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EAN : 9782874493133
160 pages
Éditeur : Les Impressions nouvelles (05/02/2016)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Le récit d'une expérience où l'auteure pose nue pour des artistes ou des étudiants en école d'art, et décrit ce qu'elle ressent. Derrière son immobilité apparente, elle analyse tous les mouvements intérieurs qui la parcourent, l'espace dans lequel elle pose ainsi que ceux qui la dessinent. L'observée se fait observatrice de son environnement.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Gudulle
  15 février 2016
Le récit d'un modèle vivant.
Claire s'expose, Claire se montre, Claire affiche son corps, et surtout sa nudité.
Dans les écoles de beaux-arts et d'arts appliqués, design, illustration, animation, ateliers d'artistes, associations de quartiers.
Elle explique lentement son quotidien, les salles de cours exiguës, la concentration, les chuchotements, les coups de crayon, l'immobilité, la tension d'une pause.
On retient son souffle, sa respiration.
Chut ! Claire pose...
Le joli récit d'un corps nu.
Merci à Babelio pour cette très belle rencontre !
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Latviane
  10 février 2016
Témoignage sensible d'une jeune-femme dont la profession est de poser nue pour les artistes confirmés comme pour les artistes en herbe, ce livre est une perle rare.
L'écriture est belle et limpide. Les mots sont précis et justes. Les chapitres, souvent très brefs se succèdent comme autant de poses rapides mais profondément "habitées".
Un grand merci à Babelio et à l'éditeur "Les impressions nouvelles" pour m'avoir offert la plaisir de lire ce superbe ouvrage.
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pilyen
  31 mars 2016
Un titre intriguant, un dessin un peu suggestif, la couverture de "les yeux nus" est tentante. Quand on parcourt les quelques 120 courts chapitres aérés, on se trouve plongé dans la tête d'une femme qui pose nue dans les écoles des Beaux Arts. le sujet est original. Très ce monologue qui ne cache rien des moment de poses, de ce corps qui est regardé, mille fois dessiné mais jamais exhibé, touche le lecteur Nous comprenons que ces moments souvent revenus dans la semaine pour cette ancienne danseuse ne sont pas du tout ce que l'on imagine. Aucune vulgarité ni dans les regards des étudiants et de leurs professeurs, ni dans sa manière d'offrir son corps à toute une salle. Son corps s'offre uniquement à la technique du dessin, à l'apprentissage. Une certaine solennité règne dans ces lieux scolaires. Son travail est fait de beaucoup d'exigence, d'une grande connaissance de son corps et de ses muscles ou de la douleur que ceux-ci peuvent endurer. Tout y est passé en détail. Nous n'ignorons rien de ces petits riens qui se passent durant ses longs moments d'immobilité, nue sur une estrade, les regards fuyants, sa sensation aux bruissements des crayons sur les feuilles, son corps qui se raidit parfois ou qui laisse échapper une goutte de sueur. Pas d'impudeur, pas d'exhibition car elle ne livre aux regards que son enveloppe charnelle jamais son intimité. Et lorsque par hasard, une fois, elle s'endort, elle le regrette car elle estime avoir laisser échapper quelque chose de très personnel, d'avoir livré une partie de son être profond et intime.
Le texte, empreint de toute l'expérience d'un métier comme un autre, bien plus compliqué qu'on l'imagine et bien moins vulgaire que certains pourraient le penser, est joliment écrit avec des phrases simples et directes. Toutefois et malgré qu'il ne soit pas bien long, j'ai eu l'impression qu'il tournait en rond. En ne quittant jamais l'intérieur de sa tête lors de ses séances, on se figure être un étudiant, placé différemment à chaque chapitre, observant cette femme sous un angle nouveau, mais toujours la même, malgré le changement de position. Ce n'est pas que l'ennui arrive, on n'a pas le temps vu la brièveté, mais une certaine envie de connaître un peu plus cette femme qui, bien que toujours nue, ne se livre que peu.
La fin sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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Deslivresetlesmots
  24 février 2016
Je tiens à remercier Babelio et Les Impressions Nouvelles pour m'avoir envoyé un exemplaire en échange d'une critique honnête.
J'ai beaucoup aimé Les Yeux nus. Je trouvais l'idée fascinante, de pouvoir accéder au point de vue, à l'expérience d'une modèle qui pose nue et il me semble que Claire de Colombel a trouvé la forme parfaite pour en parler : des textes majoritairement courts, dans lesquels elle exprime clairement son ressenti, ses observations. Certains passages sont plus longs, comme pour refléter son travail : elle est amenée à tenir des poses pendant une dizaine de minutes pour certains cours, après quoi elle doit trouver une autre posture, alors que pour d'autres séances, elle doit tenir une même pose pendant trois heures… Avec des pauses, certes. L'auteure explique d'ailleurs que finalement, elle ne fait qu'alterner poses et pauses.
C'est vraiment fascinant de lire à quel point cette activité nécessite une volonté de dépassement de soi. Dans les moments les plus durs, où une pose accentue une douleur, en créé d'autres, et devient de plus en plus difficiles avec le passage du temps, il est difficile de ne pas être touché par la volonté d'acier du modèle, qui tiendra la pose jusqu'au bout malgré tout.
J'aime aussi particulièrement l'explication de l'auteure à propos du cliché selon lequel s'exposer ainsi demande d'être narcissique et de vouloir exposer son corps à tous. Comme elle nous le montre, ces raccourcis n'ont pas vraiment de sens et de fondement et elle distingue tout à fait la nudité dans son intimité et le corps qu'elle déshabille pendant des cours, pour son travail. Finalement, comme elle le dit si bien, c'est sa tenue de travail au même titre qu'un bleu est l'uniforme d'un ouvrier de chantier.
Une lecture très touchante et très intéressante, que je recommande sans hésitation. En plus la couverture est vraiment, vraiment magnifique.
Lien : https://deslivresetlesmots.w..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
GudulleGudulle   15 février 2016
Nue au milieu d'un groupe, j'entre dans une position contradictoire, mélange de vulnérabilité et de puissance. Le modèle est affublé d'une aura de mystère pour les gens qui l'entourent. Cette sensation, je m'y suis attachée, non pas que je cherche à cultiver ce mystère, mais parce que quelque chose m'apaise dans l'attention et le respect qui me sont octroyés d'emblée de la part d'inconnus.
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GudulleGudulle   15 février 2016
Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu'il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête.
A quoi tu penses quand tu poses ?
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DeslivresetlesmotsDeslivresetlesmots   24 février 2016
J’apprends à fixer mes limites, je ne peux pas accepter les exigences de toutes les personnes que je rencontre. Pourtant, il m’est encore difficile de refuser une situation qui ne me convient pas, quand mon premier réflexe est de la surmonter.
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GudulleGudulle   15 février 2016
Les élèves du deuxième cours étaient plus attentifs que les premiers. Quand je les sens ouverts à ce que je propose, je n'ai pas envie de m'évader, ils sont dans leur dessin, je suis dans mon corps, et quelque chose nous relie.
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DeslivresetlesmotsDeslivresetlesmots   24 février 2016
Nous dessinions des personnes de toutes les corpulences et de tous les âges. Découvrir la vieillesse de la tête aux pieds, à dix-huit ans c’est troublant. Notre époque, pourtant avide d’exhiber le corps, nous l’avait cachée.
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