AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782746743076
230 pages
Autrement (03/02/2016)
3.94/5   127 notes
Résumé :
Katie et Shaw se connaissent depuis vingt-quatre heures à peine. Pourtant, entre eux, c’est déjà "à la vie, à la mort", au sens propre du terme. Coincés dans une petite Honda lancée à toute berzingue sur la piste d’Obiri - six cents kilomètres de fournaise et de poussière au coeur de l'Outback australien -, ils sont poursuivis par une monstrueuse créature prête à tout pour les éliminer. Doivent-ils rebrousser chemin et affronter leur assaillant ? Ou continuer leur c... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
3,94

sur 127 notes
5
16 avis
4
13 avis
3
6 avis
2
0 avis
1
0 avis

marina53
  30 septembre 2018
Un soleil de décembre qui embrase le ciel. Une chaleur étouffante et écrasante, presque mortelle. Des plaines de petits buissons à perte de vue... À bord de sa Honda, John Shaw fait la route de Sydney à Adélaïde, où il doit passer un entretien d'embauche. Peu pressé et s'intéressant à la végétation du désert, il compte parcourir notamment ces vastes plaines désertiques. Sur la route pourtant très peu fréquentée, il double un Land Cruiser, conduit par une belle jeune femme. Une femme qu'il rencontre de nouveau dans le pub où il fait une halte. Reporter-photographe, Katie sillonne l'outback pour écrire des articles et compte emprunter la piste d'Obiri, qui relie cette dernière à Yogabilla. Une piste dangereuse où la chaleur, les sables mouvants ou encore les soaks rendent cette traversée périlleuse d'autant qu'on ne risque pas de croiser âme qui vive au cours des 600 kms de fournaise et de poussière. Intrigué par cette jolie femme et peu pressé d'atteindre Adélaïde, John Shaw décide d'emprunter sa voie. Mais, en plein désert, il la voit soudain surgir des broussailles, terrorisée, et se précipiter dans sa voiture, hurlant qu'un homme la poursuit et veut la tuer...
C'est à une course-poursuite haletante et extrêmement tendue, dans le désert aride et torride australien, que nous invite Kenneth Cook. Katie et Shaw, rencontrés par hasard dans un pub, vont devoir filer à toute berzingue au coeur de l'outback s'ils ne veulent pas se faire tuer par l'Homme. Mais comment le semer et le fuir à bord d'une simple Honda, sous un soleil de plomb, sachant que le poste de police le plus proche est à des centaines de kilomètres ? Et que leur veut cet Homme ? À toute berzingue est un véritable petit roman d'action qui tient en haleine de la première à la dernière page. Une course-poursuite en plein désert, rien de transcendant écrit ainsi, si ce n'était cette tension palpable, cette atmosphère suffocante, cette ambiance oppressante et angoissante, cette cadence effrénée et la plume de Kenneth Cook. Une chasse à l'homme diabolique et sauvage dont on ressort poussiéreux...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          600
Marymary
  28 avril 2016
Envie d'un petit road-movie australien ?
C'est parti, attachez vos ceintures.
On voyage avec Katie et Shaw qui suivent la même route et qui se sont rencontrés dans un pub au cours d'une halte. Ils ont sympathisé.
Katie, une jolie australienne d'une vingtaine d'années, venant d'un milieu aisé, vêtue d'un petit short, pas froid aux yeux : la meuf s'apprête à affronter 600 bornes de piste défoncée dans l'outback, la piste d'Oribi, mais elle est bien équipée la Katie : Land Cruiser 4 X 4 flambant neuf (seul gros joujou capable de relever ce défi), bourré de bidons d'essence et de litres d'eau.
Shaw, un jeune australien en balade se promène lui dans une petite Honda, il ne compte pas aller bien loin dans l'outback et vu son véhicule, impossible d'emprunter le même chemin que Katie sauf sur les premiers kilomètres où la piste est encore praticable.
« PISTE D'ORIBI. DANGER. D'ICI À ORIBI, LA CHALEUR, LES SABLES MOUVANTS, SOAKS ET AUTRES DANGERS RENDENT LA TRAVERSÉE EXTRÊMEMENT PÉRILLEUSE. EN CAS DE PANNE, N'ABANDONNEZ JAMAIS VOTRE VOITURE. AVANT DE PARTIR, SIGNALEZ-VOUS AU POSTE DE POLICE DE YOGABILLA. NI EAU POTABLE NI ESSENCE AVANT 600 KILOMÈTRES. »
Mais les hommes… Enfin bref, Shaw se retrouve sur cette piste… et qui c'est qui surgit devant sa Honda, terrifiée et décoiffée ? Une Katie qui vient d'échapper à un viol et qui s'est défendue avec courage contre une sorte de géant d'une force herculéenne, mais l'est pas content l'homme du bush, y voulait une fi-fille, lui, pas content du tout… Alors, il emprunte le 4 X 4 de Katie…
Fonce Shaw ! Fonce ! À toute blinde !
Le jeune couple va être poursuivi par cette créature monstrueuse : homme ? bête ? dont seule l'odeur est véritablement décrite (un mélange de pourriture et de mort), lancée dans une traque sans merci sur une piste défoncée. Course poursuite démente dans laquelle il ne peut y avoir qu'un seul gagnant vivant.
À fond la caisse Shaw ! Pied au plancher !
Il n'y a aucun répit dans cette histoire d'ailleurs, il n'y a aucun chapitre.
Vous vouliez faire une pause pipi ? Pas question, fallait prendre vos précautions avant !
Dans sa superbe préface, Douglas Kennedy fait le parallèle entre ce roman et le premier film de Spielberg "Duel", où un chauffeur de camion poursuit un automobiliste pour le tuer, sans mobile apparent. Ça aurait pu être un Piège Nuptial, ce sera un piège mécanique…
Allez, roulez petits bolides…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          575
cardabelle
  29 août 2019
.
Vous voulez le lire ? pourquoi pas .
C'est court , intense , diabolique , envoûtant .
C'est l'histoire d'une balade dans la fournaise du bush australien qui se transforme rapidement en cauchemar : un psychopathe s'est lancé dans une chasse à l'homme .
Sorti de nulle part , il a l'allure d'un primitif ...
Et , Katie et Shaw sont devenus le gibier .
C'est aussi la confrontation : à la frontière de la civilisation voilà que surgit un monde immuable depuis la nuit des temps . Terrifiant bien sûr !
Alors ,dès le début , c'est la course poursuite qui démarre . Instinct de survie faisant , des deux héros on ne saura pas grand chose .
Les dialogues sont réduits à l'essentiel , l'action prime et obéit à la fulgurance de la pensée du moment .

On entrevoit les paysages , on s'imprègne grandement de l'atmosphère suffocante , on oublie de respirer ,...
Tout le récit est une suite infernale de rebondissements plus invraisemblables les uns que les autres .
Super promo sur l'adrénaline , cent doses pour le prix d'une !
Voilà , parfait pour s'offrir un moment de frayeur .
Se lit à toute berzingue mais j'ai regretté le manque d'épaisseur . J'aurais souhaité mieux connaître les différents protagonistes .
Mon ressenti pour ce roman se rapproche de celui que j'ai eu pour le film " Desierto " , une autre course poursuite dans le désert de Sonora , le prédateur est différent mais il n'y a que ça : la course effrénée .
"Duel " reste pour moi inégalable dans le genre .
Je compare lire et voir mais , de ce récit , justement , me sont surtout restées des images de dérapages contrôlés .
Bien vendu par Douglas Kennedy qui par sa préface en fait une juste analyse .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          580
Crossroads
  19 septembre 2018
Prenez un zeste de Duel de Spielberg, un soupçon de fiche brico, la 53, spéciale maniement rageur de la hache, élisez deux joyeux drilles appelés à ne pas le rester très longtemps, enfournez le tout thermostat 9. Ding ! Plus qu'à déguster À Toute Berzingue.
Il est dit que lorsque vous vous baladez au coeur de l'outback Australien, il ne faut jamais, ô grand jamais, abandonner sa voiture sous peine de mort certaine dans les deux heures.
Comment faire d'un pitch ultra simple un bonheur de lecture sans nom.
Avoir le talent de feu Cook, assurément.
Court roman, plaisir maximal.
D'une rare intensité, cette nouvelle chasse du comte Zaroff délocalisée apparaît comme le contraire de l'encéphalogramme plat.
Une montée en tension progressive, assurée par les coups de boutoir persévérants de notre tueur patenté mystère, couplée à un salopiot de cagnard qui fait rien que vous brûler, version steak à point...à point, nos deux touristes en vadrouille dans leur véhicule de fortune totalement inadéquat vont devoir développer des trésors d'ingéniosité pour échapper à cette entité maléfique mais persévérante, il faut au moins lui reconnaître ça, sortie des âges sans nom.
À Toute Berzingue est un récit haletant publié post mortem par Kelly, la fille de Kenneth, comme quoi il n'est jamais trop tard pour se prendre un pain pleine face.
Sans gluten, le pain, ce serait dommage de se priver.
D'après Kenneth Cook, en 1982, plus de 300 personnes étaient portées disparues en Australie chaque année et n'étaient jamais retrouvées.
Précision de l'éditeur, en 2015, ce nombre s'élèverait désormais à 1600 !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          442
Titania
  21 janvier 2019
Je ne sais pas pour les autres lecteurs, mais j'ai vu, peut-être à tort, dans ce court roman une fable sur la peur... Peur de la nature hostile ou de l'Autre, perçu comme plus hostile que la nature, la question est ouverte...J'ouvre ici le débat, c'est la mode en ce moment !
Deux jeunes citadins pas trop adaptés à l'aventure en brousse, se retrouvent poursuivis par une espèce de Yéti australien, aux contours flous, un fou furieux malodorant, assez indestructible, qui tue sans émotion tous ceux dont il croise le chemin sans qu'on n'en comprenne jamais les motivations.
Cette sorte d'obsession courante dans le récit d'horreur fantastique provoque chez nos héros des réactions intéressantes, de la terreur à la mobilisation de ressources insoupçonnées, en passant par des sentiments moins nobles . Pris en tenaille entre ce qu'il y a de pire comme climat, le désert de cailloux au milieu de l'Australie et la nécessité de se défendre, nos héros sont mis à l'épreuve de leur humanité, pour survivre sans la protection d'une société policée avec des lois.
J'ai oublié que je déteste les histoires de voitures tellement la tension est bien mise en scène. Ça n'a rien d'un éloge des grosses cylindrées et de la mécanique. Il est impossible de se détacher de ce récit palpitant assez addictif.
Dans le milieu de l'Australie, sous la plume de Kenneth Cook, on dirait bien que les quelques humains qui s'y baladent, seuls sous le ciel étoilé, renouent avec les peurs viscérales de nos ancêtres des origines du monde.
Ils rejouent aussi, sans aucun doute, celles des anciens colons anglais découvrant un continent étrange, peuplé d'une civilisation millénaire dont ils n'avaient pas les codes.
Un bon petit roman, à l'apparence populaire et facile, mais avec plusieurs niveaux de lecture...il donne envie d'en lire plus de cet auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          413


critiques presse (1)
LeFigaro   04 février 2016
Le désert australien en toile de fond d'un thriller entre «Duel» et «Mad Max» signé du défunt Kenneth Cook.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   30 septembre 2018
À l’ouest, le lac plat du désert se fractura un océan de sable. De longues et hautes vagues, dont les crêtes scintillaient au clair de lune, s’étiraient à l’infini, en lignes parallèles. Toujours en mouvement mais ne se brisant jamais, elles progressaient imperceptiblement dans le lac des plaines.
Commenter  J’apprécie          270
PiatkaPiatka   07 juillet 2018
Allait-il mourir, mourir dans la carapace encore à moitié fraîche d’une voiture, au milieu de cette nature aride et ingrate, dévastée par la chaleur, sous l’impact d’une arme de métal massive, en mouvement, propulsée par un fou furieux ? Shaw ne ressentait ni peur ni colère, il éprouvait un simple agacement à la futilité de la situation, mais un agacement d’une intensité quasi intolérable.
Commenter  J’apprécie          190
HuguetteMHuguetteM   27 mai 2019
Ils restaient allongés, deux silhouettes minuscules sur l'immensité d'un rocher, encore diminuées par l'immensité du désert qui s'étendait à leurs pieds sur des millions de kilomètres carrés.
Commenter  J’apprécie          230
HuguetteMHuguetteM   24 mai 2019
Nous étions en mars. La température extérieure atteignait les quarante-six degrés. Le sable était tellement blanc, tellement décoloré par la furie du soleil, que même mes lunettes de soleil très sombres ne me protégeaient pas de l'éblouissement.
Commenter  J’apprécie          150
BazartBazart   04 juillet 2016
Quiconque l'a eu entre les mains se souvient forcément du tout premier roman de Douglas Kennedy : « Cul de sac », réédité plusieurs années après une fois que l'auteur est devenu célèbre tant cette course contre la montre dans le bush australien était haletante et glaciale, malgré la chaleur insoutentable du climat austral. ON y suivait un touriste américain qui, traversant l’Australie en voiture, se retrouvait marié contre son gré et prisonnier d’une communauté de cinglés vivant dans un coin pourri et ignoré de tous nommé Wollanup qui tentait en vain de sortir de cet enfer proche de l'apocalypse.

En lisant "A toute berzingue » , court roman du romancier australien décédé depuis plusieurs années Kenneth Cook ( auteur d'un chef d'oeuvre « cinq matins de trop »), on y pense d'autant plus que Douglas Kennedy s'est chargé d'écrire la préface et explique à quel point ce roman méconnu chez nous l'a influé sur son premier roman et tout son travail d'écrivains.

Les points communs entre les deux livres sont évidents : même décor, même tension, même traque infernale menée tambour battant., meme faune hostile

On est heureux que ce roman terrifiant et haletant ait été été exhumé par la fille de Cook après sa mort.

Rallye infernal et chasse à l'homme à travers l'outback.le bush australien , ses aborigènes et son outback. apparait sous le plume de Cook comme plus effrayant et opressant que jamais pour un polar choc qui ne laisse aucun répit au lecteur qui transpire avec ses pauvres héros
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Kenneth Cook (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kenneth Cook

Chronique des libraires de Dialogues, spéciale coups de cœurs de lycéens.
Les libraires de Dialogues vous proposent cette sélection de livres qui ont été leurs coups de cœur d'adolescents. À savoir : le koala tueur de Kenneth Cook, les Chroniques de San Fransisco...
autres livres classés : australieVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
2383 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre