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EAN : 9782070489190
Gallimard (08/04/2000)
3.9/5   21 notes
Résumé :
Ce vieux raté, assassiné comme un clochard dans un faubourg de Londres, et qui avait raconté sa vie triste et passionnée sur des cassettes, pourquoi me fascinait-il ? Étions-nous compagnons de misère dans notre mal d'amour, dans notre mal de vivre ?
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Lorraine47
  20 août 2014
Prenez un inspecteur british, flegmatique, introverti, ayant le sens du devoir, bref un sujet pur jus de notre perfide Albion!
Rajoutez un beau petit cadavre, la cinquantaine, nez de pochtron, le genre qu'on ne regrettera pas, même une veuve éplorée.
Jusque là, vous me suivez, absolument rien de politiquement incorrect, ou oserais-je le néologisme de polaristiquement contestable.
Mais vous devez bien vous douter que ce polar de Robin Cook ne s'est pas concocté au fond d'une vieille marmite ėbréchée et que cet auteur anglais ne sort pas la grosse batterie de cuisine pour nous embarquer dans une sordide histoire tout droit sortie du coeur de Londres.
Les années 80, trois millions de chomeurs, Thatcher, la femme de fer sans coeur et sans reproche dirige le pays d'une main d'airain. Les laissés pour compte se débrouillent comme ils peuvent, oubliant les soucis dans la drogue et la mousse.
L'homme retrouvé sauvagement assassiné en a bavé des ronds de chapeau (et pas des hauts -de- forme ou top hat)! le genre de pauvre type dont personne ne s'intéresse. Mais l'inspecteur chargé de l'enquête va se démener pour trouver les meurtriers.
Petit à petit il remonte le fil de l'histoire d'un homme simple au coeur grand comme ça...
Un polar très bien écrit aux flash backs incessants qui placent le mort au coeur du roman avec la vague impression de le ressusciter.
On ne meurt que deux fois... oui: quand plus personne ne se souvient de vous...
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belette2911
  06 février 2017
Comme notre sergent sans nom de l'Usine (Section A14 – le service des décès non éclaircis) le dit si bien "C'est une affaire dans laquelle il faut extraire la vérité petit à petit, et pas taper dessus avec une matraque".
Je ne le savais pas mais ce roman est le premier consacré à l'Usine et moi, bien entendu, je les ai fais dans le désordre.
Il fallait tout de même oser créer un sergent de police atypique et ne pas lui donner de nom ! Et ça marche puisque je suis attachée à ce sergent qui enquête à son aise mais ne lâche rien !
Ici, un homme est mort, tabassé à mort. Charles Staniland, 51 ans. C'était un alcoolique qui vivait dans une maison délabrée, et, au travers de ses récits qu'il a laissé ou des cassettes audio qu'il a enregistré (l'ancêtre du CD), notre sergent va en apprendre plus sur sa vie et remonter la piste patiemment, en tirant sa crampe de temps en temps.
Ces documents, notre sergent va nous les faire découvrir en même temps que lui et notre enquêteur acharné à découvrir la vérité va s'imprégner de la personnalité du mort, côtoyer ses anciennes fréquentations, son ex-femme, sa maîtresse pour tenter de faire toute la lumière sur ce crime atroce.
Si j'ai aimé retrouver le style d'écriture de Cook, mes préférés de la série resteront "Les mois d'avril sont meurtriers" pour son humour noir qui m'avait fait rire et le magnifique "J'étais Dora Suarez" qui culmine très haut.
Celui-ci est moins violent que les deux autres sus-nommés, il y a moins de sang et pas de morceaux de cadavres qui trainent partout…
Malgré tout, n'allez pas croire que vous allez faire une ballade agréable !
Que nenni ! Durant l'enquête de notre sergent sans nom, vous allez découvrir un pan de la ville de Londres qui ne figure pas sur votre guide du Routard habituel (uniquement sur l'édition limitée « Bas-fond ») car ici, on côtoie la misère humaine dans toute sa splendeur !
Le livre aurait pu s'intituler « Ballade dans les ténèbres » tant notre sergent va progresser à l'aveugle, sans trop savoir où il va, interrogeant tout le monde qui a côtoyé le mort et même de ceux qui ne le connaissaient pas dans le but de trouver un indice.
La plume de Cook est acide, sa peinture de l'Angleterre des années 80 n'est pas tendre, il vous promène dans les lieux de misère mieux qu'un tour-operator et il vous déposera à la fin en vous plantant là, dans une chambre misérable, pas gêné de vous abandonner dans ce lieu où vous n'auriez pas mis les pieds de votre plein gré.
Un roman noir qui baigne dans les ténèbres, sans rayon de soleil, juste un plan-cul pour donner un peu de plaisir à notre sergent sans nom durant ses investigations.
Une enquête qui pourrait passer en second plan tant le reste de l'histoire est plus importante grâce à ses personnages caractériels et avec des cases en moins !
Robin Cook l(anglais) est assurément un grand monsieur du roman noir anglais et commencer par ce roman pour le découvrir est un bon plan, assurément !
Ensuite, faut lire impérativement les trois autres, dont 2 sont magistraux !
PS : ce roman a été édité chez FOLIO sous le titre "Il est mort les yeux ouverts".

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Marcellina
  19 août 2014
Un lieu, un meutre, une victime, un flic et des assassins...
Avec beaucoup de psychologie et de philisophie, le « flic » mène l'enquête...
Le flic : un bon, un cas... Il veut résoudre l'affaire et surtout la comprendre.
Le lieu : Londres des bas-fonds, des boîtes minables, des cas sordides.
La victime : un mec gentil, sans importance, qui pose trop de questions, qui réfléchit trop et qui écrit trop bien.
Les assassins : des associaux qui ont une vie pourtant, différente.
Pour trouver l'énigme, se mettre dans la peau de la victime et comprendre le sens de ses recherches philosophiques...
Auteur homonyme du spécialiste des thrillers médicaux, Robin Cook ici présent joue clairement dans un autre registre.
Quelle découverte que cet auteur qui jongle avec les mots et les idées et qui à travers un roman policier nous fait entrevoir plusieurs réflexions sur le sens même de la vie.
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Godefroid
  22 novembre 2015
Le flic de l'Usine est un gars super impliqué, qui ne peut s'empêcher de s'identifier fortement à la victime ; ici, c'est un pauvre bonhomme trouvé raide en pleine rue. Il a un caractère de chiotte et a du mal à encadrer certains collègues plus distants, pour ne pas dire cyniques. Sa super compassion l'aide beaucoup, mais il souffre. Ce procédé, assez lourd ici, gagnera en subtilité dans les épisodes suivants. Les personnages des deux sexes sont misérables et la chute désespérante à souhait… bien plus noire que dans l'adaptation cinématographique bien pâlotte de Deray (qui s'est autorisé beaucoup d'écarts au texte), adaptation qui, curieusement, n'a pas été désavouée par le romancier. On évolue dans la crasse et les plus bas instincts dans les plus bas quartiers : ni rémission ni happy end chez Robin Cook l'anglais.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Lorraine47Lorraine47   19 août 2014
J'ai découvert trop tard que si l'on met les gens à nu jusqu'à la vérité, on ne leur laisse aucune chance de survivre. Les mensonges et les faux-fuyants sont nécessaires; ils nous permettent d'esquiver.
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RustyheartRustyheart   31 octobre 2016
Ce serait ridicule de dire qu'il présente les symptômes d'une personnalité en voie de désintégration, pensais – je ; cet homme est parfaitement sain d'esprit. Il était même trop sain d'esprit… il laissait paraître une maladie différente, si la santé mentale est une maladie. Comme tous les gens sains d'esprit, il avait recherché la réalité dans l'existence. Il avait commis l'erreur habituelle : il ne s'était pas rendu compte un seul instant que les conditions de l'existence n'autorisent aucun absolu. Ainsi, lorsqu'il avait fini par se trouver face à face avec la réalité, il avait craqué. Comme Persée aurait pu le lui dire, l'homme n'est pas bâti pour supporter toute la vérité. S'il l'était, il n'existerait pas. Il mettrait fin à ses jours en quittant le berceau.
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MarcellinaMarcellina   19 août 2014
Celui qui conçoit l'écriture comme un agréable passe-temps permettant d'accéder à un mode de vie bourgeois n'écrira jamais que de la merde.
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MarcellinaMarcellina   19 août 2014
Ce n'était pas une face de brut, mais un visage qui avait tout vu, et puis qui n'en avait pas assez compris avant qu'il ne fût trop tard.
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MarcellinaMarcellina   19 août 2014
On veut tout découvrir dans le laps de temps qui nous est imparti : et pourtant, à la fin, on se demande pourquoi on a pris toute cette peine : tout va être perdu.
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