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Critique de rotko


rotko
  30 avril 2021
Au départ un attentat, à la fin un règlement de comptes .
Hope, ainsi décrite dès la première page , « Une jeune femme. Trop belle pour apparaître si près de nous un jour comme celui-ci ; Les cheveux courts, couleur de l'ébène, et les yeux d'un vert rare, entre l'émeraude irlandais et la forêt norvégienne qui fait sangloter les garçons timides tard dans la nuit ; Elle a de longues jambes fines, une chute de reins ayant déjà causé quelques accidents de voiture, et de petits seins d'une rondeur parfaite;[ Elle est vêtue d'un jean bleu, d'un pull gris et d'un foulard blanc. Ses pieds d'ancienne ballerine etc. »
Hope donc, sert de fil principal à une intrigue démultipliée : Cinq personnages, mais aussi ceux qu'ils rencontrent, deviennent les fils croisés d'une intrigue qui tient de la structure mathématique, fondée sur la symétrie et la disparité.
Personnages mondiaux par leurs ascendances, il apparaissent dans une suite de clips qui fera défiler des sites touristiques : on les retrouve en tous pays dans des bars, des musées, des églises, ils utilisent tous les moyens de transports (bateaux, avions, montgolfières ) ; parcourent les villes et le désert, appartiennent à tous les continents : Ce sont les figurants de la mondialisation. le parallélisme de scènes miroirs, sert l'expression du désir érotique et des expériences vite faites. Les dialogues par contre m'ont paru peu vraisemblables.
Les nombreux clips (170 chapitres/clips sur 250 pages), très visuels, relèvent du monde de la publicité, on connaît les objets des personnages, la marque de leurs cigarettes, et la couleur des Portables (Sony). La majorité des clips fait intervenir un acte érotique et une référence culturelle on brasse les âges, homos et hétéros, et dans chaque clip on entend une chanson moderne, un poème ancien, un artiste connu pour ses expositions ou ses performances, un film à succès.
Plus qu' à Lelouch (encore que..) j'ai pensé au film «le premier jour du reste de ta vie » de Remy Bezançon, mais on pourrait en citer d'autres.
Comment dans cette multitude garder la tête froide ? Par huit fois l'occurrence du mot « vertige » vient justifier le titre. Les figures de style sont très présentes de l'anaphore au Zeugma, via « notre jeune gynécologue » ou « le jeune poète ». "le train s'arrête. L'hiver arrive" . Style rapide, phrases courtes sans subordonnées, rythme de TGV.
On comprendra qu'une lecture en fauteuil donne le tournis -ou le vertige (!), mais puisque le texte mentionne toutes les formes d'expression artistique, dont les chorégraphies, une mise en scène avec lecture publique (et texte allégé) permettrait de toucher le public. Merci à l'édition Faubourg Marigny qui m'a permis de connaître, via Babelio, cette tentative littéraire nouvelle pour moi.
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