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EAN : 9782234078154
160 pages
Stock (29/10/2014)
3.56/5   54 notes
Résumé :
« Comment un philosophe a-t-il pu surgir des buissons corréziens ? » C’est avec cette interrogation que Marcel Conche, né en 1922 à Altillac, non loin de Beaulieu-sur-Dordogne, retrouve, « plein d’âge et de raison » comme dit le poète, sa Corrèze natale. Il n’avait pas prévu de revenir habiter ici, sauf peut-être pour y être enterré dans le petit cimetière en pente au pied de l’église qui domine le vallon. Le hasard de la vie – le même hasard qui l’a fait philosophe... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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ibon
  26 avril 2018
Marcel Conche a appris à philosopher dans sa campagne de Corrèze. Ce livre raconte sans misérabilisme le parcours d'un fils de paysan. Son père, pour qui la lecture était une perte de temps en comparaison des travaux de la ferme.
A la suite d'un difficile apprentissage, il parvient à maitriser le grec ancien et il se retrouve un jour sur les bancs de l'université avec le jeune Jean D'Ormesson dont le bronzage vient de ses vacances à la neige alors que lui a les mains marrons à cause du brou de noix.
Différence de classe qui ne les empêche pas de devenir amis. Marcel Conche devient un spécialiste d'Epicure et donnera des cours à Athènes!
J'ai apprécié le cheminement de ce philosophe fortement en lien avec la nature. Il n'est pas sans rappeler parfois Pierre Rabhi pour qui j'ai beaucoup d'admiration dans le sens où il font de la philosophie appliquée.
Cette autobiographie aborde peu de démonstrations compliquées, on ne devient pas un expert "des piqûres" après cette lecture, elle met en exergue une vie sans rechercher uniquement la richesse pécuniaire mais plutôt une vie pleine et heureuse comme l'aurait recommandée Epicure.
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motspourmots
  04 février 2015
Une petite halte philosophique, pourquoi pas ? Depuis ma lecture du très bon livre d'Irvin Yalom, "Le problème Spinoza", j'avais envie de me replonger dans l'univers des grands philosophes... le livre de Marcel Conche est parfait : pas de grands mots ni de grands discours, pas de théorisation à outrance. Mais le récit d'un parcours personnel, d'une vie vouée à la réflexion philosophique et des éclairages qui peuvent permettre de répondre à certaines questions que tout le monde se pose.
Pour Marcel Conche, la réflexion philosophique débute dès l'âge de six ans, lorsqu'il décide de s'aventurer jusqu'au grand tournant de la route qui passe devant sa maison pour voir si "le monde continuait après" ; habile façon de ré-écrire la légende ou tout simplement de revisiter toute sa vie sous l'angle de la philosophie. Cette maison familiale dans un petit village de Corrèze, c'est là que tout a commencé et c'est aussi là qu'il a décidé de finir sa vie, au plus près de la nature qui tient une place centrale dans sa réflexion, sous l'influence d'Épicure et de Spinoza.
Sous sa plume défilent les épisodes clé de sa vie, son enfance "de paysan", son adolescence pendant l'occupation et sa farouche résolution de ne pas s'engager pour ne pas se détourner de son travail d'apprentissage et de réflexion, son mariage avec l'une de ses professeurs, de quinze ans son aînée. Mais surtout, il tente d'éclairer chacune de ces étapes à l'aune de ses découvertes et de ses cheminements auprès des grands philosophes. le jour où il a su avec certitude que Dieu ne pouvait pas exister, par exemple. Question éminemment centrale que celle de l'existence de Dieu qui détermine ensuite tout ce qui a trait au sens de la vie : "L'humanité tout entière se partage aussi entre ceux qui croient aux droits de l'homme et ceux qui invoquent le droit de Dieu... sans reconnaître que ce "droit de Dieu" a été énoncé par les hommes". Sa conception de l'amitié, du mariage aussi, de la relation à l'autre, via le prisme philosophique, sa volonté de conserver sa singularité dans un monde où l'on tend vers "le général". Tout ceci nous offre quelques pages vraiment passionnantes d'autant plus que le discours est limpide.
On pourra en retenir quelques sages paroles venues des temps anciens mais Ô combien utiles en ces temps d'accélération et d'uniformisation, de course effrénée à la consommation, au pouvoir ou aux honneurs. Ralentir, nous disait déjà Epicure. Aspirer au bonheur, bien plus qu'à tout autre chose. Satisfaire ses besoins essentiels sans constamment s'en créer d'autres totalement inutiles. Dommage que cette sagesse fasse figure d'utopie tant elle semble en dehors des réalités quotidiennes et du monde tel qu'il avance autour de nous.
Rien n'empêche de s'en inspirer. En tout cas de s'en nourrir.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Nayac
  09 janvier 2020
Dans ce livre le philosophe Marcel Conche décrit sa vie en relation avec sa philosophie (très marquée par Épicure).
Mieux qu'une biographie, ce petit ouvrage facile et agréable à lire est doublement intéressant:
- par les itérations vie "réelle" - philosophie , ou dit autrement, comment la philosophie impacte - ou non- la vie de l'homme Marcel Conche
- par la simplicité et la franchise de l'écriture.Il ne s'agit donc pas d'un précis de la philosophie de Marcel Conche (ou d'Épicure).
Néanmoins, à l'occasion de certains événements de sa vie, certains thèmes sont développés.Il en va ainsi de l'amour.Il nous permet de découvrir un Marcel Conche qui distingue amour passion- désir (qui fut les deux fois une impasse) et attachement profond (admiration des qualités de sa femme). On ne sera de ce fait pas surpris par sa position: " au fond quoique ignorant presque tout de l'amour, je m'y intéressait fort peu; j'ai toujours pensé, et le pense encore, qu'il ne pouvait , à lui donner trop d'importance, que me faire perdre du temps. Cette relation d'amitié avec Marie Thérèse (sa femme) me convenait. J'y apprenais tant."
On l'aura compris , Marcel Conche est un philosophe que rien (ni amour, ni romans policiers...) ne saura détourner... de la philosophie. Il met en avant la valeur suprême du bonheur comme Épicure. Mais il insiste très particulièrement sur le fait que le désir de philosopher (auquel il associe l'amitié car philosopher ne peut avoir lieu sans discussion, en solitaire) "est aussi naturel et nécessaire pour l'eudémonia, c'est à dire pour le bonheur".
En résumé , ils ne sont pas nombreux ces essais ou un philosophe accepte d'examiner sa vie à l'aune de sa philosophie: à lire!
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LN
  28 août 2015
Marcel Conche est né en 1922 en Corrèze dans une famille de paysans. Son enfance s'est déroulée dans les champs, dans une harmonie simple et limpide avec la nature et ses secrets. Les travaux des champs étaient son quotidien : s'occuper des vaches, arracher les pommes de terre ("Je suis peut-être le seul philosophe qui ait arraché les pommes de terre... ou du moins le seul encore vivant !" ironise-t-il à ce propos), faire les foins, s'occuper de la vigne... de ces expériences premières, il retire une sagesse millénaire : il apprend à faire les choses lentement, dans l'ordre, en temps et en heure. Ce sera sa première leçon de philosophie...
Touche après touche, Marcel Conche nous livre ici ses souvenirs d'enfance pour revenir aux sources de son amour de la philosophie. Il en profite pour évoquer les philosophes qu'il affectionne comme les grecs Héraclite, Parménide, Epicure ou l'humaniste Montaigne.
"La Nature est le Poète premier, ai-je souvent dit, et la philosophie a sa source dans la poésie."
Il réfléchit sur le temps, l'espace et le sens de de la vie, nous livrant sa sagesse avec humilité. Il souligne à ce sujet que le titre est du fait de son éditeur, lui n'aurait jamais eu la prétention de se comparer à Epicure. Avec le temps il est devenu spécialiste de ce philosophe grec souvent mal compris pour qui la recette du bonheur est de ne pas craindre dieux, de savoir que la mort n'est rien, que le bonheur est facile à obtenir, la souffrance facile à supporter si nous maîtrisons nos désirs de sorte que les satisfaire ne nous crée aucune difficulté. Ainsi vivre selon la Nature cela signifie vivre sous le signe de la limite et non pas dans un relâchement journalier.
Dans ces pages, Epicure cotoie d'autres personnalités comme la femme du philosophe corrézien ou ses amies Chaïmaa et Emilie, prouvant ainsi combien la philosophie fait partie intégrante de la vie et ne constitue pas une discipline à part. Elle donne des directions vers "la vie bonne", libre à chacun ensuite de suivre les pas de Marcel Conche qui chante la beauté d'une vie simple :
"Les fanes de pommes de terre sont assez sèches pour être brûlées... J'enfais des tas au pied desquels j'allume des torches de papier journal. La flamme s'élève bientôt, le vent la secoue dans un sens et dans l'autre ; quand son bruit de souffle s'apaise, le murmure de la Dordogne toute proche parvient jusqu'à moi, et je me sens environné d'amis. Ils sont rares chez les humains, mais la nature en est peuplée."

Lien : http://www.lecturissime.com/..
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Chouchane
  02 avril 2017
Quand il écrit ce livre, Marcel Conche a presque 92 ans. Il peut donc se permettre de parcourir ses souvenirs et de les commenter. Né en Corrèze au sein d'une famille paysanne, il perd très tôt sa mère et va vivre avec sa grand-mère "Maman Marie" et ses deux tante Alice et Gabrielle. Élève doué, il va (malgré la guerre) devenir agrégé et docteur en philosophie. Son oeuvre abondante est multiforme : ouvrages de philosophie, d'histoire de la philosophie, traductions des philosophes grecs (notamment d'Epicure dont il est un spécialiste), essais, réflexions, analyses , articles de presse...
Épicure en Corrèze (qui n'est pas son dernier ouvrage !) relèverait davantage de l'autobiographie. Bien qu'il se défende d'en avoir choisi le titre - ne pensant pas devoir se comparer à ce philosophe qu'il révère comme un maître - Marcel Conche a adopté un style de vie frugal, proche de la nature tel que l'enseigna Épicure.
La vie quotidienne du petit Marcel est celle d'un enfant de paysan : surveillance des vaches, arrachage des pommes de terre, récolte des noix et ... lecture "en cachette". Car dans une famille de cultivateur, lire ce n'est pas travailler. de cette enfance paysanne Marcel conservera outre l'amour de la Nature, "l'humilité de la condition de paysan". Dans son école de village, il apprend peu de choses mais quand il découvre le lycée c'est la révélation. A tel point qu'en première, il énonce à propos de son professeur de français "au bout de quelques temps, j'ai senti qu'elle avait été créée pour moi", elle a quinze ans de plus de que lui et deviendra son épouse et la mère de son fils. Ce couple singulier et complice ne partage pourtant pas les mêmes convictions, lui est un athée convaincu, elle, une catholique pratiquante. C'est une des première femme agrégée de littérature et il appréciera toujours ses conseils de lecture et son avis. Plus tard, à un âge ou l'on attend pas ce genre de chose, il rencontrera Émilie. Elle a 30 ans, lui 86 et elle l'invite en Corse pour qu'il lui apprenne le grec. Mais il n'y a pas que les philosophes et l'amour, la guerre de 40 laissera aussi des traces profondes dans les souvenirs de Marcel. S'il évite le front grâce à ses études, il perd des amis et découvre le mal absolu de cette guerre. Pour ces raisons, il conservera une culpabilité de survivant . Il évoque assez brièvement son attrait pour le Parti communiste mais n'oublie pas ses voyages en Grèce. La quête de l'ami idéal semble être une préoccupation sincère mais sans vrai résultat.
Le récit de sa vie entre mêle presque à un même niveau ses professeurs, amis, collègues... et Sophocle, Montaigne, Malebranche, Kant ... Comme si au fil des années, les vivants, les morts, les contemporains et tous les autres finissaient par former une grande famille chaleureuse hébergée dans l'âme et la maison de Marcel.
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critiques presse (3)
Bibliobs   19 novembre 2014
A 92 ans, l'héritier des présocratiques, professeur émérite à la Sorbonne, retrace une fois encore sa vie, qu'il a si bien exposée dans les cinq volumes de son «Journal étrange».
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Telerama   12 novembre 2014
Marcel Conche, en fervent épicurien, raconte son enfance corrézienne et son appropriation de la philosophie comme mode de vie.
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation   03 novembre 2014
Retrouvant la maison de son enfance à Altillac, en Corrèze, le philosophe parcourt à rebours sa vie, la présentant sans idéalisation aucune, avec ses difficultés, ses déceptions, ses espoirs, ses réussites et la fidélité à l’«idée» qu’on ne peut être heureux sans amours ni sans «cette maîtresse qui ne vous trahit jamais», la philosophie.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   03 février 2015
J’aime dialoguer avec les Grecs et ce dialogue est une part essentielle de ma vie. J’ai parfois l’impression que mon bureau de la Maisonneuve, que je trouve pourtant trop petit pour y parler avec un ami, est peuplé de Grecs : Héraclite, Parménide, Anaximandre, Épicure sont mes visiteurs permanents. Avec eux, ce qui est présent, c’est la Nature. C’est elle qu’ils m’aident à penser, grâce à un étonnement initial, une naïveté première ; non à partir de mots conceptuels aux significations réduites par les définitions mais des mots encore vivants du langage mi-commun, mi-poétique. La Nature est le Poète premier, ai-je souvent dit, et la philosophie a sa source dans la poésie. C’est cette poésie des lieux, là où la philosophie, après être née en Ionie, a connu son âge d’or, qui m’a frappé et envahi lorsque je suis allé à Athènes pour la première fois, en 1986.
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lenuki69lenuki69   16 août 2016
J’aime ce silence de la Nature avec ses multiples bruits car il me met en difficulté avec moi-même et m’oblige à penser. Je crois qu’il n’y a qu’une Nature mais je ne crois pas que la Nature soit une. La Nature est la totalité des choses. La première création de la Nature, c’est l’univers : la Nature (infinie) se dégrade en univers (indéfini). Ensuite, dans l’univers se trouvent des mondes innombrables. Le hérisson vit dans son monde, l’abeille vit dans son monde, de même la fourmi, etc. Pourquoi « monde » ? Parce que l’abeille reçoit les impressions qui n’ont de signification que pour elle, des significations « abeille », mais elle ne reçoit pas les significations « fourmi ». Et toutes ces significations « abeille » forment pour l’abeille un réseau, une structure, donc un monde fini. Ces mondes sont dissemblables et incommunicables. Le hérisson n’a rien à dire à l’abeille et réciproquement. L’homme peut étudier le hérisson, mais ne peut pas se mettre à la place du hérisson pour vivre le monde en hérisson. Il ne peut pas atteindre le for intérieur du hérisson, qui est inatteignable par la connaissance puisque celle-ci ne saisit que l’objectivable. On peut comprendre comment fonctionne un hérisson mais on ne peut pas éprouver le sentiment de soi du hérisson, si tant est que le « soi » signifie quelque chose quand on parle d’un hérisson. Par conséquent, il n’y a pas d’unité entre ces mondes dissemblables. Il existe une infinité d’espèces et, donc, une infinité de mondes, sans unité de surplomb – cela Epicure l’avait bien vu. La Nature est le tout de cette infinité de mondes mais elle n’est pas comme un dieu qui voit tout, un principe totalisant. La Nature est une multiplicité inassemblable, un ensemble non unifiable, une totalité intotalisable.
Cependant, dans le silence de la Nature, je perçois non pas la multiplicité des mondes, mais la Nature comme une. C’est un problème de comprendre comment la Nature, malgré son infinie diversité, peut être toujours la même Nature. C’est ce problème philosophique que je ressens dans le silence de la Nature. Certes le ruisseau me dit : « Je suis le ruisseau » ; le vent me dit : « Je suis le vent ». Mais la Nature me dit : « Je suis tout cela mais je suis aussi la Nature, je suis ce qui fait qu’il y a tout cela, le vent, les fleurs, le ruisseau, l’abeille, etc. ». Quand j’écoute la Nature, je suis partagé entre le sentiment de la multiplicité et celui de l’unité fondamentale. Ma conception de la Nature, qui est dans l’infini et dans l’éternité, est une conception métaphysique, puisque la métaphysique est cette partie de la philosophie qui a affaire à la totalité de ce qui est. Le silence de la nature devient alors métaphysique parce qu’il amène dans mon esprit des idées. Si je suis dans la solitude profonde dans la Nature, si je tourne mes regards vers la profondeur illimitée du ciel, vers l’infini du ciel, je songe que nul savant, ni Einstein, ni ses successeurs, ne peut atteindre la totalité de la Nature. Un cosmologiste ne peut dire quel rapport il y a entre l’Univers du big-bang et la totalité de la Nature. Par conséquent, je peux continuer de m’appuyer sur mes évidences immédiates qui me disent que l’univers est infini (indéfini), que nous sommes environnés par l’infini. La clef de la sagesse est qu’il faut penser toute chose sur le fond de l’infini.
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fanfanouche24fanfanouche24   03 janvier 2015
Depuis, j'ai toujours eu dans l'esprit des questions de cette nature: " Pourquoi le monde existe ? et moi, pourquoi j'existe ? Le monde, est-il fini ou infini ?" Bien de jeunes enfants se posent pareilles questions, mais par la suite ils songent à autre chose, comme trouver du travail ou faire la cour à des personnes d'un charme particulier-ou même d'un charme ordinaire !... tandis que ces questions ont rempli ma vie, mue par une unique passion pour cette maîtresse qui ne vous trahit jamais : la philosophie. (p.14)
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fanfanouche24fanfanouche24   03 janvier 2015
En revanche, hors de ce milieu d'étudiants, je reconnais en moi cette humilité de mon père, qui me vient de ma condition de paysan. (...)
Je n'approuve pas cette humilité chez moi, c'est l'un de mes défauts contre lesquels je ne peux rien. Le caractère ne dépend pas seulement du patrimoine génétique mais de la vie que l'on a vécue dans l'enfance, des conditions dans lesquelles on a grandi et de la façon dont on s'est comporté avec vous. (p.33)
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nadejdanadejda   02 février 2015
Je dois avouer une certaine sympathie pour le désordre, étant naturellement hostile à tout ce qui me limite, donc aux lois. Il m’a même fallu longtemps pour m’accommoder du port de la ceinture de sécurité en voiture ! Du reste, le désordre est créateur. D’où peut venir l’ordre sinon du désordre ? C’est ce qu’enseigne Épicure.
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