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ISBN : 2246435412
Éditeur : Grasset (30/11/-1)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 88 notes)
Résumé :
Derrière le comptoir du bistrot des Trapézistes, aux Filles-du-Calvaire, trône Madame Maud, née Rachel Aboulafia, Tunisienne dont la grand-mère alimenta jadis la chronique de La Goulette.Autour d'elle, un petit monde interlope et coloré où se côtoient artistes du Cirque d'Hiver tout proche, souteneurs, prostitués des deux sexes, rabbins, danseuses, flics et commerçants. Mille et une destinées qui emplissent ce livre baroque, dans le Paris de la première moitié du si... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
cbvox
  26 février 2016
Voilà sans conteste le roman qui m'aura le plus marqué ces dernières années. Un monument. A mi chemin entre Zola (pour son univers) et Proust (pour ses phrases à tiroir), l'auteur nous embarque dans les recoins les plus intimes d'un Paris de la première moitié du 20ème siècle. Avec une beauté du style sans égal, riche mais si fluide, Combescot tisse la vie de plusieurs personnages haut en couleur qui gravitent autour de cette Madame Maud, intrigante et si humaine, et son bar les trapézistes. Les vies sont mêlées les unes aux autres et se démêlent aux yeux du lecteurs au fur et à mesure des pages... Flash back, passé, présent, on va, on revient, on découvre, on retrouve, puis on comprend dans ces trois parties distinctes qui couvrent une cinquantaine d'années. Les longues phrases peuvent peut-être effrayer au premier abord, mais je vous assure qu'il n'en est rien. C'est comme lorsqu'on rentre dans une rivière et que l'eau fraîche nous saisit, d'abord frileux notre corps s'habitue, l'eau devient douce, il ne nous reste plus qu'à se laisser bercer par les flots de la rivières serein, apaisé, contemplatif.
Un chef d'oeuvre de la littérature !
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bendanco
  25 mars 2016
En écoutant Jean-Claude Zylberstein, à qui l'on doit tant de chefs d'oeuvre publiés en 10-18, dire qu'un romancier devrait d'abord raconter une histoire, je me dis que Pierre Combescot est un sacré romancier. Les filles du Calvaire ce n'est pas l'histoire de religieuses égarées en banlieue mais une station de métro près de laquelle commence cette histoire. Il s'agit d'une femme, tenancière de bistro venant de la Goulette (le port de Tunis où soit dit en passant se sont mariés mes arrière grands parents) en passant par la Nouvelle Athènes élargie Les personnages sont nombreux et on peut s'y perdre entre le cirque, la collaboration, les clandés, les escarpes et les juifs de la Goulette, mais cela n'a aucune importance car ce roman est la rencontre d'une histoire et d'un style foisonnants. Ce style est un mélange d'Alphonse Boudard et de préciosité. Je retiendrais pour le côté Boudard, la tenancière d'un hôtel borgne qui demande : « C'est pour la nuit ou c'est pour le moment ? » Comme disait Jean-Claude Gaudin à propos de sa jeunesse : « Ca se raconte pas tout » mais ça se dévore. En 1991, les Goncourt ne se sont pas trompés.
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Nanne
  06 mai 2010
Épopée picaresque et pittoresque s'il en est, "Les filles du Calvaire" de Pierre Combescot reprend les mythes de Parsifal et de Lilith. Je vous rassure, c'est juste une parabole lointaine de ces deux légendes. Prix Goncourt 1991, "Les filles du Calvaire" font revivre un demi-siècle d'un Paris clandestin, hors-la-loi, interlope dans un style littéraire non moins baroque que n'aurait pas renié des auteurs comme Francis Carco, Guillaume Appolinaire ou encore Alphonse Boudard.
Rachel Aboulafia, juive tunisienne, ancienne danseuse nue à Tabarin et accessoirement donneuse sous le speudo de "la Raie" à la Mondaine, petite-fille d'Emma Boccara, fieffée gourgandine et personnage haut en couleur ayant fait les beaux jours de la Goulette - quartier populaire de Tunis - devenue Maud Boulafière par les hasards de l'histoire, est la tenancière du bistrot Les Trapézistes aux Filles du Calvaire. Rachel, persuadée d'être l'incarnation vivante de Lilith et - de ce fait - maudite dans sa vie et dans sa chair.
Lien : http://dunlivrelautredenanne..
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MadeMoiZele
  19 janvier 2015
Un livre époustouflant... toutes ces vies entrelacées, ces personnages hauts en couleur "entre les morts et les vivants"... Un roman bien ficelé pour un prix Goncourt bien mérité !
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lapetitefadette
  01 novembre 2014
Un prix Goncourt bien mérité pour ce roman qui retrace avec brio le Paris clandestin de la fin du XIXème siècle.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
InesVInesV   20 octobre 2014
J'ai vécu dix fois plus intensément que tout ce qui est vivant et je meurs mille fois plus profondément. J'ai aimé la vie mais ma plus grande joie aura été de la rompre comme, tant de fois, je me suis amusé à briser le silence par le rire. Je ne connais ni le chagrin ni l'allégresse, le plaisir non plus que la douleur, mais je peux pleurer, jubiler, rire et gémir tout à la fois, immensément. Je suis le CIRQUE
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NanneNanne   06 mai 2010
Avec ses guêtres, sa canne en bois d'amourette, ses cheveux finement argentés qu'il gominait avec soin, sa taille encore bien prise, un séducteur des années trente. Pas étonnant donc qu'il fût devenu, de la Bastille à la République, le tombeur des rombières. On le connaissait aussi dans le quartier sous le nom de Chipolata. C'était son nom d'artiste. En effet, il était l'un des derniers clowns tristes, la race était en voie de disparition.
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feanorafeanora   27 mai 2014
Emma découvrait, à la lueur rose de la lampe du petit guéridon, un monstre. Pire la caricature de sa vie et de ses amours...
Cette chose molle, décolorée, poisseuse qu'elle avait sentie l'envahir quelques instants auparavant dans la rue, et qui lui était tombée dessus comme un poulpe, avait pris enfin corps, pour devenir cette fille. Cette chair de sa chair dont elle s' était détournée une fois pour toutes avec violence. Un cri de désespoir qu'elle avait cru étouffé au fond d'elle-même:"Arrachez cette enfant de mes entrailles. "
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NanneNanne   06 mai 2010
Elle ne connaissait rien de cette Kundry, dont elle entendait le nom pour la première fois, ni de Parsifal, ni du Roi pourrissant, dont le nom, chaque fois qu'il le prononçait mettait les larmes aux yeux de Bolko. En revanche, elle connaissait les clameurs de Lilith. Depuis longtemps, certaines nuits, elle percevait au fond d'elle les douloureux ululements de l'imparfaite créature.
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elijaelija   20 juin 2015
Loulou, en parlant, tentait de ramener désespérément vers une même source les eaux dispersées de la vie, les plus claires, mais également celles qui s'étaient perdues dans les sables de l'oubli. Vers ce point où un destin peut en racheter un autre.
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Video de Pierre Combescot (5) Voir plusAjouter une vidéo

Pierre Combescot : Les diamants de la guillotine
Depuis le café parisien "le Rostand" , Olivier BARROT et Pierre COMBESCOT, auteur de "Les diamants de la guillotine" (éditions Robert Laffont ) parlent de ce roman historique consacré au scandale du collier de la reine, Bt du livre.
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