AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2210965241
Éditeur : Magnard Jeunesse (01/02/2018)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 83 notes)
Résumé :
" - Vas-y, joue quelque chose. Ce que tu veux, ce que tu aimes, ce qui t'emporte ! "

Depuis qu'un accident de voiture l'a complètement défiguré, Igor se mure dans le silence. Sa rancune envers son père, responsable de l'accident, est immense, comme sa solitude.

Rhéa sombre dans le chagrin après le suicide de son petit ami. Encore sous le choc, elle ne sait plus à qui ni à quoi se raccrocher dans la ville où elle vient d'emménager.>Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
anlixelle
  14 février 2018
Les écrivains mettent une sonde au coeur du monde, Marie Corot et Nancy Guilbert ont sondé le coeur de deux adolescents blessés par la vie, sauf que leur roman s'adresse à tout le monde, et c'est là une de ses très nombreuses qualités.
C'est un véritable coup de foudre qui s'est opéré en moi dès les premières lignes de Deux secondes en moins. Mille merci donc à Babelio et aux Éditions Magnard de m'avoir proposée cette merveilleuse lecture. L'âge n'a rien à voir dans le plaisir des bons textes. En voici la preuve.
 Il y a très très longtemps que je n'avais pas fait l'ascenseur émotionnel avec un livre, et pourtant, dans mes mains, le nombre de livres qui passe chaque année est très grand. Mais d'une telle qualité, je n'en découvre qu'un par an, deux... peut - être...
S'il vous plaît, ne réservez pas cette histoire au public adolescent, ce serait une erreur, car les deux voix adolescentes qui s'y racontent, qui disent la douleur, et toutes les étapes par lesquelles l'adversité les oblige à passer, c'est celle de tous ceux qui traversent un grand drame.
A quinze ans, à trente, à quarante (etc...) le travail d'acceptation, de deuil, en passant par le déni,  par la révolte, entre autres étapes... se fait pareillement.
Deux secondes en moins est donc un texte universel.
Comme autre élément intéressant il y a la musique, elle est LE miroir de ses deux vies intérieures cassées, et parce qu'elle est thérapeutique, elle les maintient dans l'action,  dans la concentration, dans l'échange, dans l'instant présent, dans le plaisir, dans le vivant. Grâce à quelques " magiciens " dont je ne dirai rien, car je ne spoile jamais mes lectures, on découvre, une fois de plus, que l'art maintient là, ici et maintenant, loin du néant.
Le grand mérite de cette histoire est également de nous rappeler l'espace de confiance dont ont besoin les adolescents. Nous les adultes voulons qu'ils vivent à notre rythme, ne les écoutons qu'au minimum parfois,  et ne sommes souvent pas à même de mesurer les poids qui les écrasent. Marie Colot et Nancy Guilbert ont travaillé leur sujet. Grâce à elles, leurs personnages, qui s'expriment à la première personne, en alternance, ( Marie C. pour Igor et Nancy G. pour Rhéa ) ont une capacité d'analyse des rapports humains étonnante et subtile.
Aucun pathos, aucun moment mièvre n' est à relever. Ces dames ont la classe pour tricoter leur histoire qu'elles servent très délicatement  grâce à  une narration fluide, une plume vive et intelligente. Pas un mot de trop, tout est juste, leur écriture est réaliste et parle directement à notre conscience. Bravo !
Vous l'avez compris, une grande émotion maintenue tout le temps de la lecture est ainsi la trame principale de cette histoire marquante et bouleversante à faire circuler absolument autour de vous car Marie C. et Nancy G. ont tout simplement signé un livre ... le chant de la Vie.
Et on en a besoin,  à tout âge !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          483
si-bemol
  30 janvier 2019
Igor est défiguré, la moitié du visage explosée dans un accident de voiture : deux secondes d'inattention de son père, au volant, ont suffi. Rhéa est en deuil de son petit copain, Alex, qui s'est donné la mort : deux secondes sur le bord d'un quai, avant de se jeter sous le train.
Igor et Rhéa, deux ados en plein naufrage qui ne se connaissent pas, ne se sont jamais rencontrés mais qu'unissent sans qu'ils le sachent encore un même amour pour la musique et le piano. Leurs routes, évidemment, vont se croiser, évidemment ils vont s'apprivoiser, devenir amis et se reconstruire peu à peu, sous le regard compréhensif, sensible et bienveillant d'un professeur de piano qui sera leur planche de salut.
L'intrigue est convenue, le récit ne prend jamais le lecteur par surprise, il y a des longueurs et guère de suspens… Mais l'histoire est jolie, pleine de tendresse et d'espoir et on s'attache volontiers à ces ados que la vie a cabossés et qui, pas à pas, séparément puis ensemble, apprennent à s'accepter, à pardonner et recommencent à vivre.
Un roman pour les ados - et qui devrait leur plaire - sur la résilience, le courage, la persévérance et la (re)construction de soi, un bel hommage à la musique et ses pouvoirs de guérison, et un livre plein de douceur qui célèbre l'amitié - et que j'ai bien aimé.
[Challenge MULTI-DÉFIS 2019]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          520
thedoc
  26 juin 2019
Première lecture de la sélection 3e/lycée du Prix des Incorruptibles 2019-2020…
Deux secondes en moins, juste deux secondes.
Alors, Igor n'aurait pas été défiguré dans un accident de voiture par une faute d'inattention de son père.
Alors Rhéa aurait-elle pu éviter que son petit ami Alex mette fin à ses jours.
Ce sont deux grands blessés de la vie, deux ados écorchés qui ne voient plus rien à quoi se raccrocher.
Solitaire, Igor se replie sur lui-même, se coupe des autres, rempli de haine et de colère envers son père.
Endeuillée, séparée de ses amis, Rhéa pense qu'elle ne sera jamais plus heureuse, jamais plus amoureuse, perdue dans la nouvelle ville où elle vient d'emménager avec sa mère et ses frères.
Et puis parfois, il demeure un espoir. Une personne, une musique… Et tout peut - peut-être - recommencer.
Roman sur le deuil et le handicap, ce livre aborde avec beaucoup de finesse le sujet des adolescents traumatisés par un événement qui a bouleversé leur vie. Igor et Rhéa sont emplis d'une grande colère qui les empêche d'avancer. le pouvoir rédempteur de la musique, autre grand thème de ce livre, mais aussi celui des mots, de la poésie, apparaît alors comme la solution inespérée, soufflée par un professeur de musique pour le moins bienfaisant qui apporte de la légèreté et un optimisme à toute épreuve à ces deux ados brisés. Les relations avec les parents, entre amour et rejet, sont également très bien analysées, très touchantes.
Suicide, culpabilité, pardon, souffrance physique et morale… les thèmes ne sont pas très gais dans ce roman dédié aux adolescents. Mais il faut aussi y voir l'apaisement des mots, l'emportement de la musique de Schubert, le courage et la persévérance, les frasques d'un perroquet et le réconfort d'un bon thé. Et la naissance d'une amitié très forte, pleine de tendresse.
Les chapitres très courts qui alternent les points de vue d'Igor et de Rhéa rendent la lecture très aisée.
Un beau roman, très émouvant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          307
Srafina
  17 février 2018
Igor, Rhéa, deux êtres meurtris. L'un dans sa chair, l'autre dans son âme.
Mais la douleur fait les même ravages. Repli sur soi, haine des autres. Dévastateur le temps n'arrange pas les choses. Ils se sentent isolés mais s'isolent eux même de tout ce qui était leur vie précédant le drame.
Heureusement pour eux, il y a l'amour de la musique et Fred, un professeur de musique pas comme les autres. Lui aussi sait ce que sait la souffrance et c'est pour ça qu'il trouve les mots, les gestes qui apaisent.
Roman écrit à quatre mains par Marie Colot et Nancy Guilbert. On sent à travers leur narration la douleur de ces deux jeunes, mais aussi la lumière qui ne demande qu'à émerger. Toutes les phases du deuil ressortent, rejet de soi et des autres, colère, peine et que ce soit pour la perte d'un visage ou la perte d'un être cher, le chemin est très difficile.
La rencontre de ses deux êtres leur sera très salutaire et cela à travers la musique et le dépassement de soi pour que l'autre s'en sorte. Ils vont apprendre à s'apprivoiser et ainsi se sauver eux-mêmes. En jouant ensemble du piano, ils vont retrouver la confiance en eux et le goût de vivre car il y a toujours de l'espoir.
Très joli roman pour la jeunesse, avec une écriture à la fois douce et percutante. On sent les émotions à fleur de peau.
Le travail du deuil est long et semé d'embûches et je trouve que c'est une bonne approche pour les jeunes de plus de 13 ans à qui est destiné ce roman pour comprendre ce cheminement.
Très belle lecture.
Merci à Babelio et aux Éditions Magnard jeunesse pour cette belle découverte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
Eroblin
  12 juillet 2019
Deux secondes en moins, c'est le temps qu'il a fallu pour que le père d'Igor perde le contrôle de sa voiture et ne parte dans le décor. Bilan : deux blessés graves dont Igor qui sort de l'hôpital défiguré et en colère. En colère après son père, le destin, tout en fait. Sa seule consolation le piano car Igor est un virtuose. Son ami et professeur Fred comprend que le meilleur moyen de réconcilier Igor avec la vie est de l'amener à présenter le conservatoire, il lui propose alors de jouer une sonate à quatre mains. Et mieux encore, il lui présente Rhéa, autre pianiste qui, elle aussi souffre et est en colère car son petit ami s'est suicidé.
A première vue, on se dit que ce roman va être sinistre mais en fait c'est l'espoir qui traverse tout cette intrigue. Les deux auteures évoquent des thèmes qui peuvent toucher des adolescents à savoir le mal de vivre, le suicide , le deuil mais aussi la résilience, la reconstruction de soi et la rédemption. Un roman bien écrit, juste et porteur d'espoir. Je le recommande.
Challenge multi-défis (Item 67).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230

critiques presse (1)
Actualitte   28 février 2018
Deux secondes en moins est un roman à quatre mains pour faire entendre deux voix exprimant une riche palette d’émotions. Nancy Guilbert et Marie Colot ont su dépeindre avec justesse les maux de l’adolescence, en particulier, et ceux de la vie, en général.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
SrafinaSrafina   16 février 2018
Citation :

Oui Alex, je sais, c'est bateau, mais il y a des phrases qui nous raccrochent à quelque chose de positif et nous font changer de point de vue.
C'est le cas avec celle de Fred, aujourd’hui,alors je la note ici
« Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. (Confucius) »
Tu vois tu me disais que la vie c'était de la merde et j'avais beau t'expliquer que non,, qu'on était sur terre pour vivre des expériences qui nous feraient grandir… Toi tu ne voulais pas m'entendre.
Ou peut-être que tu ne pouvais pas m'entendre...
Si seulement tu avais pu rencontrer Fred….
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
thedocthedoc   26 juin 2019
Fantômes

"C'est pas vraiment des fantômes, mais leur absence est
tellement forte,
qu'elle crée en nous une présence qui nous rend faible,
nous supporte.
C'est ceux qu'on a aimé qui créaient un vide presque
tangible, car l'amour qu'on leur donnait est orphelin, il
cherche une cible.
Pour certains on le savait, on s'était préparé au pire,
mais d'autres ont disparu d'un seul coup, sans prévenir.
On leur a pas dit au revoir, ils sont partis sans notre
accord, car la mort a ses raisons que notre raison ignore.
Alors on s'est regroupé d'un réconfort utopiste. A
plusieurs on est plus fort mais on est pas moins triste.
C'est seul qu'on fait son deuil, car on est seul quand on
ressent. On apprivoise la douleur et la présence de nos
absents. "

[Texte de "Nos absents" de Grand Corps Malade cité dans le roman]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Mar-KheMar-Khe   21 février 2018
Les adultes sont dévastés. Ils ne sont pas à la hauteur. Ils font semblant mais ne maitrisent rien du tout. Ils prononcent des phrases toutes prêtes et inutiles, les yeux gonflés de larmes, pour éviter des silences pesants, mais au fond, ils sont aussi perdus et démunis que nous. Des gamins effrayés devenus grands, mais qui n'ont toujours rien compris. Alors, pour se rassurer, ils s'inventent des codes et des cases, beaucoup de cases dans lesquelles ils rangent les gens soigneusement. Et quand tu n'entres dans aucune, on t'éjecte, un petit sourire, une tape sur l'épaule, mais on t'éjecte quand même...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
LesLecturesDeLinaLesLecturesDeLina   15 février 2018
-Je ne sais pas ce qu’elle a. Fred m’a seulement dit qu’elle avait vécu un drame. Elle est peut-être aveugle, sourde et muette ou atteinte d’une maladie incurable. Tout est possible. Un beau duo d’éclopés, quoi ! A nous deux, on fera pitié, c’est sûr. Il ne manquera plus que le chapeau où jeter des pièces !
Mme Jacquelin se racle la gorge, gênée par mon franc-parler.
-Un drame n’est pas toujours lié au physique.
-Hein ?
-Igor, avec-vous envisagé qu’elle n’ait aucun problème apparent ?
-Qu’elle soit seulement tarée, c’est ça ?
-Qu’elle ait une douleur invisible, contrairement à la vôtre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
thedocthedoc   26 juin 2019
Sur ta route, tu as croisé des gens
Épatants, fascinants, émouvants,.
Ne fais pas la même erreur qu'avant.
Dis-leur que tu les aimes, qu'ils sont importants.
Commenter  J’apprécie          80
Videos de Marie Colot (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Colot
Vidéo de Marie Colot
autres livres classés : pianoVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Deux secondes en moins 3

Quel est le titre du manga que Soline apporte à Igor quand il est à l’hôpital ?

Monster hunter orage
Monster hunter
Monster allergy
Monster

7 questions
6 lecteurs ont répondu
Thème : Deux secondes en moins de Marie ColotCréer un quiz sur ce livre
.. ..