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Les Annales de la Compagnie Noire tome 7 sur 13

Alain Robert (III) (Traducteur)
EAN : 9782290008188
410 pages
J'ai Lu (07/03/2008)
4.01/5   189 notes
Résumé :
Toubib n'est plus et le siège de Dejagore tourne au cauchemar.
La Compagnie, piégée du mauvais côté des remparts, est scindée en deux factions rivales : entre les vétérans - parmi lesquels Murgen, devenu annaliste de circonstance, Gobelin et Qu'un-oeil - et les nouveaux, les cannibales dirigés par Mogaba, la querelle risque de dégénérer en guerre ouverte. Pourtant, dehors, la menace que font peser les armées du Maître d'Ombres sur la ville n'est pas à prendre... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Voilà que l'on abandonne à nouveau avec « Saisons funestes » la Rose Blanche et la région des tumulus pour repartir de l'autre côté de la mer des Tourments aux côtés des membres de la Compagnie noire partis en quête de leurs origines mythiques à Khatovar. C'est l'occasion pour le lecteur d'enfin découvrir les événements qui suivirent le retour de Toubib et Madame et leurs mésaventures avec la secte des adorateurs de Kina. Cette fois, la narration est assumée par Murgen, jeune membre de la Compagnie formé par Toubib et qui, sous l'emprise d'un mystérieux sortilège, nous fait revivre de façon non chronologique les principaux épisodes de cette sombre période. On en apprend notamment davantage sur le siège de Déjagore dans lequel s'étaient laissés piéger les membres restant de la Compagnie noire et à propos duquel on avait eu jusqu'à présent seulement quelques échos. L'idée est originale et rend l''intrigue, à défaut de plus complexe, du moins plus difficile à saisir que dans les précédents tomes, bien que Glen Cook parvienne à jongler très habilement entre passé, présent et futur, tout en gardant la maîtrise totale de son histoire.

La situation n'évolue pas des masses mais on parvient malgré tout à glaner quelques informations intéressantes concernant les Maîtres d'Ombre, les rivalités entre les différents acteurs embourbés dans ce conflit qui s'éternise... le principal attrait de ce septième volume se trouve en réalité du côté des personnages car on prend ici véritablement conscience d'à quel point ceux-ci ont pu évoluer depuis le début de la série, à commencer par Toubib que l'on découvre vieillissant, assumant avec efficacité, mais toujours presque à contrecoeur, le rôle de capitaine et parfois aveuglé par l'affection qu'il porte à Madame. Murgen pour sa part est un narrateur très attachant qui fait beaucoup penser au Toubib des premiers tomes et qui reprend officiellement la tâche de consigner les annales de la Compagnie noire (les passages consacrés à ses réflexions quant aux différents points de vue et angles d'approche privilégiés par les précédents annalistes sont à ce propos particulièrement intéressants). Encore une fois on referme le roman en n'ayant qu'une envie, enchaîner avec le tome suivant.

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A ce stade du cycle, c'est le roman le plus exigeant mais aussi un des plus intéressants

note réelle : 4 1/2 *.

Ce tome 7 a franchement tout pour surprendre, voire pour décevoir certains. Alors qu'on pouvait s'attendre à une course-poursuite haletante suite aux événements de la fin du tome 6 (je rappelle que dans la chronologie interne de l'univers, celui-ci est Rêves d'acier, pas La pointe d'argent), Glen Cook choisit de faire à la fois un flash-back et un flash-forward sans faire avancer significativement cette partie de l'intrigue (ce sera pour le tome 8). de plus, il choisit une narration très complexe, faisant varier les époques, les points de vue (Murgen / omniscient), voire le mode (il y a de l'adresse au lecteur, de la narration à la première personne, etc).

Cependant, de mon côté, j'ai énormément apprécié ce roman (même si ça a pris un peu plus de temps, en cours de lecture, que pour les autres livres du cycle, où le coup de foudre a en général été immédiat), du fait de l'immersion dans le siège de Dejagore, du rôle accru de certains personnages, qu'ils soient déjà connus (Murgen, qui se révèle très attachant, et Qu'un-oeil) ou pas (les Nyueng Bao sont passionnants), et d'une poignante romance que je n'attendais pas du tout chez Glen Cook. de plus, la gouaille qui est, pour moi, une des marques de fabrique et un des points passionnants du cycle, atteint ici des sommets, ce qui fait que ma lecture a été un plaisir de tous les instants.

Au final, un tome 7 surprenant, un peu plus exigeant que les autres en terme de narration, et qui, si on veut bien faire abstraction du fait qu'il ne règle pas l'énorme cliffhanger de la fin de Rêves d'acier, se révèle au moins aussi passionnant que chacun de ses prédécesseurs.

Retrouvez la version complète de cette critique sur mon blog.


Lien : https://lecultedapophis.word..
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Pour moi et sans nul doute, le moins passionnant des 7 tomes.

Cette fois-ci le conteur s'appelle " Murgen" le porte-étendard de la Compagnie Noire et nous relate les évènements qui ont eu lieu lors du siège de Déjagore avec le sanglant Chef Guerrier des Nars " Mogaba " qui incarne un terrible dictateur sanglant et cannibale de surcroit. Une sorte de guerre civile impitoyable va donc avoir lieu entre ce Mogaba et l' équipe de Murgen qui comprend également Qu'Un Oeil et Gobelin. D'un côté les " Nars " hommes à peau noir grands et costauds et de l'autre associés avec Murgen, les" Nyueng Bao" qui se rapproche du peuple asiatique autant pour leur physique que pour leur art de la guerre vont s'affronter dans cette ville dévastée et faire face en même temps aux Seigneurs d'Ombre, Tisse-Ombre & Ombrelongue qui ne sont pas eux aussi les meilleurs amis du monde. Mais Murgen ayant subi une "sorte de sortilège" va se ballader entre cette époque ( passé ) et le présent ( après l'enlèvement du bébé de Madame ) chose pas évidente à comprendre au départ.

Le fait de changer encore une fois de narrateur est réussi car j'ai trouvé Murgen intéressant et sympathique quoique je préfère tout de même Toubib et c'est intéressant aussi de voir la bataille et l'après-guerre de Déjagore d'un autre point de vue mais alors, que de longueurs...

Je pense que l'auteur sur les 400 pages auraient pu en enlever au moins 150 sans que cela gène en aucun cas la compréhension de l'histoire. Quelques renseignements sur différents personnages sont donnés malgré tout et serviront certainement pour la suite.

Comme toujours ça se lit bien mais l'écriture de ce 7ème tome était-il nécessaire ? Je vois plus en lui une transition pour passer à l'histoire suivante avec l'apparition de nouveaux persos bien développés et sympathiques que l'ont retrouvera certainement.

Par conséquent un bon moment sans plus avec des évènements des fois poignants mais sans véritables moments épiques avec lesquels Glen Cook nous avait habitués dans chacun de ses tomes.

Ce tome mériterait donc un 3.5/5 et j'espère que le filon n'est pas épuisé car je n'ai pas envie de quitter cet univers sombre et mystérieux. Après tout vu la longueur de ce cycle qui comptent 13 livres, l'auteur ne pourrait-il pas avoir un ou deux faux pas... En tout cas j'attaque le 8ème bientôt c'est certain.

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Après une fin de sixième tome passionnante, je n'avais qu'une hâte: découvrir la suite. Et c'est une déception. Ce septième tome est sans doute l'un des plus mauvais de la saga. La faute à d'incessants voyages dans le temps qui m'ont complètement perdu dans la temporalité. Je ne savais plus si l'on était dans le passé, le présent et le futur. Je me trouvais dans le même état que le nouveau narrateur de l'histoire, qui lui, apporte un nouveau souffle et un nouveau style au roman. J'ai apprécié cet aspect des choses, mais pour la trame narrative c'est non. Heureusement que je commence à être familière de l'univers car sinon j'aurais lâché le livre depuis longtemps. Espérons que la suite soit meilleure.

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Nous sommes à Dejagore, où la Compagnie noire est assiégée par Tisse-Ombre. Mais ce siège est un problème un peu lointain par rapport aux querelles intestines entre les anciens de la Compagnie (dont Murgen, porte-étendard, et annaliste pour la circonstance) et Mogaba, guerrier aux dents longues… Mais subitement on se retrouve plus loin dans le temps, où l'on apprend que des évènements importants se sont produits, avant de se retrouver une fois de plus à Dejagore… Car Murgen est victime d'un sortilège temporel…

En tant qu'annaliste Murgen essaye de nous faire ressentir les effets du sortilège temporel dont il est victime. Je dois dire qu'il y réussit parfaitement puisque l'on est dans la confusion la plus totale pendant la quasi totalité de ce septième volume des Annales de la Compagnie noire. Ce n'est vraiment que dans les dernières pages que des réponses aux questions qui se posent sont données. Et encore, ces réponses ne sont bien souvent que partielles.

Ajoutons à cela que, dans les moments où Murgen se trouve à Dejagore, il ne se passe rien, ou pas grand chose, et qu'en plus nous connaissons déjà le dénouement du siège, puisque relaté dans Rêves d'acier, vous comprendrez que je n'ai que moyennement apprécié ce roman. Faut-il considérer là que Glen Cook est en baisse de régime ? Sans répondre à cette question, je ferais juste remarquer qu'il s'est passé six années entre la publication aux États-Unis de Rêves d'acier et celle de Saisons funestes…

Quoi qu'il en soit je déconseille ce roman à ceux qui auraient l'envie de commencer les Annales de la Compagnie noire dans le désordre. Les autres auront moins de difficultés mais seront déroutés par la lenteur de l'intrigue. Mieux vaut donc considérer Saisons funestes comme un volume charnière, plein de références aux volumes précédents, et annonciateur, probablement, d'une nouvelle trilogie.

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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Si c'était juste un gagne-pain, juste louer son épée au plus offrant, alors la Compagnie noire ne se trouverait pas dans cette région du monde. Du boulot il y en avait à foison dans le Nord. Le monde ne manque jamais de potentat désireux de brimer leurs sujets ou leurs voisins. La Compagnie est une famille pour ses membres. La Compagnie est un foyer. La Compagnie est une nation de parias, seule, défiant le monde entier.
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Il fallait que je remonte le temps, que je retourne sans tergiverser à l’unique période de ma vie où j’avais connu le bonheur total, où la perfection avait ordonné l’univers. Je suis revenu à cette heure qui me servait de phare, de centre, d’autel. Je suis retourné à l’instant que chaque homme rêve de vivre, cet instant où tous les désirs et les espérances entrent dans le champ du possible et où il ne reste plus qu’à reconnaître la situation et franchir le pas pour faire de sa vie un accomplissement. Pour moi, cet instant s’était présenté moins d’un an après la fin du siège de Dejagore. Et j’avais failli le rater.
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Il y avait un autel .Mogaba et Ochiba participaient à une cérémonie .Au-dessus de l’autel se dressait une petite statue de pierre sombre , une danseuse à quatre bras. J’étais trop loin pour distinguer précisément les détails ,mais j’étais sûr qu’elle avait des crocs de vampires et six seins .Elle portait ce qui semblait être un collier de crânes d’enfants .Les Nars lui donnaient peut-être un autre nom ,mais il s’agissait de Kina. Le culte qu’il lui rendaient n’était pas celui décrit dans les registres jaicuri, pourtant.
Les Félons ne veulent pas verser le sang.C’est pourquoi on les appelle les Etrangleurs.
Les Nars , non seulement versaient le sang au nom de leur déesse , mais ils le buvaient.
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Le porte-parole paraissait plus vieux que qu'Un-Oeil d'au moins mille ans, mais il était encore assez vert pour gravir l'escalier sans aide. Il n'avait pas une grosse masse corporelle à mouvoir. Sa chevelure, très clairsemée, se répartissait uniformément en maigres mèches autour de son visage et sur son crâne. ça lui faisait une tête chenue. Sa peau, toute tavelée, avait perdu sa couleur. Il était plus pâle que certains d'entre nous Nordiques.
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Nous nous sommes pétrifiés pendant que des soldats de l'Ombre traversaient en bavardent le chemin que nous suivions, à vingt mètres au-dessus. Aux bribes de conversation que j'ai captées, j'ai compris qu'ils préféraient une bonne couverture chaude à une patrouille de nuit dans les collines. Surprise. On s'imagine toujours que c'est différent dans les armées des autres.
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Fantasy au Petit-Déjeuner épisode 17 consacré au cycle dark fantasy "La Compagnie noire" de l'auteur américain Glen Cook.
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