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Jean Esch (Traducteur)
ISBN : 2020345676
Éditeur : Seuil (09/06/2004)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.07/5 (sur 2088 notes)
Résumé :
Le policier Sean McEvoy est retrouvé mort dans sa voiture. Chargé d'une affaire de meurtre abominable, son enquête n'avançait pas. Lorsqu'il apprend le suicide de son frère, Jack, son jumeau, journaliste de faits divers, refuse d'y croire. En cherchant à comprendre, il découvre d'autres cas de policiers apparemment poussés au suicide par des meurtres non résolus. Tous ont été retrouvés avec, à leur côté, des lettres d'adieu composées d'extraits de poèmes d'Edgar Poe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (192) Voir plus Ajouter une critique
carre
  06 avril 2013
Son frère jumeau retrouvé mort dans sa voiture, Jack ne croit pas une seconde à la thèse du suicide. Journaliste méticuleux, il est bien décidé à prouver le contraire à ces têtus du FBI. Moi qui croyait que sans Bosch ou Mc Caleb, ce poète serait tout au plus un polar convenable, j'en suis pour mes frais. Car Connelly nous concocte un bouquin diablement malin, avec une intrigue solide qui vous tiens en haleine (de vers, poésie oblige) jusqu'au final haletant. Rebondissement, mensonges, secrets sordides, le natif de L.A. nous dose ça savamment et nous offre un cocktail sacrément explosif. Rien de tel pour passer un très bon moment que de retourner de tant à autre vers les maitres du genre. Connelly en fait indiscutablement parti.
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nameless
  18 juin 2018
Lu au moment de sa parution, et n'en ayant gardé qu'un souvenir agréable mais confus, je viens de relire Le poète, et l'évidence est là, têtue, il s'agit d'un roman de haut-vol, qui contrairement à moi n'a pas pris une ride. Certes les technologies de communication, téléphone et internet, ont évolué depuis 1996, mais cela n'altère en rien l'intérêt ou la qualité de cette formidable intrigue.

Jack McEvoy a une longue expérience des crimes les plus remarquables du Colorado puisqu'il est journaliste judiciaire au Rocky Mountains News et se voit comme un touriste du macabre. Lorsque Sean, son frère jumeau et policier, se suicide, Jack est abasourdi. L'enquête est rapidement bouclée puisque le blues du flic fait peur, que le suicide s'apparente à une maladie contagieuse pour les collègues bien vivants restés sur le terrain. Mais pour Jack quelque chose cloche, fait vibrer sa fibre familiale et professionnelle. Car Jack appartient à cette catégorie de journalistes incorruptibles, jusqu'au-boutistes, apparenté à ses confrères réels du Boston Globe qui ont risqué leur carrière et leur vie pour dénoncer des prêtres pédophiles et impunis (pléonasme) et dont l'enquête Spotlight a été pulitzérisée. Aux Etats-Unis, la presse est surnommée le quatrième pouvoir, ça fait rêver ! Jack est l'archétype du journaliste intègre, qui respecte le lien sacré noué avec ses informateurs et ne trahit jamais la parole donnée. Quand il découvre que d'autres flics ont été suicidés par un serial killer surnommé le Poète parce qu'il met entre les mains de ses victimes des vers d'Edgar Allan Poe, il veut surtout rendre justice à Sean, mais il tient également l'enquête de sa vie, celle sur laquelle il faut être le premier. De spectateur, Jack devient acteur, il négocie un arrangement d'exclusivité avec les G men du FBI contre son silence durant l'enquête, et nous le voyons travailler d'arrache-pied, se heurtant à de nombreux bureaux des déceptions ou se rendant à des rendez-vous, dignes des grandes heures de Gorge profonde.

Le poète est un roman qui avale le lecteur dès les premières pages, le tient en haleine jusqu'à la dernière. On se sent en sécurité, en confiance, on sait qu'il n'y aura pas de mauvaise surprise, d'incohérences, de chausse-trappes, de fausses pistes, d'épilogue irréaliste. Tout se tient, tout est verrouillé, bétonné, dans un style parfait. Bien sûr, Michael Connelly a été journaliste et a reçu le Pulitzer pour la couverture des émeutes de Los Angeles de 1992 après l'acquittement des policiers blancs qui ont tabassé Rodney King, afro-américain. Mais ce n'est pas suffisant pour expliquer l'excellence du Poète. Michael Connelly possède un supplément d'âme... du talent...
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Ptitgateau
  06 février 2013
Journaliste de son état et convaincu que son frère jumeau ne s'est pas suicidé comme l'affirme la police, Jack émet des hypothèses rejetées par la police et par son entourage. Doté d'un esprit de déduction peu commun, il parvient à faire reconsidérer le dossier concernant la mort de Sean. Démarre alors une enquête intéressante avec des liens qui se font plus que progressivement. le roman est entrecoupé d'épisodes montrant un personnage inquiétant : Gladden dont je ne vous parlerai pas plus.
Puis le FBI s'en mêle avec tous ses hommes, ses moyens, son matos, et là ! ça commence vraiment ! Action avec tout ce que j'aime : investigation, spécialistes… Notre journaliste vient se poser en témoin oculaire des actions et de l'état d'esprit de « the » police américaine, car faut pas croire, « ya aussi du rififi dans le FBI » !
J'ai beaucoup aimé ce roman, (j'avais honte de ne pas avoir encore lu ce classique, moi qui adore les thrillers ! ) même si j'ai trouvé la première partie longue (quoique nécessaire), la deuxième partie est pleine de rebondissements (jusqu'à la fin !!!) l'histoire est bien écrite, le récit bien mené, le héros est sincère et nous livre de profondes pensées. Un bon thriller que j'ai, comme les autres, terminé à 3 heures du mat (meilleur moment pour apprécier les thrillers).

Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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Laurence64
  13 mars 2013
Félicitée trois fois lors de l'acquisition du poète (par le libraire lui-même et deux amateurs qui se trouvaient là), je frétillais d'aise et mon ego en aurait rougi, le bougre.
Je détenais, semblait-il, l'une de ces oeuvres majeures de la littérature noire qui ne saurait se laisser oublier. Fière de mon choix!
Sauf que, le poète est un thriller. Ce qui signifie une intrigue haletante, des rebondissements qui rebondissent notamment en seconde partie de l'oeuvre, un sérial killer,, etc. Et que le thriller n'est pas un roman policier fût-il truffé de policiers, d'enquêteurs, d'agents du FBI… Un thriller c'est un bon moment de lecture-détente (ou pas) dont il ne reste le plus souvent pas grand chose. Lehane mis à part avec son shutter Island mais Lehane est un écrivain de romans policiers et de romans noirs.
Donc, j'ai lu un thriller. Sans ennui, sans agacement pendant une bonne partie du roman mais risqué-je la lapidation si j'expose ma déception qui est allée croissante? J'anticipe les réactions; j'ai piqué une armure dans un quelconque château médiéval, je m'harnache et me lance. Même si gantelets et clavier informatique ne font pas bon ménage.
La construction classique alterne entre démarrage d''une enquête journalistico-personnelle (le suicidé assassiné est le jumeau d'un journaliste) et apparition d'un vilain pas beau antipathique pédophile. L'enquête journalistique devient enquête fédérale avec son assortiment de flics semblable aux boîtes de chocolats de Noël. Toujours le même assortiment. le chocolat noir costaud amer. La jolie nougatine craquante. le chocolat fourré à la pâte tendre… Allez! Ce n'est pas leur manque d'originalité qui les rend moins savoureux mais les surprises seraient les bienvenues. Et puis dans l'assortiment de chocolats, on a ici une pâte de fruit, laquelle succombera forcément à la nougatine pour une liaison épisodique sous l'oeil malveillant du costaud amer.
Et oui! Jack le journaliste a le béguin pour la ravissante Rachel (forcément ravissante). Et la charmante nougatine avait été mariée avec le chocolat amer. Les relations se tendent dans la boîte enrubannée du FBI.

Bref, tout ce petit monde est sur les dents après avoir découvert (à l'initiative de Jack privé de scoop) qu'un sérial killer oeuvre depuis plusieurs années dans un total anonymat, chacun de ses trucidés ayant été déclaré suicidé.
On épluche les suicides de flics ayant eu le bon goût littéraire de laisser derrière eux une phrase issue de l'oeuvre d'Edgar Allan Poe, après avoir été perturbé par des meurtres pédophiles.
Peu à peu, le vilain pervers photographe livre toute son abjection. le projecteur se braque sur lui. Mais mon mauvais esprit n'est jamais parvenu à accepter l'idée que ce Gladen émoustillé par les fossettes enfantines adorait trucider le policier pendant ses temps de loisirs. Même si, quand même, on ne sait jamais.
Dans tout ce rififi politico-journaliste où chacun voudrait bien tirer la couverture à soi, la psychologie a déserté les lieux. Parfois, elle s'accoude au comptoir, une façon de prouver que dans toute cette action bien construite et bien menée, elle existe un peu. Mais alors un peu. du genre fantomatique. Rien à voir avec Lehane (je crois que je tourne mono-maniaque)
Le traumatisme enfantin de Jack le liant à son jumeau équivaut à un emplâtre sur une jambe de bois. Il n'apporte rien à la psychologie du personnage. Mais il semble désormais qu'une règle existe dans le thriller. Tout héros doit avoir subi un traumatisme enfantin, quelle que soit son utilité dans la trame. Ça garnit.

La psychologie de comptoir, de passage, évoque un vide pour expliquer le doute injustifié de Jack envers celle qu'il aime. Si ce doute avait été lié avec son passé, j'écouterais Tino Rossi en boucle afin de me punir. Mais non, juste un vide. Edmond dirait: "Un vide! C'est un peu court jeune homme!" Imaginons donc un vide existentiel, ne cédons pas au vertige et enjambons.
Enfin, le coupable, sorti du chapeau après deux rebondissements, avait probablement zigouillé la psychologie en même temps qu'une de ses victimes. le coupable est coupable. Il y a t-il un psychiatre dans la salle?
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caro64
  25 janvier 2013
Après mon commentaire sur Volte-face, je reviens en quelques mots sur mon premier Connelly, le Poète, sans aucun doute le meilleur de l'auteur.
Un journaliste va enquêter sur la mort d'un flic, son frère jumeau, retrouvé dans sa voiture, une balle dans le crâne. Au début, il pense à un suicide, car son frère ne supportait plus les pressions de son métier, mais petit à petit il va découvrir qu'il s'agit d'un meurtre maquillé... le tueur laissant sur les lieux du crime quelques vers dissimulés d'Edgar Poe, on va le surnommer le poète...
Le poète est un de ces livres que vous ne lâchez pas avant la dernière ligne, une valeur sûre avec une intrigue impeccable, des fausses pistes, des rebondissements, une construction habile et une chute finale qui vous tombe dessus sans qu'on s'y attende. S'il ne fallait lire qu'un livre de Connelly, ce serait celui-là, qui est vraiment exceptionnel.
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Citations et extraits (114) Voir plus Ajouter une citation
lescotislescotis   09 mars 2019
J'avais crié trop fort. Il y avait dans cette réplique une note d'hystérie qui ne marche jamais avec les flics, je le savais. Dès qu'on se met à brailler, ils se ferment, deviennent distants et froids.
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WitchbladeWitchblade   11 septembre 2018
- Quant aux violeurs, reprit-elle, leur pathologie ressemble énormément à celle des meurtriers. De très chics types, croyez-moi. Je sentais qu’ils me jaugeaient dès que j’entrais dans la pièce. Je savais qu’ils essayaient de calculer le temps dont ils disposaient avant que le gardien intervienne. Est-ce qu’ils pourraient m’avoir avant l’arrivée des renforts. Très révélateur de leur pathologie. Ils ne pensaient qu’en termes d’aide extérieure. Ils n’envisageaient pas que je puisse me défendre seule. Sauver ma peau. Pour eux, toutes les femmes étaient uniquement des victimes. Des proies.
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CrossroadsCrossroads   11 mars 2011
Une chance que personne ne puisse connaitre nos pensées les plus secretes . Nous apparaitrions tels que nous sommes , à savoir des imbeciles manipulateurs et pretentieux .
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PiertyMPiertyM   29 juin 2015
la vérité qui se cachait derrière une grande partie du journalisme contemporain. Il n’y était plus guère question d’altruisme, de service public et de droit à l’information. C’était devenu une question de concurrence, de rivalité et de publicité : quel journal avait publié l’article en premier, lequel était à la traîne ? Et qui décrocherait le prix Pulitzer à la fin de l’année ? C’était une vision plutôt sombre, mais après toutes ces années dans le métier, mon point de vue avait viré au cynisme.
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CrazynathCrazynath   22 août 2016
La mort, c'est mon truc. C'est grâce à elle que je gagne ma vie. Que je bâtis ma réputation professionnelle. Je la traite avec la passion et la précision d'un entrepreneur de pompes funèbres, grave et compatissant quand je suis en présence des personnes en deuil, artisan habile quand je suis seul avec elle. J'ai toujours pensé que pour s'occuper de la mort, le secret était de la tenir à distance. C'est la règle. Ne jamais la laisser vous souffler dans la figure.
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