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EAN : 9782823802719
160 pages
Éditeur : 12-21 (22/11/2012)
3.85/5   107 notes
Résumé :
Vous y croyez vraiment, aux histoires de truand distingué ? C'est une jolie maison en pierres, au bout d'un chemin, à Etretat. A l'époque, juste après sa plus belle prise, Paul Serinen y avait rangé son revolver et fait construire une véranda. Là-haut, par une petite fenêtre ronde, on distingue même un bout de la mer. Les propriétaires qui l'ont suivi, Alice et Matthieu, étaient eux aussi tombés sous le charme, c'était devenu leur nid d'amour. Mais on n'habite pas l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
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gruz
  21 juillet 2013
Hervé Commère fait mentir l'adage. Avec lui « plus c'est court, plus c'est bon ». 158 petites pages (au format poche) et 158 bonnes raisons de s'enfiler cette lecture d'une traite.
Ce récit est un minutieux travail d'horloger, Commère maîtrise les techniques et les outils en parfait artisan du roman noir qu'il est.
Un travail de précision, chaque pièce à sa place, chaque rouage parfaitement huilé, chaque engrenage donnant une dimension supplémentaire au récit.
L'auteur prend comme base une histoire somme toute assez banale, il la brique, la lustre et la fait briller grâce à sa construction et son écriture pleines de finesse et de concision.
Le récit alterne les temps, tic tac, présent, retour vers le passé et prolongement d'une histoire qui n'est jamais vraiment terminée.
Au début, on croit savoir où on va, on suit le rythme de la trotteuse jusqu'à ce que ledit rythme perde la boussole.
Après, comme Commère sait si bien nous l'imposer, on navigue à vue, brouillard total et on tente de se raccrocher à ses certitudes. Quelle blague ! Ce roman c'est 158 pages d'incertitudes avec juste la certitude que nos instruments de navigation s'affoleront.
Un beau boulot d'orfèvre vous dis-je, pas la peine de chercher midi à 14 heures.
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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koalas
  10 octobre 2015

Paul Serinen est un escroc de haut vol qui ne laisse jamais de traces visibles de son passage dans ses arnaques génialement montées. La dernière pièce maîtresse qu'il ait savamment subtilisée est le Magnolia, le plus gros diamant du monde. Rien que cela ! Suivre l'énergumène dans ses exploits n'est pas une mince affaire. Il a de la ressource surtout qu'il connaît sur le bout des doigts le nom des stations de métro ! Ceci dit, un petit arrêt sous la véranda de sa Sauvagère d'Etretat s'impose pour faire plus ample connaissance avec notre héros et avec ses nouveaux jeunes propriétaires..
Hervé Commère nous laisse le soin de rassembler les pièces de son puzzle, de jongler avec les dates, de suivre les différents narrateurs et personnages et de découvrir entre les lignes, les indices et les non-dit.
La structure est innovante et tient en équilibre sur deux parties fines et un mince épilogue vraiment bluffant. J'en reste comme deux ronds de flancs les bras ballants.
Quant aux personnages qui se croisent, ils ont fière allure : un Arsène Lupin un peu copié mais pas collé, un clan de riches flamands dupés pas très roses et furibards, un petit curieux qui se fait prendre dans les filets, un vieux briscard vicelard qui ne mord pas à l'hameçon, sans oublier les cendres du malheureux locataire de l'urne funéraire.
J'attraperai ta mort est le premier coup de maître d'Hervé Commère qui depuis a tracé son sillon avec Les Ronds dans l'eau et affuté sa plume avec le Deuxième homme et Imagine le reste.
Pas d'effusion d'hémoglobine mais du sang d'encre bien noir pour ce petit polar manipulateur de 150 pages.
Un parcours sans fautes pour cet auteur inventif et inclassable.
Come here ! faut le lire
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LabiblideVal
  03 novembre 2018
J'ai découvert Hervé Commère avec son dernier roman, « Sauf », qui avait été pour moi un coup de coeur. L'intrigue, les personnages, l'écriture ; tout m'avait énormément plu. J'ai eu donc envie de découvrir les autres thrillers de cet auteur et sa venue au salon du polar de l'Isle-sur-Tarn a été pour moi l'occasion de discuter avec lui et de repartir avec son premier roman « J'attraperai ta mort ».
Si j'y ai retrouvé la précision du détail que j'avais tant appréciée dans « Sauf », j'ai trouvé que ce livre était vraiment moins bien agencé. Les allers-retours dans le temps m'ont un peu perdue. le personnage de Paul Serinen m'a paru insuffisamment développé ; je n'en ai eu qu'une vague idée. L'intrigue, en elle-même, est pourtant des plus intéressante : un homme un peu passe-partout parvient à réaliser des braquages d'exception : sacs en croco Louis Vuitton, violons de grands maîtres luthiers, et jusqu'au plus gros diamant du monde. Hervé Commère va narrer ces « coups de maître » puis le destin du braqueur ainsi que celui du diamant, caché habillement sous la véranda de Paul Serinen.
Au final, j'ai aimé le style encore balbutiant d'Hervé Commère même si je reste un peu « tiède » après avoir terminé cette lecture, et je vais poursuivre ma découverte des livres de cet auteur.
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meeva
  06 mars 2019
J'ai bien l'impression qu'il s'agit là du premier roman, publié du moins, d'Hervé Commère. Et… c'est une petite déception je dois dire. Il aurait fallu commencer par celui-là certainement. Sûre que l'écriture s'est améliorée ensuite, alors je subis un petit retour en arrière sur la qualité stylistique je crois.
Les livres d'Hervé Commère me donnent l'impression de se caractériser par des histoires très construites. Ici, on commence avec Paul Serinen qui nous raconte lui-même son histoire. Quelques allers-retours dans le temps compliquent un peu la chose sans que j'ai trouvé de réel intérêt à ce procédé, mais j'ai peut-être raté là quelque chose. La parole sera transmise à d'autres personnages, narrateurs à leur tour, venant augmenter le récit d'autres voix.
Cent cinquante pages environ, vite lues, qui ne laisseront pas un souvenir impérissable mais qui présagent de bonnes choses pour la suite. Et pour avoir déjà lu Des ronds dans l'eau et Imagine le reste, je sais qu'en effet ceux-ci sont meilleurs et valent vraiment la peine d'être lu.
C'est chouette car j'ai deux autres romans d'Hervé Commère qui m'attendent…
Au suivant !

Lien : https://chargedame.wordpress..
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idevrieze
  23 novembre 2012
Un petit thriller français bien sympathique.
J'avais envie depuis quelques temps de revenir à mes tous premiers amours de vacance : les thriller et les policiers. En regardant un petit peu partout, j'aperçois ce petit livre au titre énigmatique : J'attraperai ta mort. Ni une ni deux, il se retrouve dans mes petites mains avides. Je m'aperçois qu'en plus l'auteur est français (oui j'aime beaucoup les auteurs français, même si cela ne se voit pas forcément sur ce blog. Mais j'ai commencé mes lectures avec le français et je trouve que l'on peut me se fier aux mots, n'ayant pas la barrière de la langue).
Ainsi, par une froide et pluvieuse soirées chez votre Koko, j'entame ce petit thriller, qui n'était pas du tout prévu pour le coup. Et... Je l'ai englouti. J'ai été sous le charme de ce style simple, délicat et direct d'Hervé Commère (et je pense que sa bibliographie va y passer l'année prochaine si j'arrive à dévorer ma PAL). Cette histoire d'Arsène Lupin des temps modernes était juste ce qu'il me fallait pour me réconcilier avec ce genre-là. Je conseille d'ailleurs ce livre pour ceux qui ont une petite panne livresque, car vous aurez une lecture facile et envoûtante à la fois.

Un roman en deux parties.
Et oui, on commence tout d'abord par l'histoire du bandit qui a réussi à imiter quelque peu Arsène Lupin. il arrive en effet à dérober un bijou involable et surtout à le garder et à ne pas se faire prendre. Il nous explique (mais pas encore totalement) comment il organise ses vols, comment il refourgue sa marchandise et surtout comment il a pu s'acheter une belle maison et vivre la vie dont il a toujours rêvé... Un jour, il meurt (devinez si c'est naturel ou pas en le lisant bande de canailles !) et une personne achète sa maison. Mais il se passe des choses bizarres et s'ensuit alors une enquête sur ce qui s'est passé.
Cette séparation en deux parties est juste la petite pointe d'originalité qu'il me fallait. Et cela a donné une sorte de second souffle au roman ! J'ai adoré tenter de savoir comment ces diamantaires ont tenté de retrouver notre voleur. Comment le nouveau propriétaire allait se retrouver bien malgré lui dans la situation que ce voleur aurait dû avoir. Quand on achète une maison, on acquiert aussi son passé ! Et bien voilà, on y est et c'est ce qui fait que ce roman marche si bien. de plus, on sent qu'Hervé Commère a une réelle affection pour son petit escroc, ce qui le rend encore bien plus attachant.
En bref : il est petit, il est mignon, il est intriguant et il doit être lu ^^
Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   06 mars 2020
Je me suis allumé une cigarette. On filait à cent dix, on avait déjà traversé la Belgique sans un contrôle. Et puis avant qu’on s’inquiète de son retard en Alsace, je serais déjà libre et plein aux as.
« Tu mourras jeune », il a répété.
Il parlait tout doucement, ça avait l’air de lui faire de la peine.
« Je t’ai pas bien vu, tu sais. Je crois que je pourrais même pas te reconnaître. Mais j’ai vu que tu étais pas vieux. »
Je n’ai rien répondu. J’étais concentré. Je fixais la route et l’horloge.
« Tu m’emmènes où ? »
J’ai soufflé la fumée sur le pare-brise.
« Tu peux me le dire, de toute façon je le saurai en sortant du camion.
— Sauf si je te tue », j’ai lâché.
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collectifpolarcollectifpolar   06 mars 2020
Depuis trois semaines je n’avais vécu que pour ce coup-là. Ça avait nécessité une petite préparation. D’abord, tous les matins, voler une voiture sur Paris. Ni trop belle ni trop vieille et, surtout, sans GPS. Ne laisser aucune empreinte à l’intérieur. Conduire avec des gants vers le Mont-Saint-Michel. Et puis se poster dans un coin tous les soirs à dix-huit heures et surveiller les allées et venues. Attendre. Parfois, rien. Alors retour sur Paris, laisser la voiture quelque part et aller dormir. Le lendemain, il fallait que j’en vole une autre. Le temps que le propriétaire s’en rende compte, appelle la fourrière, prévienne la police, qui de toute façon ne chercherait pas à la retrouver, je pouvais déjà avoir fait le plus gros du chemin.
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collectifpolarcollectifpolar   06 mars 2020
Il n’a pas essayé de noyer le poisson. Depuis le début il croyait m’impressionner et ça lui plaisait. Il a tout déballé en soupirant. D’où il venait, où il allait, ce qu’il transportait, tout. Je l’ai regardé en feignant l’admiration.
« Vous ne pouvez pas m’en vendre un, en douce ? j’ai avancé. Pour ma femme ? »
Il m’a toisé comme un gamin, un peu énervé, il a dit que tout était compté minutieusement.
« C’est pas des salades ou des tomates, il a soufflé. Faut réfléchir, un peu. »
Je fais que ça, mon pote.
J’ai insisté pour payer le café. Nous l’avons pris debout devant la machine. Il faisait au moins une tête de plus que moi, un vrai colosse, ça tombait bien, ça le rendait encore plus sûr de lui.
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collectifpolarcollectifpolar   06 mars 2020
Il devait avoir l’âge de mon père, pas loin de la retraite sans doute. Je le tenais ligoté au pied du siège passager depuis plus de trois heures, depuis le parking de la station-service où il avait pris sa pause. Au moment où il remontait à bord, je lui avais mis mon revolver sur le front. Il avait aussitôt levé les bras en reculant, je l’avais fait grimper et je lui avais lié les chevilles aux poignets. Depuis, on roulait vers le nord. Dans à peine une heure je serais dans une chambre d’hôtel en train de compter mes billets.
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MadCGMadCG   28 mai 2013
J'ai tutoyé les anges et je me pisse dessus.
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Videos de Hervé Commère (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hervé Commère
http://www.festival-sans-nom.fr/ https://www.facebook.com/LeFestivalSansNom/
6e Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse. Témoignage des auteurs : Franck Thilliez parrain de l'édition 2018 du Festival, Michel Bussi invité d'honneur 2018, Maxime Gillio, Hervé Commère lauréat du prix littéraire du journal L'Alsace, Niko Tackian, Jean-Bernard Pouy, Mathieu Menegaux, Ian Manook, Roger Jon Ellory, René Manzor, Michaël Mention lauréat du Grand Prix du Festival Sans Nom, Benoît Philippon, Danielle Thiéry, Nicolas Beuglet, Barbara Abel
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