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ISBN : 2369141182
Éditeur : Libretto (05/05/2014)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Au début du siècle, le voilier école de la Marine chilienne, une superbe corvette, se dirige vers le cap Horn pour ce qui doit être son dernier voyage avant d'être mis en cale sèche. A son bord, Alejandro, quinze ans, s'est embarqué clandestinement pour devenir marin, subvenir aux besoins de sa veuve de mère et obtenir des nouvelles de son frère ainé disparu. Confronté aux dures réalités de la mer et du métier de marin, il découvrira une terre sauvage située aux con... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
  24 janvier 2015
Avec ce roman initiatique, en 1941, Franscico Coloane défend déjà planète.
Il sensibilise ses lecteurs contre les prédateurs des mers, il alerte sur la pêche intensive de la baleine et propose des mesures pour sauver les des derniers représentants des groupes ethniques de Patagonie en danger.
Il arrive à cette prouesse avec ce court roman, en nous intégrant à la vie du bateau école de la marine Chilienne, en omettant les temps morts de la vie à bord ; la vie pour un jeune mousse est alors trépidante.
En distillant de l'information sur la vie à bord et sur les ports du bout du monde, Franscisco Coloanne invite ses lecteurs au voyage et à prendre conscience que l'activité humaine peut être destructive.
J'ai retenu de la vie à bord : la préparation aux tempêtes, l'école de mousses à bord, le chant de marins,et les histoires surnaturelles des vieux loups de mer.
En 1993,Luis Sepulveda rend hommage à ce roman « le dernier des mousses » dans le roman « le Monde du bout du monde »,en actualisant le récit. Il réécrit le rite d'initiation en prenant les mêmes thèmes, il évoque le spectacle des baleines, et la tuerie des cétacés qui continue, ainsi que la magie de l'océan,les mêmes interminables et dangereux bras de mer et de la disparation des peuples de la terre de feu. Et le roman est aussi court et le message est tout aussi fort.
Ce roman de Franscico Coloane, m'a donné le goût de la découverte de la Patagonie en sa compagnie !
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Sachenka
  05 décembre 2018
Francesco Coloane est un merveilleux conteur. Dans le dernier mousse, qui louvoie entre l'aventure et l'apprentissage, il nous présente Alejandro, quinze, orphelin de père, qui ne souhaite qu'une chose : devenir marin et, avec un peu de chance, retrouver la trace de son grand frère. Clandestinement, il s'embarque sur le Baquedano mais, au lieu d'être renvoyé ou mis au fer, le commandant Calderon le fait mousse. Et c'est parti ! Très rapidement, Alejandro est mis à rude épreuve, un peu maladroit, il fait rire de lui. Toutefois, rapidement, par sa détermination et son entrain, il gagne l'estime de l'équipage. Tellement qu'il me donne l'envie suivre son exemple et de prendre le large. Cette atmosphère de franche camaraderie, à voguer sur l'horizon, ça semble si attrayant. Mais bon, depuis les années 1940, les choses ont dû changer sur un bateau. Et puis, il y a ces tempêtes terribles… Finalement, je préfère affronter les aléas de Mère nature à travers des personnages touchants, bien douillet dans le confort de mon foyer.
Le style de l'auteur est un peu simple mais ça convient à ce genre d'histoire, peut-être davantage destiné à un jeune public mais que les moins jeunes apprécieront tout autant. Son rythme est lent, également, mais les descriptions évocatrices permettent au lecteur de poser le livre un instant et de visualiser les l'horizon, les ilots et les bandes de terre émergeant du capricieux océan Pacifique. Ainsi, loin des effets trop recherchés, ce style va droit à l'essentiel, cette histoire d'amour entre un garçon et son destin sur un bateau. Loin de sa mère, entouré d'inconnus, il doit se débrouiller. Tout un apprentissage ! Mais heureusement il est bien entouré. Et l'espoir de retoruver la trace de son frère lui donne la force de continuer. Coloane balance bien son roman entre actions et émotions. J'ai bien apprécié l'histoire de fantôme du vieux sergent Escobedo, elle apporte une touche de fantastique suffisante.
Bref, je ne peux que vous suggérer de vous faire marin le temps de la lecture du roman le dernier mousse.
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manU17
  06 mai 2012

Voilà, ça y est, je suis marin !
Je suis entré à pas feutré dans ce livre, sans faire de bruit, histoire de passer incognito, surtout ne pas se faire remarquer. Embarquement immédiat à bord de la corvette Génréral Baquedano pour son tout dernier voyage. Avec trois cents hommes à bord, un de plus ou un de moins…
En parlant de ça, il y en avait bien un de plus, le jeune Alejandro Silva Caceres, passager embarqué clandestinement. Un brave gamin, la tête sur les épaules, avec deux objectifs bien précis, retrouver son frère et devenir marin. Après le passage devant le commandant, les quelques railleries d'usages, il se fit très rapidement à sa nouvelle condition et devint le Dernier mousse.
De concert, nous avons observé, écouté et appris. Et il y en a des termes techniques à connaître, mât de trinquette, trinquet, hune du trinquet, mât de misaine, focs, perroquets, coutelas, bossoirs et j'en passe. Heureusement, il a mieux retenu tout ça que moi.
Et son premier tour de garde à la vigie, comme on a ri ! Puis, on a tressailli en écoutant le récit de la malédiction de la «Léonora », une captivante histoire à vous glacer le sang. Et cette tempête, avec la mer déchainée, nous projetant d'un bord à l'autre comme de misérables microbes, prête à tout pulvériser, je pensais ne jamais m'en relever. Mon estomac s'en souvient encore…
Que de souvenirs gravés à jamais ! Que d'images mémorables ! Les baleines, la mer de glace, les indiens Alakaluf, les indiens Yaghan, que de rencontres surprenantes et nous n'étions pas au bout de nos surprises…
Une aventure mémorable à bord de laquelle je ne regrette pas d'avoir embarqué. Enfin, je devrai plutôt écrire, un livre que je ne regrette pas d'avoir dévoré, sans bottes ni ciré, transporté par l'écriture de Francisco Coloane.
Ben oui, moi, je suis presque marin, presque !...

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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majero
  30 mars 2018
J'ai aimé cette histoire simple et gentille d'Alejandro Silva, petit chilien qui, voulant se faire engager comme mousse et descendre à Punta Aréna à la recherche de son frère Manuel, s'embarque clandestinement sur le vieux Baquedano où il est finalement accepté et bien traité.
Histoires de marins, de bateau hanté, de tempête, de pêche à la baleine, de tribu Yaghan mystérieuse habitant les endroits secrets que peuvent receler le labyrinthe que sont les canaux de Patagonie....
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araucaria
  30 mars 2014
Un très bon roman d'aventure qui nous invite à vivre l'ultime voyage de la corvette "Général Baquedano", voilier-école de la marine chilienne au début du 20 ème siècle. Un très beau texte, captivant, sans temps morts, qui conduit le lecteur tout au sud de l'océan Pacifique, au Cap Horn, dans une mer chargée d'icebergs, mais qui qui nous convie aussi à la chasse à la baleine, qui nous fait vivre de terribles tempêtes et nous parle de la vie de marins. Un univers masculin, un univers de mer, un univers qui rend hommage à la navigation et aux bateaux. Un livre pour les lecteurs qui apprécient la mer, les bateaux, les voyages et des retours dans le passé. Un roman que je recommande.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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critiques presse (1)
LeFigaro   05 décembre 2014
Les éditions Phébus rééditent aujourd'hui Le Dernier Mousse, court roman de formation qui raconte la vie d'un jeune clandestin à bord d'un navire en passe d'être désarmé. Avec l'équipage, il va affronter des éléments déchaînés et connaître la peur des glaciers.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   19 février 2019
- Vingt degrés à bâbord! lança le lieutenant de quart sur la passerelle de la corvette Général Baquedano.
- Vingt degrés à bâbord! répéta en écho le timonier tandis que ses mains calleuses faisaient tourner la barre d'un geste vigoureux.
Une rafale de nord-ouest inclina le navire dont l'étrave plongea par bâbord dans les grandes vagues noires qui roulaient dans la nuit. Le vent mugit de plus belle dans les cordages, la mâture grinça sous le gonflement des voiles et le svelte bateau-école de la Marine chilienne, blanc comme l'albatros, fila cap au sud, poussé à douze milles à l'heure par un vent de nord-ouest qui soufflait par tribord.
C'était le tout dernier voyage de ce navire magnifique. Il avait accueilli à son bord des générations d'officiers et de marins, qui y avaient appris leur métier, mais l'Amirauté avait décidé de l'envoyer une dernière fois au cap Horn et de le désarmer à son retour; affaibli par tant de combats contre les océans de la planète, il n'était plus assez sûr pour naviguer sur les routes dangereuses que doivent sillonner les navires de guerre.
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araucariaaraucaria   29 mars 2014
Quand, habillé en mousse, avec son petit calot blanc de travail, il monta sur le pont pour se présenter à ses supérieurs, il était très ému. Il se sentait un vrai marin. Son grand rêve s'était réalisé. Le sang de son père revivait sur l'océan. Il respira l'air salé à pleins poumons, regarda la fine proue de son bateau et décida que ce qu'il aimait le plus au monde, après sa mère, était le Baquedano.
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pdemweb1pdemweb1   24 janvier 2015
Alejandro avait changé d'idée et pensait maintenant qu'il valait mieux mourir à l'abri dans l'entrepont que d'endurer les coups de fouet de cette nuit horrible sur le pont. Il était trempé, le froid harcelait son corps d'adolescent et il se sentit peu à peu gagné par cet état de faiblesse où se brisent les volontés les plus aguerries.
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manU17manU17   06 mai 2012
Il essaya à l'aide d'une grosse corde de grimper le long du câble, mais une vague immense inclina dangereusement le bateau, un coup de vent fit tourner la voile et, fouetté par les cordages, l'homme fut arraché comme une ombre et disparut happé par la nuit et les flots en furie.
Il était inutile de crier "Un homme à la mer!", inutile de jeter une bouée à l'eau...
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araucariaaraucaria   29 mars 2014
Soudain, un gigantesque iceberg apparut dans une courbe tel un navire de cristal venant de prendre la mer. C'était une vision extraordinaire; le soleil se décomposait en mille couleurs vives dans les entrailles de la glace et cette lumière se reflétait comme si d'innombrables petits miroirs illuminaient ce beau vaisseau. Beau mais dangereux, un choc et c'était le naufrage.
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