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EAN : 9782290054536
414 pages
J'ai Lu (11/09/2013)
3.98/5   44 notes
Résumé :
Jeune professeur dans le sud de la France, Hélène hérite d'un lointain grand-oncle. La voilà propriétaire d'une mine de graphite perdue dans la forêt malgache. Elle ne connaît rien à cette île fabuleuse, ni à ce minerai obscur. D'abord résolue à vendre ce legs encombrant, elle tombe amoureuse de ce cadre époustouflant et de ses habitants. Contre les éléments et les hommes, elle relève ce défi inouï, comme une chance de nouvelle vie. Elle se sait pas qu'en même temps... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
cardabelle
  05 juin 2016

Ce roman, bien écrit, m'a vraiment transportée à Madagascar.Un très beau voyage !
Peut-être ai-je été un peu agacée par la trame de l'histoire en elle-même (l'héroïne, jeune et jolie ,héritière... un peu fleur bleue pour moi !) mais ce n'est pas l'important.
L'auteur a su créer une ambiance souvent envoûtante. L'amour et la passion pour cette terre transparaissent sans cesse.
L'action se déroule au coeur d'une nature luxuriante, dans des paysages sublimes, là où vivent des ravenales, nom malgache des "arbres du voyageur" ( ainsi nommés car ils retiennent l'eau à la base des feuilles et permettent au voyageur de se désaltérer ).
Et puis, il y a les hommes, leurs coutumes, leur économie aussi: personnellement, j'ai tout appris ( ou presque ! ) sur le graphite et son extraction. Enrichissant donc...Et, je dirais que cette auteure est une excellente ambassadrice pour sa terre, tant elle a su partager sa passion.
Une lecture agréable: une nature sublime,une once de suspens ( eh oui !) de l'amour et de la passion.
Un roman prenant, idéal pour un moment de farniente...
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pyrene09
  08 juin 2012
Hélène a hérité d'une mine de graphite et se rend à Madagascar avec l'intention de la visiter. Mais elle a un tel coup de foudre pour cette mine qu'elle décide de la diriger. Elle se heurte alors à de nombreux obstacles du fait de son inexpérience et de son incompréhension de la société malgache. Elle découvre un monde dur dans lequel elle doit se battre. Tout est contraste et déroutant, la ville est magnifique de loin et dévastée de près.
Une correspondance s'établie entre sa mère restée sur le continent et elle à des milliers de kms. Correspondance toute en nuance aussi…
C'est un superbe roman dépaysant, à savourer en s'imaginant à l'ombre des ravenales (qu'on appelle "les arbres du voyageur" car leurs feuilles servent de parapluie en cas d'averse et stockent l'eau de pluie).
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mariedigne
  18 mai 2019
Du jour au lendemain, Hélène, professeur dans le sud de la France, apprend par sa mère qu'elle est l'héritière d'un grand-oncle qui possédait une usine de graphite, en pleine jungle dans l'arrière-pays de la côte orientale de Madagascar, au Sud de Tamatave, à Berano. Elle décide de se rendre à Madagascar pour découvrir ce qu'il en est...
Hélène arrive en terrain totalement inconnu et apprend du notaire qu'il y a également un maison à Antananarivo et que l'usine en question transforme le graphite ! le premier chapitre peu sembler un peu confus mais on comprend très vite de quoi il retourne... Bref je suis tout de suite prise par ce roman, d'autant plus que je connais Madagascar !
L'histoire est très bien écrite, extraordinaire et très bien menée tout au long du livre dont certains grands thèmes se dégagent et en premier lieu en ce qui concerne la vie courante : la perpétuelle découverte des paysages de ces contrées lointaines qui réserve leur lot de surprises et de contraintes, les déconvenues face à la société malgache et ses coutumes qui ne sont pas familières et parfois totalement incompréhensibles pour un vazaha (nom malgache donné aux étrangers blanc) à Antananarico et sur l'exploitation minière où Hélène devient la patronne face aux ouvriers malgache ; et la lenteur et le poids de l'administration à la puissance mille. A cette perception excellente de la part de l'auteure, s'ajoute l'histoire de deux familles rivales et voisines depuis plusieurs générations, se partageant l'exploitation du graphite, les Berthier qui détenaient l'exploitation dont hérite Hélène et les Lourmel... Je ne vous en dit pas plus, à vous de découvrir la suite.
J'ai beaucoup aimé ce livre qui a complété mes connaissances sur Madagascar, n'ayant connu que l'aspect urbain de la "Grande Île". Je conseille vivement la lecture de ce livre aux personnes qui souhaitent voyager ou vivre à Madagascar. Même si la société à changé, il n'en reste pas moins que les coutumes restent fortement ancrées.
Lien : https://mesailleurs.wordpres..
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Hanta
  23 mars 2019
C'est une personne que j'apprécie beaucoup qui m'a recommandé ce livre. Sceptique au premier abord, j'ai été conquise dès les premiers chapitres et emportée dans cette incroyable aventure qui se déroule à Madagascar, mon pays natal.
En héritant d'une mine de graphite qu'elle décide de continuer à exploiter, Hélène, professeur d'histoire installée dans le sud de la France, se retrouve au fin fond de la côte est de Madagascar dans un patelin isolé nommé Berano. Elle y découvre les conditions de travail archaïques mais plein d'ingéniosité pour produire ce minerai. Elle se heurte à une nouvelle culture, déstabilisante et aux antipodes des codes sociaux qu'elle connaît. Les vieilles histoires de famille, notamment les querelles avec les voisins Lourmel, viennent la hanter.
Ce livre m'a permis de mieux comprendre la vision occidentale par rapport à ma propre culture. L'auteur décrit avec justesse l'organisation de la société malgache, les us et coutumes, les traditions, les relations sociales parfois ambiguës entre les malgaches et les « vazaha » (mot souvent péjoratif pour désigner les étrangers blancs), la vie des « zanatany » (anciens colons nés là-bas et installés depuis plusieurs générations). Je ne peux pas dire que c'est dépaysant pour moi car c'est l'environnement où je vis mais j'ai aimé cet éclairage.
Pour ceux qui aimeraient connaître une partie de l'ambiance et de la culture malgache ou pour les étrangers qui vivent à Madagascar, je leur recommande ce livre.
Lien : http://leslecturesdehanta.co..
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Mitsio
  18 mars 2013
Pour avoir vécu à Madagascar c'est avec un immense plaisir que j'ai dégusté ce roman écrit par une auteur "Zanatany" (blancs natifs de Madagascar depuis plusieurs génération), j'y ai tout retrouvé l'ambiance, les couleurs, les sons et je crois même avoir deviné l'endroit où l'auteur a planté le décor. À lire pour se rappeler Madagascar ou bien encore pour découvrir cette île magnifique.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   24 janvier 2017
J'ai rêvé de Madagascar.
Je me voyais quittant de nuit Tananarive en voiture et prendre la route de l'est. Mon rêve était aussi interminable que la route : des montées, des descentes, les tournants sinueux dans la montagne Mandraka.
Nous devions être en saison chaude car toutes les vitres de ma voiture étaient baissées et parfois je respirais l'odeur acre et si caractéristique d'un fatapera, ce brasero sur lequel tout Malgache fait sa cuisine.
J'arrivai au pont de la rivière Mangoro que je traversai dans un infernal cliquetis de traverses en fer s'entrechoquant ; puis la ligne droite, la seule du trajet qui annonce l'arrivée à la petite ville de Moramanga.
Et à nouveau les virages, certains très amples et d'autres plus serrés. Dans mon rêve, je ne croisais aucun autre véhicule, aucun piéton marchant sur le bas-côté : j'étais absolument seule.
Je quittai enfin la route principale pour aborder la partie la plus difficile de mon trajet : la piste défoncée qui menait à Berano. Les ornières étaient remplies d'eau et des centaines de grenouilles dérangées dans leur baignade nocturne se hâtaient d'en sortir. Quelquefois un hérisson traversait à petits pas rapides. Un oiseau de nuit hululait dans le lointain.
Le rêve semblait n'aller nulle part, il s'enlisait dans la boue. Pourtant de manière inattendue, au détour d'un virage le panneau apparut.
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MELANYAMELANYA   18 janvier 2022
Le rêve semblait n'aller nulle part, il s'enlisait dans la boue. Pourtant de manière inattendue, au détour d'un virage le panneau apparut.
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MELANYAMELANYA   18 janvier 2022
Je quittai enfin la route principale pour aborder la partie la plus difficile de mon trajet : la piste défoncée qui menait à Berano.
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MELANYAMELANYA   18 janvier 2022
Mon rêve était aussi interminable que la route : des montées, des descentes, les tournants sinueux dans la montagne Mandraka.
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MELANYAMELANYA   18 janvier 2022
J'arrivai au pont de la rivière Mangoro que je traversai dans un infernal cliquetis de traverses en fer s'entrechoquant.
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