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ISBN : 2265117765
Éditeur : Fleuve Editions (08/03/2018)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 105 notes)
Résumé :
L'année de ses six ans, à l'été 1976, Mat a perdu ses parents dans l'incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n'a survécu aux flammes, pas le moindre objet.

Mat est aujourd'hui propriétaire d'un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  26 avril 2018
Mat s'en est bien sorti.
Pour un gars dont les parents ont été retrouvé carbo pour cause de minuteur défectueux, alors qu'il n'avait que six jeunes printemps, le bilan apparaît, aujourd'hui, finalement positif.
Heureux proprio d'une brocante.
Heureux en ménage.
Heureux en chevauchant sa Triumph.
Ça fait beaucoup de bonheur au compteur, n'est-il pas ?
C'est également ce que s'est dit Hervé Commère en décidant d'y mettre le hola.
L'apparition d'un vieil album photo censé avoir brulé itou avec le manoir et son incommensurable populace de deux malheureuses âmes aura suffi à bouleverser ce fragile équilibre.
-Dis, tu veux jouer au j'aime/j'aime pas ?
- Non !
-Super ! Je t'écoute !
- Huumpf...
Bien aimé les personnages, surtout les deux employés de cette brocante aux profils totalement contraires mais parfaitement complémentaires. Mylène et Gary, spéciale cacedédi les aminches !
J'ai adoré bourlinguer pour pas cher. Commère Tour vous embarque pour un long périple dépaysant et ça, j'adhère.
J'ai également apprécié le gabarit du bestiau. Court, ramassé, idéal en cas de petite fringale et pas le temps de rester sur l'estomac en cas de digestion délicate.
- Super ! Vas-y, donne tout ce que t'as pas!!
- ?!?!!!?
- Sinon, quelques réticences à faire valoir, possiblement, de manière hypothétique en conjecturant laconiquement ?
- Si fait.
Outre l'attitude de certains protagonistes, proches de l'ami Mat, qui m'a semblé proprement inconcevable, j'ai trouvé à ce récit les qualités de ses défauts.
L'histoire est une boule d'énergie qui s'auto-alimente sans cesse. Un mix de Taz et de Gargantua qui, je trouve, fait dans la surenchère en proposant un cliffhanger systématique de fin de chapitre histoire de relancer une trame déjà survitaminée.
Y a des fois, j'aime bien quand ça bouge, pis y a des fois, j'aime bien souffler.
Ici, point de répit mais la volonté affichée d'en remettre une couche encore et encore. Le mille feuilles à haute dose, perso, ça me gave.
Là, je donne l'impression d'avoir passé un sale moment, alors que nenni !
Malgré ce sentiment de course au rebondissement absolue, j'ai, paradoxalement, été happé par cette quête de vérité au point de me dire que ce diable de Commère avait finalement réussi son parii-ii, métamorphosant les heures en minutes, signe d'un plaisir certain à défaut d'être total.
L'honneur est donc sauf.
Merci à Babelio et aux éditions Fleuve pour cette préposition somme toute agréable.
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belette2911
  16 avril 2018
Mais il est fou, dis ! Dingue ! (comme le disait Jacquouille). Oui, il est dingue, cet auteur, moi je te le dis !
Hervé Commère m'avait déjà époustouflé avec « Ce qu'il nous faut c'est un mort » et là, il m'a décoiffé.
Pire, je pourrais même dire qu'il m'a troué le c** mais je ne voudrais pas qu'il ait des problèmes et qu'on l'accuse d'abus textuel sur la pauvre lectrice que je suis.
Oui, ce roman est un truc de ouf (pour parler djeuns), tout en étant réaliste. C'est court, c'est intense, sans que l'auteur ait bradé la qualité de son histoire, de ses personnages ou de son écriture.
Au départ, tu te poses moult questions sur le pourquoi du comment un album photo, censé avoir brûlé avec le manoir, se retrouve dans les mains de Mathieu, propriétaire d'un dépôt-vente et, accessoirement, fils de ses parents qui sont mort dans l'incendie dudit manoir. Tu m'suis ?
Il y a du mystère, qui, tel un brouillard léger, entoure cet album photo. Ensuite, le brouillard s'épaissi, tout comme le mystère et les questions affluent dans ta tête, sans que tu puisses trouver la solution de l'affaire. Je pensais l'avoir trouvé et je me suis plantée. Et royalement !
Avançant à vitesse élevée dans ta lecture, malgré la purée de pois, tu la vois se lever vers la moitié du roman et là, tu as la trouille : si l'auteur nous raconte tout, qu'est-ce qu'on va faire le reste du roman ? Se gratter les cou…des ??
Si le brouillard s'est levé en partie, l'auteur sort ensuite le canon à smog et t'enfumes un peu plus, te faisant tourner en bourrique au niveau cérébral car tu cherches le fin mot de l'histoire, mais aucun des scénarios échafaudés dans ta tête ne sera plausible.
D'ailleurs, la tête, je me la suis prise, éliminant l'impossible pour que, ce qui me reste, si improbable soit-il, devienne nécessairement la vérité. Et je me suis plantée…
Punaise, quel roman ! Je suis essoufflée par l'enquête menée par Mathieu et sa femme, Anna, aidé tout deux par les employés de Mathieu : Gary, le gitan (♫ que tu ne connais pas ♪) et la vendeuse, Mylène (pas Farmer).
Du rythme, du mystère, du suspense, de l'action, des personnages intéressants, sympathiques, avec leur part d'ombre, une enquête qui ne sera pas pépère, sorte de chasse à la vérité, une chasse au présent pour éclairer le passé et ce qui est arrivé dans ce putain de manoir, la nuit 6 au 7 août 1976.
Un truc de fou, je vous le dis ! Et comme le disait si bien Jeanne D'Arc alors que les flammes dansaient autour d'elle « Vous ne m'avez pas crue, et bien, vous m'aurez cuite ».
Faites fumer vos méninges sur ce roman de fou et, comme moi, perdez le sens du temps, oubliez ses heures (Qui tuaient parfois À coups de pourquoi ♫), oubliez de manger, de boire et lancez-vous comme un affamé sur ce roman qui vous enfumera plus que si vous étiez une noix de jambon dans un fumoir.
Son précédent roman avait placé la barre très haute au niveau émotions et profondeur.
Celui-ci ne le dépassera pas, ne l'égalera pas, mais ce n'est pas grave car les histoires ne sont pas les mêmes. En tout cas, il le talonne de près.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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gruz
  08 mars 2018
« C'est une histoire de dingue ! », me suis-je dis, je ne sais combien de fois, durant la lecture du nouveau roman de Hervé Commère, Sauf.
L'auteur l'avait déjà démontré par le passé, il confirme à nouveau sa maîtrise exceptionnelle. Sauf, ou le chaînon manquant entre le Commère de l'époque le deuxième homme et celui de ses deux précédents livres. Un virage, sans en être vraiment un. Une intrigue développée avec une telle virtuosité et avec une si belle humanité, qu'il y a de quoi rester sans voix.
Imaginez une histoire qui n'entre pas habituellement dans les conventions du thriller, mais racontée avec tous les ingrédients qui font les (très) bons thrillers. Chapitres courts, surprises ahurissantes à la fin de presque chacun d'entre eux… le genre de bouquin impossible à reposer. A chaque page, vous vous dites qu'il est tout bonnement impossible de ne pas poursuivre la lecture, quitte à ne pas manger ni à prendre le temps pour vos besoins physiologiques essentiels.
Ou plutôt si… Je ne sais combien de fois j'ai reposé le livre sur mes genoux, les yeux dans le vague, en murmurant en boucle « c'est un truc de dingue, c'est un truc de dingue… ».
Le récit que nous offre Hervé Commère est à la fois fou et réfléchi dans ses plus infimes détails. Un puzzle aux multiples pièces, ramassé sur 270 pages, qu'il assemble avec maestria devant nos yeux ébahis. En découle un sentiment d'urgence tout du long, les mots de l'écrivain devenant totalement ensorcelants. Quelle imagination ! Quelle singularité ! Quelle incroyable capacité à rendre limpide une intrigue complexe.
Qu'ils sont rares les romans noirs aux rouages aussi parfaitement huilés, à la précision aussi minutieuse, et qui pourtant font autant vibrer le coeur et l'âme. le palpitant qui s'emballe et les émotions qui affleurent. Des phrases courtes, paradoxalement bourrées d'émotions. Une empathie de tous les instants grâce à une écriture personnelle facilement reconnaissable.
Sauf n'est pas qu'un roman noir. C'est aussi une histoire d'amourS ; amour beau ou dévoyé ; comme sait si bien en parler cet auteur unique. Un récit qui fait vibrer chaque fibre de votre être ; coeur, tripes, cortex cérébral…
Sauf est un roman qu'on n'oublie pas. J'en ai été remué, j'en ai eu des noeuds dans le ventre, ce qui m'arrive de plus en plus rarement à force de lire autant. Preuve qu'Hervé Commère est un auteur à part.
Ce qu'il vous faut, c'est un Commère. Laissez-vous porter, il imagine le reste.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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SZRAMOWO
  05 février 2018
D'Hervé Commere, je n'ai lu que « Ce qu'il nous faut c'est un mort », et j'avais beaucoup aimé. Son dernier roman intitulé Sauf, se montre à la hauteur.
En quelques chapitres à l'écriture serrée et incisive et moins de cinquante pages lues avec fébrilité, il nous plonge au coeur d'une énigme surgie du passé qui s'est invitée sans prévenir dans la vie de Mathieu, un brocanteur de Montreuil vivant avec Anna une prof d'anglais divorcée et mère d'une adolescente Laurie avec les quels il vit sur l'île Sainte-Catherine sur la Marne à Créteil dans une maison qu'il a entièrement retapée.
Ce n'est pas la première fois que le malheur s'invite ainsi, à la façon d'un butor, dans la vie de Mathieu. En 1976, alors qu'il n'a que 6 ans, en séjour dans une colonie de vacances de Haute-Savoie, sa tante lui annonce la mort de ses parents dans le mystérieux incendie de leur « manoir sur la pointe de Lochrist, à Kerloch. », en Bretagne, une «(…) bâtisse (…) presque au bord du vide, avec la mer déchaînée en bas », le 6 août 1976.
Quelqu'un, mais qui, semble vouloir rejouer pour lui la tragédie qu'ont vécu ses parents et des suites de laquelle il est sorti indemne grâce à son oncle et sa tante qui l'ont élevé.
Mathieu est confronté au passé de ses parents qu'il n'a pratiquement pas connus. Il y fera face avec Anna, sa compagne, Gary, un gitan d'un mètre soixante et Mylène, une bourgeoise parisienne, ses employés du dépôt-ventes de Montreuil.
Passé l'âge de vingt ans, Mathieu avait tourné la page et renoncé à rechercher les coupables de l'incendie qui couta la vie à ses parents. 42 ans après, il se trouve, à son corps défendant, une nouvelle fois confronté à cette question. Et cette fois-ci il ne pourra pas tourner la page, car ce n'est pas lui qui tient le livre.
L'inspecteur Dagan, chargé d'élucider le casse de son entrepôt et l'incendie de sa maison de Sainte-Catherine lui laisse peu d'espoir. L'enquête de police sera bientôt close. Et Mathieu confesse que lui aussi dans le passé il a jeté l'éponge : « J'ai souvent pensé qu'ils avaient été assassinés, et pour toutes les raisons du monde. J'ai même imaginé qu'ils avaient été tués par mon oncle et ma tante pour me récupérer, j'ai tout imaginé. Agents secrets supprimés par le bloc de l'Est, voleurs de diamants éliminés par le consortium d'Anvers, amant ou maîtresse du président de la République de l'époque. J'ai imaginé qu'ils organisaient des orgies dans le manoir où se retrouvaient des têtes connues qu'ils faisaient chanter ensuite. Vous voyez, je ne leur ai pas toujours donné le beau rôle. »
Il se retrouve seul face à l'histoire de ses parents. Aidé par Anna et sa fille Laurie, Mathieu se verra contraint d'accomplir un voyage vers le passé, son passé, un voyage qui passe par Kerloch, ses secrets, ses habitants taiseux et les mystères qu'ils entretiennent jalousement.
Sa tante, la soeur de son père, ne lui sera pas d'une grande utilité. Elle se refuse à remuer le passé : « Pour elle, tout est limpide, même en l'absence de réponse. Mieux : s'il n'y a pas de réponse, c'est qu'il n'y a plus de question. » Son oncle ne fait guère d'effort pour lui parler de ses parents.
Gary le gitan, lui, affirme, « — Il n'y a que deux mobiles, (…) L'amour ou l'argent. » et se dit prêt à mobiliser la communauté tzigane de France de Suisse et de Belgique pour donner la chasse à ceux qui sont rentrés par effraction dans la vie de Mathieu.
Mylène mettra elle son patrimoine personnel à disposition de Mathieu et Anna.
Mathieu, Anna, Mylène, Gary vont fonctionner comme une véritable équipe, jouant de leurs différences et de leur complémentarité. Une équipe d'amateurs, mais beaucoup plus motivés que les détectives de la police
« En sortant de table tous les quatre, nous tombions de fatigue. On était bien ensemble. On s'est installés dans la voiture sans parler, ni démarrer. On s'est endormis un à un. C'est le soleil qui nous a réveillés. »
« Ces deux-là (Mylène et Gary) s'adorent autant qu'ils s'intriguent. Ils sont aux deux opposés d'une même courbe, celle de la hiérarchie sociale, pour laquelle ils éprouvent tous les deux une grande indifférence, si ce n'est un profond mépris. »
L'enquête va les mener de Kerloch à Lyon. Mathieu « piétine au milieu des fantômes. » il n'entrevoit « rien d'autre qu'un océan de souffrance et de larmes, peut-être de plomb. »
Mathieu se dit « prêt à en découdre et prêt à (se) cogner à la vérité », mais une fois confronté aux mensonges de ceux qui ont choisi son passé pour lui, il découvre une vérité qui le dépasse.
« J'avais 6 ans quand ils sont morts, j'en ai 48 aujourd'hui. Quarante-deux ans que je n'ai pas vu ces yeux, ces deux bouches, ces cheveux un peu longs que j'avais oubliés. »
« Combien de temps est-on le produit de son enfance, selon vous ? »
Un roman à lire d'une seule traite. Un grand Commere.
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ValerieLacaille
  21 avril 2018
Alors que j'arpentais les rayons d'une librairie à la recherche d'un bon thriller, la vendeuse présente m'a demandé si je connaissais Hervé Commère. Son dernier roman venait tout juste de sortir et elle avait hâte de le lire tant elle avait aimé les précédents. Ni une, ni deux, je l'écoute me faire les louanges de cet auteur encore peu connu et je repars avec "Sauf" sous le bras. Je viens de le refermer et je ne peux que confirmer les dires de cette libraire. Cet auteur est vraiment très doué pour monter une intrigue dont les sinuosités sont complexes mais facilement identifiables par le lecteur, qui en dénoue les fils pas à pas et avec appétit!
Quel suspens!
Dans ce thriller, Mat, propriétaire d'un dépôt-vente tombe de haut lorsqu'il découvre qu'une personne est venue en son absence déposer un album-photo contenant des photos de sa propre enfance! En effet, ses parents sont morts dans l'incendie de leur maison, alors qu'il avait six ans, et rien, absolument rien n'a subsisté au désastre.
Comment est-ce possible que cet album, détenu par une inconnue puisse atterrir entre ses mains? Qui est donc cette femme ayant fait ce dépôt sous une fausse identité?
Mat se sent perdu... Quand le lendemain, son entrepôt est éventré et sa maison brûlée, il se rend compte qu'un lourd mystère entoure une partie de son enfance et qu'il est temps pour lui de mener l'enquête qui lui permettra de connaître la vérité, SA vérité...
Excellent moment de lecture!
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
AngeliqueLeslecturesdangeliqueAngeliqueLeslecturesdangelique   15 juin 2018
Je manque d'air à chaque nouvelle page, mon regard se fige, les larmes et la rage me guettent, tout se brouille. Je fixe les photos les unes après les autres et je n'en reviens pas. J'avais 6 ans quand ils sont morts, j'en ai 48 aujourd'hui. Quarante-deux ans que je n'ai pas vu ces yeux, ces deux bouches, ces cheveux un peu longs que j'avais oubliés. […]
La vérité n'est pas forcément celle qu'on nous raconte, la preuve est sous mes yeux. Cette fois, l'histoire en jeu, c'est la mienne : tout n'a pas brûlé dans l'incendie du manoir où mes parents sont morts.
+ Lire la suite
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Amnezik666Amnezik666   07 juin 2018
On ne règle rien en courant plus vite ou en parlant plus fort, on ne fait rien taire, et ce qu’on enfouit ressort toujours.
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Amnezik666Amnezik666   05 juin 2018
Il est permis, surtout, de pleurer en public et de trouver la vie dure puis, après quelques sanglots, de trouver la vie belle et d’en rire malgré tout.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   05 février 2018
J’avais 6 ans quand c’est arrivé. J’étais en colonie de vacances en Savoie. C’est mon premier souvenir, tout ce qui précède est flou, et se déroule dans un manoir surplombant la mer en Bretagne. C’est là que j’ai grandi, faisant du vélo au bord de la falaise sous l’œil d’une mère américaine et vagabonde, et celui d’un père artiste peintre. J’ignore si ces images sont réelles ou le fruit de mon imagination, je ne le saurai sans doute jamais car voilà où tout commence : lors de ce camp de vacances dans les Alpes, où je vois les gendarmes arriver un matin. Ils ne sont pas seuls. Ma tante est avec eux. Elle a une tête que je ne lui connais pas. Tandis que tous les enfants prennent ensemble le petit déjeuner dans le réfectoire de l’école dont les salles de classe sont transformées en dortoirs durant l’été, les gendarmes parlent dehors à la directrice, qui tourne le visage vers l’intérieur. Elle me cherche. Moi, j’adresse de grands gestes du bras à ma tante sans rien comprendre à sa présence ici. Elle me fixe à travers la vitre, pleure sans bouger. On me fait sortir. Au milieu de la cour, ma tante me prend contre elle. Elle sèche ses larmes et me parle, je crie en me débattant, elle me serre et me fait presque mal.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   05 février 2018
« Imaginez que vous retrouviez une photo de vous, bébé, m’avait expliqué un client un jour. Ce bébé n’existe plus, d’accord, mais ce bébé n’est pas mort, vous comprenez ? Ce bébé a évolué. C’est comme le latin. Le latin n’existe plus, mais vous et moi, nous le parlons tous les jours. »
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