas contenté de tracer à partir de la photographie en simplifiant quelques textures, il a gardé les formes les plus significatives, et travaillé sur les surfaces noircies. le résultat est à la fois totalement fidèle à la réalité, et beaucoup plus intense du fait de ce travail graphique. Il dispose également d'un regard élaboré pour choisir ses cadrages. Chaque case est d'une lisibilité immédiate, ce qui ne l'empêche d'y glisser des détails significatifs qui permettent de transformer chaque lieu en un endroit spécifique et habité, loin d'une évocation à grands traits sans personnalité.
Il applique également cette méthode aux personnages : travailler à partir de références photographiques pour épurer les contours et accentuer les contrastes par le biais d'aplats de noir. À nouveau cette technique fait des merveilles pour créer des apparences visuelles marquantes pour chaque personnage. RPR accomplit également un travail incroyable pour figurer les ombres et les textures sur les visages. Il a recours aussi bien aux aplats de noir, qu'à de fines lignes horizontales mises côte à côte, ou des traits fins entrecroisés, ce qui aboutit à des expressions intenses et un travail sur la lumière digne d'un grand chef opérateur.
Max Allans Collins et Richard Piers Rayner racontent une histoire de vengeance palpitante dans une Amérique plongée dans la Dépression et la Prohibition. le suspense ne faiblit pas du début jusqu'à la fin, mais le lecteur pourra regretter que cette histoire ne soit finalement que ça. le début faisait miroiter une fresque plus ambitieuse sur l'histoire du crime organisé, et une étude psychologique plus réaliste sur les liens entre le père et le fils. Max Allan Collins a donné 2 suites à ce récit : "Sur la route" et "Retour à Perdition".
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livr0ns-n0us
  31 mai 2012
États-Unis, 1930. Michaël O'Sullivan occupe un poste un peu particulier : il est en effet le meilleur tueur à gages de Looney, un implacable chef de gang, allié de Capone. Lorsque ce dernier le trahit et s'en prend à sa famille, "l'Ange de la mort", accompagné de son fils Michaël Junior, se lance à corps perdu dans une longue et terrible chasse à l'homme. C'est d'ailleurs ce dernier qui nous livre cette histoire, des années plus tard. En rassemblant ses souvenirs, des articles de journaux et le témoignage de quelques personnes plus ou moins impliquées, Michaël Junior retrace la longue spirale de violence qui les emmena, lui et son père, au quatre coins du pays, contraints de dormir dans des motels ou dans leur voiture, sans cesse à la poursuite des hommes qui tirent les ficelles du vaste réseau mafieux.
Les sentiers de la Perdition est donc un comics sombre, très sombre, qui raconte la vengeance d'un père de famille. La narration est à la fois interne et omnisciente car Michaël Junior nous livre autant ses réminiscences que des évènements qu'il imagine s'être déroulés d'une certaine façon. Une fois le décor posé (crise économique, chômage, prohibition, milieu de la mafia), Collins et Rayner annoncent franchement la couleur : Les Sentiers de la Perdition ne fera pas dans la dentelle. La première expédition punitive de Michaël O'Sullivan est un véritable massacre : pas moins de 12 hommes y laissent leur peau. Cette ambiance funeste est magnifiée par le trait sombre, dense et épais de Richard Piers Rayner. Ce comics bénéficie en outre d'un découpage soigné qui apporte beaucoup de dynamisme et de rigueur dans le déroulement de l'action.
J'ai eu en revanche un peu de mal à me retrouver parmi les nombreux personnages, en particulier car les visages se ressemblent beaucoup. Je suis en outre restée perplexe devant le rebondissement final : j'ai longtemps cru que la personne qui apparaît dans les dernières pages est quelqu'un que l'on voit précédemment et que je ne reconnaissais pas, ce qui m'a amené à feuilleter de nouveau le comics de façon assez poussée. Malgré tout, j'ai été saisie par la fin brutale de cette histoire dont nous savons pertinnement qu'il n'y aura pas d'issue heureuse. On se surprend à éprouver de l'empathie, et même de l'affection pour Michaël O'Sullivan, qui n'est finalement pas qu'un tueur de sang froid.
Il existe deux autres tomes, sortes de spin-off, que je ne lirai probablement pas car j'en ai vu des commentaires très négatifs et je trouve que ce comics se suffit très bien à lui-même. Je serais assez partante en revanche pour visionner l'adaptation cinématographique.
Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot..
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MissAlfie
  26 mars 2012
Commençons par le scénario. Implacable, rythmé, tendu, puissant, violent, sanglant, les Sentiers de la Perdition mêle parfaitement tous les éléments clés d'un polar au temps de la Prohibition. On y croise Capone, allié de Looney et Elliot Ness, le fameux incorruptible. On a des trahisons, des planques, des vengeances, des hommes de mains, la mafia et tutti quanti. L'assemblage de tous ces clichés pourrait être parfaitement inintéressant si l'histoire ne rajoutait pas cette relation père – fils qui fait le sel et le fond de l'histoire. Jusqu'où un père est-il prêt à aller pour sauver son honneur et la famille qu'il lui reste ? le dénouement est quand à lui surprenant et brillant, en particulier sur la dernière planche.
Côté graphismes, Rayner a opté pour un pur noir et blanc typique du comic américain. L'originalité tient dans la pratique du hachurage plus ou moins dense pour signifier les teintes de gris. Cela permet de sortir deux ou trois planches plutôt très jolies. L'ensemble est cohérent, les personnages aisément différenciables et reconnaissables. Les Sentiers de la Perdition est un excellent thriller mettant en scène une Vendetta d'un père accompagné de son fils à l'origine du mal.
Lien : http://croqlivres.canalblog...
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