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EAN : 9782228920285
200 pages
Éditeur : Payot et Rivages (24/01/2018)
2.62/5   4 notes
Résumé :
Fécamp, juin 1939. Anita Conti embarque sur le morutier Viking pour une campagne de près de trois mois dans l'Atlantique Nord. C'est la première fois qu'elle reste aussi longtemps sur un navire. Seule femme parmi cinquante pêcheurs, elle restitue au jour le jour, dans ce carnet inédit, l'émotion brute ressentie à bord. Gorgé d'images et de confidences de marins, fouetté d'embruns ou noyé de brume, Le Carnet Viking ouvre aux secrets de la mer, ce monde énigmatique et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Didili
  22 mars 2018
C'est le carnet de bord d'une femme qui part en mer de Barents pendant 70 jours de juin à septembre 1939.
Cette femme c'est Anita Conti. Elle prend place à bord d'un navire de pêche " le Viking ". Seule femme à bord je ne peux que saluer cette "aventurière" exploratrice et scientifique !
Ce carnet reflète cette vie en mer que l'on a peine à imaginer.Se sont réellement des forçats de la mer, des ouvriers, des mineurs des océans.
Ils arpentent les eaux salées à la recherche de leur salaire.
L'écriture est abrupte, mais a-t-on vraiment loisir d'écrire tranquillement à bord de ces bateaux usines ?
On pêche et on conditionne les poissons à bord. Toute la vie des pêcheurs et concentrée sur les poissons, leur quête, leur pêche, leur transformation.
Dans son carnet Anita Conti nous décrit très bien cette vie à bord et ses rudes conditions.
Elle s'interroge aussi sur les ressources de la mer , sur le fait de toujours en prélever davantage...
Elle ponctue son carnet de ses propres photos et de croquis concernant les poissons et autres animaux des mers.
Elle s'intéresse à tout, ce qui est dans l'eau, ce qui est sur le bateau.
Elle nous indique chaque jour l'état de l'eau, du ciel, de ce que les filets relèvent. Elle nous présente les différents métiers à bords et m'apprends des choses. Comme ce qu'est un gogotier.
Si son style n'est pas très littéraire, il se fait parfois poétique au gré de la météo.
On sent chez Anita Conti l'âme d'une profonde amoureuse de la nature et de la mer en particulier, on sent déjà dans ses expéditions la volonté de tirer une sonnette d'alarme quant aux ressources non inépuisables de la mer.
J'ai senti chez cette femme l'âme d'une pionnière dans cette volonté très écologiste tout en respectant de manière très forte le travail des marins pêcheurs.
J'ai apprécié ce livre mais ce n'est pas vraiment ce que je préfère en littérature... D'ailleurs ce livre retrace le carnet d'expédition de cette femme. C'est donc plus un documentaire et celui-ci m'aura permis de découvrir la vie à bord mais aussi de partir à la découverte de cette femme admirable.
Cette lecture m'a embarquée sur le Viking ...
Mais ne m'a pas vraiment embarquée littéralement parlant...
Néanmoins, je remercie vivement
Babelio et ses masses critiques et les Éditions Payot et Rivages
pour cette aventure en mer de Barents !
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cathe
  03 mars 2018
Anita Conti est photographe et relieuse mais est avant tout passionnée par la mer. Elle a plusieurs fois l'occasion de partir mais en 1939 pour la première fois elle part trois mois sur un bateau qui va pêcher la morue dans l'Atlantique nord. Seule femme à bord parmi cinquante hommes, elle se fait toute petite pour profiter de cette expérience inoubliable : journées de navigation, tempêtes, paysages inoubliables, pêches réussies, pêches moins efficaces, expériences humaines…
Ce récit était inédit et vient pour la première fois d'être publié chez Payot. Je suis une passionnée de récits de voyages en tous genres et me réjouissais de faire connaissance avec Anita Conti grâce à ce livre mais je dois avouer que j'ai été déçue. La narration est décousue, les réflexions fusent dans tous les sens sans que l'on ressente vraiment avec elle ce voyage en mer, les termes techniques sont nombreux, les dialogues radio aussi,… Visiblement le livre n'était pas terminé et ce sont davantage des notes qu'un récit construit qui a été publié. Je regrette de ne pas avoir partagé avec elle cette traversée.
Catherine Poulain a fait la préface, et je repense avec plaisir à la lecture de son livre « Le grand marin » qui nous fait vivre pleinement la vie à bord et son activité intense.
Merci à Babelio, Masse critique et les éditions Payot pour ce livre
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Caro17
  17 mars 2018
Merci à Babelio et aux éditions Les Escales pour ce livre obtenu dans le cadre d'une opération masse critique.
Si j'ai repéré ce livre parmi la sélection, c'est parce qu'il y avait écrit « préface par Catherine Poulain » et comme j'ai pris grand plaisir à lire le grand marin, je me suis dit pourquoi ne pas tenter ce carnet de voyage ?
J'ai trouvé ce livre intéressant (c'est plutôt un carnet de bord, avec des notes en style télégraphique) : j'ai été très surprise de lire que déjà en 1939, il fallait aller de plus en plus loin pour pêcher la morue et que les ressources de nourriture pour les poissons commençaient à manquer dans certaines régions.
Cependant, trop de termes techniques sont utilisés et certains passages sont redondants (retranscription des conversations radios entre chalutiers) et je trouve que ce carnet est un peu trop impersonnel, je m'attendais à ce que l'auteure parle un peu plus en détail de ses conditions de vie sur le bateau.
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Charybde2
  04 juillet 2018
En 1939, 70 jours à bord d'un chalutier hauturier en mer de Barents.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2018/07/04/note-de-lecture-le-carnet-viking-anita-conti/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
DidiliDidili   22 mars 2018
Parfois l'épreuve de l'absence tourmente les équipages. On espère des nouvelles, en même temps on les craint.
Je me sens moi-même envahie de cette sourde effervescence. Toute une province à la fois ancestrale ment maritime et solidement paysanne est venue d'imposer à nous, et à chaque évocation de la famille et du port fait croire à a stabilité des choses. Ce courrier qui vient de nous être apporté, c'est la terre, la seule, la vraie : la terre qui porte la maison.
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Caro17Caro17   11 mars 2018
La mer nous a pris. Elle est verte, grise, noire, crêtée de blanc, elle nous ramasse sur son dos d'un coup de rein comme une bête habituée à ses parasites et nous jaillissons à sa cadence. C'est elle qui choisit son allure. Si elle rue, on se cramponne et ça repart.
Au long de nos infinies fragilités, se heurtent les géantes puissances des fluides. Les déferlements qui s'écrasent ont le grondement des éternités.
L'impression d’être devenu le centre du monde nait ici ; le cercle marche avec notre marche. L'horizon devant nous recule et, derrière nous, l'horizon avance ; au centre de ce cercle impitoyable, Viking hache la mer comme une lourde bête. Par temps sombre, le cercle se rétrécit ; dans la brume, ses bornes rapprochées sont floues et le danger peut sortir de ses murailles floconneuses, toujours et partout.
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Charybde2Charybde2   04 juillet 2018
7 h 30 – Chalut déchiré, cul crevé, poisson parti. Les hommes saisissent les aiguilles et le couteau entre les dents, ils commencent le ramendage.
Cette continuité de lutte crée une sensation d’épuisante fatigue. Ce n’est pas la lassitude du soir après un jour de labeur, c’est la sensation d’un effort ininterrompu sans juste récompense, compensation comparable au travail des champs soumis aux hasards météorologiques.
L’industrie des grandes pêches est une profession qui mène à concevoir la nécessité de l’effort sans envisager comme due l’immédiate compensation.
Froid, vent, pluie, neige, brise fraîche, à nouveau cul crevé, ventre parti. Sur le pont : une tonne de vase et ses détritus. Les hommes ? Vannés ! Mais sans perdre un instant il faut réaffaler.
La longueur et la dureté de manœuvre d’un enfin de 41,5 mètres d’ouverture, alourdi de 1 600 kilos de panneaux, et de 18 mètres de diabolo, rendent extrêmement décevantes les mauvaises pêches.
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Caro17Caro17   17 mars 2018
Au-dessus de nous, l'espace ; au-dessous, un miroir ; la surface des eaux est pareille au regard de beaux yeux ouverts ; on s'y perd sans comprendre. La surface des eaux demeure l'éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité.
En se penchant vers l'épaisseur des eaux, chacun n'y verra que le reflet de lui-même ; en se relevant, son regard se perdra dans le cercle d'horizon.
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DidiliDidili   22 mars 2018
21 H 30 - Gris sinistre. La nuit enfin tomberait-elle ?
Le jour ne s'éteint pas et personne n'a vu le soleil. On sait qu'il est là, derrière cette couche épaisse de vapeurs qui forment dôme. Ce ne sont pas des nuages dessinés, aux formes fantaisistes qui évoquent des lignes de terres véritables (terres de beurre... disent les hommes, et ils rêvent...) ou des nuages qui laissent passer des jambes de lumière... De tels nuages évoqueraient quelque chose de vivant, quelque chose d'autre que cette cloche noirâtre qui nous domine, nous entoure et aussi nous enferme, cette cloche d'épaisseur humide posée sur une circonférence d'eau terne, dont on est le centre perdu.
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Anita Conti pionnière de l'océanographie.
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