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EAN : 9782344005316
56 pages
Glénat (05/07/2017)
3.81/5   16 notes
Résumé :
Et l'impressionnisme était né

Paris, 1875. Alors que ses Raboteurs de parquet sont refusés par le jury de l’Académie des Beaux-Arts, Gustave Caillebotte est invité à exposer aux côtés des « intransigeants »

. Ce groupe de peintres réunissant des artistes comme Monet, Manet, Renoir, Pissarro ou Degas – tous refusés au Salon de Paris – possède en commun une vision moderne de l’art. Privilégiant les sensations, élargissant le choix des suj... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Vexiana
  15 février 2020
Gustave Caillebotte fut un nom important du mouvement impressionniste même si il est aujourd'hui bien moins connu que Manet, Monet, Renoir ou même Morrisot.
Ce bourgeois, financièrement très à l'aise, permit à d'autres peintres de vivre de leur art en leur achetant des toiles.
La narration de cette BD commence par la création de sa toile la plus connue : "les raboteurs de parquet" et se développe ensuite de façon très fluide et offrant une galerie de portraits de l'école impressionniste très réussie. L'amateur pourra également s'amuser à identifier les différentes oeuvres de ce courant sur les cimaises des expositions.
Mon seul regret est que, comme souvent dans ce genre de BD biographique en une seul volume, le tout est un peu trop bref.
Côté dessin, c'est très bien fait et donne un bel hommage au style impressionniste. Certaines cases reprennent, en situation, certains tableaux de façon très convaincante et très à propos.
J'ai particulièrement apprécie la mise en page de certaines planches où les croquis du peintre prennent place dans l'espace autour des personnages ou quand certains 'figurants' sont juste des esquisses au trait.
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Oliphant
  19 janvier 2018
Quand Gustave Caillebotte fils d'un riche commercial débute ses expositions impressionnistes, lui et ses ami, sont moqués. D'ailleurs, sa peinture des raboteurs de parquets est critiqué en 1875. Les gens trouvent ces scènes de la vie quotidienne honteuses et inintéressantes...
Pourtant Caillebotte se bat pour ses ses amis, les peintres impressionnistes (Monet, Renoir, Pissarro...). Il va être à l'origine de la plupart des expositions impressionnistes de l'époque où il expose ses peintures lui aussi. Pleins de générosité, il va tout faire pour que les oeuvres impressionnistes soient exposés dans de grands musées et non pas relégués dans des greniers ou musées de province...
Les dessins sont superbes. Les couleurs reflètent l'époque et les passions qui font vivre les peintres. L'histoire est prenante, on s'attache à Caillebotte dont on est surpris devant tant de générosité.
C'est un artiste visionnaire qui souhaitait que la modernité ne touche pas uniquement les bâtiments de Paris mais soit aussi retranscrit dans les oeuvres d'art. Il voulait changer le regard des gens sur leurs peintures. Mais bien souvent pour les peintres, la notoriété ne vient qu'après leurs morts... La biographie est bien écrite et fourmille de détails sur le mouvement impressionniste. On en apprend beaucoup.
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Elder
  27 janvier 2018
Paris, 1875. Alors que ses Raboteurs de parquet sont refusés par le jury de l'Académie des Beaux-Arts, Gustave Caillebotte est invité à exposer aux côtés des « intransigeants ». Ce groupe de peintres réunissant des artistes comme Monet, Manet, Renoir, Pissarro ou Degas – tous refusés au Salon de Paris – possède en commun une vision moderne de l'art. Privilégiant les sensations, élargissant le choix des sujets, des compositions et des couleurs, ceux que les critiques nomment avec mépris les « impressionnistes » marquent une véritable rupture avec l'académisme.
Même si Gustave Caillebotte a peint à son tour quelques chefs-d'oeuvre tels que Raboteurs de parquet, le livre de Laurent Colonnier n'est pas la biographie d'un artiste, mais plutôt un moment de la vie d'un homme féru d'art, le défendant de toutes ses forces.
On sait, et pas seulement en peinture mais également en littérature ou en musique, que le temps est bien cruel avec les artistes : bien souvent, leur talent ne sera reconnu qu'après leur mort. Certains ne connaîtront jamais le succès, très injustement, quand bien même leurs oeuvres seraient aussi riches et bouleversantes que leur contemporains les plus connus.
Gustave Caillebotte, plutôt bien né et devenu très tôt le jeune héritier d'une grande fortune, mettra son argent au service de la peinture. Fervent admirateurs de certains de ses contemporains, il sera mécène, collectionneur, et organisera nombre d'expositions en marge des expositions « officielles ». Il n'est pas interdit de penser que si l'on retient le nom de ses amis aujourd'hui, c'est qu'il y a grandement contribué, en collectionnant, puis en léguant une grande partie de sa collection à des musées parisiens.
Si le livre va un peu vite et tant parfois à distribuer des éloges ou des critiques aux peintres qui jalonnent ses pages, il n'en est pas moins riche de petites anecdotes : nous sommes au coeur d'une époque où Paris s'enflamme, notamment les Tuileries, ou le Palais d'Orsay : à l'époque, il n'était peut-être pas question de reconstruire ces édifices. Les dialogues jouent ainsi joliment sur le fil d'avenirs artistique (les peintres) et architectural (Paris) incertains. Seul le Louvre, semble déjà encore et toujours promis à l'avenir qu'on lui connaît : abriter d'éternelles oeuvres qui autrefois furent encensées ou bannies mais qui au final, se retrouvent ici.
L'anecdote la plus salée est peut-être l'apparition de Zola comme critique artistique : très cordial lors de la visite de l'exposition, il s'avère être un traitre absolu, vendu aux grands noms, et n'hésite pas à trahir ses semblables pour rester dans la cour des grands.
Gustave Caillebotte se révèle au final passionnant, sous la plume et le crayon d'un Laurent Colonnier très inspiré. L'auteur livre ici en effet 48 pages d'une qualité graphique remarquable.
Lien : https://www.pariscilaculture..
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Mimimelie
  10 mai 2018
Gustave Caillebotte, peintre de talent, mécène et collectionneur, fils de bonne famille, est assez peu connu du grand public, à part des initiés ou amateurs d'impressionnisme.
Laurent Colonnier en trace ici un très beau portrait, encore qu'un peu trop bref, mais en revanche, la représentation picturale en est des plus réjouissantes.
De plus, les choix graphiques, remarquablement exécutés, traduisent bien, même si ce n'est pas clairement explicité, la préoccupation de Caillebotte pour le progrès, la modernité et l'ordre urbain en devenir. Et même, si on y regarde de près les prémisses de l'inhumanité des métropoles modernes.
Un très bel album.
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Biancabiblio
  22 septembre 2018
Retracer une partie de la vie du peintre Gustave Caillebotte sous le biais d'un roman graphique, voici ce que nous propose le scénariste et dessinateur Laurent Colonnier, auteur du très remarqué Georges & Tchang.
L'impressionnisme est mon courant pictural préféré. Lorsque je travaillais à Paris, j'adorais arpenter les salles qui lui sont consacrées au musée d'Orsay. Je ne me lasse pas de regarder les toiles de Monet, Pissaro, Renoir, Sisley, Cézanne, Degas, Caillebotte ou Berthe Morisot.
Cette biographie graphique commence au moment où le jury de l'Académie des Beaux-Arts refuse son chef d'oeuvre, les Raboteurs de parquet, refus qui signe son entrée dans le club des Impressionnistes, qui vont fonder un salon parallèle, celui des refusés, financé par Caillebotte lui-même, à la tête d'une fortune qu'il mettait volontiers au service de ses amis.
Passionné par l'oeuvre de Gustave Caillebotte, Laurent Colonnier signe ici une biographie respectueuse et fidèle de l'artiste, en même temps qu'un portrait tout en nuance de cette période charnière de l'histoire de l'Art : celle de la naissance de l'impressionnisme et des débuts de l'art moderne.
L'histoire qu'il nous propose est intéressante, truffée d'anecdotes savoureuses, bien documentée, un très bon travail de Laurent Colonnier grâce à qui j'ai pu découvrir Caillebotte intime, peintre et philanthrope.
L'auteur s'attache à nous montrer comment travaillait cet artiste longtemps resté dans l'ombre de ses camarades car il a fallu attendre 1994, soit un siècle après son décès, pour voir une rétrospective de ses oeuvres !
Caillebotte était pourtant un visionnaire qui travaillait différemment de ses amis : il cherchait ses motifs à l'extérieur, mais réalisait ses croquis, retravaillait ses esquisses à l'atelier. On est frappé de voir la modernité de son oeuvre, de ses cadrages et de ses sujets, c'est aussi lui qui a fait entrer la vie urbaine dans la peinture
Dans les années 1890, il est influencé par le courant japoniste et de son vivant, il est fréquemment exposé aux Etats-Unis.
Laurent Colonnier rappelle, qu'outre ses talents de peintre, Caillebotte était aussi un mécène au goût très sûr, qui était souvent le premier acheteur de ses amis impressionnistes. Il a notamment beaucoup aidé financièrement Claude Monet, toujours sans le sou, en lui payant le loyer de son atelier et en achetant ses peintures.
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Lien : https://deslivresdeslivres.w..
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critiques presse (1)
ActuaBD   10 juillet 2017
Comme dans sa biographie d’Hergé "Georges et Tchang, une histoire d’amour au XXe siècle", Colonnier n’hésite pas à avancer l’hypothèse de l’homosexualité du peintre, ce qui peut-être une autre explication pour laquelle, en dépit de la notoriété croissante de ses confrères, il était resté dans l’ombre.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   18 juillet 2018
Il n'y a pas d'ensemble. Ce sont les imbéciles qui voient un ensemble.
Je ne fais pas de généralisation, je ne crois pas au groupe, je crois aux individus.
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MimimelieMimimelie   10 mai 2018
- Bravo Caillebotte, vos raboteurs sont magnifiques.
- Les travailleurs sont un noble sujet.
- Il y a de la noblesse dans le travail, c’est à nous de le montrer.
- Ils sont en bonne compagnie avec vos blanchisseuses, Degas
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MimimelieMimimelie   10 mai 2018
- Je lis que ce Caillebotte a été l’élève de Bonnat.
- Ce pauvre Léon n’aura même pas su lui inculquer les bases de la perspective.
- C’est de la peinture de démocrate ça, de ces hommes qui ne chantent pas de linge et veulent s’imposer aux gens du monde.
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MonCharivariLitteraireMonCharivariLitteraire   07 janvier 2018
"tu ne vois qu'a travers la peinture, Gustave.
- la vie est bien plus belle vue a travers la peinture.'"
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MonCharivariLitteraireMonCharivariLitteraire   07 janvier 2018
Dressons des barricades de couleurs et s'ils veulent récupérer nos canons, ce seront de nouveaux canons esthétiques!
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