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Robert Pépin (Traducteur)
EAN : 9782757800027
455 pages
Éditeur : Seuil (10/05/2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.65/5 (sur 481 notes)
Résumé :
Dans la Los Angeles de l’été 1988, une jeune fille de 16 ans, Becky Verloren, est enlevée chez elle, puis retrouvée morte quelques jours plus tard. Elle a été tuée d’une seule balle tirée en pleine poitrine. Tout fait penser à un suicide et si les premiers enquêteurs ont, eux, songé à un meurtre, personne n’a jamais été arrêté. Dix huit ans plus tard, l’inspecteur Harry Bosch qui vient de réintégrer la police de Los Angeles après trois ans de retraite, reçoit les ré... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  18 novembre 2019
Dans une courte préface, Michaël Connelly explique ses regrets d'avoir « démissionné » Harry Bosch après Wonderland Avenue. A ce moment précis, il pense que la carrière de Harry doit s'arrêter après avoir bien servi et protégé. Mais rapidement, l'auteur est pris de remords, remet Harry en selle et fait de lui un détective privé au cours des deux opus suivants, Lumière morte et Los Angeles River. Cette orientation professionnelle peu crédible puisque les privés résolvent rarement des affaires criminelles ne satisfait pas l'exigeant romancier soucieux du détail véridique. La résolution de cet épineux problème est trouvée lorsqu'un nouveau et authentique patron du LAPD souhaite que d'anciens inspecteurs de police reprennent du service. Harry peut ainsi réintégrer son service dans l'unité des affaires non résolues, en totale conformité avec la réalité.

La première affaire confiée à Harry et à sa collègue Kizmin Rider concerne le meurtre non résolu de Rebecca Verloren, jeune fille métisse âgée de 17 ans en 1988. Dix-sept ans après les faits et grâce aux progrès scientifiques, une analyse chimique effectuée dans un laboratoire du ministère de la justice révèle une identité qui pourrait bien être celle de l'assassin. De nombreuses ramifications apparaissent bientôt autour du cadavre de Becky qui entraînent Harry et Kiz sur les traces d'un groupe neo-nazi nommé Racial holy War. Mais en 1988, alors que des antagonismes raciaux couvent déjà dans la cité des anges, la police regarde ailleurs, nie toute connotation raciste dans le meurtre de Becky, au motif officiel d'éviter l'embrasement de la ville. Est-ce pour cet héroïque motif que le dossier de Becky a été dirigé sur une voie de garage, ou pour des raisons moins nobles de corruption, d'étouffement politique ou de simple incompétence ?

Comme toujours avec Michaël Connelly, l'intrigue est ficelée serrée, passionnante, méticuleusement journalistique et les descriptions de Los Angeles font de Deuil interdit un roman géographique dans lequel il est très plaisant et instructif de se promener. Il s'agit également d'un document socio-politico-historique puisque l'auteur met l'accent sur les signes avant-coureurs qui annoncent dès 1988 les émeutes qui éclatent en 1992, faisant une cinquantaine de morts, après le passage à tabac de Rodney King. Mais le tournant professionnel négocié par Harry offre surtout à l'auteur l'occasion de lui fixer des objectifs et de définir sa feuille de route. Son credo adapté à ses nouvelles fonctions est de parler au nom des morts, de faire entendre les voix qui se sont tues dans l'indifférence et l'impuissance policières, et de permettre aux familles d'envisager un deuil tardif jusque là interdit. Harry ne travaille plus dans l'urgence d'une scène de crime encore fraîche, mais dans l'émotion, dans l'affrontement des conséquences de la violence sur la durée et rien ne le distrait de sa mission.

Harry is back et j'aime ça !
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Nuageuse
  12 février 2020
Harry Bosch revient au Los Angeles Police Département alias le LAPD après trois ans de retraite. Son ancienne équipière a tout fait pour son retour. Ils sont affectés à la brigade des affaires non élucidées. En effet, un ADN vient de matcher sur l'arme d'un crime de 1988, dix-sept ans avant le temps du récit. A travers cette affaire, Michael Connelly nous emmène dans le monde d'un gang raciste pour qui le nombre 88 signifie Heil Hitler. Cela perturbera notre duo de choc avant de retrouver l'assassin véritable.
C'est une enquête qui est partie sous de mauvais hospices : la hiérarchie avec ce cher Irving n'est pas toute blanche dans ce dossier, comme souvent.
Un bon Connelly sur la persévérance, l'espoir de voir l'assassin arrêté de nombreuses années après ! , sur la tristesse des parents toujours aussi vive.
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umezzu
  04 septembre 2020
Cela fait trois ans que Harry Bosch a quitté la police de Los Angeles. A la faveur d'un nouveau programme, il la réintègre dans un nouveau rôle : enquêteur de cold case, ces vieux dossiers jamais résolus. Il retrouve dans cette tâche son ex coéquipière Kiz Rider.
Parmi les nouveaux éléments qui permettent de relancer les dossiers bien des années plus tard figure l'ADN. C'est ce qui va permettre de réexaminer l'enlèvement d'une jeune fille métis de seize ans, retrouvée plus tard morte d'une balle en plein coeur.
Bosch repart au boulot, tout en s'occupant comme il peut de sa fille ; flic encore, mais toujours père. Connelly déroule une intrigue moins dynamique et moins sombre que les précédentes, mais toujours avec attachement pour son personnage.
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EFar
  04 novembre 2011
Je lis des polars parce qu'ils me donnent l'illusion d'approcher une face obscure de l'humanité. Alors je crois que je viens de me réconcilier avec le travail de Michael Connelly : Deuil Interdit renoue avec l'humanité. Exit Harry Bosch en superman. Dans le précédent volume des aventures de Hiéronymus (Los Angeles River)(ben oui, j'aime lire les livres d'une série dans l'ordre), j'avais été vraiment déçu par sa nouvelle carrure de surhomme, un super-héros sans super-pouvoir, avec pour krypotnite une gamine de 5 ans. L'histoire rebondissait de performance en exploit, ça donnait au bouquin un petit air du Magnifique, mais en moins drôle.
Dans les volumes précédents, le personnage de Bosch était poignant parce qu'il se dédiait totalement à sa mission, qu'il luttait contre sa hiérarchie envers et contre tout pour aller au bout d'une enquête. Connelly en avait fait un révolté, hanté par son passé, tout juste maitrisable et qui survivait dans un système policier trop imparfait grâce à son incomparable compétence. Sa hiérarchie était l'agréable caricature d'arrivistes sans état d'âme. Ça faisait de bons romans, bien manichéen, avec Bosch en chevalier blanc, éclat de lumière plongeant corps et âmes dans les ténèbres, et malgré tout attachant parce qu'il revenait passablement cabossé de ces descentes aux enfers. Et puis il y avait LA, quasiment un personnage à part entière ; et les médias croqués sans fards dans leur avidité d'information.
Dans Deuil interdit, Bosch réintègre le LAPD, la police de Los Angeles. On pourrait penser à un simple retour aux sources, mais le changement de décor est finalement profond. Tout semble être au rendez-vous : la ville, fantastique miroir aux alouettes, est bien de retour, les médias barbotent dans l'intrigue, et Bosch, lui, est de retour parmi les humains : il remet son costume élimé de chevalier blanc et engage le corps à corps avec les Ténèbres. le grand changement, c'est sa place dans la police : le révolté fait profil bas, et sa hiérarchie n'est plus si détestable, bref cet à-côté de l'histoire n'est plus aussi obscur, il devient même un peu optimiste, et ce n'est pas désagréable, un peu d'optimisme. Et je ne vous parle pas de l'intrigue, comme toujours redoutable d'efficacité.
Puisque c'est une critique, quelques bémols, quand même : j'ai trouvé que Connelly abuse un peu de la relation de Bosch avec sa fille, comme pour en remettre une couche – un peu tape à l'oeil – sur le côté vulnérable de son personnage. Et puis je l'ai repris en flag de surenchère : et voilà que Bosch a été surfer, brièvement, mais à un sacré niveau puisqu'il allait « rider » dans les tubes, ces grands cylindres liquides que forment les rouleaux dans les meilleurs spots de surf, et qui sont réservés aux meilleurs. Tout ça pour caser la métaphore récurrente du livre : je trouve ça trop cher payé. Et puis il y a la fin un peu trop sentencieuse à mon goût – mais aussi délicieusement hollywoodienne.
Enfin je chipote : ces détails n'empêchent pas que j'ai beaucoup aimé ce bouquin.
J'aime aussi Connelly pour sa manière de glisser dans l'intrigue de petits paragraphes sur le monde de la police et des médias qui ressemblent plus à du journalisme que du roman. Leur côté documentaire me donne l'impression de passer dans le réel, de devenir une sorte d'initié grâce au partage de ces menus secrets.
Reste la question ambiguë qui tourne autour de Bosch : sa mission, retrouver les coupables, est présentée sous un angle qui a quelque chose à voir avec la vengeance ; et pourtant elle paraît souvent plus juste que la justice elle-même. La justice est-elle si mauvaise, qu'on ne puisse avoir foi que dans la police ? Évidemment, là on parle du système judiciaire américain, hein, rien à voir avec le nôtre, hein, bien loin au dessus de tout soupçon, évidemment.
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Sharon
  06 décembre 2019
Bosch a été ré-in-té-gré. Oui, je donne ainsi l'impression de crier, mais c'est pour dire que personne, alors qu'il avait pris sa retraite depuis trois ans, ne s'attendait à cet événement. Comme je lis les tomes dans le désordre, je ne compte pas le nombre de fois où Bosch a eu des soucis avec sa hiérarchie ou ses coéquipiers - beaucoup me semble le mot qui convient.
Harry se retrouve à enquêter sur des cold case. Magnifique. Surtout que, dès son arrivée dans le service, une enquête est rouverte : on a trouvé une preuve ADN qui concerne une affaire vieille de 17 ans.
Il faut alors tout reprendre, dans des locaux dans lesquels le classement n'est pas vraiment le fort de ceux qui y travaillent, certains dossiers ayant même été jetés ou ont été portés disparus. Bref, un assez gros bordel. Il faut aussi retrouver Garcia et Green, ceux qui ont merdé il y a dix-sept ans. Oui, à traiter l'affaire comme une simple fugue d'abord, comme un suicide ensuite, avant que l'autopsie ne conclut à un meurtre, ils ont perdu cinq jours, et sur une affaire de meurtre, c'est la garantie que le meurtre ne sera jamais élucidé. Les suspects ? le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils n'en ont vraiment pas trouvé. le dernier petit ami connu des parents était parti à Hawaï depuis un an, et si Becky Verloren avait bien quelqu'un dans sa vie au moment de son enlèvement, ses parents n'en savaient rien : ils découvrirent des aspects de la vie de leur fille dont ils ignoraient absolument tout. Fait important, à mes yeux : le père est noir, la mère, blanche.
J'entends d'ici certaines personnes me dire, ou écrire sur mon blog : on se fiche de la couleur de peau des personnages ! J'aimerai bien, merci, et Bosch aimerait bien aussi. Sauf que, dans une Amérique qui était à deux doigts de s'enflammer, ce que l'on a totalement oublié ici (et eux sans doute également), la question raciale est importante. 1988, année de la disparition de Becky, est une année que les suprémacistes blancs voulaient célébrer, à cause de la symbolique qui l'entourait. Symbolique tordue, inventée par des tordus, des êtres dangereux qui n'avaient aucun scrupule. Enlever puis tuer une jeune fille métisse aurait-il pu leur poser problème ? Certainement pas.
Ce qui pose problème à Harry Bosch est que cette piste n'ait pas été suivi à l'époque, menant ainsi les enquêteurs sur une voie de garage dont ils ne sont jamais sortis. L'un a mis fin à ses jours, l'autre a un bon poste administratif. Quant aux amies proches, l'une enseigne dans l'établissement où elles étaient scolarisées, les autres ne sont pas très loin, toutes ont fait leur vie mais personne n'a oublié.
Regarde-le, dit-elle. Personne ne devrait vieillir.
- Et tout le monde devrait le pouvoir.
Ce dialogue entre Bosch et sa coéquipière expriment le point de vue de deux générations, la plus jeune pense avant tout à l'apparence, le plus âgé à ce que chacun a le droit de faire ou non de sa vie - pourvu qu'on ne la lui ôte pas. Deuil interdit est un volume particulièrement amer, non seulement à l'égard de toutes ses vies gâchées - les parents de Becky ne se sont jamais remis, mais de tout ce qui a été mis en oeuvre pour que la vérité ne puisse être connue, la justice rendue. Je ne parle même pas de l'impunité des coupables qui, eux, ont continué leur vie comme si de rien n'était. Ne nous leurrons pas : on peut très bien vivre avec un crime sur la conscience.
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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
BMRBMR   06 août 2007
[...] - Le choeur des voix oubliées, dit-il.
- Pardon ?
- C'est ce qui me vient à l'esprit quand je pense aux dossiers qui nous attendent aux Affaires non Résolues. Une vraie galerie des horreurs. C'est notre plus grande honte. Toutes ces affaires ! Toutes ces voix ! Chacune est une pierre jetée dans un lac. Les ondes de choc se propagent à travers le temps et les personnes. Familles, amis, voisins. Comment pouvons parler de cité quand il y a encore tellement d'ondes de choc, tellement de voix que la police a oubliées ?
Bosch lui lâcha la main et garda le silence. Il n'y avait pas de réponse à la question du chef.
- J'ai rebaptisé le service dès que je suis arrivé. Il ne s'agit pas d'affaires éteintes, inspecteur. Jamais elles ne le sont. Pour certains, en tout cas.
- Je comprends.
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dido600dido600   09 janvier 2015
L’aurore n’avait rien à envier au crépuscule. Elle arrivait et c’était laid, comme si le soleil était maladroit et pressé. Le crépuscule était plus onctueux, et la lune plus gracieuse. Peut-être parce qu’elle était plus patiente. Dans la vie comme dans la nature, il le pensa, les ténèbres attendent toujours.
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dido600dido600   12 janvier 2015
— C’est drôle, finit par dire Stoddard.
— Qu’est-ce qui est drôle ?
— Je suis prof de sciences, vous savez ? Enfin je veux dire… avant d’être principal, j’enseignais les sciences. Je dirigeais le département.
— Hmm.
— Et j’enseignais ce qu’est l’ADN. Je disais toujours à mes élèves que c’est le secret de la vie. Décodez l’ADN et c’est la vie elle-même que vous décodez.
— Hmm— Et maintenant… bah, maintenant on s’en sert pour décoder la mort. Vous autres, vous vous en servez pour ça. L’ADN secret de la vie, l’ADN secret de la mort, je ne sais plus trop. Oui, bon, ce n’est peut-être pas aussi drôle que ça. Dans mon cas, ce serait plutôt ironique.
— Si vous le dites…
— Il enseignait l’ADN, l’ADN le fait prendre..
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dido600dido600   08 janvier 2015
Je ne fais que jeter des filets. Je rassemble autant de renseignements que possible parce qu’on ne sait jamais ce qui pourrait devenir important un jour.
— Oui, bon, sauf que ces filets se sont pris dans les rochers et qu’ils s’y sont déchirés depuis longtemps.
— Peut-être pas.
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KassuathethKassuatheth   03 août 2019
Union Station avait été dessinée pour refléter la ville qu’elle desservait et la manière dont elle était censée fonctionner.
C’était un vrai melting-pot de styles architecturaux – espagnol, colonial, mission, moderne épuré, Art déco, Southwestern et mauresque, tous les motifs y fleurissaient.
Mais, au contraire du reste de la ville où ledit melting-pot avait tendance à bouillir et déborder, les styles de cette gare se mélangeaient agréablement pour donner naissance à quelque chose d’unique et de beau. C’était pour ça que Bosch l’adorait.

J'ai voulu vous donner le goût d'aller voir les photos de cette gare sur internet. Cet outil est parfois très bénéfique.
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Videos de Michael Connelly (45) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michael Connelly
"Nuit sombre et sacrée" de Michael Connelly lu par Jacques Chaussepied . Parution le 8 juillet en numérique et le 12 août en CD.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/nuit-sombre-et-sacree-9791035402211
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