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ISBN : 2290120499
Éditeur : J'ai Lu (03/02/2016)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 54 notes)
Résumé :


"Presque toute la population de Ginger Whisker habite dans des maisons troglodytes. Nous vivons comme des taupes ou plutôt comme des wombats, puisque nous sommes australiens. Mais qu'est-ce que je suis venu foutre dans ce satané trou perdu ?"

Rien ne va plus dans la vie de Simon Crown. A trente-cinq ans, il est déjà divorcé. La station de radio dont il est propriétaire est au bord de la faillite. Pas la moindre trace d'opales dans la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Marymary
  24 juin 2015
Si vous aimez la chaleur, allez donc faire un tour en plein bush australien à 1300 kms d'Adélaïde, dans la petite ville de Ginger Whisker où la température moyenne est de 49/50° tous les jours sous un soleil de plomb…. En plus l'eau n'est pas très bonne à boire, extraite à 300 mètres dans le sous-sol, elle a un goût salé et produit à la fois un effet laxatif et vomitif, reste donc la bière ou/et le whisky, enfin tout ce qui est alcoolisé et bien frais, alors évidemment comme il faut se désaltérer, les habitants de Ginger Whisker boivent beaucoup, beaucoup trop.
Mais que faire d'autre à Ginger Whisker ? Quelques durs à cuire creusent des galeries dans les mines dans l'espoir d'y trouver le Filon d'opale qui fera d'eux des milliardaires, le reste des habitants se réfugie dans les maisons troglodytes, seuls lieux vivables sans avoir recours systématiquement à la climatisation. Rien que le fait de traverser la rue pour se rendre au pub constitue une épreuve, il faut le faire en apnée sinon vous avez l'impression de respirer du feu…. On se demande ce qu'est venu faire ce brave Simon Crown dans ce coin perdu du désert. Bien qu'étant propriétaire de la seule station de radio de la région et d'une mine d'opale (sans opale), il est au bord de la faillite et n'a pas d'autre choix que de s'associer avec le diable.
Avec sa verve coutumière, Kenneth Cook nous a concocté une histoire qui, si elle n'est pas sans rappeler la spirale infernale de son roman Cinq matins de trop, se pare d'un humour corrosif et implacable comme le soleil du désert, et rappelle le ton léger et moqueur de ses trois recueils de nouvelles : le koala tueur, La vengeance du wombat et l'Ivresse du kangourou. A déguster sans modération, mais à l'ombre de préférence….

« Quel looser attachant, ce Simon Crown, doux rêveur et entrepreneur à l'esprit cynique, gentleman alcoolique entouré de goujats sans scrupules… Publié en 1977, le blues du troglodyte est sans doute le roman de Kenneth Cook où l'auteur se dévoile le plus. Sachez qu'il a été plusieurs fois ruiné dans sa vie, et qu'il était connu pour inviter son banquier du moment à un « liquid lunch » (déjeuner bien arrosé) au cours duquel il parvenait à obtenir des prêts inouïs (et difficilement remboursables). Drôle, encombré d'une conscience qui ne le lâche pas, empêtré dans une succession de situations absurdes, scandaleuses et insoutenables… On retrouve bien là le narrateur des nouvelles du bush. [...] Cook écrit sans artifice, avec son coeur, ses tripes, son humour et un esprit tranchant [...] du grand Cook, assurément. » Mireille Vignol (traductrice attitrée de Kenneth Cook).
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jeandubus
  25 avril 2015
Le blues du troglodyte
Les éditions « autrement » continue la publication de l’œuvre de Kenneth Cook dont le premier roman « 5 nuits de trop » au début des années 60. Autant dire que cette œuvre est passée longtemps inaperçue à l’époque où il fallait plus de 24 heures pour aller en Australie (et en revenir) où la culture australienne se résumait à deux ou trois films projetés au quartier latin ( dont « out back ») et encore…
Ce blues du troglodyte est le dixième roman de Cook seulement (bien) traduit en français en 2015. Et le charme opère encore puisque dans le désert à 1300 km d’Adélaïde, dans cette petite ville de Ginger Whisker (les deux boissons les plus consommées après la bière) la vie s’est arrêtée.
C’est donc dans une intemporalité totale que Simon Crown anime chaque jour l’unique radio du coin et exploite, comme le font presque tous les habitants quand ils ne sont pas au pub, une mine d’opale dont la poussière caractéristique teinte la peau en rose. Au pays des « pinks schtroumpfs », la température écrasante oblige les gens à vivre dans des grottes souterraines et à courir de leur porte à celle du bar pour ne pas cramer sur le trottoir.
Journaliste troglodyte (The underground man est le titre australien du roman) Simon a des problèmes d’argent et son banquier qui reçoit ses clients dans un des quatre pubs de la ville a des manières assez expéditives.
D’entrée de jeu, comme dans cinq matins de trop on se doute que la carrière de notre sympathique loser ne va pas être très brillante. Les pièges se multiplient et les méchants (une race indestructible quels que soit l’endroit et l’époque) s’évertuent à le faire tomber dedans.
Pourquoi s’acharner à poursuivre une vie de rosbif trop cuit à Ginger Whisker ? C’est la question que se pose souvent Simon à laquelle le destin va le forcer à répondre. La seule consolation est que ceux qui vous dépouillent restent sur place, eux. Et que c’est une bien faible victoire.
Style drôle et soutenu. Brillant.

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Jangelis
  22 juillet 2016
Sinistre !
Pourquoi les livres pour adultes censés être drôles doivent-ils ne parler que de boissons alcoolisées, intercalées d'un peu de fesses ?
Nous voici donc dans une petite ville d'Australie, au milieu de nulle part dans un désert torride. Rien à part des mines d'opale et quatre bars. Ah si, la station de radio de Simon Crown.
Station où il ne semble pas passer grand chose à part des publicités.
Sa femme l'a quitté, il n'a rien à faire dans ce trou perdu, sa mine d'opale ne donne rien, il n'a plus un sou.
Toujours entre deux whiskys ou bières, ou plutôt en train d'en boire. Il passe ses journées, en plus de boire, à se poser des questions. Questions existentielles, ou bien il disserte à longueur de pages sur le fait qu'il ne va pas boire aujourd'hui plus de quatre whisky, puis tant de bières etc ... le tout entrecoupé de quelques propos plus ou moins lubriques.
Et c'est tout, ou presque.
Si on creuse un peu (sans mauvais jeu de mots) on peut dire en plus que c'est plutôt noir : un endroit sans aucun avenir, sans aucun espoir, il n'y a rien à faire, les gens se traînent, les mineurs perdent leur santé pour quelques sous, les aborigènes, n'en parlons pas.
Je cherche encore où j'aurais dû rire.
Quand pendant 5 ou 6 pages, Simon ne cogite que sur la quantité d'alcool qu'il a bu, qu'il boit, qu'il va boire ?
Avec le pauvre curé sans ouailles, encore plus paumé que les autres, et qui nous assène des discours pseudo philosophiques ?
Avec le candidat aux élections, au discours libidineux et dont le seul espoir est qu'il est soutenu par l'homme riche du coin ?
A la scène pornographique de la fin, parce qu'il en fallait bien une ?
J'ai voulu découvrir cet auteur parce que j'avais lu (mais où donc ?) que c'était drôle et léger.
Je sais que nous ne rions pas tous au même humour, c'est la chose la plus difficile à partager. Mais là , j'ai vraiment du mal à penser que ça peut amuser qui que ce soit, cette énumération de boissons du matin au soir (et l'inverse !)
Le seul côté positif de ma lecture, c'est de découvrir la vie dans un coin d'Australie qu'on peine à imaginer.
Je ne mets pas 1 seule étoile, car j'ai terminé le livre, avec hésitation il est vrai.
PS : après avoir écrit ma critique, je regarde celles des autres. apparemment, oui, ça fait rire et c'est apprécié. On parle même d'auteur culte sur la 4e de couv'. Je ne dois pas être normale !!
Bien, je retourne à mes romans jeunesse !!
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helvetius
  10 septembre 2016
Voici ma seconde lecture de Kenneth Cook et, même si j'ai été moins emballé que par À toute berzingue, j'ai fortement apprécié ma rencontre avec Simon Crown!
Il est le stéréotype même du type paumé d'après divorce. Ses affaires vont très mal, la radio qu'il anime et dont il est le propriétaire est en déficit, sa mine d'opale est désespérément vide, tout comme son compte en banque...En plus de ça, il vit dans un coin invivable tant la chaleur y est forte et oblige les gens à vivre dans des maisons troglodytes. La situation de la ville en générale semble être la même que celle de Simon mais tout ce petit monde trouve satisfaction grâce à une seule chose, l'alcool ! Mais en fait je pense que l'alcool est le personnage principal de ce roman ! Il ne se passe pas une minute sans que l'on pense à boire, que l'on propose à boire, que l'on boive...cela montre la capacité d'adaptation des Hommes dans les régions inhospitalières ! Simon est donc paumé, alcoolique et un brin pervers. Il va se laisser embarquer, malgré lui je ne sais pas, dans une affaire qui doit lui rapporter gros en faisant affaire avec Dalton. Simon semble tomber des nues lorsqu'il comprend que cette affaire est loin d'être légale...À croire qu'une personne capable de racheter vos dettes sans explication pour blanchir son argent n'a rien à se reprocher...
Dans ce roman, ce n'est pas tant l'histoire qui m'a plu mais plutôt l'ambiance. Même si je voulais connaître le fin mot de l'histoire, je n'étais pas emballée plus que ça par l'histoire de Simon, qui passe son temps à boire le dernier verre de sa vie. Non, ici, la plume de Kenneth Cook m'a encore une fois alpagué et ne m'a pas lâché avant la fin. La description du paysage, de ce climat étouffant, des personnages et même d'une partie de l'Australie et des autochtones, tout cela est écrit d'une manière brute et recherchée afin de permettre au lecteur de s'immerger totalement dans cette histoire et d'imaginer cette ville inhospitalière...Je sentais, ou du moins j'imaginais, cette chaleur, les réverbérations du soleil, l'aveuglement dès que Simon sortait et je ressentais comme lui ce soulagement à la tombée de la nuit...C'est étrange mais je pense que je pourrais lire n'importe quoi de cet auteur tant je suis subjuguée par ces histoires, si loufoques mais si humaines et réalistes à la fois.
Enfin bref, une lecture fort sympathique mais qui m'a plus plu pour son style que pour son thème. Je suis ravie d'avoir pu découvrir cet auteur grâce à Babelio et je me fais une joie de poursuivre mon aventure littéraire avec cet auteur !
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AndreeLaPapivore
  13 février 2016
Bienvenue à Ginger Whisker, "charmante" bourgade nichée en plein désert australien : quatre pubs, un bordel et un hôtel, des mines d'opale, un campement aborigène, des maisons troglodytes et une population de 5000 âmes fortement alcoolisée. Normal quand le peu d'eau puisée est salée, et devient après traitement un (d)étonnant mélange de vomitif / laxatif... quoi de plus naturel alors que de carburer à la bière et au whisky pour supporter le soleil impitoyable et les températures caniculaires de l'outback ?
Coincé dans cet enfer, criblé de dettes, Simon Crown se voit proposer un partenariat financier inattendu, mais somme toute assez classique. Débute alors une succession d'événements plus fous les uns que les autres, qui semble le mener droit à la catastrophe...
J'ai découvert Kenneth Cook il y a quelques années, avec les nouvelles hilarantes de sa série Histoires du bush. J'ai lu quelques uns de ces autres romans, plus sombres, à l'ambiance noire et oppressante, mais tout aussi bons. le blues du troglodyte, publié en 1977, se situe un peu entre les deux styles de l'auteur : l'ambiance est sombre et plutôt désespérée, à l'image des pensées de Simon, le narrateur, mais l'humour sous-jacent et les situations loufoques rendent l'atmosphère plus légère.
Les personnages créés par Kenneth Cook sont inoubliables, en particulier Simon, rêveur cynique empêtré dans ses cas de conscience, et Tony, prêtre (presque) défroqué obnubilé par le sexe. Autour d'eux gravite toute une galerie de personnages hauts en couleur, la plupart plus bêtes que méchants, dont les actions et réflexions sont fortement influencées par leur consommation d'alcool. Les événements s'enchaînent sans temps mort, le narrateur est pris dans une spirale qui ne lui laisse aucune occasion de réfléchir à tête reposée... Pris par le rythme de l'histoire le roman se lit rapidement, et pour ma part j'y ai pris beaucoup de plaisir.
Si vous voulez découvrir une Australie aux antipodes des clichés de carte postale, lisez du Kenneth Cook ! Ses textes vous marqueront longtemps, pour ne pas dire à jamais...
Lien : http://andree-la-papivore.bl..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
MarymaryMarymary   23 juin 2015
J'ai un double problème quand je m'endors : j'ai toujours peur de ne pas me réveiller et toujours conscience qu'il va probablement falloir que je finisse par me réveiller.
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MarymaryMarymary   18 juin 2015
Tony aime donner l'impression qu'il est un obsédé sexuel enragé, réfrénant ses pulsions grâce aux limites imposées par sa philosophie, contrairement au reste d'entre nous qui réfrénons nos pulsions grâce aux limites imposées par nos capacités.
Commenter  J’apprécie          271
MarymaryMarymary   18 juin 2015
Je regagne donc ma station de radio - notre station de radio - déconcerté ; je me sens mieux grâce à la bière tout en sachant que lorsqu'elle cessera de faire effet, je me sentirai pire - ou sinon pire, en proie au besoin d'en boire davantage. Mais après tout, pourquoi n'en boirais-je pas plus ? Pourquoi ne passerais-je pas ma vie bourré comme un coing ? C'est un concept plutôt logique, quand on y réfléchit. S'il y a une créature au monde qui a besoin d'aide extérieure pour traverser la vie, c'est bien l'homme... cette frêle créature.
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MarymaryMarymary   18 juin 2015
Je cohabite avec des milliers de fantômes qui s'agitent dans mon cerveau : ma femme, mes dettes et la futilité de mon existence que je rends encore plus futile en perdant mon temps à réfléchir à sa futilité.
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AndreeLaPapivoreAndreeLaPapivore   13 février 2016
La seule excuse du dieu qui a créé ce pays est d'avoir donné aux hommes l'ingéniosité de bâtir des pubs pour s'en protéger. J'imagine que c'est Dieu qui a créé ce pays. Il n'a pas pu se former par hasard. Un pays aussi résolument insupportable fait forcément partie d'un grand dessein.
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Videos de Kenneth Cook (5) Voir plusAjouter une vidéo
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