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Jean-Bernard Piat (Traducteur)
EAN : 9782070427420
356 pages
Gallimard (13/03/2003)
3.53/5   38 notes
Résumé :
Où donc est-elle allée, la belle Marianne qui réjouissait par ses chansons la bonne société de ce patelin de la campagne anglaise ?

Et pourquoi reste-t-il invisible, ce chef de la police locale ? Et quel jeu joue-t-il, ce chef d'entreprise des pompes funèbres ? Serait-ce que, dans les petites villes, les malfrats valent largement ceux des grandes métropoles ?


Une étrange et romantique histoire d'amour fou.
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  24 juin 2014
Pour moi, dans mes souvenirs, les années 80 étaient géniales, mais j'étais gosse… Dans ce roman de Robin Cook, l'Angleterre des années 80 n'est pas très folichonne.
Notre flic sergent sans nom de l'A14, le service "Décès non élucidés", est toujours aussi cynique et il a embarqué son impertinence pour Thornhill, une petite ville à 140 km de Londres.
Pourquoi ? Parce que "La voix" le lui a demandé : on est sans nouvelles d'une habitante depuis 6 mois ! Ce n'est même pas son mari qui a signalé sa disparition, ni même les flics de la ville. Non, juste les commérages qui sont arrivés aux oreilles du Chief Constable et c'est lui qui a prévenu la Criminelle, passant l'eau du bain au service de notre ours mal luné de sergent enquêteur.
Mais les gens ne sont pas disposés à causer… Personne n'a rien vu, ou si peu, personne ne s'est posé de questions, rien, que dalle. Il faudra toute la ténacité et la brutalité du sergent pour dénouer ce sac de noeud.
La tournure de l'enquête m'a surprise car j'étais loin de me douter de tout ce que cette disparition pouvait cacher !
Mélange d'histoire d'amour intense, de magouilles et de chantages, ce roman comporte aussi quelques gens "d'en bas", tombés à cause de gens plus véreux qu'eux. Nous sommes dans la fange de la société, celle des laissés pour compte, celle des derniers parmi les tout derniers.
Ici, les plus véreux ne sont pas toujours ceux que l'on croit et la criminalité tient plus du col blanc que du Marcel taché par des traces graisseuses dont l'origine n'est pas garantie mais douteuse.
Tout est pourri dans ce petit royaume où se retrouve concentré tous les maux d'une société à deux vitesses, ainsi qu'une forte dose de corruption. Chacun la ferme parce qu'il a tout à perdre si il l'ouvre.
Portait noir d'une société pourrissante. le ton du début est grinçant, le sergent est à prendre avec des pincettes, cherchant la bagarre avec tout le monde provoquant le conflit non stop. Cassant même la figure de certaines personnes.
La seule chose qu'il a à perdre, c'est son job, tout le reste il l'a déjà perdu… Mais niveau enquêteur, il est le meilleur et il le sait.
Un seul point noir dans le roman : un peu trop de bla-bla inutile, parfois. Malgré tout, cela reste un bon roman noir, mais en-deçà d'un "J'étais Dora Suarez".
Hormis ce petit point noir vite percé, c'est toujours un plaisir de suivre les enquêtes du sergent sans nom de l'A14.

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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koalas
  23 mars 2014
Un sergent enquêteur au service de l'A14, flic désabusé, cynique et particulièrement indiscipliné est envoyé dans la campagne londonienne afin d'élucider la disparition de la belle Marianne Mardy, très appréciée des habitants pour sa voix de soprano et sa silhouette rayonnante. Mais dès l'arrivée du flic londonien, les habitants ainsi que la police locale ne s'avèrent guères loquaces...
Notre héros, flic sans nom, au passé meurtri, s'accroche à son enquête pour ne pas sombrer. Il va devoir affronter sa hiérarchie et les notables du village pour découvrir la vérité. Mais cette affaire va lui faire franchir un nouveau pas dans les bas-fonds de l'âme humaine.
Robin Cook (II) nous livre un grand roman noir et désespéré adouci par une romantique histoire d'amour qui nous fait froid dans le dos. Il égratigne au passage les affairistes et arrivistes de tout poil qui peuplent l'Angleterre des années 80 et qui monnayent le malheur des autres.
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Fortuna
  29 mars 2014
Un roman très noir sur l'Angleterre des années 80.
Thornhill, à 140 km de Londres, est une petite ville apparemment sans histoire mais où derrière les apparences se trouvent concentrés tous les maux et les corruptions d'une société pourrissante. On y trouve tous ceux que la guerre, l'urbanisation de masse, l'exode des campagnes, ont laissé sur le bas-côté, les plus délinquants n'étant pas forcément ceux qui sont désignés comme tels, quelques notables véreux s'engraissant impunément aux dépends de la faiblesse des autres.
Et dans une vieille bâtisse croulante prenant la pluie de partout, un vieux médecin déchu pleure sa bien-aimée…C'est sur les traces de cette femme, dont la disparition ne semble soucier personne si ce n'est un vieux colonel alcoolique, qu'est envoyé notre enquêteur des Décès Non Eclaircis…
Ames sensibles ou dépressives s'abstenir mais c'est un très bon roman qui éclaire ce que personne n'a envie de regarder en face : la misère matérielle et humaine qui hante nos sociétés modernes.
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vda
  04 février 2011
L'enquêteur anonyme du A14, quitte son bureau de l'Usine, la voix lui a donné l'ordre d'élucider la disparition d'une femme, disparition que personne n'a signalée, mais qui est remontée jusqu'au Chief Constable. Il part sans attendre, seul, et remonte avec patience, avec acharnement, le fil nauséabond de la corruption, du chantage, et du malheur.
Grinçant dans ses premières pages, le grincement de Comment vivent les morts s'accentue jusqu'à devenir une dissonance insupportable. le sergent, personnage de Robin Cook, est en dehors de tout circuit, ne répond de ses actes qu'à lui seul, agresse chacun, plus désespéré que jamais, autodestructeur.
Si le ton, les situations, les personnages et leurs attributs peuvent sembler être le résultat d'une distance ironique, cette impression se dissipe avec la rencontre de l'enquêteur et de Dick Sanders.
« J'empoignai Sanders et le retournai. Je regrettai à présent d'avoir fait ça et de l'avoir frappé avec le râteau. Je sentis que tous, sans exception, nous commettons un tas d'erreurs, que nous le savons, et que pourtant nous devons vivre malgré tout. Il serait préférable d'être stupide, ou peut-être fou. C'est la faculté de savoir qui cause le vrai martyre de l'existence : nous serions tous plus honnêtes sans la connaissance, et certaines personnes le sont encore. Oui, à présent, je regrettais vraiment beaucoup ce que j'avais fait à Sanders, et je savais que le coup que je lui avais porté était l'expression de mon propre désespoir. Cependant, j'étais comme dans une galerie de miroirs : j'avais un travail à faire, et à faire vite dans le temps qui m'était imparti, et j'étais perturbé par les Mardy, aussi perturbé que je pouvais l'être, vu que je suis moi-même éternellement perturbé. Je m'aperçus que j'avais sur moi trois Kleenex et je m'en servis pour essuyer le sang que j'avais fait couler sur le visage de Sanders. Je trouvai de l'eau dans un seau pour nettoyer l'énorme ecchymose que je lui avais faite au visage ».
A partir de là, aucune confusion possible, il s'agit bien du désespoir qui réside en l'auteur, au travers de son personnage et de situations dont le potentiel comique, ironique, satirique est perçu sous son aspect le plus sombre.
Le personnage principal est perturbé, le roman est perturbant. Il laisse l'écho d'un grincement de craie sur un tableau noir.
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Cormorobin
  06 août 2014
Roman noir, très sombre. C'est mon premier roman de cet auteur. le héros, qui doit être récurrent, est un policier dont on ne connait pas le nom, au passé chargé, affecté au département des « Décès Non Eclaircis », dixit le traducteur, à un moment où le terme de « Cold Case » n'était sans doute pas entré dans le langage commun (le livre datant du milieu des années 80). le héros est donc chargé d'enquêter sur la disparition d'une femme, depuis plusieurs mois, sans que les proches ou la police locale n'aient jugé utile d'investiguer sérieusement sur le sujet.
Le roman plonge ensuite dans les méandres d'une petite ville de province, éloignée de Londres, avec ses secrets, ses notables, ses secrets, ses malversations. Très réussi.
Plutôt intéressant comme livre, assez dérangeant, on en sort un peu perturbé.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   22 juin 2014
J'empoignai Sanders et le retournai. Je regrettai à présent d'avoir fait ça et de l'avoir frappé avec le râteau. Je sentis que tous, sans exception, nous commettons un tas d'erreurs, que nous le savons, et que pourtant nous devons vivre malgré tout. Il serait préférable d'être stupide, ou peut-être fou.

C'est la faculté de savoir qui cause le vrai martyre de l'existence : nous serions tous plus honnêtes sans la connaissance, et certaines personnes le sont encore. Oui, à présent, je regrettais vraiment beaucoup ce que j'avais fait à Sanders, et je savais que le coup que je lui avais porté était l'expression de mon propre désespoir.

Cependant, j'étais comme dans une galerie de miroirs : j'avais un travail à faire, et à faire vite dans le temps qui m'était imparti, et j'étais perturbé par les Mardy, aussi perturbé que je pouvais l'être, vu que je suis moi-même éternellement perturbé.

Je m'aperçus que j'avais sur moi trois Kleenex et je m'en servis pour essuyer le sang que j'avais fait couler sur le visage de Sanders.

Je trouvai de l'eau dans un seau pour nettoyer l'énorme ecchymose que je lui avais faite au visage.
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belette2911belette2911   23 juin 2014
— Avait-elle la réputation d'avoir la cuisse hospitalière ? Les filles de pasteur, ça se conduit parfois comme ça.
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FortunaFortuna   27 mars 2014
Des ministres bavards et bouffis d'orgueil, au cours du siècle passé, ont commis le crime le plus grave de tous, fait d'opportunisme, de recherche de l'intérêt personnel et d'indifférence. Tout ce que je peux faire, c'est de continuer à capturer des criminels jusqu'à ce que je sois trop vieux, et à être payé par l'Etat qui en est responsable.
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FortunaFortuna   27 mars 2014
- Ce n'est pas toi qui comptes pour ton journal, Tom, dis-je.Qu'est-ce que les directeurs des ventes savent des tragédies et qu'est-ce qu'ils en ont à fiche ?
- Tu pourrais dire la même chose de la police.
- Je sais, fis-je, et je le dis souvent. Voilà pourquoi je reste au grade qui est le mien.
- Tu es un type étrange.
- Pourquoi étrange ? Elle me semble parfaitement évidente, la différence entre ce qui est honnête et ce qui est malhonnête.
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belette2911belette2911   23 juin 2014
— Non, pourquoi voulez-vous que je le sache ? demanda-t-il. [Inspecteur Kedward de Thornhill]
— Vraiment, vous me renversez. Vous êtes censé vous occuper de cette cambrousse. [Le sergent de l'A14]
— Ça ne signifie pas fourrer mon nez dans les affaires des autres.
— C'est pour ça que le public paie votre traitement, dis-je, c'est ce qu'on me répète à longueur de temps. Bon, passons à autre chose. C'est quel genre d'homme, ce Mardy ?
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