AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Robert Pépin (Traducteur)
ISBN : 2020923858
Éditeur : Seuil (14/05/2010)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 522 notes)
Résumé :
"Dans la tête d'un tueur de 16 ans", c'est l'article sur lequel travaille Jack McEvoy, journaliste au L.A. Times. Article en forme de vengeance : sa hiérarchie veut le virer. Comprenant vite que le gamin est innocent, il s'acharne à le prouver. Ce qui n'est pas du goût de tout le monde... Manipulé, traqué, Jack devient le jouet d'une force fantôme, en apparence immatérielle - et toute-puissante.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  03 juillet 2018
Dix ans après Le poète, Michael Connelly remet en selle Jack McEvoy. Toujours journaliste au L.A. Times, il est plus près de la porte que de la promotion, puisqu'en raison de la crise traversée par la presse écrite laminée par les médias émergents, il a reçu son formulaire RDP, comme réduction de personnel, expression qui dans l'ancien monde signifie avis de licenciement. Pourtant Jack est un journaliste apprécié et expérimenté mais pourquoi continuer à lui verser un bon salaire alors que des jeunes coûtent une bouchée de pain ? Et puis Jack a refusé de faire plus avec moins, ce qui lui a valu d'être scié à la base. On lui accorde un préavis de quinze jours s'il forme Angela, sa remplaçante communicante et arriviste du monde nouveau, fraîchement sortie d'une école de journalisme.

Jack accepte mais quand même... Comment marquer son départ d'une pierre blanche ? Un reportage bidonné qui ridiculiserait son employeur ? Pas son style. Il préfère tenter d'innocenter un jeune dealer qu'il pressent accusé à tort d'un meurtre, et écrire ainsi l'article de sa vie. Quelques kilomètres et pages plus tard, dans une impasse alors qu'il est lancé aux trousses de l'Épouvantail, génial hacker au service du crime, Jack fait appel à Rachel, autre protagoniste essentielle du Poète, agent du FBI, dont il est toujours amoureux. Quel bonheur de retrouver ces deux là, qui reprennent leur liaison comme s'ils s'étaient quittés la veille. Seul le matelas a changé.

Aux lecteurs qui connaissent Le poète, L'Epouvantail apparaîtra peut-être comme une resucée atténuée du roman inaugural. C'est vrai qu'ils ont de nombreux points communs, mais en ce qui me concerne, j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à retrouver Jack et Rachel, dans un opus tonique qui est aussi un beau plaidoyer en faveur de la presse écrite, et rappelle au fil des chapitres ce que devrait être le rôle du quatrième pouvoir : "Le journal est censé être le chien de garde de la communauté et on est en train de le filer à des petits chiots. Pense au grand journalisme que nous avons connu. La corruption débusquée, le bien public. D'où tout cela va-t-il venir maintenant que tous les journaux du pays disparaissent ? Du gouvernement ? Allons, donc. De la télé ? Des blogs ? Tu rigoles ?" (p. 42)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          590
Tostaky61
  22 avril 2015
Du grand Connelly...
Depuis que je lis cet auteur, je vais de coup de coeur en coup de coeur...
Je pensais que "Le poète" était LE Connelly qu'il fallait avoir lu, mais "L'épouvantail" et du même tonneau...
Cette fois, c'est dans le monde du journalisme que nous entraîne l'écrivain.
Jack McEvoy remercié par son journal décide de terminer sur un scoop, il flaire la bonne affaire avec une histoire de cadavre dans un coffre de voiture, il est loin d'imaginer où va l'entrainer son enquête.
Pas besoin d'en dire plus, Michael Connelly, nous tiens en haleine de bout en bout.
Le coupable ? on le connait très tôt, il est fort, très fort, Arriveront-ils à l'arrêter ?
Si vous n'avez pas encore découvert Connelly, offrez-vous ce plaisir...
Commenter  J’apprécie          272
jeranjou
  09 janvier 2013
Un poète bis ?
Michael Connelly reprend, plus de 10 ans après le Poète, les personnages de Jack McEvoy et de la profileuse Rachel Walling pour un nouvel opus à la recherche d'un tueur psychopathe. Pour ceux qui se plongés dans la trilogie Millénium, on se retrouve la même ambiance un peu geek sans atteindre malheureusement le coté génial du personnage de Lisbeth.
Ainsi, McEvoy, plutôt âgé désormais, va se faire licencier par son journal, le L.A. Times, victime de la crise de la presse. Ill décide donc d'écrire un dernier article sur un jeune dealer Noir, Winslow (peut être un hommage au grand Don), pour le meurtre d'une femme blanche, violée à multiples reprises.
Jack va douter de sa culpabilité mais va se retrouver rapidement sans argent ni messagerie et va faire appel en dernier recours à une vieille connaissance, Rachel Walling (je ne sais pas pourquoi mais ce personnage me fascine toujours).
Le problème avec cet épouvantail est que, le Poète, le meilleur roman de Connelly et un de mes meilleurs polars, ne cesse de nous hanter. Tout est fait pour se souvenir de ce roman culte.
Ce polar, très connellyen dans sa construction, bien huilé et à multiples rebondissements, reste un bon roman tout de même. le personnage du méchant est intéressant mais moins abouti que pour le Poète. le monde de la presse et sa lente agonie est en revanche plutôt bien dépeinte.
Conclusion, vous passerez un bon moment de lecture en retrouvant des personnages que l'on a aimés dans le Poète (Mc Evoy et Walling) et Los Angeles River (Walling).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
BarbaraLux
  28 août 2012
Je ne crois pas trop m'avancer quand je dis que tout lecteur de romans policiers a forcément quelque part dans un rayon de sa bibliothèque un Connelly qui traîne. Je suis une fervente lectrice de polars et j'avais jusqu'à il y a encore très peu de temps un Connelly dans mes piles de livres … depuis plusieurs jours j'en ai deux.
Il y a quelques années j'avais dévoré le Poète, j'ai le souvenir d'un livre haletant, mettant en scène un journaliste plutôt sympatoche et un tueur qui, pour le coup, ne l'était pas du tout. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour faire un bon thriller, et effectivement c'est un assez bon thriller.
Lorsque j'ai lu la quatrième de couverture de L'Épouvantail - je lis toujours la quatrième de couverture, j'entends déjà les pseudos puristes crier "oh non, quel sacrilège !!!" … il m'arrive même de la lire plusieurs fois "oh non, quel sacrilège !!!".
Bref, lorsque j'ai lu la quatrième de couverture de L'Épouvantail, je me suis dit que la recette était la même et que j'allais probablement passer un bon moment, qui plus est avec Jack McEvoy, le journaliste/enquêteur déjà présent dans le Poète.
Jack McEvoy a désormais la quarantaine sexy, auteur d'un livre à succès, journaliste respecté par ses confrères, il est le reporter le mieux payé du L.A Times, et malheureusement la presse écrite va mal, alors quand il s'agit de faire des économies, les rédacs chefs décident de le remplacer par une jeune journaliste qui en veut et qui coûte bien moins cher.
La crise a toujours bon dos !
Jack McEvoy a le nez dans ses cartons lorsqu'il découvre un nouvel élément sur un fait divers qu'il a relaté la semaine précédente. Serait-ce LE sujet qui lui fera quitter le journal par la grande porte. C'est en tout cas ce qu'il croit.
S'engage alors une course poursuite plus ou moins virtuelle entre un journaliste de presse écrite qui traque l'injustice et un tueur que l'on pourrait qualifier de… méchant geek !
Allons bon, Monsieur Connelly, tenteriez-vous de surfer sur les angoisses les plus symptomatiques de n'importe quel internaute ? Mettez de fabuleuses compétences technologiques entre les mains d'un mauvais garnement et on pourrait bien perdre la face. Attention, sur Internet tout se trouve et rien ne s'efface.
Pas d'inquiétude, je ne vous dévoilerai rien de capital et de toute façon Michael Connelly le fait très bien tout seul dès les premières pages, il nous dit tout et tout de suite. On sait qui a fait quoi et comment. On sait même plus ou moins pourquoi.
L'intrigue sert de prétexte pour explorer de façon totalement réactionnaire la face maléfique des nouvelles technologies.
A ce propos, si vous butez sur les mots "serveurs, portails, adresse IP, système et protocole de réponse", si vous pensez qu'Internet c'est Google et que la toile regorge de pédophiles à tendance nazis, si vous ne savez pas ce qu'est la toile … lisez le Poète, et si vous l'avez déjà lu, lisez un Harlan Coben, je crois que c'est à peu près la même chose !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
traversay
  31 août 2012
Michael Connelly a été journaliste criminel avant d'écrire des romans policiers. Jack McEvoy, le héros de L'épouvantail, qui exerce cette profession au sein du L.A Times, lui ressemble sans doute un peu (beaucoup ?). D'ailleurs, il n'est pas un inconnu des habitués de Connelly, ce Jack, ceux qui ont lu le poète, un de ses meilleurs livres, ne l'ont pas oublié, pas plus que Rachel Walling, agent du FBI, également présente dans les deux romans. Est-ce à dire que l'ombre porté du Poète est évidente dans L'épouvantail, sombre histoire de Serial Killer(s) ? Oui, sans hésitation mais pas plus gênante que cela. Après une grosse vingtaine de thrillers, la lecture d'un Michael Connelly n'a plus le charme des premières fois mais la familiarité qui s'est installé avec l'auteur n'a rien de désagréable, comme le goût d'un bon vieux whisky siroté au coin de l'âtre. La routine, alors ? Pas du tout, Connelly a du savoir-faire et L'épouvantail est particulièrement bien mené avec un "méchant" de haute volée, hacker brillantissime , ce qui nous vaut des pages plus que passionnantes sur les déviances d'Internet, l'intrusion via le piratage dans la vie privée de tout individu et le stockage de données (la force d'un Connelly, c'est aussi de savoir s'entourer d'experts dans des domaines très pointus). Au delà de l'intrigue, palpitante, quoique classique, un autre intérêt de L'épouvantail est documentaire, sur le triste état de la presse écrite quotidienne américaine, en pleine crise, là encore à cause de la concurrence d'Internet. La nostalgie de Connelly est palpable dans sa description des conférences du L.A Times et des méthodes d'investigation des journalistes. L'épouvantail, avec des ficelles certes éprouvées mais efficaces, est plutôt un bon cru dans la production (trop abondante, hélas) de Michael Connelly.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
bgnbgn   29 octobre 2013
C'est beaucoup trop loin de ce que sait faire de meilleur M. Michael Connelly, et bien trop décevant, et ennuyeux aussi. Franchement oublier sur le champ ce mauvais roman, et prenez-en un autre du même auteur, ainsi vous aurez 90 % de chance de tomber sur un bon Connelly. Dommage pour celui-là ! D'ailleurs je vous conseille personnellement Le Poète, qui est le précédant de l'histoire de ce livre (L'épouvantail), mais c'est sans comparaison.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          61
CceliaCcelia   23 mai 2018
Pense au grand journalisme que nous avons connu. La corruption débusquée, le bien public. D'où tout cela va-t-il venir, maintenant que tous les journaux du pays disparaissent? Du gouvernement? Allons donc. De la télé? Des blogs? Tu rigoles! D'après un de mes amis qui a accepté de se faire racheter en Floride, la corruption est l'industrie qui va le plus progresser quand il n'y aura plus de journaux pour la surveiller.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
AtchimAtchim   19 septembre 2018
Lorsque Sonny Lester et moi quittâmes enfin l'appartement de Wanda Sessums, la cité était revenue à la vie et à ses occupations. L'école était finie et les dealers et leurs clients sur le pont. Les parkings, les terrains de jeux et les pelouses grillées par le soleil que l'on trouvait entre les immeubles commençaient à se remplir d'adultes et d'enfants. La vente de drogue s'effectuait à l'aide de voitures qui passaient et repassaient, impliquant une logistique compliquée avec guetteurs et vendeurs de tous âges qui conduisaient les acheteurs à travers le dédale des rues de la cité, vers des points de vente qui changeaient sans arrêt dans le cours de la journée. Les planificateurs du gouvernement qui avaient conçu et fait construire ces bâtiments ne se doutaient pas qu'ils créaient ainsi un environnement idéal pour le cancer qui, d'une manière ou d'une autre, finirait par détruire la plupart de leurs habitants. Tout cela, je le savais pour avoir plus d'une fois accompagné les gars des Stups du South Bureau à l'époque où, tous les six mois, je remettais à jour mes articles sur la lutte contre le trafic de drogue dans la région. Nous traversâmes une pelouse et regagnâmes la voiture de Lester en baissant la tête comme celui qui s'occupe exclusivement de ses oignons. Tout ce que nous voulions, c'était arriver à la Dodge.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
kathelkathel   15 août 2011
Parker Center en était à ses derniers jours d’existence. Cela faisait presque cinq décennies que ce bâtiment qui tombait en ruine était le centre de commandement des opérations de police, et il avait au moins dix ans d’obsolescence. Il n’en avait pas moins rendu de grands services à la ville, avait survécu à deux émeutes, à d’innombrables manifestations et crimes graves, et avait abrité des milliers de conférences de presse comme celle que je m’apprêtais à suivre. Il n’empêche : en tant que quartier général, il y avait longtemps qu’il était dépassé. Et on s’y entassait. La plomberie était morte et le chauffage et la climatisation agonisaient. Il n’y avait pas assez de parkings, pas assez d’espace pour les bureaux et pas assez de cellules. Il y avait aussi dans les couloirs et les bureaux des endroits où ça sentait l’aigre et le rance. Les planchers en vinyle avaient gauchi ici ou là et que la structure de l’immeuble puisse résister à un gros tremblement de terre paraissait douteux. De fait, nombre d’inspecteurs travaillaient sans relâche certaines affaires à l’extérieur des bâtiments et s’y démenaient de façon extraordinaire pour trouver des éléments de preuve et des suspects… dans le seul but de ne pas être coincés dans les bureaux quand frapperait le « Big One ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
volubilaevolubilae   17 juillet 2019
Je me retournai et regardai à nouveau par le hublot. Je vis apparaître le tapis de lumière tandis que nous repassions du désert à la civilisation telle que nous la connaissons. C'était des milliards de lumières qu'il y avait là, à l'horizon, mais je savais que, même mises toutes ensemble, elles ne suffiraient pas à percer les ténèbres qu'on trouve dans le cœur de certains hommes.
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Michael Connelly (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michael Connelly
Retrouvez votre livre dans notre librairie en ligne ! :
En attendant le jour de Michael Connelly aux éditions Calmann-Lévy https://www.lagriffenoire.com/144463-nouveautes-polar-en-attendant-le-jour---renee-ballard---t1.html
La culture décontractée !!!!! ABONNEZ-VOUS A NOTRE CHAINE YOUTUBE ! http://www.youtube.com/user/griffenoiretv/featured (merci) La boutique officielle : http://www.lagriffenoire.com
#soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Michael CONNELLY : les titres avec Harry Bosch

Quand Harry se souvient des tunnels du Vietnam...

LE DEGOUT DE L'OEUF EN GELEE
LES EGOUTS DE SAÏGON
LES EGOUTS DE LOS ANGELES
LOS ANGELES ECHO

11 questions
234 lecteurs ont répondu
Thème : Michael ConnellyCréer un quiz sur ce livre
.. ..