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Alain Robert (Traducteur)
ISBN : 2290348783
Éditeur : J'ai Lu (10/10/2006)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 177 notes)
Résumé :
La poussière retombe après la bataille et le tableau n'est guère reluisant. Toubib laissé pour mort sur le champ de bataille, Gobelin et Qu'un Oeil manquant à l'appel... Autant dire que la Compagnie a essuyé de sérieux revers. Il est temps de reprendre les choses en mains. C'est ce que Madame va s'employer à faire, quitte à redevenir le tyran qu'elle fut jadis. Les assassins fanatiques du culte local ne s'y trompent d'ailleurs pas et voient en elle la réincarnation ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Apophis
  17 septembre 2016
Madame et le Temple Maudit
note réelle : 4 étoiles 1/2
Rêves d'acier est le second (et dernier) des Livres du Sud, deuxième sous-cycle de la Compagnie noire (je considère, comme les américains, que La pointe d'argent fait le lien entre les Livres du Nord et ceux du Sud, et ne fait pas partie de ces derniers). Il constitue la suite directe du tome précédent et reprend exactement là où ce dernier s'est arrêté. Pour autant, il y a une différence de taille : le narrateur. Poursuivant jusqu'à son terme logique une démarche entreprise depuis deux tomes déjà et consistant à mettre la Dame de plus en plus en avant, Glen Cook en fait à la fois le Capitaine et l'Annaliste de la Compagnie noire. Dans les annales, Rêves d'acier sera donc connu comme « le livre de Madame », tout comme les précédents étaient les « livres de Toubib ».
Inutile de dire qu'à lui seul, ce changement de narrateur (et de rôle de ce personnage emblématique du cycle dans son ensemble) rend déjà ce roman très intéressant, un jugement qui ne fera que se confirmer au fur et à mesure de sa lecture.
Attention : j'attire votre attention sur le fait qu'arrivé au sixième (cinquième selon la numérotation des éditeurs français) roman d'un cycle, les spoilers sur les tomes précédents sont inévitables. Par contre, cette critique est garantie sans spoiler majeur sur ce livre précis.
- Madame, Annaliste et Capitaine
Madame, coincée sous un tas de cadavres, reprend conscience et se trouve dans une situation périlleuse : les troupes de la Compagnie se sont retranchées dans la ville, Toubib est mort (du moins c'est ce qu'elle croit, le lecteur, lui, sait que c'est faux), et des groupes de soldats parcourent le champ de bataille à la recherche de butin ou de blessés à achever. Heureusement pour elle, un de ces groupes est en fait constitué de fanatiques religieux (l'équivalent local des Thugs), qui en font le messie de leur déesse de la mort, Kina. A partir de ce noyau, elle commence à rebâtir une seconde Compagnie Noire, dont elle se proclame Capitaine (ce n'était pas forcément clair à la lecture du tome précédent, mais elle jouait en fait le rôle du Lieutenant, ce qui fait qu'avec la mort -présumée- de Toubib, c'est elle qui devient Capitaine). Des troupes en fuite, des recrues fraîches engagées à Taglios, ainsi que Cygne et sa bande, viendront ensuite s'agréger autour de ce noyau dur, qui comprendra finalement des milliers d'hommes. le seul but de Madame sera alors de vaincre les Maîtres d'Ombres, à la fois pour honorer le contrat de la Compagnie et pour venger Toubib. Ce dernier étant toujours captif (on ne dira pas de qui pour ne pas spoiler ceux qui n'ont pas lu le tome précédent).
Le fait que Madame soit aussi annaliste (Murgen est coincé dans Couve-Tempête / Dejagore avec Mogaba et les anciens de la Compagnie) induit un changement subtil dans l'écriture de Glen Cook : oh, certes, il y a toujours de la gouaille et de l'argot, mais il y a aussi des choses qui étaient complètement absentes jusque là et un ton différent (le procédé rappelle celui utilisé dans La pointe d'argent, où c'est Casier le narrateur). La différence la plus visible et emblématique est qu'il y a… des descriptions, à commencer par celles de Madame et de Toubib. On sait enfin à quoi ces deux-là ressemblent exactement !
- Ambiance indienne et Indiana Jones
Je le disais dans la critique du tome précédent, Taglios est un mélange d'influences égyptiennes (fleuve à cataractes, notion de Ka) et (surtout) indiennes. Ces dernières sont parfaitement nettes dans Rêves d'acier : Kina est Kali, Narayan et ses pairs sont des thugs, chaque dieu taglien a dix ou vingt visages ou avatars différents (comme dans la mythologie Hindoue), on nous parle de saris, de cycle de réincarnation, etc. Et bien entendu, il y a les différentes castes, ethnies et autres sectes religieuses, Shadar, Vedhna et Gunni n'étant que d'autres noms pour les Brahmanes, Kshatriyas, Vaishyas ou Shudras de l'Hindouisme.
Personnellement, j'ai été absolument ravi par cette influence indienne, qui dépayse au moins autant que l'ambiance africaine majoritaire dans le roman précédent. de plus, j'ai toujours été sidéré par le fait que la Fantasy (du moins la Fantasy occidentale) fasse un usage aussi parcimonieux de l'ambiance et de la cosmogonie Hindoue, tout ça pour se cantonner dans 95 % des cas aux sempiternelles ambiances gréco-romaines, chrétiennes, celtiques ou nordiques typiques de la fantasy à cadre européen et médiéval-fantastique. Si les ambiances arabes, japonaises et parfois chinoises émergent de plus en plus ces dernières années, en revanche certains autres cadres au moins aussi évocateurs sont quasi-totalement laissés de côté, ce que je trouve à la fois extrêmement regrettable et étonnant : pensez au potentiel d'une fantasy aztèque, par exemple, et voyez celui d'une fantasy hindoue… La SF et le Fantastique, en revanche, n'ont pas ces problèmes : de Vandana Singh à Ian McDonald ou Roger Zelazny, nombre d'auteurs d'envergure n'ont pas hésité à utiliser le cadre indien ou l'Hindouisme dans leurs oeuvres.
Sur un plan plus personnel, Narayan, ses pseudos-thugs, leur déesse Kina et leur temple sinistre m'ont irrésistiblement projeté des décennies en arrière, à l'époque d'Indiana Jones et le temple maudit : j'entendais presque Narayan beugler KAAAAALLLIIIII MAAAAAAA à chacune de ses apparitions :D
- Personnages, nouveaux et anciens
La première chose qu'on constate est bien évidemment le rôle encore accru de Madame par rapport aux deux tomes précédents : cette fois, elle n'est pas un personnage secondaire (certes emblématique, telle n'est pas la question) mais la principale narratrice (certains chapitres sont vus selon le point de vue de Toubib, de Saule Cygne ou des Maîtres d'Ombres). de plus, elle n'est plus Lieutenant, mais Capitaine (un titre qui lui sera contesté par Mogaba, qui commande les troupes assiégées dans Dejagore) : on avait déjà eu un aperçu de ses talents guerriers à la fin de Jeux d'ombres, et sans surprise, vu son passé d'Impératrice du Nord (a Queen in the North, a Queen in the North ! – pardon, ça m'a échappé-), elle se révèle une meneuse d'hommes et une stratège hors-pair, ainsi, bien évidemment, qu'une politicienne et une manipulatrice habile et retorse. La seule question qui se pose est : qui, d'elle ou de Narayan et de sa secte, qui voient en elle le messie, l'avatar terrestre de la leur déesse de la mort, manipule réellement qui ? Réponse en fin de livre !
Ce personnage subira également deux évolutions majeures, une au cours du récit, la seconde à la fin (et je ne parlerai pas de cette dernière afin de vous éviter un spoil majeur, bien que je puisse vous dire que cet événement va avoir des conséquences énormes sur la suite du cycle) : la première est que, comme c'était sous-entendu dans le tome précédent, Madame récupère peu-à-peu les pouvoirs magiques énormes qu'elle possédait lorsqu'elle était tout simplement la Dame. A vrai dire, j'ai un sentiment assez partagé à ce propos : d'une part, je trouvais que la perte de son pouvoir arcane humanisait un personnage qui était jusque là assez éthéré et plus-grand-que-nature, et le rendait de fait plus intéressant, quelque part ; d'un autre côté, une Madame en pleine possession de ses pouvoirs promet d'être un adversaire redoutable pour ses ennemis (Maîtres d'Ombres… ou autres) dans la suite des aventures de la Compagnie noire, et j'en salive d'avance.
Outre Madame, il y a bien sûr les autres personnages déjà connus : certains sont complètement absents (on entend juste parler de Qu'un-oeil et de Gobelin, on ne les « voit » jamais), d'autres ne font que de courtes (mais parfois marquantes) apparitions, comme Mogaba et Murgen, tandis que certains autres ont un rôle très accru (toute la bande de Cygne, principalement Lame, qui devient le principal Lieutenant de Madame).
Et puis il y a les nouveaux personnages, dont Bélier, le garde du corps de Madame et surtout Narayan, le chef des cultistes étrangleurs de Kina, les Félons. Ce dernier est un personnage très ambigu, extrêmement intéressant, et d'évidence appelé à prendre de l'ampleur dans la suite du cycle. Au passage, signalons que Glen Cook a tiré de son inspiration hindouiste une mythologie riche, évocatrice et tout à fait passionnante.
Pour terminer sur ce chapitre, précisons qu'une mésaventure qui arrive au sorcier Fumée m'a fortement évoqué le concept des Éclats dans Mage de guerre de Stephen Aryan, sans doute trop pour que ce soit une simple coïncidence.
- En conclusion
Ce second et dernier tome des Livres du sud se révèle tout à fait passionnant sur de multiples plans : Madame qui devient narratrice, annaliste, capitaine et chef de guerre dans la lutte contre les Maîtres d'Ombres, l'ambiance indienne et la cosmogonie d'inspiration Hindouiste, le personnage de Thug de Narayan, le statut de messie / incarnation terrestre / « fille » de la déesse de la mort de Madame, et bien entendu le gros twist final (même si j'ai trouvé la fin un poil abrupte, presque précipitée).
On lit parfois que seuls les trois premiers tomes (les Livres du Nord) du cycle de la Compagnie noire sont intéressants, et que lire les autres n'est pas indispensable. Personnellement, j'en suis à six tomes (j'ai lu La pointe d'argent en quatrième position), et j'ai trouvé chacun d'entre eux intéressant à des degrés divers, même si, pour moi, La Rose Blanche et La pointe d'argent sont au-dessus des autres. Alors après, peut-être que ça se gâte par la suite, mais si vous avez confiance en mon jugement, vous pouvez lire au moins ces six premiers tomes, vous ne gaspillerez ni votre temps, ni votre argent (à la condition impérative d'avoir une affinité minimale avec la dark fantasy militaire, bien entendu).
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boudicca
  24 septembre 2012
On découvre avec « Rêves d'acier » la suite des aventures de notre compagnie de mercenaires favorite que l'on retrouve exactement là où on l'avait laissée, à savoir embourbée dans le conflit opposant la ville de Taglios aux Maîtres d'Ombre. Imaginez en plus de cela le retour de vieux ennemis qui n'ont pas dit leurs derniers mots, la menace représentée par une obscure secte locale n'attendant que l'avènement de leur impitoyable déesse, les ambitions très éloignées des nombreux acteurs impliqués dans la querelle..., et vous aurez une petite idée du bourbier dans lequel se sont enlisés les membres de la Compagnie qui n'est, à ce stade, plus que l'ombre d'elle-même. Si le tome précédent offrait un total dépaysement par rapport aux autres romans, le lecteur se retrouve ici en terrain connu puisque l'action se cantonne essentiellement à la ville de Taglios où ses alentours directs. Même décor donc, et pourtant ce cinquième volume se distingue indéniablement des précédents.
C'est du côté de la narration qu'il faut cette fois chercher l'originalité puisque pour la première fois depuis les débuts de ces annales ce n'est pas le point de vue de Toubib que nous suivons mais celui d'un autre membre de la Compagnie (et pas des moindre!), celui de Madame. Épouse du Dominateur, maîtresse d'un véritable empire, sorcière déchue, fraîche recrue de la Compagnie, compagne de Toubib... On peut dire que le personnage a fait du chemin depuis le début de la série et c'est donc avec beaucoup de plaisir que l'on en découvre davantage sur ce personnage fascinant qui reste, à mon sens, le plus réussi de l'auteur. L'intrigue quant à elle est aussi soignée que dans les précédents volumes, aussi si l'on avance finalement peu (voire pas du tout) dans la recherche des origines de la Compagnie, jamais la lassitude ne s'empare du lecteur qui découvre de nouveaux personnages et de nouveaux enjeux. du très bon cru que ce cinquième tome, peut-être même le meilleur jusqu'à présent.
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boubously
  30 novembre 2012
Nous reprenons dans ce 5ème tome là ou le 4ème s'était arrêté. La défaite par excès de confiance de Toubib face à l'armée des Ombres et des Asservis (dont certains ont usurpés l'identité des Maîtres d'Ombre) est lourde de conséquence pour la Compagnie Noire. En effet Toubib après avoir reçu une flèche a disparu du champs de bataille, Madame va devoir se refaire une santé et Qu'un Oeil, Gobelin bloqués à Dejagore avec à leurs têtes Mogaba devenu un chef militaire sanguinaire exceptionnel résistent du mieux qu'ils peuvent au siège de Tisse-Ombre.
Pour résumer et sans dévoiler les intrigues, Madame va reconstruire des armées sachant qu'elle retrouve ses pouvoirs petit à petit et c'est elle qui du coup reprend l' écriture des annales chapitre qu'elle va appeler le " Journal de Madame ". Taglios possède beaucoup de cultes différents dont l'un d'eux vénère la déesse du meurtre " Kina ". Ces principaux interprètes appelés " les Etrangleurs " voient en la Dame la réincarnation de cette divinité...La Dame sous l'oeil averti du prince et de la princesse va essayé de rallier tout Taglios à sa cause en se servant de cette prophétie et donc de ses adeptes même si pour cela elle doit redevenir en quelque sorte La Dame de l'époque.
Me concernant, je trouve que ce Tome est le meilleur de la série ( je n'en suis qu'au 5ème évidemment ) car il s'y passe beaucoup d'évènements et les rebondissements surtout à la fin sont présents. C'est une très bonne idée d'avoir mis comme principal conteur Madame car c'est un personnage fort mentalement et passionant. On y trouve de tout, de l'action, des trahisons, des rebondissement, des faux-semblants...
Glen Cook a réussi à nous embarquer dans une nouvelle aventure encore meilleure que les autres et en plus, le moins que l'on puisse dire c'est qu' il sait nous mettre en appétit. La fin de ce tome restant en suspend nous fait baver quant à la lecture du prochain. Pour résumer, passionant du début à la fin sans temps morts. J'ai pris mon pied et suis préssé d'attaquer le 6ème !
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Igguk
  04 avril 2017
La Compagnie Noire s'est pris une belle dérouillée dans Jeux d'ombres, en voulant combattre les maîtres d'ombres qui leur faisaient obstacle pour rejoindre Khatovar. Au début de ce Rêves d'acier, Madame se réveille seule sur le champ de bataille, plus aucun signe de Toubib, la Compagnie s'est retranché dans la ville. Seule, elle va reprendre en main tout ce bordel, se propulser Capitaine, reconstituer son armée, et enfin, accessoirement, prendre la plume.
Oui, le premier changement de ce tome c'est que l'archiviste est maintenant Madame, puisque Toubib est tombé et qu'elle est seule à tout gérer. Son but maintenant est de reconstituer un semblant de Compagnie Noire avec les locaux. Malgré elle, elle va aussi être propulsée « incarnation de Kina » (une déesse de la mort pas très joyeuse, mais qui colle bien avec notre nouvelle archiviste) par Narayan et ses potes, les nouvelles têtes qui sont arrivées. Il y a aussi le groupe de Cygne et Lame qui seront dans les parages. Une grosse partie du livre concernera la constitution de cette force, leur entrainement, la gestion des tensions et des relations politiques avec les autorités de Taglios. J'ai trouvé le roman vraiment poussif sur cette mise en place dans la première moitié, le rythme est assez bizarrement géré (on a l'habitude avec Glen Cook). Mais surtout, les jeux d'influence et d'espionnage entre la troupe de Madame, le Prahbrindrah et la Radisha m'ont paru très confus.
Pourtant, le livre se rattrape sur d'autres aspects. L'ambiance est dépaysante, la couverture de chez L'Atalante montre bien cette influence indienne, les fanatiques religieux qui prennent Madame pour Kina (Kali, quoi…) sont vraiment marrants à découvrir avec leur arme bizarre. Les noms évoquent aussi cette influence et donnent une couleur particulière à ce chapitre de la saga. le mystère de la disparition de Toubib ouvre un pan de l'histoire très intéressant aussi, dont il serait dommage de trop parler ici, mais j'ai beaucoup aimé le retour d'une certaine personne…
Et puis, en seconde moitié du roman on commence à vraiment entrer dans le vif du sujet, les pions sont positionnés et la partie commence ! Certains asservis remontrent le bout de leur nez, les batailles et les avancées stratégiques s'enchainent, il se passe des choses, c'est pas beau ça ? Là on retrouve le souffle qu'on avait pu ressentir dans la première trilogie (Les livres du nord). Cette deuxième partie est beaucoup plus entrainante mais on remarquera une certaine redite avec toutes les aventures qu'on a déjà vécues, on commence à sentir l'auteur tourner en rond sur son sujet. Mais comme on aime toujours beaucoup la Compagnie Noire, tout ça n'est pas désagréable ! Et Madame en personnage principal est vraiment une bonne idée. Son évolution en tant que Capitaine est très intéressante, on voit ressurgir un peu de l'impitoyable Dame dans sa manière de s'imposer, elle fait moins dans le détail que Toubib. C'est pas le même style de management, ça c'est sûr ! Ça se ressent aussi dans le ton de la narration, puisque c'est elle qui raconte, elle est plus factuelle, plus descriptive, et il faut avouer que la gouaille de Toubib manque un peu de temps en temps.
Nous avons donc un chapitre de la Compagnie Noire agréable et dépaysant, qui peine a vraiment démarrer mais une fois que c'est fait, c'est du tout bon malgré un petit air de déjà-lu. C'est surtout le changement de narrateur qui fait le sel de ce Rêves d'acier. Madame est royale.
Lien : http://ours-inculte.fr/reves..
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Tatooa
  08 mai 2013
"La Compagnie Noire meurt mais ne se rend pas !"
C'est sur cette impression qu'on reste à la fin du tome 4. du coup, on commence le tome 5 avec une curiosité dévorante sur ce qu'il va bien pouvoir se passer maintenant qu'elle est un brin démantibulée...
Changement de perspective et changement de ton au programme. S'il manque l'humour omniprésent des 4 premiers tomes, le fait est que le changement de ton est parfaitement maîtrisé.
*Admiration pour le talent de Glenn Cook*
Madame sort de la déroute de Dejagore avec un désir de vengeance que l'on comprend fort bien. Pour ce faire, elle devient capitaine de la Compagnie noire et annaliste ! Elle va retrouver ses bonnes vieilles habitudes. Chassez le naturel, il revient au galop !
On se retrouve au sein de ses manipulations, manigances et prise de pouvoir manu militari. L'heure n'est plus à la rigolade... Les adorateurs de Kani (secte d'assassins étrangleurs) la mettent sur un piédestal, elle serait soit-disant sa "fille". du coup, voilà une aide de l'ombre bienvenue pour accomplir ses desseins.
Madame remonte une armée (avec l'aide "forcée" des dirigeants de Taglios), et ne fait pas de quartier. Comme elle dit "elle n'a pas la diplomatie de Toubib".
Mais dans tout cela, qui manipule qui ? C'est tellement mené de main de maître qu'on en ressort tourneboulé. On meurt d'envie de fiche des baffes à Volesprit, qui porte bien son nom, cette saleté ! On se perd en conjectures sur "qui" est le maître d'Ombres du Belvédère. Et enfin, on va maudire Narayan et sa secte dans les toutes dernières lignes...

Dans ce tome, on va de surprise en rebondissements, et même si le ton est plus grave, l'atmosphère bien plus glauque, il est de la même façon que les tomes précédents, impossible à lâcher. Ce qui amène à sauter sur la suite (Le tome 7 en fait, attention, le 6 est un spin-off, l'édition française a fait n'importe quoi apparemment) de la même façon qu'on avait sauté sur le tome 5 à la fin du 4. Cette saga est terrible pour les nerfs...
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   20 septembre 2012
Je suis venue au monde avant que la Compagnie noire ne traverse cette contrée pour la toute première fois. Je suis vieille. Vieille et mauvaise. Je connais le mal, l'intrigue et la guerre comme s'il s'agissait de mes enfants. Je les ai nourris pendant des siècles. Je suis désormais capitaine. Tant que je survivrai, la Compagnie survivra. Et poursuivra ses buts. Et renaîtra de ses cendres. Quel que soit le nom dont on pourra l'affubler, c'est la Compagnie noire qui se cachera derrière. Et elle demeurera l'instrument de ma volonté.
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boudiccaboudicca   09 décembre 2012
Il ne m'était pas venu à l'esprit, jusqu'à ce que je traverse cette période d'inactivité forcée, qu'une tradition importante était négligée : plus personne ne consignait l'histoire de la Compagnie. J'ai hésité. Il me paraissait présomptueux de prendre la plume. Je n'ai pas d'expérience. Je ne suis pas historienne et encore moins écrivain. Alors je me contenterai de rapporter les faits tels qu'en mon souvenir. Voici, avec cette réserve, en addition aux annales de la Compagnie noire et dans la tradition des annalistes qui m'ont précédé, le livre de Madame. Madame, annaliste, capitaine.
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boudiccaboudicca   23 septembre 2012
Mais s'il existe trois grandes puissances, pourquoi pas davantage ? Le monde est vieux. Un voile de mystère drape le passé. Ceux qui acquièrent un grand pouvoir en leur temps souvent y parviennent en puisant dans les secrets de jadis. Qui sait combien de grands maux reposent en cette terre hantée ? Qui sait si les dieux de tous les peuples et de toutes les époques ne naissent pas simplement du souvenir de ceux qui ont suivi un chemin semblable au mien et qui sont néanmoins tombés, victimes du temps implacable ?
Voilà une pensée bien déprimante. Le temps est un ennemi dont on n'épuise pas la patience.
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boudiccaboudicca   24 septembre 2012
De la volonté, Madame. C'est à force de volonté qu'on triomphe. Mon mari le répétait souvent, persuadé qu'on ne pouvait pas résister à la sienne. Il l'avait cru mordicus jusqu'à l'instant où je l'avais tué.
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meygisanmeygisan   15 novembre 2017
Mon capitaine est tombé. Je l'ai remplacé. J'espère remplir la mission. Si cette déclaration ne répond pas à vos questions, alors sans doute s'agit il de question que vous n'avez pas à poser. Mon prédécesseur était un homme patient. Il s'efforçait de ne pas offenser les gens. Je ne partage pas ses qualités. Je suis directe et désagréable lorsqu'on m'échauffe. Des questions?
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Video de Glen Cook (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Glen Cook
Fantasy au Petit-Déjeuner épisode 17 consacré au cycle dark fantasy "La Compagnie noire" de l'auteur américain Glen Cook.
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