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Dominique Fouquet (Éditeur scientifique)
ISBN : 2218932849
Éditeur : Hatier (14/03/2008)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 87 notes)
Résumé :
La jeune Helen Stoner consulte Sherlock Holmes à propos d'évènements étranges ayant eu lieu dans son château. Sa sœur a trouvé la mort peu avant son mariage dans des circonstances mystérieuses auxquelles leur beau-père, le Dr. Roylott, ne semble pas étranger. Helen, dont le propre mariage est proche, se voit obligée par son beau-père d'occuper la chambre et le lit dans laquelle sa sœur a trouvé la mort. Holmes et Watson passent une nuit au château pour élucider ce p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  16 mai 2014
Sir Arthur Conan Doyle considérait son Ruban Tacheté comme la meilleure nouvelle de Sherlock Holmes. C'est également l'opinion d'un certain nombre de grands adorateurs du fameux détective à la logique surpuissante et à l'intuition proche de l'ultra lucidité.
Pour moi qui ne suis ni une grande connaisseuse ni une grande admiratrice de l'homme à la loupe, cette nouvelle me rappelle fort et me semble présenter une filiation très forte avec le grand inspirateur américain, à savoir Edgar Allan Poe et sa célèbre enquête : Double Assassinat Dans La Rue Morgue.
Même mécanique narrative, mêmes invraisemblances, même parfum d'exotisme, même sagacité supranormale de l'enquêteur et finalement… même impression, exactement. Une sensation plutôt bonne — mais sans plus — pour une nouvelle que je juge moyenne, pas désolante, mais pas flamboyante non plus.
Suis-je trop dure mon cher Watson ? Peut-être, c'est bien possible, mais j'ai tout de même beaucoup de mal à m'enthousiasmer sur ce récit caricatural où tout sent le factice à l'ancienne mode et les bidouillages pour les besoins de l'intrigue.
Et que dire du style ?
{accent marseillais de Raimu} le style. Vous savez bien, je vous enquiquine souvent avec ce truc-là, le machin qui fait qu'on a le sentiment que les mots ont dit bien plus que ce qu'ils sont (pris indépendamment), ce bidule qui fait des mots l'instrument d'une musique incomparable, qui sonne qui fibre et qui résonne, tellement que parfois les larmes vous viennent aux yeux pour vous tenir compagnie. Vous les voyez là, toutes accoudées au balcon de vos paupières, toutes prêtes à sauter par-dessus le parapet au prochain trille.
{accent que vous voudrez} Et oui, c'est bien de ça dont je veux parler. Et bien de ça mes pauvres amis, en matière de musique, si vous considérez qu'une décharge de corne de brume en matin poisseux fait office d'orchestre vous serez servis, cependant quoi, vous risquez bien d'avoir la larme à l'oeil mais pour un tout autre motif.
L'histoire est canonique : Holmes et Watson sont dérangés dans leur tranquillité de vieux garçons par l'intrusion d'une jeune femme éplorée qui s'en vient leur conter ses misères.
{accent marseillais de Raimu} Peuchère ! des misères, qu'elle en a la chair de poule la petite et le poil tout hérissé comme un marcassin qu'a pris du sel au cul, tellement que c'est monstrueux cette affaire-là !
{accent que vous voudrez} Bref, vous voyez le topo. Ajoutez à cela une maison de campagne, un vieux bourru de beau-père, une histoire d'héritage et une soeur jumelle morte il y a quelque temps d'une façon trouble et vous aurez un aperçu de l'intrigue.
{accent marseillais de Raimu} En somme, un divertissement pas désagréable, et je le dis sans parti pris, tu le sais bien, toi le Lyonnais, mais absolument pas de la grande littérature, que même ça me fend le coeur de le dire.
{accent que vous voudrez} Bien sûr, ce que j'exprime ici n'est qu'un avis, élémentaire au surplus, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Syl
  30 juin 2015
Un matin d'avril 1883,
Profitant de l'absence de son beau-père Grimesby Roylott, Helen Stoner demande à Sherlock Holmes d'enquêter sur la mort suspecte de sa soeur Julia. Pour étayer et justifier ses soupçons, elle dresse les grandes lignes qui permettront à Holmes de se faire une première opinion…
Veuve avec deux petites filles de deux ans, des jumelles, sa mère a épousé le docteur Roylott qui était au Bengale dans la garnison de son mari, le général Stoner. Elle apportait dans la corbeille de mariage, une belle fortune qui, selon son testament si elle devait disparaître la première, devait se partager en trois parties ; une pour son mari et les deux autres pour ses filles. Aussitôt après les noces, ils décidèrent de retourner en Angleterre où Roylott voulait s'installer. Mais la mort de sa mère, survenue à cause d'un accident de chemin de fer, changèrent les projets. de Londres, Roylott, tuteur des filles, les prit et les emmena sur son domaine familial, Stoke Moran, une terre morcelée, réduite, et un manoir défraîchi, hypothéqué par les derniers héritiers. Là-bas, tout était austère et les humeurs coléreuses, sauvages, de Roylott rythmaient le quotidien, en effrayant tout le monde. Personne n'osait s'aventurer et affronter les bêtes dangereuses qu'il faisait importer des Indes.
Un jour, Julia revint de chez leur tante avec une belle nouvelle. Elle avait rencontré chez elle un jeune homme très bien, s'en était éprise et s'était fiancée aussitôt, à lui. Les noces furent organisées, mais deux semaines avant, on retrouva Julia en agonie sur le seuil de sa chambre, à crier « Oh mon Dieu ! Hélène ! le ruban ! le ruban moucheté ! ».
C'était il y a deux ans… Hélène s'en souvient comme si cela avait été la veille.
Holmes et Watson ne l'interrompent pas. Chaque détail a son importance. Ce n'est que sur la fin du récit que Holmes lui demande de lui décrire la chambre et l'aménagement des pièces. Mais pour connaître le fin mot de l'histoire, il devra s'y rendre sur place, en compagnie de son fidèle ami.
Le temps presse… Hélène est amoureuse et doit bientôt se marier. Lors de la précédente nuit, elle a entendu le bruit feutré et les sifflements qui réveillaient et tourmentaient sa soeur juste avant sa mort.
Révolver et brosses à dents sont les seules affaires qu'ils emportent pour leur voyage dans le Surrey. Holmes espère dénouer cette triste affaire, le plus rapidement possible.
Watson rapporte les faits et nous donne des chiffres dès le début de cette nouvelle. Huit ans qu'il connaît Holmes, qu'il « étudie les méthodes », pour soixante-dix affaires. Il catalogue celle-ci « d'inhabituelle et fantastique ». C'est certainement le même avis que Conan Doyle.
L'intrigue a la construction des autres. Une cliente vient à Baker Street et demande l'aide de Sherlock Holmes. Watson est présent. Lorsqu'elle se confie, Holmes regroupe les informations et commence à les connecter. Il pourrait déjà donner le nom du meurtrier, le mobile, mais n'a pas encore découvert l'arme du crime. C'est justement ce dernier point qui rend l'enquête très intéressante et originale. Il est amusant aussi d'imaginer Holmes a l'affut du moindre indice… « à quatre pattes, le visage contre terre, ou plutôt collé à la loupe… ».
Le paysage et l'atmosphère présentés donnent à notre vision un caractère chimérique et extravagant. Un parc habité par des animaux exotiques, un manoir en ruine, une descendance qui se dégénère, des bohémiens qui campent dans le bois, une jeune fille en détresse… il ne m'en faut pas plus pour me transporter.
A recommander
P.S. : La dessinatrice Christel Espié a illustré ce roman dans un très bel album paru aux éditions Sarbacane.
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Bruno19
  03 février 2011
Sherlock Holmes est un style a lui tout seul. a la faois un style littéraire à l'ancienne, lié à une époque et que l'on retrouve dans d'autres écrits de l'auteur qui s'essaya aussi à l'aventure et à la science fiction (dans le monde perdu où ses héros trouvent lors d'une expédition un monde souterrain plongé dans la préhistoire). Mais les enquêtes de Holmes sont le récit "à l'anglaise" des aventures du détectives sous forme d'un journal qui serait tenu par son fidèle compagnon Watson.
De ce fait, comme le lui fait remarquer Holmes lui-même dans un des récits: Ne tenant pas le lecteur au courant de tous les détails, il est alors aisé de faire passer Holmes pour un géni. Toutefois, rendons ce qui lui est dû au grand détective: son savoir est grand dans une infinité de sciences et de disciplines, lui permettant d'analyser nombre de détails qui mis bout à bout viennent expliquer les plus grands mystères.
Holmes n'est d'ailleurs pas seulement un homme d'esprit et de reflexion, il n'hesite pas à se mettre en danger, à se battre ou à pratiquer "l'infiltration" grimé en mendiant ou en fumeur d'opium pour traquer la vérité.
Et puis, Holmes c'est aussi une ambiance: Les bas fonds de londres, les fumeries d'opium, les rues sombres et dangereuses que parcourt jack l'éventreur, ou les landes mysterieuses hantées par le chien des Baskerville, les lointaines et mystérieuses colonies indiennes dont certains ramenent de bien etranges créatures ou des sequelles psychologiques...
En bref: ambiance, mystere et enigmes sont les ingredients de tous les Sherlock Holmes. a essayer au moins une fois pour se faire une idée de l'oeuvre. Si on aime, la liste de ses aventures est longue et toutes seront digne d'intéret. Si on n'aime pas...malheureusement, pour les memes raisons, inutile de poursuivre.
Pour ma part, j'aime beaucoup
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Lagagne
  09 mai 2012
J'ai beaucoup apprécié cette lecture rapide.
En fait je crois bien que ceci est ma première réelle lecture des aventures de Holmes et Watson... Je ne suis pas déçue du voyage! Quel limier, quel esprit de déduction ce Homes! J'en lirai certainement d'autres.
En plus là j'ai profité d'une version illustrée de la nouvelle. Les grandes illustrations pleine page plonge le lecteur aux côtés de nos détectives : une réussite.
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Stemilou
  18 avril 2017
Petit résumé de l'histoire que tout bon amateur de ce grand détective qu'est Sherlock Holmes connait: une jeune femme du nom d'Helen Stoner surgit un beau matin au domicile du détective pour lui soumettre ses soupçons quant à la mort de sa soeur survenu il y a quelques temps. Certains événements mystérieux se déroulent dans son château et son beau-père le Dr Roylott est de plus en plus étrange, d'autant qu'il décide d'un coup de faire des travaux et demande à Helen d'occuper la chambre de sa défunte soeur.
Sherlock et Watson se rendent donc au château en toute discrétion pour passer une nuit dans cette fameuse chambre et élucider cette mystérieuse affaire du ruban moucheté.
Dans cet album grand format nous retrouvons donc les ingrédients qui ont fait d'Arthur Conan Doyle l'écrivain que l'on connait et de son héros Sherlock Holmes le plus grand des détectives connus, mais ce qu'il y a de plus intéressant outre le fait de se retrouver dans le monde du crime aux côtés de M. Holmes ce sont les illustrations magnifiques qui agrémentent le récit et sont signés Christel Espié (ci-dessous un petit échantillon de son talent).
Je trouve qu'il est plaisant d'avoir pour un récit aussi court des illustrations qui vous plonge directement dans l'atmosphère du récit, dans l'intrigue et de voir des personnages si réalistes.
Si vous deviez lire cette nouvelle autant le faire avec des richesses en plus, pour ma part j'ai très apprécié.
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   14 janvier 2016
Comment pourrai-je jamais oublier cette terrible veille ? Je n'entendais pas un bruit : même pas le souffle de mon compagnon, dont je savais pourtant qu'il était assis tout près de moi, les yeux grands ouverts, et dévoré par une tension semblable à la mienne. Les persiennes étaient absolument hermétiques ; nous étions plongés dans une nuit totale. [...] L'horloge de la paroisse voisine, tous les quarts d'heure, tintait lugubrement. Ah ! qu'ils étaient longs, ces quarts d'heure ! Minuit, puis une heure, puis deux heures, puis trois heures sonnèrent : nous n'avions pas bougé de place ; nous étions prêts à tout.
Subitement du côté de la bouche d'aération surgit un rayon lumineux qui disparut aussitôt ; immédiatement lui succéda une forte odeur d'huile brûlante et de métal chauffé. Dans la chambre voisine, quelqu'un avait allumé une lanterne sourde. J'entendis un léger bruit qui se déplaçait, puis tout redevint silencieux comme avant ; mais l'odeur se faisait plus forte. Pendant une demi-heure je restai assis l'oreille tendue. Alors soudain un autre bruit se fit entendre : un son très léger, très doux, quelque chose comme un jet de vapeur qui s'échappe d'une bouilloire. Au moment où nous l'entendîmes, Holmes sauta du lit, gratta une allumette, et frappa de son jonc avec fureur le cordon de sonnette.
« Vous le voyez, Watson ? hurla-t-il. Vous le voyez ? »
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Nastasia-BNastasia-B   18 mai 2014
- Ah ! vous voulez vous débarrasser de moi ? grommela notre visiteur en marchant sur nous avec des moulinets de son stick. Je vous connais, espèce de coquin ! J'ai déjà entendu parler de vous : Holmes le touche-à-tout, hein ?
Mon ami se borna à sourire.
- Holmes la mouche du coche ?
Son sourire s'élargit.
- Holmes le maître Jacques de Scotland Yard...
Holmes gloussa de joie :
- Votre conversation est passionnante, docteur ! dit-il. Mais quand vous sortirez, fermez donc la porte s'il vous plaît, à cause des courants d'air.
- Je partirai quand je voudrai ! N'ayez pas l'audace de vous mêler de mes affaires !
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Emily5FEmily5F   16 février 2010
Cette nuit-là, je ne parvins pas à dormir. Un vague sentiment de malheur imminent m'oppressait. Vous vous rappelez peut-être que ma sœur et moi étions jumelles, et vous savez comme les liens sont subtils entre deux âmes si proches. C'était une nuit terrible. Le vent hurlait dehors et la pluie battait les fenêtres. Soudain, au milieu du vacarme de la tempête, éclatèrent les hurlements d'une femme terrifiée. C'était la voix de ma sœur. J'ai bondi de mon lit, je me suis enveloppée dans un châle et précipitée dans le couloir. Lorsque j’ai ouvert ma porte, j’ai entendu un léger sifflement, comme ce que ma sœur m’avait décrit, et quelques instants plus tard, le bruit d’un objet métallique qui tombait. Alors que je courais dans le couloir, j’ai vu que la porte de la chambre de ma sœur était déverrouillée et tournait lentement sur ses gonds. Je l’ai regardée s’ouvrir avec horreur, figée, ne sachant pas ce qui allait en sortir. À la lumière de la lampe du couloir, j’ai vu ma sœur apparaître derrière, son visage blême de terreur, ses mains cherchant de l’aide à tâtons, son corps tout entier vacillant comme celui d’un homme ivre. Je me suis précipitée vers elle et je l’ai entourée de mes bras, mais soudain ses genoux se sont dérobés sous elle et elle est tombée sur le sol. Elle s’est tordue comme sous l’effet d’une terrible douleur, ses membres se convulsaient de façon épouvantable. Je pensais qu’elle ne m’avait pas reconnue, mais alors que je me penchais sur elle, elle s’est mise à hurler d’une voix que je n’oublierai jamais. « Oh mon Dieu ! Helen ! C’était la bande ! Le ruban moucheté ! »
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Nastasia-BNastasia-B   23 octobre 2014
{Voici un exemple de description que je propose à mes élèves...}
C'était une pièce modeste, exiguë : le plafond était bas et la cheminée béante, comme dans beaucoup de vieilles maisons de campagne. Une commode claire occupait un coin ; un lit étroit avec une courte-pointe blanche en occupait un autre ; à gauche de la fenêtre il y avait une table de toilette. Ces meubles, plus deux petites chaises cannées et un tapis carré au centre, composaient le décor. Les poutres et les anneaux des murs étaient en chêne mangé aux vers ; ils paraissaient dater de la construction même de la maison.

LE RUBAN MOUCHETÉ.
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Nastasia-BNastasia-B   13 mai 2014
Rien ne me plaisait plus que de coller à Holmes pendant ses enquêtes ; j'admirais la rapidité de sa logique : tellement prompte qu'elle rivalisait avec l'intuition ; elle déroulait toujours ses propositions en partant d'une base solide, grâce à quoi il débrouillait les problèmes les plus compliqués qui étaient soumis à sa sagacité d'analyste.
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Les Aventuriers du monde perdu (The Lost World) est une mini-série d'aventure fantastique britannique en deux parties réalisée par Stuart Orme d'après Le Monde perdu de Sir Arthur Conan Doyle.
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