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EAN : 9791032405642
480 pages
404 Editions (15/09/2022)
3.31/5   37 notes
Résumé :
« Là où tous se perdent, nous nous retrouvons. »

Ce que Cleo Constanza, 19 ans, n’avait pas prévu en allant faire du babysitting, c’est le tueur fantomatique qui la pourchasserait sur le trajet de retour, ni qu’elle serait sauvée in extremis par trois personnes — une fillette de 10 ans avec un masque de dinosaure et un fusil, une quadra taciturne et une vieille femme malvoyante aux mains recouvertes de bandelettes égyptiennes.
Trois personnes q... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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La couverture canon, et le résumé plutôt alléchant m'avaient tout de suite donné envie de découvrir les aventures de Cleo. le pitch avait ce petit quelque chose de vraiment original et aussi cette touche d'humour que j'espérais bien retrouver dans le roman. Malheureusement, malgré un début très sympathique, j'ai fini par m'ennuyer et je n'ai ressenti aucun attachement vis-à-vis de Cleo… J'ai toujours du mal avec les romanciers qui décident de faire de leur héros une héroïne. Il y a souvent (heureusement, il y a des exceptions) un manque de crédibilité, un côté « j'en fais trop » qui fait que je ne crois pas au personnage…

L'entrée en matière, comme je le disais, m'avait pourtant convaincu. On découvre Cleo et son caractère bien trempé, beaucoup d'humour noir, une désinvolture travaillée, et l'on entre aussi rapidement dans le vif du sujet. Beaucoup d'éléments que j'aime, sans compter le mystère qui entoure notre jeune héroïne et tout ce qui lui arrive.

Et puis, il y a une ce qu'on peut appeler des « red flags ». le comportement de Cleo a commencé à me sembler étrange, pas vraiment crédible. L'auteur nous explique que la jeune femme a subi pas mal de choses qui ont eu un impact sur elle, et elle a également des problèmes psychologiques, mais quand même… Qui décide sur un coup de tête de faire un trajet de 7 heures en bus (à 19 ans) pour aller rencontrer trois femmes parfaitement inconnues, alors qu'on vient de subir une tentative de meurtre ? Et cela sans aucun renfort. Cleo est impulsive et veut des réponses, d'accord, mais quand même. Et ces éléments too much (comme son premier baiser avec Maddox… no comment) se répètent de plus en plus. Nous sommes dans un récit de fantastique, je veux bien, mais il faut aussi que le récit soit réaliste pour qu'on y croie.

J'ai pourtant continué parce que j'étais intriguée. Je voulais en savoir plus sur qui était Cleo ainsi que Claudia, Molly et Bethany. D'ailleurs, toute la mythologie autour de Une armée à moi seule est vraiment intéressante. Là-dessus, j'ai trouvé l'ensemble super bien maîtrisé et original. On retrouve le caractère des dieux de l'Olympe vis-à-vis des mortels, ce côté demi-dieux et tous les mystères qui peuvent en découler. Pour Cleo et ses « soeurs », il y a aussi cette tragédie qui entoure leurs vies et contrebalance vraiment bien avec les « avantages » qu'elles peuvent avoir.

Au niveau des personnages, j'ai vraiment accroché avec Molly et Bethany. Les deux sont des pépites, des personnes qu'on voudrait connaître et côtoyer et l'on comprend très rapidement pourquoi Cleo se sent proche d'elles. Claudia, même si l'on comprend son comportement, est assez vite chiante (oui, disons-le clairement). L'autorité parentale dans son côté le plus négatif. Et le fait que l'auteur la désigne trop souvent par « la quadra »… Je n'en pouvais plus. C'était pour moi péjoratif et surtout cela déshumanisé Claudia qui avait pourtant besoin qu'on l'aime un peu plus. Et Cleo, comme je l'ai déjà dit, ne m'a pas convaincu au final. Elle était « trop » trop souvent.

Il y a aussi des éléments que je n'ai pas compris, qui manquaient d'explications et d'encrage dans le récit. On passe un temps fou à vouloir comprendre qui est la Première et vers la fin, il y a un côté expéditif, tout comme l'explication de qui sont les méchants qui sont déstabilisants. La fin est épique avec son lot de tension, d'humour, d'action et d'émotions, mais par certaines petites choses, je n'y ai pas cru à 100% et c'est tellement dommage.

Une armée à moi seule ne m'a donc pas convaincu. Et j'en suis la première déçue. L'histoire était pourtant originale à souhait, avec de l'humour et une mythologie très intéressante, mais les longueurs, mon manque d'implication au fur et à mesure dans l'histoire et ma difficulté à m'attacher à notre héroïne ont fini par rendre cette lecture plus laborieuse que je l'aurais souhaité.

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Une très belle couverture, un titre prometteur.

Cléo et son p… de langage m'a fait passer un excellent moment.

Il y a de l'humour et des dialogues percutants.

Cléo n'a pas de chance elle est la fille d'un flic hyper protecteur. Elle a des réactions border line qui confirment ses inquiétudes.

Tout au long de cette histoire nous découvrons cette jeune femme et les raisons de sa fragilité et de ses peurs. le hasard la mettra en présence non pas d'un mais de plusieurs sosies et notre guerrière va les chercher et les trouver.

Ainsi elle apprendra une incroyable histoire où la vengeance perdure depuis des siècles. Elle apprendra qui elle et, trouvera sa voie et l'amour.

Je reconnais avoir eu quelques craintes en apprenant qu'Anthony Combrexelle travaille dans le jeu vidéo mais non c'est une histoire qui pose des questions, fait réfléchir, tout en apportant de l'action et du suspense, en bref, une p… de réussite pour paraphraser mon amie Cléo.

Merci aux éditions 404

#Unearméeàmoiseule #NetGalleyFrance

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Cleo Costanza, 19 ans, n'a jamais eu une vie de tout repos : elle a été déscolarisée, elle prend des médicaments mais surtout en rentrant un soir chez elle, elle est poursuivie par un homme étrange et sauvée par un trio de femmes qui lui ressemblent étrangement... Elle décide de les retrouver.

Un roman young adult qui part très vite dans l'action. Qui est cette personne qui essaie de la tuer ? Qui sont ces sosies qui l'ont secouru ? Peu de temps morts, on passe d'un endroit à l'autre (Etats-Unis, Canada), un road book (?) très affuté. Par contre, j'ai eu un peu de mal avec l'écriture : Anthony Combrexelle garde souvent les mêmes dénominations et certaines ne sont pas très flatteuses, d'autres pas très précises (je me rappelle avoir relu des phrases pour essayer de comprendre qui était le sujet). L'héroïne a du caractère mais parfois est difficile à décrypter, j'ai beaucoup aimé aussi les "autres" en particulier la jeune Molly et Bethany. J'aime beaucoup l'idée partant d'une mythologie sur une divinité. Anthony Combrexelle a défini un univers très détaillé ; il m'a fallu du temps pour digérer l'ensemble mais j'adore sa création, malgré les petits imperfections ! J'aurais bien aimé rester un peu plus avec les héroïnes. Une belle découverte.

#NetgalleyFrance

#Unearméeàmoiseule

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"Si vous saviez que vous allez mourir dans moins de trois heures, que feriez-vous?"

Je trouve que ça claque comme première phrase. Et le reste du roman va être à la mesure.

Cleo est une jeune femme qui a du caractère et à la répartie cinglante, qui ne sait pas ce qu'elle veut faire de sa vie. Sa première soirée de baby-sitting ne se passe pas exactement comme prévue : elle n'est pas, loin s'en faut, la personne idéale pour s'occuper d'un enfant, et surtout elle se fait poursuivre, blesser et percuter en rentrant chez elle. Elle se retrouve sauvée par un énigmatique trio de femmes étranges, qui pourraient être ses sosies.

Voilà le pitch de départ, qui ouvre une aventure au rythme efficace : de l'action, des personnalités franches, une langue contemporaine, un univers original.

Cléo est une héroïne badass, clairement. Une de celles qu'on adore : de la répartie, du courage, de l'humour, de la sensibilité aussi. Et les autres filles Jackson ne sont pas en reste. Ca se bastonne, ça réplique, ça s'échappe, ça poursuit. Et puis il y a la partie centrale du roman, plus posée, un poil longuette parfois. Mais comme dans quasi toutes les séries maintenant, il y a ces épisodes au milieu qui posent l'histoire, s'attardent sur un destin, un personnage, ou comme ici dressent toute une mythologie. Mythologie particulièrement fournie ici, bien construite et surprenante. Il y a un beau travail de l'auteur.

Et oui, série car c'est l'impression que j'ai eu. A la Orphan Black pour être précise (logique en même temps). Et cette impression est accentuée par le chapitrage, rythmé, calibré. Par les noms donnés aux chapitres, aux parties, un peu comme des épisodes ou des saisons. Par la construction : prologue qui titille, surprise du début, démarrage sur les chapeaux de roue, déroulé des épisodes, fin qui accélère le rythme. Et surtout en ce qui me concerne : la bande son. L'auteur a eu l'excellente idée de fournir la playlist de son roman. Un QRcode et la voilà sur votre plateforme préférée. Et au début de chaque chapitre, il vous dit quelles titres correspondent au chapitre, et ça fonctionne. du planant pour les moments de rêverie ou de confidence, du rock enlevé pour les courses poursuites, des morceaux chantés, des morceaux sans voix... Cette playlist m'a plongé totalement dans l'univers du roman. Une expérience presque immersive : les oreilles, les yeux, l'imagination, tout y était. Si en plus j'avais lu le générique de fin avant ma lecture (oui, parce qu'il y a un générique de fin) j'aurais visualisé carrément les acteurs et actrices qu'il cite (bon, j'ai du faire quelque recherches hein).

Un roman d'une efficacité redoutable. Et être efficace n'est pas un reproche ici, loin de là. Je voulais un livre qui m'emporte, m'entraîne à sa suite, et bien ce livre l'a fait avec brio pour ma part.

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Cleo Constanza, 19 ans, babysitter au tempérament de feu.

"Ryan. T'es moche comme ton père. Et tu sais qu'être moche à dix ans, c'est le pire crime qui soit."

Du moins, c'est ce qu'elle faisait avant de se faire poursuivre par un tueur à l'allure étrange.

"Sur le moment, ses yeux ne purent se détacher des lames qui brillaient dans la lumière des réverbères. La forme des armes était exotique : épaisses et courbées à l'extrémité"

C'est à ce moment-là que 3 femmes : une fillette de 10 ans, une femme dans la quarantaine et une vieille presque aveugle, arrivent pour essayer de la sauver.

"Toutes avaient la même couleur de peau. Toutes avaient la même chevelure. Toutes ressemblaient à s'y méprendre à Cléo."

Peut-on se jouer du destin et échapper impunément à la mort ? Peut-on revenir à la vie sans conséquence ?

🔹

J'ai passé un excellent moment.

Le texte est rythmé et le petit groupe est touchant. Cléo possède un tempérament de malade et une bonne force mentale. Par contre, elle me semble perdue pour pouvoir accepter de suivre 3 inconnues à des kilomètres.

Le côté traitant de la mythologie est très intéressant et immersif. Ce n'est pas trop mis en avant, ni pas assez pour autant. Mais un poil plus, ne m'aurait pas dérangé.

On pourrait croire que tout est rose, magique et palpitant, mais non. On découvre les bons et mauvais côtés de leur condition d'incarnation de divinités.

On y retrouve pas mal d'humour plutôt noir, sarcastique, décalé. Et sincèrement, j'adore ça.

Petit point grisonnant : le dernier tiers est je trouve un peu plus lent que le reste. Si l'histoire avait été bancale j'aurai décroché.

c'est un presque coup de coeur ♥

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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
La Première étoile, l'Originelle, la Première-née.
Parure d'orichalque, cape composée de plumes de paon au drapé satiné, diadème d'or étincelant, une bande bleue peinte sur le regard, la reine de ce nouveau monde érigea Son trône de sorte qu'Elle puisse à jamais contempler la matrice par laquelle Elle avait surgi en ce monde, le puits noir La séparant du Cosmos. Des siècles plus tard, pour ne pas oublier, Elle ferait décorer les murs à la feuille d'or pour raconter cette naissance divine.
(...) Peu après sa venue, une cohorte de Célestes, attirées par la vie naissante, se joignit à Son règne terrestre. (...) Dans le sillage de chacune s'élevait le souvenir de celles qu'elles avaient été, les étoiles fantomatiques de leurs origines cosmiques, fiertés au firmament de la Culvitada, l'île paradisiaque des divinités. (...)
Il y avait l'étoile de Zawara, dont la chute fut accompagnée d'un long hurlement strident. En surgissant de la roche incandescente, la divinité des Paroles, rageuse, dévoila l'imposante carrure d'un troll à la gueule gigantesque et un corps transpercé par des flèches et des lames enflammées. (...) Il y avait l'étoile d'Epakolypto, la divinité de la Chasse, dont la chute fut escortée par une myriade d'épées étincelantes et fantomatiques. En atterrissant, l'entité prit la forme d'un opinicus, majestueux griffon à l'œil acéré et à pattes de lion, portant une cape de plumes dont les épaulettes griffues étaient parcourues de branches d'arbres pointues comme autant de piques.
Il y avait l'étoile d'Agathofora, la divinité de la Nature, dont la chute se fit directement dans les eaux bouillonnantes alentour. En remontant à la surface, la créature dévoila une apparence de triton au visage squelettique, à la barbe faite d'algues bouclées et au corps de poisson tentaculaire. Une couronne de coraux lévitait au-dessus de son crâne constellé de coquillages colorés tandis qu'un plastron d'écailles d'argent couvrait son torse squameux.
Toutes se joignirent à la Première et bien d'autres suivirent, transformant le ciel en spectacle de flammes ardentes. La création du monde avait alors tout d'un tableau décadent dépeignant sa propre fin.
L'Age d'or fut témoin de la naissance de l'humanité, créée à l'image de la Première. Entourée des divinités, Elle leur présenta Sa Création. Des êtres humains, bébés homoncules, qu'Elle avait façonnés à Son image. Cet acte d'amour et de partage fut paradoxalement le déclencheur du drame à venir, la graine de la jalousie et de l'envie de ses consoeurs. Limitées, au contraire de la Première, les Célestes n'avaient pas la capacité de créer des créatures à leur image. Elles demandèrent donc à disposer des humains, au moins en partie, afin d'étendre leurs domaines respectifs et être révérées autrement que dans l'ombre de la Première. Voyant le désir expansionniste, belliqueux et insensé des divinités, Elle s'y opposa. Cette décision signa Sa fin.
Au sortir d'une réunion houleuse au sujet de la gestion des humains, la Première fut poussée dans le puits. Personne ne sut dire qui avait commis l'infamie et toutes condamnèrent ce qui tenait lieu de tout premier assassinat depuis le début du monde.
Cependant, toutes s'entendirent pour faire contre mauvaise fortune bon cœur, et, en leur nature de parentèle, se partager l'humanité, désormais dépourvue de génitrice. (...)
La Première surgit alors (...), elle grogna en se hissant pour s'extraire du trou noir (...) tandis que ses jambes finissaient de repousser. Plusieurs siècles s'étaient écoulés (...) Plusieurs siècles pour remonter ce tunnel ténébreux qu'on dit dépourvu de fond. (...) Pleine de morgue, furieuse, Elle fit appeler toutes les divinités. Elle déposa les membres de Son corps arrachés durant sa chute et exigeat qu'ils soient dépecés, équarris puis limés et forgés en tant qu'armes. Ce serait sa façon à Elle de se gausser de la vaine tentative de la tuer. Que ces lames en os servent de rappel, mais aussi de preuve qu'Elle ne se laisserait pas intimider.
Elle ne les redoutait pas. En revanche, désormais, elles allaient devoir apprendre à La craindre.
Ce fut la fin de l'Age d'or.
De retour sur Son trône, dans Sa grande mansuétude, la Première accorda à chacune des divinités le droit de disposer de servants et de gardes du corps. Certes, elles ne pouvaient pas enfanter, mais elles pourraient désormais "marquer" , apposer le symbole de leur essence, leur sigil sur une créature pour faire d'elle son enfant, l'adopter et lui conférer une partie d'Elle, une part d'immortalité, un fragment de Son être.
(...) Durant l' ge des trahisons, au moindre litige, dès qu'une Céleste devait s'acquitter d'une dette ou obtenir réparation, elle utilisait ses Marqués pour exécuter les servants des autres. Ainsi, les divinités pouvaient toujours nier la volonté de nuire à leurs semblables, ne pas être désignées responsables, tout en maintenant le statu quo.
C'est à cette période que la plupart des divinités mineures, celles qui avaient suivi la chute des premiers Célestes, disparurent (...)
Si l'Histoire ne gardera pas leurs noms, toutes se souviendront de l'exécution de Zawara, le troll à la langue bien pendue. La divinité cachottière avait conspiré, montant les unes contre les autres par quelques mots bien sentis, provoquant la disparition de plusieurs d'entre elles.
La Première, Se questionnant sur le rôle de la divinité des Paroles quant à sa tentative d'assassinat, décida d'une sentence analogue : on la jetterait dans le puits. Si elle en ressortait, elle serait lavée de tout soupçon. Si elle n'y parvenait pas, elle s'éclipserait avant de revenir à la vie, diminuée, sous une nouvelle forme et un nouveau nom.
Finalement, la divinité de la Nature refusa d'user des humains, estimant que seuls les animaux méritaient son sigil, et s'en alla sans demander grâce.
Les trois divinités majeures parties, un calme relatif régna alors sur l'île.
Du moins, c'est ce que crut la Première.
Le soir du départ d'Agathofora, la météo changea du tout au tout, dépourvue de divinité pour la contrôler.
Les nuages noirs s'amoncelèrent au-dessus de l'île, tel l'esprit maussade de la reine de l'île. La pluie tombait à l'horizontale, des éclairs déchiraient la nuit, électrocutant les mers bordant la Culvitada à la dérive.
Dans la salle du trône, la Première contemplait l'obscurité béante, la crevasse infinie dessinée par Sa chute, et rit d'un rire triste. Elle avait créé les humains, avait voulu les protéger et les Célestes, au lieu de prendre de la hauteur, s'étaient entretuées pour les dominer.
Amère et déçue, Elle ne perçut pas sur l'instant le pique, le chaud baiser qui perçait Son dos jusqu'à atteindre Son cœur. Ce n'est que lorsqu'Elle se leva et qu'Elle sentit l'ichor s'écoulant de Sa poitrine trouée qu'Elle se rendit compte de la situation.
Elle avait été poignardée alors qu'Elle s'était perdue dans Ses pensées.
La Première voulut retirer l'objet de Son dos, mais le poignard était inatteignable. Elle chercha du regard son meurtrier, mais ne trouva rien d'autre qu'une salle du trône déserte.
Elle tituba, se débattant pour tenter d'attraper l'arme, en vain. Elle aperçut le râtelier royal vide et remarqua l'absence de Son arme fétiche.
Elle tomba à genoux sur le sol humide, haletant, perplexe et rageuse, ne parvenant pas à extraire l'objet mortel, ni même à Se régénérer.
Son visage s'écrasa sur les dalles glacées à moins d'un mètre de l'ouverture où Elle était apparue.
Elle entendit les pas de l'assassin dissimulé dans les ombres, mais n'avait plus la force de tourner la tête. Elle chercha du regard l'adversaire dans le reflet d'une flaque d'eau.
Lorsqu'Elle le distingua enfin, Ses yeux s'étaient fermés. Elle était morte et vivante à la fois, prisonnière d'un entre-deux d'où jamais plus Elle ne reviendrait. pg 365
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Quelqu'un toussa à ses côtés.
Cleo hurla en se déportant. Sa voix était cassée par la déshydratation et le fait d'avoir crié à pleins poumons quelques heures plustôt.
Face à elle se tenait un loup à la fourrure rouge orangé, si grand qu'il lui arrivait à la poitrine.
_ Putain !
_ Les insultes après la tentative de meurtre contre un frère arbre ? questionna l'animal sur un ton glacial.
_ Tu, vous, parler ? balbutia Cleo.
_ Je sais aussi conjuguer. Mieux que Votre Majesté visiblement, si vous me permettez la remarque, évidemment.
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Le père vérifia le chargeur de l'arme récupérée et rejoignit les survivantes, tendues, qui toutes visaient les fenêtres du bâtiment.
_ On se répartit nos adversaires de quelle façon ? questionna Dulce en faisant craquer ses articulations.
_ J'me fais celui avec la sale gueule, expliqua Marlo.
_ Lequel ? demanda Safia.
_ Tous !
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_ Comprends bien que nos naissances ont mis fin à des mariages et à des relations, résuma Iris. Si lesdeux parents ont une teinte de peau qui ne correspond pas à celle de l'enfant, c'es rarement un début de vie sereine. Tu as eu de la chance que ta naissance ne questionne pas ta parentalité.
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- Je n’existe pas pour te servir ou plaire aux gens. J’essaie de faire ce dont j’ai envie sans trop emmerder le monde. Bon, parfois, c’est vrai, mon envie c’est d’emmerder le monde, j’avoue. Y a pas de petit plaisir…
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