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EAN : 9782203334427
109 pages
Éditeur : Casterman (04/05/1993)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 41 notes)
Résumé :
1985, Ambre, journaliste photographe, rentre mutilée d'Afghanistan. Les troubles mentaux de son enfance réapparaissent. Patrick, le voisin exploitant de parc à gibier se frotte à notre héroïne et nous assistons à la confrontation de deux folies.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
tchouk-tchouk-nougat
  18 janvier 2018
Ambre est photographe de guerre mais une grave blessure en Afghanistan va l'obliger à rentrer en France. Elle a perdu un oeil, mais dans son village natal des Ardennes elle retrouve les brides de son enfance. Son équilibre mental vacille.
Une ambiance très particulière que cette BD en noir et blanc datant de 1988. L'histoire est centrée sur un personnage féminin à la fois fort et fragile. On comprend assez vite qu'elle est atteinte d'une schizophrénie, que sa blessure en a réouverte d'autres plus anciennes. J'aime assez le fait qu'on soit dans sa peau, qu'on vive avec elle ses hallucinations et qu'on perçoive sa façon de voir le monde. Autour d'elle, les hommes de son village n'accepte pas cette différence et l'hostilité grandit.
L'ambiance est à la fois poétique et à la fois très noir et violent.
le dessin est du noir et blanc. le trait est fin, tout en ombre très marquée. J'ai aimé le rendu assez incroyable de la nature en particulier de la forêt sous la neige.
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alouett
  09 octobre 2014
Septembre 1985.
Ambre rentre chez elle après avoir arpenté le globe en tant que photographe de guerre. Blessée à l'oeil pendant son dernier reportage en Afghanistan, elle doit quitter le métier.
Cette retraite prématurée la conduit donc à revenir dans la maison familiale, un havre de paix perdu au milieu de nulle part. Là, dans les Ardennes, elle s'apaise et retrouve le calme de son enfance.
Les voix qu'elle entend, les hallucinations visuelles dont elle est l'objet sont autant de faits étranges qui ne semblent pas l'inquiéter le moins du monde.
-
Ce personnage d'Ambre s'inscrit dans la lignée des femmes au caractère bien trempé que Comès construit. A l'instar d'Eva ou de la sorcière de Silence, l'auteur a témoigné tout au long de sa carrière de l'attrait qu'il pouvait avoir pour ce genre de femmes. Il parvient à transmettre son étrange fascination au lecteur. On tente de trouver une place dans les univers inquiétants auxquels il donne corps. Ses jeux d'ombre et de lumière servent à merveille un propos assez froid. Pourtant, je ne suis pas grande amatrice de ce dernier. L'emploi excessif de points d'exclamation a tendance, à la longue, à m'exaspérer et me donne l'impression que le jeu des échanges est poussé à l'extrême, comme théâtralisé. Les personnages perdent parfois en crédibilité, il m'est difficile de matérialiser leur timbre de voix pour cette raison. Cela affecte le plaisir ressenti pendant la lecture. Point de vue totalement personnel et subjectif au demeurant.
Chaque album de Comès a sa particularité pourtant, une fois n'est pas coutume, les similitudes avec La maison où rêve les arbres m'a déçue bien que cet album-ci m'ait plu davantage. J'y ai retrouvé une finesse dans la façon de traiter la souffrance psychique et l'abnégation de sa folie. Là, dans sa solitude, le personnage principal se confronte à ses fantômes, certains seront plus concrets que d'autres.
L'ambiance graphique quant à elle est plus saisissante. Les nombreux passages muets qui jalonnent l'album incitent le lecteur à s'immiscer dans l'huis-clos, à observer les événements via de multiples angles de vue. le dessin de Didier Comès est une nouvelle fois vecteur de sons et de ressentis divers : angoisse, inquiétude, chaleur… on sent que l'auteur maîtrise totalement son sujet ainsi que le décor qu'il y associe. le fait est que les Ardennes est une région qu'il connaît bien. Comme dans une bonne partie des ouvrages qui ont précédé L'arbre-coeur, Comès reproduit ici ses paysages de prédilection. Silence (1980), La Belette (1983), Eva (1985) faisaient déjà évoluer des personnages fictifs sur ce même décor désertique, dépeignant une campagne rude où les rapports humains sont presque dénués de toute convivialité. Les albums ultérieurs de Comès continueront à s'articuler autour de ce point d'ancrage (La maison où rêvent les arbres, Dix de Der…). de même, l'artiste se plaît à inventer des huis-clos et à malaxer sournoisement la tension qui en découle. Faits inexpliqués, rapports atypiques de l'homme avec la nature, retournements de situation inattendus, présence de personnalités aussi austères que mystérieuses…
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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jovidalens
  05 avril 2013
Contrairement à ce que promet la couverture, cette BD est d'un noir si profond, si sombre, que le blanc en devient éclatant, presque blessant tellement il éblouit.
L'histoire peut être résumée simplement : une jeune femme reporter photographe de guerre, revient dans sa maison d'enfance suite à la blessure qui l'a mutilée. Elle sera la victime d'un réglement de compte d'un macho ennivré de sa supposée virilité.
Sauf que...cette jeune photographe expérimentée, au cours d'une attaque en Afghanistan, reçoit une balle dans l'oeil droit. Elle revient dans son village des Ardennes, dans sa maison d'enfance vide. Enfin, pas si vide que ça : cette maison est peuplée d'êtres étranges et dès son arrivée, elle va saluer l'arbre-coeur, celui dont sa mère lui a raconté la belle histoire d'un chevalier transformé en arbre.
Dès son arrivée, un ancient amant viendra la solliciter, elle verra son territoire envahit par des drôles de soldats, ceux qui jouent à la guerre.
Enfant elle s'était réfugiée dans un monde imaginaire pour se protéger et pour le protéger elle avait tué. de même, à l'âge adulte le même scénario se joue de nouveau.
Là encore l'auteur construit une histoire en huit chapitres, située dans un village ardennais, où la différence est un handicap insurmontable pour celles et ceux qui en sont victimes.
Pour affronter le monde, comme pour un photographe, il faut ses deux yeux pour accomoder, estimer et prendre de la distance.
Elle perd son oeil droit et sa vue est deséqulibrée, mais aussi le decryptage de la réalité qui l'entoure.
Elle ne voit plus que son monde intérieur. Ce monde où elle se sent en sécurité.
Enfant, elle l'avait construit et s'y était réfugiée pour faire face à sa douleur.En l'incitant à grandir et à rejeter ce monde de phantasmes son père avait provoqué le drame.
Adulte agressée dans ce lieu et professionnelle aguerrie, elle utilisera les forces animales pour le défendre et mieux y replonger.
Quand la différence est associée à la solitude il ne resterait que l'enfermement.
Sombre dénouement mais brillant récit.
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zazimuth
  12 janvier 2017
J'ai dévoré les albums de Comès lorsque j'étais étudiante, happée par la puissance du dessin en noir et blanc mais aussi par les thématiques récurrentes de la différence, la marginalité, l'exclusion, la violence... de l'humanité.
Un auteur incontournable pour moi.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
manU17manU17   07 septembre 2015
- Les règles qui régissent cette société ne s'accordent pas avec avec une vision des choses autre que celle admise... La différence est toujours source de rejet !
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manU17manU17   12 septembre 2015
Au fond, les souvenirs ne sont que les cendres de la vie !
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jovidalensjovidalens   05 avril 2013
Les règles qui régissent cette société ne s'accordent pas avec une vision des choses autre que celle admise....La différence est toujours source de rejet.
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jovidalensjovidalens   05 avril 2013
...Car nul ne peut prétendre emprisonner nos rêves !
Commenter  J’apprécie          50

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