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Alain Robert (Traducteur)
EAN : 9782290008188
410 pages
Éditeur : J'ai Lu (07/03/2008)
3.98/5   171 notes
Résumé :
Toubib n'est plus et le siège de Dejagore tourne au cauchemar.
La Compagnie, piégée du mauvais côté des remparts, est scindée en deux factions rivales : entre les vétérans - parmi lesquels Murgen, devenu annaliste de circonstance, Gobelin et Qu'un-oeil - et les nouveaux, les cannibales dirigés par Mogaba, la querelle risque de dégénérer en guerre ouverte. Pourtant, dehors, la menace que font peser les armées du Maître d'Ombres sur la ville n'est pas à prendre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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boudicca
  08 octobre 2012
Voilà que l'on abandonne à nouveau avec « Saisons funestes » la Rose Blanche et la région des tumulus pour repartir de l'autre côté de la mer des Tourments aux côtés des membres de la Compagnie noire partis en quête de leurs origines mythiques à Khatovar. C'est l'occasion pour le lecteur d'enfin découvrir les événements qui suivirent le retour de Toubib et Madame et leurs mésaventures avec la secte des adorateurs de Kina. Cette fois, la narration est assumée par Murgen, jeune membre de la Compagnie formé par Toubib et qui, sous l'emprise d'un mystérieux sortilège, nous fait revivre de façon non chronologique les principaux épisodes de cette sombre période. On en apprend notamment davantage sur le siège de Déjagore dans lequel s'étaient laissés piéger les membres restant de la Compagnie noire et à propos duquel on avait eu jusqu'à présent seulement quelques échos. L'idée est originale et rend l''intrigue, à défaut de plus complexe, du moins plus difficile à saisir que dans les précédents tomes, bien que Glen Cook parvienne à jongler très habilement entre passé, présent et futur, tout en gardant la maîtrise totale de son histoire.
La situation n'évolue pas des masses mais on parvient malgré tout à glaner quelques informations intéressantes concernant les Maîtres d'Ombre, les rivalités entre les différents acteurs embourbés dans ce conflit qui s'éternise... le principal attrait de ce septième volume se trouve en réalité du côté des personnages car on prend ici véritablement conscience d'à quel point ceux-ci ont pu évoluer depuis le début de la série, à commencer par Toubib que l'on découvre vieillissant, assumant avec efficacité, mais toujours presque à contrecoeur, le rôle de capitaine et parfois aveuglé par l'affection qu'il porte à Madame. Murgen pour sa part est un narrateur très attachant qui fait beaucoup penser au Toubib des premiers tomes et qui reprend officiellement la tâche de consigner les annales de la Compagnie noire (les passages consacrés à ses réflexions quant aux différents points de vue et angles d'approche privilégiés par les précédents annalistes sont à ce propos particulièrement intéressants). Encore une fois on referme le roman en n'ayant qu'une envie, enchaîner avec le tome suivant.
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Apophis
  21 décembre 2016
A ce stade du cycle, c'est le roman le plus exigeant mais aussi un des plus intéressants
note réelle : 4 1/2 *.
Ce tome 7 a franchement tout pour surprendre, voire pour décevoir certains. Alors qu'on pouvait s'attendre à une course-poursuite haletante suite aux événements de la fin du tome 6 (je rappelle que dans la chronologie interne de l'univers, celui-ci est Rêves d'acier, pas La pointe d'argent), Glen Cook choisit de faire à la fois un flash-back et un flash-forward sans faire avancer significativement cette partie de l'intrigue (ce sera pour le tome 8). de plus, il choisit une narration très complexe, faisant varier les époques, les points de vue (Murgen / omniscient), voire le mode (il y a de l'adresse au lecteur, de la narration à la première personne, etc).
Cependant, de mon côté, j'ai énormément apprécié ce roman (même si ça a pris un peu plus de temps, en cours de lecture, que pour les autres livres du cycle, où le coup de foudre a en général été immédiat), du fait de l'immersion dans le siège de Dejagore, du rôle accru de certains personnages, qu'ils soient déjà connus (Murgen, qui se révèle très attachant, et Qu'un-oeil) ou pas (les Nyueng Bao sont passionnants), et d'une poignante romance que je n'attendais pas du tout chez Glen Cook. de plus, la gouaille qui est, pour moi, une des marques de fabrique et un des points passionnants du cycle, atteint ici des sommets, ce qui fait que ma lecture a été un plaisir de tous les instants.
Au final, un tome 7 surprenant, un peu plus exigeant que les autres en terme de narration, et qui, si on veut bien faire abstraction du fait qu'il ne règle pas l'énorme cliffhanger de la fin de Rêves d'acier, se révèle au moins aussi passionnant que chacun de ses prédécesseurs.
Retrouvez la version complète de cette critique sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.word..
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boubously
  13 décembre 2012
Pour moi et sans nul doute, le moins passionnant des 7 tomes.
Cette fois-ci le conteur s'appelle " Murgen" le porte-étendard de la Compagnie Noire et nous relate les évènements qui ont eu lieu lors du siège de Déjagore avec le sanglant Chef Guerrier des Nars " Mogaba " qui incarne un terrible dictateur sanglant et cannibale de surcroit. Une sorte de guerre civile impitoyable va donc avoir lieu entre ce Mogaba et l' équipe de Murgen qui comprend également Qu'Un Oeil et Gobelin. D'un côté les " Nars " hommes à peau noir grands et costauds et de l'autre associés avec Murgen, les" Nyueng Bao" qui se rapproche du peuple asiatique autant pour leur physique que pour leur art de la guerre vont s'affronter dans cette ville dévastée et faire face en même temps aux Seigneurs d'Ombre, Tisse-Ombre & Ombrelongue qui ne sont pas eux aussi les meilleurs amis du monde. Mais Murgen ayant subi une "sorte de sortilège" va se ballader entre cette époque ( passé ) et le présent ( après l'enlèvement du bébé de Madame ) chose pas évidente à comprendre au départ.
Le fait de changer encore une fois de narrateur est réussi car j'ai trouvé Murgen intéressant et sympathique quoique je préfère tout de même Toubib et c'est intéressant aussi de voir la bataille et l'après-guerre de Déjagore d'un autre point de vue mais alors, que de longueurs...
Je pense que l'auteur sur les 400 pages auraient pu en enlever au moins 150 sans que cela gène en aucun cas la compréhension de l'histoire. Quelques renseignements sur différents personnages sont donnés malgré tout et serviront certainement pour la suite.
Comme toujours ça se lit bien mais l'écriture de ce 7ème tome était-il nécessaire ? Je vois plus en lui une transition pour passer à l'histoire suivante avec l'apparition de nouveaux persos bien développés et sympathiques que l'ont retrouvera certainement.
Par conséquent un bon moment sans plus avec des évènements des fois poignants mais sans véritables moments épiques avec lesquels Glen Cook nous avait habitués dans chacun de ses tomes.
Ce tome mériterait donc un 3.5/5 et j'espère que le filon n'est pas épuisé car je n'ai pas envie de quitter cet univers sombre et mystérieux. Après tout vu la longueur de ce cycle qui comptent 13 livres, l'auteur ne pourrait-il pas avoir un ou deux faux pas... En tout cas j'attaque le 8ème bientôt c'est certain.
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Bislys
  07 juillet 2021
Après une fin de sixième tome passionnante, je n'avais qu'une hâte: découvrir la suite. Et c'est une déception. Ce septième tome est sans doute l'un des plus mauvais de la saga. La faute à d'incessants voyages dans le temps qui m'ont complètement perdu dans la temporalité. Je ne savais plus si l'on était dans le passé, le présent et le futur. Je me trouvais dans le même état que le nouveau narrateur de l'histoire, qui lui, apporte un nouveau souffle et un nouveau style au roman. J'ai apprécié cet aspect des choses, mais pour la trame narrative c'est non. Heureusement que je commence à être familière de l'univers car sinon j'aurais lâché le livre depuis longtemps. Espérons que la suite soit meilleure.
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oursinculte
  17 juin 2017
Dans rêves d'acier, nous avions vécu le siège de Dejagore du point de vue de Madame, opérant à l'extérieur de la cité pour placer ses pions et avancer sans pitié. Dans ce Saisons Funestes, premier des livres de la pierre scintillante, nous suivrons les mêmes évènements mais du point de vue de Murgen, porte-étendard de la compagnie noire, et maintenant archiviste, et un peu commandant, enfin à peu près.
Dans cet épisode de la Compagnie Noire, nous suivons le siège de Dejagore de l'intérieur des murs, où Murgen est coincé avec quelques anciens de la troupe, mais aussi avec Mogaba et ses guerriers Nars qui prennent le commandement d'un manière un peu… Brutale… En plus des assauts des Maîtres d'Ombres, Murgen devra gérer les conflits internes, mais il fait aussi face à un mal étrange qui lui fait perdre un peu la boule. Heureusement qu'il sera épaulé par les deux vieux sorciers Qu'un oeil et Gobelin ainsi que quelques fidèles de la bande qui ne suivent pas la folie des grandeurs de Mogaba.
L'avantage de ce tome est qu'on connait à peu près le contexte de l'histoire, donc on n'a pas la phase de mise en place qui plombait un peu certains tomes. Ici on attaque directement dans le vif du sujet, c'est beaucoup mieux rythmé. Murgen en narrateur nous fait retrouver un peu du ton acerbe et des commentaires amusants qui manquaient à Madame. le nouvel archiviste se retrouve dans une position délicate et complexe, mais on arrive toujours à s'y retrouver dans tout ce foutoir, Saisons Funestes est peut-être le tome le mieux structuré et le plus facile à suivre de toute la série (jusque là) mais ça ne veut pas dire pour autant que la situation est simple.
On suit la cohabitation houleuse entre le groupe de Murgen et l'armée de Mogaba, avec au milieu les Jaicuris (qui habitent là à la base) et les Nyueng Bao (des gars qui passaient par là). Chacun complote dans son coin et ne sait pas ce que fabrique celui d'à côté, tout en essayant de comprendre ce qu'il se passe à l'extérieur, et c'est un peu compliqué. Les hommes se planquent, s'espionnent, vivent dans la misère et font de leur mieux. Les personnages apparaissent plus fouillés, Murgen en tête est passionnant parce qu'il se débat avec tout ça alors qu'il n'est pas si expérimenté, mais c'est le seul assez fou pour endosser le rôle. Sa relation avec le peuple Nyueng Bao est aussi très très marrante à suivre. Les petits pèlerins énigmatiques cachent leurs secrets mais sont très attachants, ils s'intègrent parfaitement au récit et donnent lieu à des scènes poignantes et percutantes.
Glen Cook nous projette aussi dans le temps grâce à un procédé un peu déroutant mais efficace, et il est aussi très intéressant de voir l'évolution de Toubib et Madame du point de vue du nouveau narrateur. Murgen essaye de faire survivre la compagnie mais on a l'impression qu'il est le seul à garder les pieds sur Terre quand tous les autres ont l'air de faire un peu n'importe quoi. Puis on commence à voir ce qui se passe après le siège, en poussant un peu plus loin que le tome précédent sans pour autant résoudre tout ce que ce dernier avait laissé en plan. le livre ouvre sur la suite et montre que ce n'était que le démarrage d'un nouvel arc, que nous continuerons dans Elle est les ténèbres. Ça promet.
Saisons Funestes et un des livres de la Compagnie Noire que j'ai pris le plus de plaisir à lire jusqu'à maintenant. Même s'il garde une construction un peu déroutante, il est mieux rythmé et mieux structuré, pose avec soin ses jeux de pouvoirs et ses complots internes, et nous happe avec cette galerie de personnages toujours très attachants.
Lien : http://ours-inculte.fr/saiso..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   06 octobre 2012
Si c'était juste un gagne-pain, juste louer son épée au plus offrant, alors la Compagnie noire ne se trouverait pas dans cette région du monde. Du boulot il y en avait à foison dans le Nord. Le monde ne manque jamais de potentat désireux de brimer leurs sujets ou leurs voisins. La Compagnie est une famille pour ses membres. La Compagnie est un foyer. La Compagnie est une nation de parias, seule, défiant le monde entier.
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PhilemontPhilemont   25 février 2013
Il fallait que je remonte le temps, que je retourne sans tergiverser à l’unique période de ma vie où j’avais connu le bonheur total, où la perfection avait ordonné l’univers. Je suis revenu à cette heure qui me servait de phare, de centre, d’autel. Je suis retourné à l’instant que chaque homme rêve de vivre, cet instant où tous les désirs et les espérances entrent dans le champ du possible et où il ne reste plus qu’à reconnaître la situation et franchir le pas pour faire de sa vie un accomplissement. Pour moi, cet instant s’était présenté moins d’un an après la fin du siège de Dejagore. Et j’avais failli le rater.
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lehibooklehibook   28 août 2019
Il y avait un autel .Mogaba et Ochiba participaient à une cérémonie .Au-dessus de l’autel se dressait une petite statue de pierre sombre , une danseuse à quatre bras. J’étais trop loin pour distinguer précisément les détails ,mais j’étais sûr qu’elle avait des crocs de vampires et six seins .Elle portait ce qui semblait être un collier de crânes d’enfants .Les Nars lui donnaient peut-être un autre nom ,mais il s’agissait de Kina. Le culte qu’il lui rendaient n’était pas celui décrit dans les registres jaicuri, pourtant.
Les Félons ne veulent pas verser le sang.C’est pourquoi on les appelle les Etrangleurs.
Les Nars , non seulement versaient le sang au nom de leur déesse , mais ils le buvaient.
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TatooaTatooa   19 avril 2013
Le porte-parole paraissait plus vieux que qu'Un-Oeil d'au moins mille ans, mais il était encore assez vert pour gravir l'escalier sans aide. Il n'avait pas une grosse masse corporelle à mouvoir. Sa chevelure, très clairsemée, se répartissait uniformément en maigres mèches autour de son visage et sur son crâne. ça lui faisait une tête chenue. Sa peau, toute tavelée, avait perdu sa couleur. Il était plus pâle que certains d'entre nous Nordiques.
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Hippolyte78Hippolyte78   28 décembre 2017
Nous nous sommes pétrifiés pendant que des soldats de l'Ombre traversaient en bavardent le chemin que nous suivions, à vingt mètres au-dessus. Aux bribes de conversation que j'ai captées, j'ai compris qu'ils préféraient une bonne couverture chaude à une patrouille de nuit dans les collines. Surprise. On s'imagine toujours que c'est différent dans les armées des autres.
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Vidéo de Glen Cook
Fantasy au Petit-Déjeuner épisode 17 consacré au cycle dark fantasy "La Compagnie noire" de l'auteur américain Glen Cook.
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