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ISBN : 2213655499
Éditeur : Fayard (22/09/2010)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 23 notes)
Résumé :
En 1519, François Ier confie aux moines de l'abbaye de Vauluisant un mystérieux tableau peint par Léonard de Vinci, dérangeant à un point tel que plus personne ne devra le regarder. Cette œuvre semble liée à une série de meurtres ayant eu lieu en 1494 à Milan et commis par un tueur surnommé le Voleur de visages. Thriller adapté de la bande dessinée«Vinci», dont le premier volume parut en 2008.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Syl
  08 mars 2013
« L'écorchage d'un visage n'est guère chose aisée. de nombreux praticiens prétendront détenir la seule méthode qui convienne à ce genre d'opération. Soulever la peau, l'arracher des muscles, la tirer comme une fragile pelure en une pièce unique, la décolleter de sa chair, est un art. Car c'est un masque souple, presque translucide, que vous devez soustraire du tissu conjonctif, non un vulgaire épicarpe blet. La subtilité réside dans le choix des premières incisions à effectuer… En ce qui me concerne, je dois procéder rapidement. le sujet est encore vivant lorsque je l'opère… »
François Ier va sur ses vingt-cinq ans lorsque Léonard de Vinci, son ami et père spirituel, meurt. Une nuit, presque clandestinement, il arrive aux portes de l'abbaye cistercienne de Vauluisant en Bourgogne, où le père abbé l'attend. le monarque a un paquet a lui confier. Au secret, dans une pièce, il déballe avec soin une oeuvre du grand Vinci, car avant de la coffrer pour longtemps, il tient à lui montrer le panneau de bois peint qu'il devra protéger des regards. Fébrilement, il révèle à l'homme de Dieu la peinture…
L'horreur et le dégoût sont les sentiments primaires qu'elle inspire. Cependant, avant de partir, François souhaite confesser une histoire. Elle est de celle qu'on chuchote, qu'on pleure, qu'on abhorre et qu'on pardonne pour la paix des âmes.
« Je suis né le jour où l'on découvrit la première victime du voleur de visages ! »
En 1494, François 1er naît en Charente. de l'autre côté des montages, en Italie, à Milan, l'hiver a recouvert le pays de neige et de glace. Dans le canal Martesana, un corps à moitié dévêtu flotte, la face dans l'eau. le prévôt et son lieutenant sont suivis dans leurs gestes par le peuple curieux qui ricane de leurs effort pour dégager le cadavre de la glace. Lorsque celui-ci est libéré de l'emprise et que le corps se retourne, le nom du Seigneur est clamé dans une litanie… « Nom de Dieu ! Nom de Dieu de nom de Dieu ! ».
La face est vidée de ses chairs, les yeux toujours dans leurs orbites demandent au ciel pitié, les muscles faciaux noués crient la souffrance, l'agonie les a saisis.
C'est un petit vagabond qui donnera l'identité du macchabée, Maître di Rodrigo.
Témoins de la scène, un homme et une femme laisse le décor macabre et s'en vont vers le palais ducal dans la Corte Vecchia, paisiblement. Il est doux, prévenant, il protège la petite silhouette encapuchonnée qu'il appelle « Mon amour », contre son corps massif et sain. Elle, fragile, a dans sa voix de la vénération lorsqu'elle prononce son prénom, « Léonard ». Elle est son ange, il est sa vie.
Dans son atelier, Léonard de Vinci taquine son élève Salaï, lorsque le prévôt requiert son assistance pour commenter de façon légiste le crime commis.
On dit qu'un monstre volant sème la mort. Noir comme une chauve-souris, il plane sur les toits la nuit. de Milan, à Venise, à Florence, il dépèce ses victimes et repart avec la soie translucide de leur visage. Cette peau qu'il collectionne et qu'il cache dans une armoire…
Un ange se venge et le tortionnaire n'a pas de miséricorde pour rendre son châtiment.
» – Grâce…
Un craquement le surprend. Cela ressemble à du bois brisé sous un coup de hache.
Un temps.
A peine deux seconde abominable que ce sont ses côtes qui viennent de se rompre. La pince de crabe a déchiré tunique, chair, muscles et os pour crever la cage thoracique. Elle fourrage maintenant dans son corps béant.
Antonio Draguere devrait mourir ; il saisit, dans une terreur gluante, que son agresseur connaît parfaitement l'anatomie interne humaine et qu'il se complaît à le maintenir aux lisières du trépas, dans un insupportable tourment, dans un cauchemar ignoble, tranchant boyaux et tripes, perçant l'estomac, mâchurant le foie… »
« La Renaissance aux murs tachés de sang… » Ce thriller relate ses détails de façon horrible. Les scènes sont éprouvantes. Etrangement, l'auteur, dans un style épuré, simple, fort élégant, raconte une histoire effroyable et dévoile dès la première page l'artisan des crimes qui oeuvre avec art même dans la précipitation. Ce mystère divulgué n'enlève rien à l'énigme. On connait l'homme qui tient le scalpel, mais on ne dit rien du mobile. Là encore, on se doute, mais l'histoire se lit comme une tragédie romantique, gothique et fantastique et pas simplement comme un polar. Chronique des morts annoncées… j'ai essayé de prendre du détachement dans les moments noirs. L'assassin tient un journal et il retrace les faits avec précisions comme il le fait dans ses esquisses. Autre que ce scénario, il y a la vie de Léonard de Vinci, son entourage historique et fictif, sa famille, la présence de Mona Lisa, et les villes italiennes sous le Quattrocento. L'auteur entretient l'ambiguïté des personnages et invente son histoire.
La fin, mettant en scène le limier et son criminel, est très intéressante.
Intouchable, le génie place la justice des hommes hors de ses limites.
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Fantine
  01 décembre 2010
Ce polar est une adaptation fidèle de la série BD en 2 volumes, intitulé Vinci, du même auteur.
C'est passionnant, étrange. Les rebondissements sont aux rendez vous à chaque page, voire même à chaque paragraphe.
Surtout, on y cottoie le génial Léonard de Vinci, personnage aux multiples facettes : mystérieux, machiavélique, démoniaque, pathétique et angélique.
Même si j'avoue un petit faible pour la bande dessinée (à cause des illustrations qui renforcent la noirceur, l'aspect glauque de l'intrigue ainsi que le caractère du personnage principal), c'est avec plaisir et beaucoup d'intérêt que j'ai lu ce roman. Ce dernier se lit, également, très facilement ainsi que d'une seule traite.
En ce qui me concerne, cela ne m'a guère gêné d'avoir lu la bande dessinée avant le roman, mais, peut être que certains préféreront lire le roman avant la BD.
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ludi10
  03 mars 2012
Livre passionnant, un véritable plaisir. L'écriture est fluide, simple, on a du mal a fermer le livre en cours de lecture.
On se sent comme aspiré par la suite du récit qui nous tient en haleine et nous donne l'envie d'aller plus loin dans l'aventure jusqu'aux dernières lignes.
Même si dès les premières pages du livre on sait qui est le coupable, on découvre au fil de l'histoire la raison pour laquelle l'assassin commet de telles atrocités et ce n'est qu'aux derniers chapitres que l'on découvre l'inhumanité qui explique une telle soif de vengeance.
Je recommande vivement ce livre à tous ceux qui admirent Léonard de Vinci, sa prestance et son intelligence étant fidèlement décrite, mais également à tous ceux qui aiment les thrillers car l'imaginaire tient une grande place dans ce roman.
Commenter  J’apprécie          40
Houbbabzh
  14 novembre 2018
Alors là, il fallait oser !!! Faire de Leonard de Vinci un assassin vengeur (je ne dis pas serial killer, quand même) c'est stupéfiant et déstabilisant.
Au fil du roman que je prenais pour une nouvelle enquête du prévôt Vittore, déjà rencontré dans "Michelangelo et le banquet des damnés", je me suis aperçue avec stupéfaction que le monstre qui sévissait était le maître !!! J'ai cru halluciner !! Mais non, Leonardo (pas di Caprio car on n'est quand même pas sur le Titanico) met sa science au service de l'assassinat et du vol de visages. Glauque, cette histoire !!!
Petit à petit on en apprend un peu plus sur l'Ange, sur les motifs de la vengeance terrible de de Vinci.
Et on assiste aussi à un duel à fleurets mouchetés entre le peintre et le prévôt Vittore qui se rapproche de plus en plus de la vérité. pour citer Audiard, " Un barbu c'est un barbu, trois barbus c'est des barbouzes". Là les coïncidences commencent à se multiplier et le prévôt est certain de la culpabilité de de Vinci.
Tout est calculé dans ce roman, tout est bien dosé , et on est collé à sa liseuse pour avoir le fin mot de l'histoire.
+ Lire la suite
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Val01
  18 décembre 2016
J'ai apprécié ce livre, pour son côté historique. le narrateur de cette histoire n'est autre que le roi François I. Nous sommes plongée en Italie, à l'époque où Léonard de Vinci est une référence dans les domaines de l'art, la guerre et les machines mécaniques.
Nous assistons à quatre meurtres. Tous ont un point commun, la victime se voit arracher son visage. Une enquête est menée. Nous suivons Léonard de Vinci qui nous emmène dans plusieurs villes d'Italie.
Un mystère l'entour et le relie aux meurtres qui ont cours.
Ce roman s'inspire de personnages réels. Il gagne ainsi en crédibilité et en profondeur. Cependant, arrivé au milieu du livre, je trouve qu'il est plus difficile d'avancer. le texte perd son dynamisme. Et c'est pour cela que je lui met 3 étoiles et non quatre. La fin quand à elle nous donne un petit rebondissement que je trouve original.
C'est un livre qui m'a fait voyagé et qui m'a fait passé un bon moment.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
gigi_weasleygigi_weasley   18 juin 2013
La répugnance se lit dans ses traits, dans la pâleur de sa peau, dans ses pupilles élargies. Mais, envoûté, attiré par le laid comme nous pouvons l'être par le beau, il reste hypnotisé.
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MonCharivariLitteraireMonCharivariLitteraire   21 mai 2019
les deux médecins qui se sont mis légèrement en retrait, le regardent opérer avec une expression de dindon que seuls les sots peuvent afficher avec autant de suffisance.
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Cora13000Cora13000   15 avril 2012
"Les heures sont lourdes quand je ne suis pas à tes cotés. Je les compte toutes au carillon... et t'attends en maudissant le temps de se faire si cruel à mon égard." p38
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MonCharivariLitteraireMonCharivariLitteraire   21 mai 2019
Milan est une commère fardée.... Une putain cancanière qui s'enivre de ses propres ragots.
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MonCharivariLitteraireMonCharivariLitteraire   21 mai 2019
les hommes le trouvent laid, mais il plait aux femmes.
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