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EAN : 9782081334830
250 pages
Flammarion (26/10/2016)
4.37/5   15 notes
Résumé :
Les amants de Vérone version préhistorique ... C'est ainsi qu'en 2013 la presse saluait la découverte majeure de l'auteure : l'identification du premier os appartenant à un métis de père sapiens et de mère néandertalienne. La génétique l'avait annoncé, la paléoanthropologie le confirmait: Homo neanderthalensis et Homo sapiens ont mélangé leurs cultures, mais aussi leurs gènes sur le même territoire européen, et ce pendant plus de 5 000 ans.

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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
gloubik
  05 novembre 2016
J'ai apprécier ce livre pour diverses raisons. La première, et non des moindres : sa présentation. En dix chapitres (250 pages, notes comprises) les auteurs nous racontent l'essentiel de ce que nous savons enfin sur l'un de nos ancêtres. le vocabulaire est abordable ; technique quand il le faut mais sans excès. Chaque chapitre fait l'objet d'une introduction par une petite fiction présentant ce qui pourrait avoir été une scène de la vie d'un groupe de néandertaliens. le lecteur peut se faire une meilleur idée de ce qu'était cette vie grâce à des illustrations que j'ai particulièrement appréciées.

Il y a également un cahier central de 8 pages regroupant des photographies de crâne de néandertaliens et d'objets manufacturés qui leur sont attribuables et quelques encadrés (qui ne sont pas vraiment encadrés) où sont développés en une page au plus quelques points plus techniques qu'il serait difficile d'intégrer dans le fil du discours sans casser le rythme.
Que dire d'autres sans s'étaler sur la paléoanthropologie ? Je ne sais. Car comme souvent quand un livre me plait, je suis tenté de me limiter à il m'a plu et il mérite votre attention. ah si ! Je l'ai lu comme un roman. Car, même si ce n'est pas une oeuvre de fiction, l'écriture en est suffisamment fluide et « pas prise de tête » pour se laisser aller à le lire tel un divertissement.
En bref : Voilà un livre de vulgarisation réussi. Par son contenu scientifique comme par sa présentation. Je ne peux que vous inciter à vous le procurer. Vous prendrez sans doute comme moi un grand plaisir à sa lecture.
Lien : http://sciences.gloubik.info..
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ArandeHavalandirman
  15 octobre 2017

C'est par curiosité que j'ai ouvert « Neandertal, mon frère », qui retrace le mode de vie de l'Homme de Neandertal, avant et après l'apparition d'Homo Sapiens (en gros, nous).
Curieusement, le livre se lit très bien, bien qu'il ne raconte rien de particulier. Il s'agit plutôt d'une description du mode de vie de Neandertal, espèce maintenant disparue mais présente il y a des milliers d'année dans toute l'Eurasie.
Le livre s'efforce de vulgariser les principales découvertes et connaissances en la matière en abordant toutes les facettes de la vie de Neandertal: l'habitat, la nourriture, la reproduction, les rituels religieux et funéraires…en ne pouvant élaborer, bien souvent, que des hypothèses, tant les pistes en la matière restent floues. L'on apprend à l'occasion que, loin d'être le gros rustre que l'on a souvent dépeint, Néandertal avait développé un mode de vie simple mais non moins élaboré, qui lui a notamment permis de survivre à six glaciations et de côtoyer Sapiens pendant des milliers d'années.
Je me suis surprise à me passionner pour le détail de la vie (ou plutôt de la survie) de Neandertal en Europe. Il faut dire que c'est un lointain ancêtre: les Sapiens européens (nous-mêmes, donc) portent tous encore en eux entre 2 à 4% de gènes néandertaliens. Nous sommes donc bien « frères » puisque, contrairement à ce que l'on a longtemps cru, Neandertal n'a pas « évolué » pour devenir Sapiens: les deux espèces ont progressivement « fusionnées » lorsque Sapiens est arrivé en force du continent africain avec des techniques plus développées et, surtout, un « esprit de conquête » que n'avait pas Néandertal. Les deux espèces se sont côtoyées et se sont reproduites ensemble pendant des milliers d'années, l'une apprenant de l'autre. Et ce jusqu'à la disparition des Néandertal, pour des raisons intrigantes qui sont détaillées dans le livre.
Un ouvrage très instructif donc, et relativement facile d'accès, à lire pour ceux qui veulent briller en société avec leur connaissance en paléoanthropologie / lire quelque chose d'original / s'intéressent aux premiers Hommes.
Enfin, cela a le mérite de nous faire réfléchir sur notre conception de l'évolution, que l'on nous apprend à percevoir comme verticale et « ascendante » (le plus récent = le plus évolué), alors qu'elle est bien souvent horizontale, le plus récent étant le produit de tout un passé, pas nécessairement moins bien mais juste moins adapté à l'époque.
Lien : https://lasocietedeslivres.w..
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StevenB
  18 mai 2021
Formidable lecture pour découvrir les dernières avancées dans la connaissance d'homo neanderthalensis... et de nous, les sapiens. La lecture est facile et l'on apprend beaucoup de choses. La conclusion est on ne peut plus clairvoyante et devrait faire partie de l'enseignement de tous les collégiens, lycéens, étudiants et surtout des adultes. Car elle remet les choses en perspectives et devrait nous rendre bien plus modestes face au vivant. Une bien belle leçon!
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
gloubikgloubik   31 octobre 2016
Un sapiens contemporain vivant dans un quotidien saturé d'écrans couverts d'icônes remplaçant ou limitant à un cadre les fonctions les plus élémentaires de la vie mentale (calculer, s'orienter, regarder, etc.) est-il plus intelligent qu'un de ses contemporains, pêcheur de son métier, qui connaît la mer et le poisson? Est-il plus intelligent qu'un aborigène qui maîtrise le système de parenté de son ethnie, l'un des plus compliqués du monde? Est-il plus intelligent que ne l'était un chasseur arctique du XIXe siècle qui parvenait à nourrir sa famille grâce à cent savoir-faire, tous d'une technicité dépassant de très loin ce dont est capable le premier bricoleur occidental venu? Non, mais l'échelle de l'intelligence présente à l'esprit des Occidentaux tendra pourtant à placer tout en haut l'employé de bureau à l'aise avec écrans, icônes, SMS et toutes les techniques actuelles de communication virtuelle.
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Reven999Reven999   07 janvier 2021
Ainsi, il est bien connu que 90 % des membres de la '' civilisation de la vache '' que sont les habitants originaires de l'Europe tempérée et nordique, digèrent le lactose, le principal sucre du lait de vache, alors que seulement 50 % des Européens méditerranéens (ils font partie de la '' civilisation de la chèvre '') le digèrent et que cette proportion tombe à 10 % chez les Chinois.
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Reven999Reven999   07 janvier 2021
Ces chiffres s'expliquent par le fait que depuis l'arrivée des premiers paysans accompagnés de vaches en Europe, il y a 8000 ans (au Néolithique) la consommation constante de produits laitiers — une pression sélective culturelle — a sélectionné chez les habitants de l'Europe tempérée des gènes assurant la persistance toute la vie de la lactase, l'enzyme rendant possible la digestion du lactose.
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StevenBStevenB   18 mai 2021
Axés sur le partage et la communauté, les néandertaliens ne devaient guère avoir besoin de s'étendre vu leur faible démographie. Survivre leur suffisait. Alors, puisque la poursuite envers et contre tout de la croissance met les héritiers de la fratrie Néandertal et Sapiens que nous sommes au bord de la faillite écologique et démographique, peut-être est-il temps de se retourner vers ceux de nos ancêtres qui ont su survivre sans croître ni détruire pendant des centaines de milliers d'années et s'en inspirer?
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Reven999Reven999   30 janvier 2021
Toutes ces armes ont été soigneusement façonnées à partir de troncs d'épicéa ou de pin. La pointe a été taillée dans la base du tronc, de sorte que les plus grands diamètres et le centre de gravité de l'arme se trouvent dans le tiers avant, comme dans les javelots olympiques modernes.
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