AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2746743078
Éditeur : Autrement (03/02/2016)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 76 notes)
Résumé :
Katie et Shaw se connaissent depuis vingt-quatre heures à peine. Pourtant, entre eux, c’est déjà "à la vie, à la mort", au sens propre du terme. Coincés dans une petite Honda lancée à toute berzingue sur la piste d’Obiri - six cents kilomètres de fournaise et de poussière au coeur de l’outback australien, ils sont poursuivis par une monstrueuse créature prête à tout pour les éliminer. Doivent-ils rebrousser chemin et affronter leur assaillant ? Ou continuer leur cou... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  30 septembre 2018
Un soleil de décembre qui embrase le ciel. Une chaleur étouffante et écrasante, presque mortelle. Des plaines de petits buissons à perte de vue... À bord de sa Honda, John Shaw fait la route de Sydney à Adélaïde, où il doit passer un entretien d'embauche. Peu pressé et s'intéressant à la végétation du désert, il compte parcourir notamment ces vastes plaines désertiques. Sur la route pourtant très peu fréquentée, il double un Land Cruiser, conduit par une belle jeune femme. Une femme qu'il rencontre de nouveau dans le pub où il fait une halte. Reporter-photographe, Katie sillonne l'outback pour écrire des articles et compte emprunter la piste d'Obiri, qui relie cette dernière à Yogabilla. Une piste dangereuse où la chaleur, les sables mouvants ou encore les soaks rendent cette traversée périlleuse d'autant qu'on ne risque pas de croiser âme qui vive au cours des 600 kms de fournaise et de poussière. Intrigué par cette jolie femme et peu pressé d'atteindre Adélaïde, John Shaw décide d'emprunter sa voie. Mais, en plein désert, il la voit soudain surgir des broussailles, terrorisée, et se précipiter dans sa voiture, hurlant qu'un homme la poursuit et veut la tuer...
C'est à une course-poursuite haletante et extrêmement tendue, dans le désert aride et torride australien, que nous invite Kenneth Cook. Katie et Shaw, rencontrés par hasard dans un pub, vont devoir filer à toute berzingue au coeur de l'outback s'ils ne veulent pas se faire tuer par l'Homme. Mais comment le semer et le fuir à bord d'une simple Honda, sous un soleil de plomb, sachant que le poste de police le plus proche est à des centaines de kilomètres ? Et que leur veut cet Homme ? À toute berzingue est un véritable petit roman d'action qui tient en haleine de la première à la dernière page. Une course-poursuite en plein désert, rien de transcendant écrit ainsi, si ce n'était cette tension palpable, cette atmosphère suffocante, cette ambiance oppressante et angoissante, cette cadence effrénée et la plume de Kenneth Cook. Une chasse à l'homme diabolique et sauvage dont on ressort poussiéreux...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          540
Marymary
  28 avril 2016
Envie d'un petit road-movie australien ?
C'est parti, attachez vos ceintures.
On voyage avec Katie et Shaw qui suivent la même route et qui se sont rencontrés dans un pub au cours d'une halte. Ils ont sympathisé.
Katie, une jolie australienne d'une vingtaine d'années, venant d'un milieu aisé, vêtue d'un petit short, pas froid aux yeux : la meuf s'apprête à affronter 600 bornes de piste défoncée dans l'outback, la piste d'Oribi, mais elle est bien équipée la Katie : Land Cruiser 4 X 4 flambant neuf (seul gros joujou capable de relever ce défi), bourré de bidons d'essence et de litres d'eau.
Shaw, un jeune australien en balade se promène lui dans une petite Honda, il ne compte pas aller bien loin dans l'outback et vu son véhicule, impossible d'emprunter le même chemin que Katie sauf sur les premiers kilomètres où la piste est encore praticable.
« PISTE D'ORIBI. DANGER. D'ICI À ORIBI, LA CHALEUR, LES SABLES MOUVANTS, SOAKS ET AUTRES DANGERS RENDENT LA TRAVERSÉE EXTRÊMEMENT PÉRILLEUSE. EN CAS DE PANNE, N'ABANDONNEZ JAMAIS VOTRE VOITURE. AVANT DE PARTIR, SIGNALEZ-VOUS AU POSTE DE POLICE DE YOGABILLA. NI EAU POTABLE NI ESSENCE AVANT 600 KILOMÈTRES. »
Mais les hommes… Enfin bref, Shaw se retrouve sur cette piste… et qui c'est qui surgit devant sa Honda, terrifiée et décoiffée ? Une Katie qui vient d'échapper à un viol et qui s'est défendue avec courage contre une sorte de géant d'une force herculéenne, mais l'est pas content l'homme du bush, y voulait une fi-fille, lui, pas content du tout… Alors, il emprunte le 4 X 4 de Katie…
Fonce Shaw ! Fonce ! À toute blinde !
Le jeune couple va être poursuivi par cette créature monstrueuse : homme ? bête ? dont seule l'odeur est véritablement décrite (un mélange de pourriture et de mort), lancée dans une traque sans merci sur une piste défoncée. Course poursuite démente dans laquelle il ne peut y avoir qu'un seul gagnant vivant.
À fond la caisse Shaw ! Pied au plancher !
Il n'y a aucun répit dans cette histoire d'ailleurs, il n'y a aucun chapitre.
Vous vouliez faire une pause pipi ? Pas question, fallait prendre vos précautions avant !
Dans sa superbe préface, Douglas Kennedy fait le parallèle entre ce roman et le premier film de Spielberg "Duel", où un chauffeur de camion poursuit un automobiliste pour le tuer, sans mobile apparent. Ça aurait pu être un Piège Nuptial, ce sera un piège mécanique…
Allez, roulez petits bolides…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          474
nadiouchka
  21 juin 2018
C'est Douglas Kennedy lui-même qui a écrit la préface de « A toute berzingue » de Kenneth Cook où il nous présente l'Australie ainsi : « Pour vous représenter le dénuement absolu du terrain, imaginez un continent presque aussi étendu que les États-Unis mais comptant seulement vingt-cinq millions d'habitants, dont quatre-vingt-dix pour cent sont regroupés dans six villes. Ainsi, dès que l'on s'aventure hors des rares enclaves urbaines, on se trouve face à un vide vertigineux. Bien qu'il y ait des régions montagneuses en Tasmanie et à l'est du pays, la vaste majorité de l'Australie grille au soleil presque toute l'année. Les déserts couvrent la totalité du centre du continent, et certaines parties du nord-ouest ». (p.7). Présentation nécessaire pour la suite de l'histoire qui va se dérouler sur les chapeaux de roues.
Si Douglas Kennedy a écrit la préface, c'est parce qu'il a été subjugué par le talent de cet écrivain, disparu trop jeune, à l'âge de cinquante-huit ans.
Ce journaliste et écrivain, Kenneth Cook, a été considéré comme l'un des meilleurs écrivains australiens du XXe siècle et avec ce « Fear is the Rider » (titre original) il joue bien avec nous sur le plan de l'angoisse avec un chauffeur fou à lier.
Mais commençons par le commencement : on part avec Shaw, dans sa petite Honda Civic et il rencontre Katie dans un pub tout moche, au fin fond de l'Australie. Lui se rend à un entretien d'embauche, pas bien loin – elle, veut faire des photographies de peintures aborigènes et elle possède un super 4X4, un Land Cruiser tout noir et super équipé.
Alors que Shaw roule tranquillement, voilà que tout à coup :
« Une fille surgit des broussailles et se précipita vers lui. Il faisait cinquante degrés Celsius, il n'y avait pas une maison à deux cents kilomètres à la ronde (…). 
N'abandonnez pas votre voiture, l'avait-on prévenu. Quoi qu'il arrive, n'abandonnez jamais votre voiture. le soleil peut vous tuer en deux heures. «  (p.17).
Et c'est parti pour un road movie d'enfer malgré qu'ils aient vu le panneau :
« PISTE D'OBIRI. DANGER. D'ICI À OBIRI, LA CHALEUR, LES SABLES MOUVANTS, SOAKS ET AUTRES DANGERS RENDENT LA TRAVERSÉE EXTRÊMEMENT PÉRILLEUSE. EN CAS DE PANNE, N'ABANDONNEZ  JAMAIS VOTRE VOITURE. AVANT DE PARTIR, SIGNALEZ-VOUS AU POSTE DE POLICE DE YOGABILLA. NI EAU POTABLE NI ESSENCE AVANT 600 KILOMÈTRES. » (p.27), voilà qui est peu engageant mais ils n'ont pas le choix.
Ils fuient donc à bord de la petite Honda, dans l'outback australien, poursuivis par un homme monstrueux qui recherche Katie. Quant au beau 4X4, c'est lui, ce fou furieux, qui l'a pris : un tank contre un moustique.
C'est une course poursuite effrénée dans le bush australien, vraiment « à toute berzingue » et l'expression est tout à fait justifiée. On arrive tout de même un peu à voir le paysage pas accueillant du tout mais autant regarder..
Dès que j'ai commencé ce livre, je n'ai pas pu l'arrêter – pas de temps mort pour moi non plus – c'est réellement un page turner.
Pour corser la frayeur, il faut signaler que le fou furieux a une hache pour massacrer sauvagement tout ce qui se trouve sur son passage : cabanes, aborigènes… - fuite éperdue au milieu des broussailles, des sables, de la poussière qui empêche toute visibilité – une température qui avoisine les cinquante degrés.
Les poursuivis ne savent plus quoi faire, ni comment agir surtout que leur petite voiture n'a pas résisté aux gibbers et aux soaks. Pour aggraver la situation (au point où on en est), le malade (dont on ne connaît pas l'identité mais par contre on sait qu'on « le sent » tellement il pue…), les trouve toujours et finit par écrabouiller méticuleusement la Honda sous les yeux horrifiés des jeunes gens.
Je peux vous assurer que je n'ai pas perdu une miette de ma lecture qui a été pour moi aussi un road trip car impossible de la lâcher, ne serait-ce que cinq minutes.
Peut-être qu'il est heureux que ce livre compte un peu moins de deux cents pages ? En effet, j'avais mon chat sur les genoux et, bien installé, il regardait défiler les pages. Il se peut qu'il m'ait soutenue mais en tout cas je ne lui ai rien raconté. Alors ce fut un plaisir partagé car lui aussi adore les livres, un vrai compagnon de lecture (soutien moral et physique).
Je voudrais rajouter les dernières lignes de la longue préface de Douglas Kennedy :
« Le roman nous rappelle aussi que, dans un monde de plus en plus surconnecté et mono-culturel, le bush australien reste une des dernières grandes tabula rasa. Un endroit où les drames primitifs les plus sombres de la condition humaine peuvent se jouer au milieu de nulle part, sous un soleil de plomb. » (p.16)
Dire que je ne connaissais pas Kenneth Cook auparavant car son livre n'avait pas été publié de son vivant. Ce fut chose faite (en Australie et en France) grâce à sa fille Kerry : quelle bonne initiative !
Au fait, un petit conseil : ne roulez pas « à toute berzingue » mais lisez ce livre du même nom : frissons garantis.
💕 💕💕💕💕😍
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          357
latina
  21 juillet 2018
« Pas de profondeur psychologique ni de questions pénétrantes sur la nature humaine. Prose incisive et sensibilité de film de série B »
Ce n'est pas de moi, mais de Douglas Kennedy en personne, depuis toujours fasciné par le bush australien.
Mais du suspens ! QUE du suspens !
A vrai dire, cette équipée sauvage à travers le désert, les roches, les cailloux, le sable, le vent, la poussière, les quelques arbrisseaux, les quelques animaux, le soleil, le soleil, le soleil, mais aussi la nuit profonde, obscure, menaçante, étouffante, à vrai dire - je reprends mon souffle- , cette équipée ne m'a pas laissée de glace.
Deux jeunes Américains en mal d'aventures et de vie sauvage qui s'étaient lancés, chacun pour son propre compte, dans l'exploration de cette terra presqu'incognita qu'est l'outbush, se retrouvent fortuitement et bien malgré eux au centre d'une tragédie : être poursuivis nuit et jour par un « Homme », un fou, un qui pue, un horrible, un monstre.
C'est vrai que c'est haletant, que ça prend aux tripes, et j'ai soupiré plus d'une fois.
Soupiré, pris le livre avec plein d'appréhension et de rejet.
En même temps, il FALLAIT que je connaisse la suite. Même si je n'aime pas les histoires de voitures, de courses-poursuites, de réservoir qui fuit, de roue qui crève.
Même si je déteste les histoires glauques. Et ici, c'est glauque !
Donc, je suis heureuse de vous annoncer que je suis sortie indemne et bien soulagée de cet enfer.
Kenneth Cook est considéré comme le plus grand écrivain australien, je le vérifierai dans son roman-phare : « Cinq matins de trop », mais « A toute berzingue », c'est trop pour moi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4110
Crossroads
  19 septembre 2018
Prenez un zeste de Duel de Spielberg, un soupçon de fiche brico, la 53, spéciale maniement rageur de la hache, élisez deux joyeux drilles appelés à ne pas le rester très longtemps, enfournez le tout thermostat 9. Ding ! Plus qu'à déguster À Toute Berzingue.
Il est dit que lorsque vous vous baladez au coeur de l'outback Australien, il ne faut jamais, ô grand jamais, abandonner sa voiture sous peine de mort certaine dans les deux heures.
Comment faire d'un pitch ultra simple un bonheur de lecture sans nom.
Avoir le talent de feu Cook, assurément.
Court roman, plaisir maximal.
D'une rare intensité, cette nouvelle chasse du comte Zaroff délocalisée apparaît comme le contraire de l'encéphalogramme plat.
Une montée en tension progressive, assurée par les coups de boutoir persévérants de notre tueur patenté mystère, couplée à un salopiot de cagnard qui fait rien que vous brûler, version steak à point...à point, nos deux touristes en vadrouille dans leur véhicule de fortune totalement inadéquat vont devoir développer des trésors d'ingéniosité pour échapper à cette entité maléfique mais persévérante, il faut au moins lui reconnaître ça, sortie des âges sans nom.
À Toute Berzingue est un récit haletant publié post mortem par Kelly, la fille de Kenneth, comme quoi il n'est jamais trop tard pour se prendre un pain pleine face.
Sans gluten, le pain, ce serait dommage de se priver.
D'après Kenneth Cook, en 1982, plus de 300 personnes étaient portées disparues en Australie chaque année et n'étaient jamais retrouvées.
Précision de l'éditeur, en 2015, ce nombre s'élèverait désormais à 1600 !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          412

critiques presse (1)
LeFigaro   04 février 2016
Le désert australien en toile de fond d'un thriller entre «Duel» et «Mad Max» signé du défunt Kenneth Cook.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   07 juillet 2018
Allait-il mourir, mourir dans la carapace encore à moitié fraîche d’une voiture, au milieu de cette nature aride et ingrate, dévastée par la chaleur, sous l’impact d’une arme de métal massive, en mouvement, propulsée par un fou furieux ? Shaw ne ressentait ni peur ni colère, il éprouvait un simple agacement à la futilité de la situation, mais un agacement d’une intensité quasi intolérable.
Commenter  J’apprécie          180
marina53marina53   30 septembre 2018
À l’ouest, le lac plat du désert se fractura un océan de sable. De longues et hautes vagues, dont les crêtes scintillaient au clair de lune, s’étiraient à l’infini, en lignes parallèles. Toujours en mouvement mais ne se brisant jamais, elles progressaient imperceptiblement dans le lac des plaines.
Commenter  J’apprécie          240
nadiouchkanadiouchka   04 juillet 2018
Le désert se décline en mondes différents. Rocaille. Sable. Pierre. Puis les étranges lignes de broussailles à l’emplacement des anciens soaks. La seule constante, c’est l’isolement extrême. L’isolement et l’immuable soleil assassin.
P.90
Commenter  J’apprécie          220
nadiouchkanadiouchka   31 décembre 2018
Traditionnellement, l’homme sauvage n’a jamais eu qu’une seule proie : l’homme.
Selon la police, plus de trois cents personnes sont portées disparues en Australie chaque année, et ne sont jamais retrouvées.
P.186
Commenter  J’apprécie          120
PiatkaPiatka   08 juillet 2018
Quoi qu’il arrive, n’abandonnez jamais votre voiture. Le soleil peut vous tuer en deux heures.

(Dans l'outback australien)
Commenter  J’apprécie          210
Videos de Kenneth Cook (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kenneth Cook

Chronique des libraires de Dialogues, spéciale coups de cœurs de lycéens.
Les libraires de Dialogues vous proposent cette sélection de livres qui ont été leurs coups de cœur d'adolescents. À savoir : le koala tueur de Kenneth Cook, les Chroniques de San Fransisco...
autres livres classés : australieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1560 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..