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Patrick Couton (Traducteur)Alain Robert (Traducteur)Didier Graffet (Illustrateur)
ISBN : 2841723054
Éditeur : L'Atalante (13/05/2005)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 115 notes)
Résumé :
Mercenaires nous sommes et nous resterons.
Que nous importe si la cause de notre employeur est légitime ? On nous paye pour la servir. Nous sommes la dernière des compagnies franches de Khatovar. Nos traditions et nos souvenirs ne vivent que dans les présentes annales et nous sommes les seuls à porter notre deuil. C'est la Compagnie noire contre le monde entier. Il en a toujours été, il en sera toujours ainsi. Pourtant, le jour où notre capitaine a signé pour... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Igguk
  26 avril 2015
Ils sont la Compagnie noire, la dernière des compagnies franches de Khatovar. Depuis des siècles, ces guerriers mercenaires honorent leurs contrats sans se soucier du camp où ça les mène car seul la paye les guide… Ou plus rarement la fuite… La compagnie a toujours tenu des annales pour consigner ses aventures et les conserver. Ce sont ces textes que le lecteur découvrira en se plongeant dans cette série, tels que Toubib, médecin et chroniqueur officiel de la compagnie, les a écrits sur cette période.
Ce sont ces annales que j'ai pu lire dans l'édition intégrale des livres du nord, regroupant les trois premiers tomes de la série de Glen Cook chez L'Atalante. C'est un gros pavé de 1000 pages ponctuées de superbes illustrations crayonnées dépliables par monsieur Didier Graffet, ça peut faire mal au bras quand on doit le tenir mais quand même, il faut avouer que ça pète la classe. Mais depuis les quelques jours que je me traine avec cette brique sous le bras, plusieurs personnes m'ont dit « Ah ouais, j'connais ça, j'ai pas aimé du tout ». L'internaute avisé pourrait être tenté de croire que la compagnie noire est un must vu la réputation qu'il se trimballe, et pourtant dans la vraie vie avec des gens palpables, je croise que des déçus (enfin, trois, si on veut les compter). Après quelques interrogatoires musclés des dits déçus impliquant un annuaire, du feu, une pince à linge, un carré de chocolat et une cuillère en plastique, votre serviteur a découvert un point commun chez ces malotrus : Ils ont tous arrêté leur lecture avant la moitié du premier tome.
Ceci explique cela, lumière est faite et le monde libre retrouvera sa joie de vivre, je comprends mieux. Car voyez-vous (ou « vois-tu », on s'connait bien maintenant, lecteur de blog), le début du premier tome est effectivement rude. le parti pris de narrer l'histoire de la compagnie par l'intermédiaire de leurs annales implique de raconter leurs aventures d'un seul point de vue et sous une forme de journal un peu éparpillé comme le ferait un chroniqueur pour de vrai. Mais le début est vraiment déroutant, décousu, bourré d'ellipses un peu acrobatiques et le lecteur imprudent est vite perdu. Mes premiers jours au sein de la compagnie noire furent difficiles, autant le dire, je me demandais d'où venait cette bonne réputation, on nous fait courir partout, on ne nous explique rien, on a l'impression de prendre une histoire compliquée en plein milieu…
Aaaaaaaaaaah… mais en fait c'est exactement ça ! On prend une histoire complètement en cours de route, c'est tout à fait logique ! Il y a 400 ans de récits avant le livre qu'on a dans les mains, le narrateur va pas se fatiguer à présenter les personnages, c'est ses annales et on est en plein milieu ! Ouais, « roleplay » à fond, comme diraient les rôlistes du fond (les rôlistes sont toujours au fond, allez comprendre…). Maladresse ou structure explosée volontairement, toujours est-il que les 150 premières pages sont un cap à passer. Par la suite les choses se tassent, se recentrent, une intrigue principale émerge et le lecteur s'habitue au rythme de Toubib, il peut apprécier sa narration morcelée, ses réflexions personnelles et surtout la galerie de personnages qu'on voit défiler devant nous.
Même si la compagnie compte plusieurs centaines de mercenaires, on verra surtout une ou deux dizaines de personnages récurrents qui constituent le « cerveau » de la compagnie, le Capitaine, le Lieutenant, Elmo, Corbeau, Toubib, Candi ou encore Silence, Qu'un-oeil et Gobelin qui sont les sorciers hauts en couleurs de la troupe. On remarque un sens de la camaraderie et de l'honneur très présent dans la troupe de mercenaires, ils comptent les uns sur les autres et on se sent inclus dans cette grande famille, c'est certainement la qualité principale de cette narration : le lecteur a l'impression de faire partie de la Compagnie noire. D'ailleurs ils seront les protagonistes principaux de la première trilogie mais la troupe va beaucoup évoluer dans la suite de la série, on va même changer d'annaliste plusieurs fois apparemment…
Nous faisons donc la connaissance de cette compagnie au début du récit alors qu'elle se carapate vite fait d'un boulot qui se finit un peu en eau de boudin, et pour s'en sortir nos « héros » vont accepter un nouveau contrat qui les emmènera dans les terres du nord. Leur commanditaire, un certain Volesprit, est un des dix Asservis qui sont sous les ordres de la Dame, une puissante sorcière qui a réussit à s'échapper de sa tombe et compte bien reconquérir son empire. La compagnie sera donc le fer de lance de son armée et devra lutter contre les rebelles qui se dressent sur le chemin de leur patronne. Où est le bien, où est le mal ? On sait pas trop, le contrat est signé donc la Compagnie fait son boulot, on mate la rébellion, on défend les places fortes et on essaye de rester en vie. Les trois livres qui composent cette intégrale concernent ce contrat qui va forcément avoir quelques accrocs. Au-delà du côté militaire et guerrier, on retrouve une intrigue simple mais bien ficelée et satisfaisante composée de complots, de trahisons et de coups bas. La compagnie n'est qu'un pion comme un autre dans les plans de la Dame et des Asservis et ils vont devoir jouer des coudes pour s'en tirer plus ou moins indemnes.
Les livres ne sont pas sans défaut, après le début chaotique du premier tome tout repart bien et j'ai vraiment accroché, pourtant le rythme peut être parfois déroutant, on sent un auteur qui expérimente à ce niveau-là : le premier tome passe beaucoup de temps au milieu des parties de cartes des mercenaires ce qui lui confère un certain cachet mais on attends longtemps avant que l'action redémarre. Dans la suite, « le château noir », l'auteur passe plus de pages en compagnie de Shed, tavernier un peu loser sur les bords, que dans la Compagnie qu'on perd vraiment de vue, et le bouquin ne démarre vraiment qu'à sa fin. Mais chaque tome a sa spécificité, sa petite aura propre, et malgré les défauts de structure on s'attache à la Compagnie Noire et on saute d'un tome à l'autre pour savoir comment elle évolue au fil des ans car chaque livre est séparé à chaque fois de plusieurs années.
La Compagnie Noire est vraiment une série à la saveur particulière, ces trois premiers tomes m'ont convaincu de continuer la saga grâce à son atmosphère et ses personnages attachants. Glen Cook arrive à surprendre le lecteur à chaque tome en changeant de narration, de rythme, de lieux, tout en gardant une identité forte et une immersion vraiment efficace malgré des rythmes souvent bizarres et inattendus. La saga compte treize tomes pour le moment, chez l'Atalante ou chez J'ai Lu. Ces derniers viennent d'ailleurs de sortir la première intégrale en poche, idéal pour se lancer même si pour le coup, il faut des poches vachement balèzes…
Lien : http://ours-inculte.fr/la-co..
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UnMondeLivresque
  28 février 2016
La Compagnie noire est une troupe de mercenaires dont l'histoire, s'étend sur près de quatre-cents ans. Cette histoire, est relatée dans les annales par un « annaliste » nommé par le capitaine. Cette compagnie se vend au plus offrant, et ne s'installe que très rarement longtemps au même endroit. La Compagnie est considérée par ses soldats comme un refuge, mais aussi comme une famille qu'on ne peut plus quitter après l'avoir intégrée. L'objectif de la Compagnie est de retourner sur son lieu d'origine : le Kathovar, lieu entouré de mystères et où ils ne semblent pas les bienvenus. Dans ce monde rempli de guerres, une sorcière redoutable : la Dame, femme du Dominateur et qui souhaite asservir l'ensemble des terres du Nord pour étendre son empire ne va pas rendre leur voyage facile. Pour l'y aider, dix sorciers puissants et corrompus : les « Asservis » sont à son service. La magie est, comme vous avez pu le deviner, très présente.
Ce que j'ai de suite aimé dans cette série, c'est qu'en choisissant la forme du carnet de bord au travers ces annales, nous, lecteur, suivons la Compagnie en son coeur même. L'originalité de cette forme fait que l'histoire est pauvre en descriptions et explications et nous rapproche des personnages, surtout de l'annaliste. Néanmoins, l'histoire nous est de temps en temps contée par d'autres personnages, nous donnant une autre vision des actions. Un autre point que j'ai apprécié, c'est qu'il n'y pas de vrais « méchants » ou de vrais « gentils ». Glen Cook met en avant avec brio les qualités des « méchants », et les actes barbares des « gentils ».
le petit point négatif que je pourrais donner à cette série est le nombre de personnages : près d'une centaine, dont vingt à trente récurrents. Cette richesse est nécessaire pour rythmer l'intrigue, mais par moment, faire le lien entre tout ce joli monde est une vraie gymnastique.
Cette série plus qu'originale est vraiment addictive. Une fois plongé dans cet univers, on trépigne d'impatience à la fin de chaque chapitre. Et ce n'est pas la fin d'un livre qui nous rassasie, car Glen Cook sait nous donner envie de lire le tome suivant en nous laissant avec un étonnement toujours plus grand en fin de tome qui se transforme très vite en une immense frustration. Vous l'aurez compris, je suis dingue de cette série.
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arcade_d
  12 juin 2017
Après le Seigneur des anneaux, qui reste une oeuvre monumental quasiment inégalable, En heroic fantasy les livres du nord de la compagnie noire arrivent en deuxième position dans mon coeur.
Mais je crois que le grand plaisir que j'ai trouvé a lire ces romans est le même plaisir que j'ai à lire de grand romancier comme Ellroy ou Hammett, du très grand roman noir en fait. du roman noir dans une des dimensions onirique de notre humanité.
Et j'aime cette écriture comme un journal de bord écrit par un des personnages. Rien de manichéens, beaucoup de doutes et de question et toujours cette question sur ce qu'est le bien ou le mal ! Superbe !
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AndreaDeslacs
  03 janvier 2016
Je garde une tendresse toute particulière pour les premiers tomes, avec Toubib à la plume pour raconter les péripéties de ce groupe de mercenaires. Tous les personnages sont attachants, certains ennemis (la Dame, les anciens bras droit du Maître) sont des figures magnifiques, complexes et ambigus. de façon amusante, j'ai à un moment cru que Glen Cook, l'auteur, était une femme, parce que je trouvais que pour une fois les personnages féminins étaient particulièrement bien traités pour un roman et avec intelligence. Mais non, et on peut encore plus rendre hommage à l'auteur.
Quant à l'histoire… Elle est complexe, faite de trahisons, de déchéances, d'alliances, de morts, de retournements de situations, d'incantations dignes d'invoquer la destruction, mais aussi d'une amitié qui scelle les coeurs.
Pour moi, lectrice, l'eau dort, mais la Compagnie de mourra jamais !
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TyranSilencieux
  08 avril 2011
Une compagnie de mercenaires vue de l'intérieur (le narrateur est l'un d'eux) dans un monde médiéval-fantastique violent, voila ce que nous propose de suivre Glen Cook.
Une réussite unique et originale, dans laquelle l'auteur réussit à glisser des touches d'humour via le regard du narrateur sur les membres de la compagnie. le ton allie l'énergie et le cynisme du narrateur qui en a « vu d'autres ».
Les personnages sont tous plus intéressants les uns que les autres, et c'est un sans faute sur les trois premiers tomes !
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
GaerathGaerath   10 août 2011
Le Mal est relatif, annaliste. On ne peut pas lui mettre d'étiquette. On ne peut ni le toucher, ni le goûter, ni l'entailler avec une épée. La Mal dépend de quel côté on se trouve, de quel côté on pointe son doigt accusateur.
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RusenRusen   22 août 2016
Une fausse rumeur. Un petit coup monté. Un brin de corruption et de chantage. Voilà les meilleures armes. Nous optons pour la bataille une fois seulement que nos adversaires sont dans la souricière. Du moins, c'est la situation idéale.

(La Compagnie Noire)
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GaladrielGaladriel   20 mai 2013
Il n'y a pas de méchants qui se proclament tels, seulement des régiments de soi-disant saints. Les historiographes des vainqueurs décident de quel côté sont le bien et le mal.
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Lucile-Lucile-   31 décembre 2012
La vie n'est qu'un cri éphémère dans les mâchoires de l'éternité.


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Video de Glen Cook (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Glen Cook
Fantasy au Petit-Déjeuner épisode 17 consacré au cycle dark fantasy "La Compagnie noire" de l'auteur américain Glen Cook.
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