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EAN : 9782264005182
10-18 (08/01/1993)
3.69/5   31 notes
Résumé :
L'été, Monge, un trappeur français, vit de la contrebande. Il attrape des chevaux errants aux États-Unis et les vend au Canada. Il n'a pas d'habitation fixe. Cet été-là, il se retrouve dans une famille de fermiers irlandais quelque part en Saskatchewan. Hannah, la fille de la maison, s'éprend de lui, bien qu'elle soit déjà fiancée à un certain Archer, l'homme engagé.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Deux français installés, au début du siècle, dans la province canadienne de la Saskatchewan montent une expédition vers le grand nord pour acheter aux indiens trappeurs des fourrures qu'ils vendront aux négociants des grandes villes Edmonton ou Calgary.
Sur le chemin du retour ils affrontent le froid, la faim, la fatigue et les loups.
Un seul survivra, Monge, le narrateur.
On a dit de M.Constantin-Weyer qu'il était le London français, il est en tout cas l'auteur d'un formidable roman d'aventure.
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Prix Goncourt 1928, c'est toujours fascinant de se plonger dans un vieux livre, ayant de plus obtenu cette distinction quelque peu galvaudée aujourd'hui, mais qui a encore du sens. Dans ce livre, une histoire de trappeurs au Canada vue et racontée par un français, notre Jack London dit-on. Donc, une écriture à l'ancienne pour raconter ces aventures nordiques qui seront appréciées par tous ceux qui aiment ces expéditions plus guère réalisables aujourd'hui.
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L'auteur s'inspire de son expérience personnelle pour nous dépeindre un Canada du début du XXème siècle avec ses migrants qui venait s'approprier des terres sans mauvaise conscience !
J'ai aimé cette immersion dans une ambiance à la "Jack London" malgré certains éléments qui manquent de crédibilité. Je pense tout particulièrement à sa poursuite d'Archer et d'Annah, qu'il retrouve par hasard, au milieu de nul part !
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Envie de lire un Goncourt de 1928? Je l'ai fait et je l'ai "dévoré" en une journée. L'écriture est belle, les descriptions magnifiques, l'histoire poignant. Je le trouve aussi bien sinon mieux que Jack London.
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a lire
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Il n'y a que deux pièces : une cuisine (qui est, aussi une salle à manger, un office et un hangar à provisions) et une chambre à coucher, où, quand je suis chez moi, je puis du moins lire des livres bons ou curieux. A côté de ce Discours de la Méthode, que j'ai toujours aimé, pour la simplicité avec laquelle il me conseille, j'ai ces poètes et ces romanciers anglais : la Fairie Queen de Spencer, le Faust de Marlowe, mon Shakespeare dans les petits volumes fauve et or de chez Dent, les Hellenics de Savage Landor, le Prométhée de Shelley, les Sonnets de Milton. Joignez le Voyageur malheureux de Nashe, Pickwick, Le Livre de la Jungle de Kipling, le Walden de Thoreau, et naturellement tout ce qu'on peut se procurer à Winninpeg d'Hazlitt. J'ai toujours promené avec moi une édition des Douze Césars, de Suétone, et dites-moi si cela ne suffit pas à occuper, chaque jour, quelques heures de la vie d'un homme. Paul Durand me demande si je suis fou, ou si j'ai l'intention d'ouvrir un cours de littérature. Il a une bibliothèque, lui, dont il est très fier et qui le satisfait. Zola, Marcel Proust et Loti y apportent leurs préoccupations matérielles, sensuelles ou voluptueuses, et les poésies complètes d'Alfred de Musset y mettent une note de sensibilité élégiaque. Goût de petit bourgeois français qui va avec celui du vin, de la soupe et des viandes en sauce.

333 - [Le Livre de poche n°371, p. 62/63]
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Avant que le soleil fût tombé derrière le boqueteau d’arbres à l’ouest, les chouettes lançaient de branche en branche la nouvelle de l’agonie du jour. Puis, un premier loup hurlait. Tout de suite, nos juments hennissaient le rappel des poulains. Car le loup est le roi des nuits canadiennes, et il faut le sabot bien appliqué d’une jument en colère pour le force à respecter la vie d’un poulain. […] C’était alors la chanson de l’engoulevent […] La note grave des hiboux et des grands ducs. Jusqu’à la lisière du bois, on entendait le vol mou de nocturnes géants, et leurs ombres passaient furtives, entre nous et la lune… Le cri d’un lièvre étranglé... Des froissements mystérieux dans la forêt... Des soupirs plus mystérieux encore, dont on ne savait s’ils étaient de volupté ou de douleur. L’Amour et la Mort circonscrivaient autour de nous l’entrelacement de leurs cercles magiques. A tour de rôle nous écoutions cette musique charmeuse et cruelle, veillant le troupeau confiant, et le camarade endormi. Et le jour, après un déjeuner rapide, nous ramenait à nos selles, pour notre chevauchée inlassable à travers cette nature bleue et verte, brodée de toute la richesse des pourpres églantines et des lys ponceau...
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Le train me débarqua sur la plateforme déserte, en une aube d’estampe japonaise. Maisons, forêt, étaient des lavis synthétiques à l’encre de Chine, ourlés d’un trait vert sombre, sous un ciel vert clair. A l’est, entre la cime de la forêt et le ciel, un pinceau ferme et délicat avait tracé d’un seul trait cette bande citron qui allait être le jour.
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Sur la page de garde d'un exemplaire offert par Maurice à mon père:

Un homme sur son passé se penche;
Pericoloso sporgersi!
Vienne la chute, qui lui prendrait la manche
pour le hisser hors du puits sans merci?
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Les jours s'allongèrent encore... Ils craquaient cependant à force d'être étirés, mais l'aube les raccommodait vite...
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