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Mireille Vignol (Traducteur)
ISBN : 2746712393
Éditeur : Autrement (03/02/2009)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 372 notes)
Résumé :
"Je n'aime pas les koalas. Ces sales bêtes, aussi hargneuses que stupides, n'ont pas un poil de gentillesse. Leur comportement social est effroyable - les mâles n'arrêtent pas de se tabasser ou de voler les femelles de leurs semblables. [...] Leur fourrure est infestée de vermine. Ils ronflent. Leur ressemblance avec les nounours est une vile supercherie. Il n'y a rien de bon chez eux. Sans parler du fait qu'un jour, un koala a essayé de me jouer un tour pendable." ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  11 septembre 2018
L'Australie ! Un pays de contrastes, fascinant, magnifique… et dangereux. Outre les grands requins blancs qui sillonent les côtes, la terre fourmille de serpents venimeux, d'araignées et de crocodiles. Toutefois, en lisant les nouvelles de Kenneth Cook, on se rend compte que la nature est encore plus cruelle (mais drôle !) qu'on se l'était imaginé et que des animaux en apparence innofensive peuvent se révéler sinon mortels du moins redoutables. Par exemple, qui penserait à se protéger d'un mignon koala, d'un chameau ou même d'un chat !
Le recueil le koala tueur et autres histoires du bush nous le démontre clairement. Les personnages savent se placer dans des situations précaires (ou bien y assister), voire dangereuses. Manipuler des serpents venimeux sans garder tout près un anti-poison est audacieux, tirer et manquer un cochon sauvage pourrait le pousser à vouloir attaquer et même défoncer une voiture. Aider un vétérinaire à faire un lavement à un éléphant peut provoquer des dégâts inimaginables. Vouloir se rafraîchir dans un ruisseau dans une région infestée de crocodiles n'est jamais une bonne idée. Et déranger un koala pourrait l'amener à s'accrocher à vous et à vos testicules… Et ce ne sont que quelques exemples. Heureusement, très peu se terminent vraiment mal.
L'auteur écrit que la plupart des histoires qui constituent ce recueils avaient été notées dans l'espoir qu'elles puissent être utilisées dans un roman mais qu'il y a renoncé parce qu'elles lui semblaient trop invraisemblables. C'est beaucoup dire. Mais étrangement, j'y crois, à ces histoires improbables.
Quand il commence l'une d'elles par : « - Y a deux choses qui font pas bon ménage, proféra Blackie d'un ton pédant : l'alcool et les serpents », on peut être certain que les deux feront un ménage forcé, pour notre plus grand divertissement. C'est que les histoires de Kenneth Cook sont brèves, pleine d'humour et d'ironie. Les hommes qu'il dépeint (incluant lui-même) sont ordinaires, en proie à la surprise, à colère et à la peur. Les animaux, fidèles à eux-mêmes, cherchent à protéger leur territoire, à manger, à survivre. Dans le fond, ce sont eux qui se font déranger alors gare aux humains s'ils ne comprennent pas le message !
En terminant, toutes ces nouvelles se déroulent loin de Sydney et des grands centres de l'est. Comme le titre l'indique, on plonge au coeur du bush. À travers elles, on découvre un peu l'arrière-pays, le désert, les villes minières à moitié déserté, les grands espaces, sans doute des paysages époustouflant. Cook met tellement l'accent sur ses histoires, sur les créatures qui s'y retrouvent et sur les personnages qui les vivent qu'il en oublie parfois de décrire les lieux. Ceci dit, on peut en déduire beaucoup et, pour le reste, il y a l'imagination.
Le koala tueur et autres histoires du bush est un recueil pour lequel je n'avais pas trop d'attentes et qui s'est révélé une lecture fort intéressante et divertissante. Et légère (parfois, c'est un défaut mais ici, ça convient). Bon, ce n'est pas un chef d'oeuvre, certaines nouvelles m'ont moins plu et, vers la fin, d'autres me paraissaient répétitives. Dans tous les cas, je n'arriverai pas à oublier ce bouquin de sitôt. Donc : à lire !
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Lolokili
  17 septembre 2012
A compulser impérativement avant d'adopter un koala, ou tout autre spécimen du bush australien genre taïpan ou crocodile d'estuaire. Tout de suite ça calme.
Allez, je confesse avoir franchement gloussé au début de ce recueil d'aventures toutes aussi improbables les unes que les autres. Les déboires autobiographiques de Kenneth Cook avec l'autochtone ou la faune de l'Australie profonde sont souvent drôles et de plus, soutenait-il, véridiques. Sans lui en vouloir pour autant, on peut quand même légitimement soupçonner l'auteur d'avoir un peu forcé le trait, sous le prétexte honorable d'un humour et d'un détachement tout anglo-saxons (mes péchés mignons).
Le rythme, le style et les anecdotes s'essoufflant toutefois au fil des pages, il en résulte un petit livre parfait pour le métro, léger, instructif et dépaysant… mais quand même pas inoubliable.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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Luniver
  10 avril 2014
Le bush australien regorge de créatures peu recommandables : serpents venimeux, chameaux hautains, cochons sauvages agressifs, australiens fortement alcoolisés. Même celles qui arrachent d'habitude un regard attendri, comme les chiens ou les koalas, se révèlent être des sources de nuisance extraordinaires.
L'auteur nous raconte ses péripéties dans cette région du monde ; il semble avoir un don particulier pour attirer tous les individus louches des environs, ce que sa passion pour les bistrots peut facilement expliquer. Il accompagne ainsi un naturaliste absolument ravi d'être entouré de crocodiles, un chien qui lui emmène gentiment des petits animaux vivants, y compris des serpents mortels, un moniteur de plongée qui n'a certainement pas obtenu son brevet légalement, et des aborigènes qui se sont vite adaptés au nouveau mode de vie de leur région.
Ces nouvelles vous feront rire à coups sûr, d'autant plus si toutes les bestioles impliquées vivent loin, très loin de chez vous.
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bilodoh
  19 décembre 2017
Des histoires à raconter, des épisodes rocambolesques de la vie de l'écrivain, des autofictions humoristiques.

On lit pour se promener dans le bush, l'arrière-pays australien.
On y apprend que le koala n'est pas toujours aussi mignon qu'il en a l'air et que l'expression « une haleine de chameau » n'est pas un euphémisme.
On y rencontre des crocodiles et des serpents venimeux, des hommes roses qui travaillent dans les mines d'opale, des chercheurs d'or et des hommes qui boivent beaucoup, beaucoup…

C'est distrayant et un peu d'humour et de couleurs australiennes sont bienvenus dans la blancheur de l'hiver.
(Mais j'aurais bien aimé un peu plus d'émotions et de poésie devant ces paysages incroyables…)
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Kittiwake
  25 juillet 2017
Kenneth Cook était un journaliste imaginatif et/ou malchanceux. Dans le bush australien, les rencontres avec les hommes et les animaux risquent fort souvent de virer au presque drame dont le déroulement fait craindre à chaque fois une issue fatale, pour les protagonistes.
Qu'il s'agisse du koala qui fait le titre et qui vous fait changer d'opinion pour le reste de vos jours sur cet animal que vous aviez jusque là mis dans la catégorie des nounours doux et inoffensifs, ou des serpents et cette fois vous confortez votre avis concernant leur dangerosité, à chaque fois, la relation à l'animal se fait au détriment de l'humain qui s'y frotte (déconseillé avec les serpents).
Quant aux démêlés avec ses congénères humains l'auteur n'est pas en reste sur les coups du sort : la faune des pubs ne rehausse pas le niveau : paris stupides, arnaques en tout genre, la fréquentation de ces établissements offre bien d'autres possibilités que celle d'étancher sa soif.
C'est très exotique pour un lecteur non autochtone, les animaux inconnus, les coutumes étranges, nous transportent dans un autre monde, qu'on aura finalement peut-être pas envie de découvrir. Dans un autre opus, l'auteur nous avait déjà mis en garde vis à vis des kangourous ou des wombats.
Le ton est tragi-comique : l'auteur conte les anecdotes comme on le ferait dans une soirée pour épater la galerie, et les dangers évoqués sont relativisés par le fait que le narrateur est là pour les rapporter.
Pas de surprise quand on a déjà lu La vengeance du wombat : même procédé narratif, et même aventures saugrenues et exotiques, qui prêtent à sourire avec compassion pour le malchanceux héros malgré lui


Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   09 avril 2014
Roger, passionné de crocodiles, déplorait qu’ils aient été longtemps chassés sans répit pour leur cuir. Heureusement, ils étaient maintenant classés au nombre des espèces en voie de disparition et les chasseurs potentiels s’exposaient à de lourdes amendes. Par conséquent, leur nombre était en augmentation, tout comme la fréquence des attaques sur le bétail et sur les Aborigènes.

- Et même deux Blancs, des chauffeurs de camion, près de Broome, se réjouit Roger. Ils dormaient près de leur véhicule et tout ce qu’on a retrouvé, c’est la marque de leurs ongles dans la terre jusqu’à la rivière où la bête les a traînés. Il s’agissait sans doute d’un crocodile géant. Naturellement, ajouta-t-il avec pondération, ce n’est pas de chance pour ces pauvres gens, mais il ne reste pas moins encourageant de penser que le nombre de crocodiles est en hausse dans cette région.

Les enthousiastes ne sont pas des gens comme les autres. Ils ne sont ni meilleurs ni pires : simplement différents.
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ivredelivresivredelivres   17 février 2009
Nous avions traîné la barque à environ cinq mètres du rivage lorsque le crocodile chargea.
C’était effectivement passionnant à observer. Il semble se propulser en l’air d’un bond sur ses pattes trapues et fila sur le sable comme un lézard.
Je lâchai le bateau et saisis mon fusil.
Roger lâcha le bateau et saisit son appareil photo.(....)
J’imagine que l’assaut du reptile ne dura que quelques secondes, mais ce genre de secondes dure des heures, et j’étais conscient des clics de l’appareil photo de Roger et de l’empressement des griffes du crocodile sur le sable que même les tirs répétés du fusil n’arrivaient pas à couvrir. J’entendais la voix de Roger qui hurlait en boucle :
- Stop ! Stop ! C’est une espèce protégée ! (...)

J’avais trois choix. Je pouvais tirer sur Roger pour l’écarter et dégager ma cible (solution la plus attrayante). Je pouvais assommer Roger d’un coup de crosse pour dégager ma cible (solution trop timorée, dans les circonstances). Je pouvais jeter le fusil et m’enfuir en criant (solution la plus probable).
J’hésitai......................
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MarymaryMarymary   20 mars 2015
Planté sur le seuil, George tenait le plus gros king brown que j'aie jamais vu : il le tenaillait tendrement entre ses mâchoires, juste derrière la tête. Le reptile avait la gueule ouverte, les crochets bien exposés, les yeux brillants de méchanceté et son mètre et demi de corps épais et brun s'agitait en tous sens. Ce serpent était furieux.
Le king brown est parmi les reptiles les plus venimeux au monde. Les naturalistes racontent qu'il possède assez de venin pour décimer une armée ; il en avait en tout cas suffisamment pour régler leur compte à tous les consommateurs du bar.
George s'approcha de moi calmement et je sus exactement ce qu'il allait faire : doucement déposer ce reptile furieux et déchaîné à mes pieds.
On peut difficilement me qualifier d'agile. On pourrait même me résumer à un quintal de graisse d'âge moyen. Mais je grimpai sur le comptoir d'un seul bond. Imité par les six autres clients.
Preuve de la force morale des Australiens, quatre d'entre eux réussirent cet exploit en gardant leurs verres à la main. Ils eurent même la prévoyance de les vider avant de les lancer sur George.
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TheBeeTheBee   12 juin 2010
Son visage, totalement dénué de curiosité ou de méchanceté, affichait une autosatisfaction aveugle, preuve indéniable que le cerveau niché sous cette absurde crête de coq n'avait jamais été perturbé par la moindre pensée.
Deux énormes jambes s'échappaient de son short; elles ressemblaient à des pattes d'hippopotame, sauf qu'elles étaient roses et poilues plutôt que grises et ridées. Son corps paraissait posé directement sur ses jambes, et non relié à elles, car on ne lui voyait aucune taille : son tronc était comme celui d'un arbre jusqu'à ce que soudain, des jambes apparaissent. Le raccordement était dissimulé par le short bouffant, mais on avait l'impression que ces jambes pouvaient s'en aller à tout instant et laisser le corps au comptoir.
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kathelkathel   11 mars 2011
Il existait certaines ressemblances physiques entre Mary Anne Locher et les koalas. Petite, grosse et rondouillette, ses oreilles dépassaient de ses cheveux flous et bruns, coupés court. Elle devait avoir la cinquantaine à l’époque et elle était donc un peu plus âgée que moi.

La salopette marron qu’elle ne quittait jamais, alliée à son petit nez et ses yeux bruns brillants, accentuait encore sa ressemblance avec le koala. Avec sa voix douce et légèrement sifflante, on avait l’impression que si on lui appuyait sur le ventre, elle se mettrait à couiner. Contrairement aux koalas, elle était avenante et plaisante.
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