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Sylvère Monod (Traducteur)
EAN : 9782070388295
445 pages
Éditeur : Gallimard (23/05/1995)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 96 notes)
Résumé :
Sa connaissance des voies surprenantes du monde est la plus étendue de tous les écrivains contemporains. Il a une force d'imagination inégalée et un profond sentiment du drame et de la logique des événements que certains appelleraient destin. (John Buchan) " Son être tout entier était mis à la torture par cette idée incertaine et affolante. Elle la sentait dans ses veines, dans ses os, à la racine de ses cheveux. Elle adoptait en esprit l'attitude biblique du deuil ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  17 octobre 2018
Classique fondateur du genre "roman d'espionnage", "L'agent secret" de Conrad pose en effet les codes nouveaux qui inspireront par la suite de très nombreux écrivains.
Publié en 1907, le roman dont l'action se situe à la toute fin du XIXème siècle, brille davantage par le traitement méticuleux et psychologique de la physionomie des personnages, tant hommes que femmes, que par son action. Cette dernière se fera attendre jusqu'au dernier tiers du récit, heureusement plutôt court.
Nul doute, par conséquent, que "L'agent secret" ait davantage marqué le lecteur contemporain de sa parution que le lecteur actuel, habitué à plus de rythme et de "sensations". Personnellement, j'y ai retrouvé un peu de Graham Greene qui a sans doute compté parmi les auteurs qu'il aura inspirés.
Difficile d'en dire plus sans dévoiler tout ou partie de l'intrigue, je dirais pour conclure que c'est un roman à découvrir par curiosité pour son côté précurseur mais on est assez loin de l'atmosphère oppressante d'"Au coeur des ténèbres".

Challenge XIXème siècle
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Deleatur
  11 février 2018
Paru en 1907, L'Agent secret fait partie des romans majeurs de Joseph Conrad, bien que n'ayant remporté qu'un succès d'estime lors de sa publication. L'histoire est celle de M. Verloc, agent infiltré parmi les milieux anarchistes de Londres pour le compte d'une puissance étrangère (la Russie), et accessoirement indicateur pour la police.
M. Verloc, c'est peu dire, n'a pas grand chose d'un héros. le portrait physique, moral et intellectuel que dresse Conrad ne le met guère à son avantage. Consciencieusement occupé à ne surtout rien faire, il se préoccupe avant tout de préserver le confort et les apparences d'une petite vie de boutiquier derrière la vitrine de son magasin louche, perdu dans les bas-fonds londoniens.
Le drame se noue à l'instant où Verloc se trouve justement contraint d'agir. Chargé d'organiser un simulacre d'attentat anarchiste, ses lamentables efforts n'ont pour seul résultat que de révéler un précipité de toutes les lâchetés et hypocrisies des différents personnages. Car dans L'Agent secret, tout le monde ment ou presque : M. Verloc, en premier lieu (à sa famille, à ses compagnons anarchistes,...) et Mme Verloc ensuite, qui ment tout autant à son mari en lui laissant croire qu'elle l'aime, alors qu'elle ne l'a épousé que pour sa sécurité matérielle et celle de son jeune frère. Les anarchistes que fréquentent Verloc ne valent guère mieux, entre le penseur confus qui se laisse entretenir par une riche bourgeoise, ou l'opportuniste prêt à tout pour séduire une femme et s'emparer d'un portefeuille bien garni. de leur côté, les policiers ne poursuivent à travers leur enquête rien d'autre que des intérêts personnels. Quant à M. Vladimir, l'employeur de Verloc à l'ambassade russe, il est à bien des égards le plus abject de tous.
Le seul innocent de l'histoire, c'est Stevie, frère de Mme Verloc et handicapé mental. Et le seul qui soit indubitablement sincère, Le Professeur, est quant à lui glaçant dans son appétit de destruction. Traversant le livre comme une menace de chaos et de néant, c'est à lui qu'il revient de conclure le récit. Il est le seul véritable terroriste de cette histoire, préfigurant de façon sinistre tous les fanatismes qui se sont épanouis depuis 1900 jusqu'à nos Daech d'aujourd'hui.
Bref, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Agent secret n'a rien d'un roman d'espionnage, et que c'est tout sauf un livre joyeux... A vrai dire, quand on connait Conrad, on n'en est guère étonné. le tableau, cependant, est ici particulièrement sombre. Aucun des personnages ne semble digne d'être sauvé, et ils évoluent dans une atmosphère de duplicité, de crasse et de pavés mouillés qui donne au roman une atmosphère assez poisseuse. C'est d'une noirceur qu'on dirait irrémédiable, et tout cela conté avec une ironie grinçante, étonnamment moderne.
Ce n'est pas joyeux mais c'est très fort, comme un alcool sait être fort.
Il ne manque qu'une seule chose dans ce roman de Conrad, la seule peut-être qui pourrait dissiper les brouillards glauques de tant de médiocrité humaine : la mer.
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Titine75
  18 juin 2013
Adolf Verloc tient un petit commerce avec sa femme Winnie dans Brett Street à Londres. Habitent également avec eux la mère de Winnie et son jeune frère un peu attardé. Mais Adolf Verloc cache une double vie. Il est en fait agent secret pour un pays étranger. Son rôle est d'infiltrer un groupe anarchiste afin de déstabiliser l'Angleterre. Au début du roman, Verloc est reçu à l'ambassade du pays pour lequel il travaille. M. Vladimir le sermonne et exige des résultats concrets. Il faut une action marquante, frappante pour les esprits anglais endormis. Verloc est chargé de poser une bombe à l'observatoire de Greenwich, un symbole fort pour créer l'émotion.
Ma première lecture de Joseph Conrad fut intense et le talent de l'écrivain m'a impressionnée. le point de départ du roman fut l'attentat de l'observatoire de Greenwich qui eut lieu le 15 février 1894. Cet évènement a durablement marqué l'écrivain qui souhaitait évoquer la menace terroriste qui planait au-dessus de l'Angleterre victorienne. "L'agent secret" est au départ un livre politique. Conrad évoque les différents courants anarchistes. le groupe de Verloc n'est que dans le discours, ils veulent changer le monde depuis l'arrière de la boutique. D'autres en revanche, ne rêvent que de passer à l'acte. L'individu nommé Le Professeur est un spécialiste des explosifs, il se balade d'ailleurs avec une bombe sur lui au cas où il serait interpellé par la police. Pour lui, seuls le désespoir et la folie peuvent régénérer le monde. Par moment, les discussions politiques sont un peu trop longues, un peu trop détaillées. Mais il faut vraiment prendre son mal en patience car l'intérêt du livre est ailleurs.
Au travers de "L'agent secret", Conrad nous parle surtout de la médiocrité des hommes. Je pense que l'anarchie est un prétexte de départ (je dirais même un MacGuffin puisque Hitchcock a adapté ce livre, je vous en reparle bientôt). le groupe anarchiste, et Verloc en tête, est pitoyable, aucun de ses membres n'est à la hauteur de son engagement. Les personnages de Conrad semblent tous totalement englués dans la petitesse de leur quotidien, de leur vie. Même la douce et candide Winnie ne sera pas sauvée. Elle pensait son mari généreux puisqu'il accepta d'héberger sa famille, elle le découvre vil et mesquin. La noirceur gagne le roman dans sa deuxième partie, après l'attentat, et Conrad est magistral dans sa manière de conduire une intrigue plus complexe qu'il n'y parait.
Le côté sordide de l'âme humaine déteint sur la ville. Conrad nous montre un Londres sombre, perpétuellement noyé dans le brouillard et la pluie. Une ville où rien de bon ne peut advenir. "Les vitres ruisselaient de pluie et la courte rue sur laquelle il abaissa son regard était mouillée et vide, comme si elle avait été soudain balayée par une grande inondation. La journée avait été très pénible, suffoquée tout d'abord par un âpre brouillard et maintenant noyée de pluie froide. La flamme tremblotante et brouillée des becs de gaz avait l'air de se dissoudre dans une atmosphère gorgée d'eau. "
"L'agent secret" est l'unique roman londonien de Joseph Conrad, l'atmosphère y est noire et désespérée. Accrochez-vous si la première partie vous semble longue, ce roman en vaut vraiment la peine.
Lien : http://plaisirsacultiver.wor..
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stcyr04
  12 juillet 2016
Londres fangeux, pluie et suie, brume et brouillard. Dans une rue borgne de Soho, M. Verloc fait marcher sa petite entreprise, une boutique fort discrète à la clientèle masculine, vendant confidentiellement un ensemble hétéroclite composé de journaux aux tendances révolutionnaires et de marchandises louches discrètement cachetées, propices à satisfaire et à flatter les bas instincts de ses messieurs. le digne commerçant a pris en charge la famille de son épouse, femme de devoir effacée, famille composée d'un beau-frère simple d'esprit et influençable ainsi que d'une belle-mère presque impotente. Mais, sous cette couverture miteuse et rapiécée, Verloc fait profession d'agent double au service d'une puissance étrangère ainsi que d'indic de la police, alors que son arrière boutique est le repère d'une engeance composite d'anarchistes de bas étage.
Ce roman politique, urbain, glauque, occupe une place à part dans l'oeuvre conradienne par le cadre de son récit et son propos. La volonté de l'auteur était d'employer l'ironie comme mode d'expression universel du narrateur, de traiter le sujet conspirationniste de l'instrumentalisation de l'attentat politique sous le prisme parodique. A ce titre, c'est une belle réussite. Les aficionados de l'oeuvre du génial auteur, dont je suis, trouveront leur content d'acuité psychologique, de vérité humaine, et de trituration du temps de la narration. En revanche, les amateurs d'exotisme conradien en seront pour leur frais, le décor (bas fonds, salon distingué, bureau d'embrassade, officine occulte ) n'est rien moins que tropical!
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monsieurloic
  08 janvier 2016
Joseph Conrad est une grande pointure de la littérature mondiale, je ne sais pas combien exactement mais il devait faire au moins du 47 sur une échelle qui va jusque je ne sais pas combien mais Marcel Proust ou Philip Roth approchant les 50, on peut considérer qu'on ne peut guère aller au delà de 51/52. Moi je chausse du 44 sauf pour mes pantoufles où je prends du 45.
L'agent secret est donc un roman de cet écrivain anglais du début du XXème siècle et raconte l'histoire de Verloc, un agent secret londonien complètement dépassé par les événements. Il vit avec sa femme Winnie et son beau-frère Stevie un peu attardé dans une rue triste de Londres où le ménage tient un magasin où l'on vend tout et n'importe quoi, surtout rien. L'essentiel tient dans les activités de Verloc, anti-héros en puissance qui pour arrondir ses débuts et ses fins de mois est agent secret pour le compte d'une ambassade quelconque. Dans un premier temps, on ne lui demande que d'infiltrer les milieux anarchistes et révolutionnaires de Londres ce qu'ils parvient à faire sans trop de mal (tout en cachant le tout à sa famille). Ça se complique pour lui lorsqu'on lui demande de passer à l'action et de perpétrer un attentat dans un observatoire scientifique de la capitale et que cela soit mis sur le compte de terroristes d'extrême-gauche. Verloc est un peu tracassé par ce projet mais il continue à vivre sa vie monotone et son amour platonique avec sa femme Winnie. Il s'absente régulièrement à l'étranger et continue à fréquenter les organisations révolutionnaires plutôt endormies.
Dit comme ça, ce roman d'espionnage semble sérieux, le fait qu'un personnage mène une double vie n'est pas une nouveauté littéraire. Son intérêt tient avant tout dans le côté pathétique des protagonistes, que ce soient la famille de Verloc, Verloc lui-même surtout, les pseudo-révolutionnaires plus clownesques que dangereux et les flics que les rivalités internes rendent ridicules et inefficaces. L'ambiance m'a un peu fait penser au roman le mouchard de O'Flaherty lu récemment mais ici tout est plus léger et décalé. Il y a juste les descriptions de Londres qui sont un peu près crédibles avec ce brouillard et cette pluie à n'en plus finir. Tiens, l'idée me vient que l'agent secret est à la littérature ce que les tontons flingueurs sont au cinéma, c'est à dire qu'on est plus dans le pastiche que dans la volonté de raconter une histoire qui tient la route. Je ne divulgue pas la fin qui est à l'image de l'ensemble : ubuesque et triste en même temps.
Mon sentiment général est plus que positif. L'agent secret un roman truculent et désopilant. Je ne sais pas si l'ensemble de l'oeuvre de Conrad est du même tonneau mais si c'est le cas je suis preneur.
lecture en janvier 2016 sur kindle (en papier = 445 pages) , parution en 1907, traduction française par Henry-D. Devray, 4.5/5
Loïc LT
Lien : http://doelan.blogspirit.com..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   15 octobre 2018
– Voilà ce que vous devriez essayer ! Un attentat dirigé contre une tête couronnée ou un président, c’est sensationnel, si l’on veut, mais plus autant qu’autrefois. C’est entré dans la conception générale de l’existence de tous les chefs d’État. On s’y attend, comme à une chose infaillible, surtout depuis que tant de présidents ont été assassinés. Prenons maintenant un attentat contre… mettons une église. La chose, à première vue, paraît horrible : eh bien, croyez-moi, elle ne fera pas autant d’effet que pourrait le croire un esprit moyen. Si révolutionnaire ou anarchiste qu’en soit l’origine, il se trouvera nombre d’imbéciles pour y voir une manifestation antireligieuse, ce qui retirerait beaucoup de la signification particulière que nous voulons prêter à l’action. Un attentat meurtrier contre un restaurant ou un théâtre ne servirait pas davantage : on y verrait l’exaspération d’un affamé, un acte de vengeance individuelle. Tout cela est usé ; les journaux ont des explications rassurantes toutes prêtes pour ce genre d’exploits. Je veux, de mon point de vue, vous énoncer la philosophie de la bombe ; à votre point de vue, vous prétendez avoir servi notre cause depuis onze ans. J’essaie d’être précis et clair. Les sens de la classe que vous attaquez sont émoussés ; la propriété lui semble une chose indestructible ; il ne faut pas compter, de sa part, sur une émotion de longue durée, soit de pitié, soit de frayeur. Pour influencer l’opinion publique, aujourd’hui, un attentat à la bombe doit avoir une autre portée, dépasser toute intention de vengeance ou de terrorisme : il faut qu’il soit purement destructif. Il doit être cela, rien que cela. [...]
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Gwen21Gwen21   15 octobre 2018
- Malheureusement, je le répète, vous êtes un paresseux ; vous ne savez pas profiter des circonstances. Du temps du baron Stott-Wartenheim, il y avait à l’ambassade un tas d’écervelés ; ce sont eux qui furent la cause de l’opinion fausse que se firent les gens de votre sorte sur le caractère du service secret. Il est de mon devoir de corriger cette erreur en vous exposant ce que le service secret n’est pas, et il n’est pas une institution philanthropique. Si je vous ai convoqué ici, c’est à dessein de vous en informer.
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Gwen21Gwen21   16 octobre 2018
- Balivernes ! s’écria-t-il, avec un calme relatif. Il n’y a ni loi ni certitude. Au diable la propagande par l’éducation ! Ce que savent les gens, cela nous est bien égal, quelle que soit l’exactitude de leur connaissance. Ce qui nous importe, c’est l’état d’émotion des masses. Sans émotion, pas d’action !
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DravotDravot   25 février 2013
Moi, je vais vous exposer la philosophie du terrorisme de mon point de vue, de ce point de vue que vous prétendez avoir servi depuis onze ans. [...] La sensibilité de la classe à laquelle vous vous attaquez s'émousse vite. Aux membres de cette classe la propriété apparaît comme indestructible. On ne peut compter longtemps sur leurs émotions, soit de pitié, soit de crainte. Pour qu'un attentat à la bombe ait une influence quelconque sur l'opinion publique aujourd'hui, il faut qu'il aille au-delà des intentions de vengeance ou de terrorisme. Il faut qu'il soit purement destructeur. Qu'il soit cela et rien que cela, sans qu'on puisse le soupçonner un instant d'avoir un autre objectif.
("L'agent secret" est publié en 1907.)
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HammerklavierHammerklavier   19 août 2010
le cocher contempla les pièces d'argent qui, paraissant toutes menues sur sa grosse paume crasseuse, symboilisaient les résultats insignifiants qui récompense le courage et les labeurs ambitieux d'une humanité dont les jours sont courts sur notre terre de malheur.
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Vidéo de Joseph Conrad
Les aventures de Jim et sa rencontre avec Marlow forment un des romans les plus profonds de la littérature. Ce roman d’aventure est surtout un roman psychologique qui nous donne l’occasion de réfléchir sur l’existence, le courage, la lâcheté et sur la difficulté de rester lucide. Conrad, le pessimiste, nous montre, à travers le personnage de Jim, toute la difficulté d’être un idéaliste.
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