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Frank Reichert (Traducteur)
EAN : 9782290012710
315 pages
Éditeur : J'ai Lu (30/11/-1)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 136 notes)
Résumé :
Sortie victorieuse du siège de Dejagore - mais à un cheveu -, la Compagnie noire panse ses blessures et poursuit son chemin vers le lieu mythique de ses origines, le Khatovar. Entre les mercenaires et leur destination toute proche ne se dresse plus qu'un seul obstacle, Belvédère, la citadelle où résident le dernier Maître d'Ombres et quelques anciens asservis, avec qui il va falloir en découdre. Murgen, l'actuel rédacteur des annales, sera d'une aide précieuse : son... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  19 juin 2014
Avec ce huitième tome des « Annales de la Compagnie noire », nous retrouvons notre bande de mercenaires toujours embourbée au même endroit depuis maintenant près de quatre tomes. La lutte contre les Maîtres d'Ombres se poursuit et la compagnie en est toujours à tenter de déjouer les manigances de leurs trop nombreux ennemis. Il faut dire qu'entre Volesprit et les autres Asservis, les Maîtres d'Ombres dans leur citadelle, sans compter les dirigeants politiques et religieux locaux, certains peuples indigènes et j'en passe, il y a de quoi faire ! Plus les tomes défilent et plus on se rend compte que Glen Cook a minutieusement tissé une toile d'une remarquable complexité et dont on ne distingue pourtant pas encore tous les fils. Cela en devient même parfois trop complexe, trop embrouillé : on ne sait plus où on en est, qui sont tous les acteurs et quels sont leur rôle, quels sont les enjeux... L'absence de carte commence également a devenir problématique à mesure que la compagnie multiplie les déplacements, à tel point qu'il devient difficile de se faire une idée précise de la configuration géographique de la région et de l'évolution de leur progression.
Cette fois encore c'est Murgen qui assume le rôle d'analyste pour la compagnie. Un rôle qui lui va d'ailleurs plutôt bien, même s'il lui est difficile de faire oublier le Toubib des premiers tomes. Et en ce qui concerne ce dernier, la transformation est bluffante. C'est à peine si l'on parvient à reconnaître le personnage attachant du début de la série, peu désireux d'assumer un poste de commandement et obnubilé par la Dame, aujourd'hui devenu chef de guerre sûr de lui et au tempérament peu amène. Madame se fait pour sa part beaucoup plus discrète dans ce tome-ci, voire un peu trop à mon goût (il faut dire aussi qu'il s'agit de mon personnage favori car de loin le plus ambivalent). En ce qui concerne l'intrigue, rien de bien nouveau non plus : le lecteur comme les protagonistes demeurent dans le flou les trois-quart du récit, jusqu'à ce que, dans les dernières pages, les rebondissements s'accélèrent. Malgré tout, on continue de suivre avec intérêt et curiosité les pérégrinations de cette tenace compagnie en quête de leurs origines à propos desquelles Glen Cook se fait pour le moment toujours aussi sibyllin.
Un huitième tome dans la droite lignée des précédents et qui ne se révèle pas franchement déterminant pour la suite de l'histoire, même s'il ne faut pas oublier qu'il s'agit là uniquement de la première partie de « Elle est les ténèbres », un des rares volumes de la série à avoir fait l'objet d'un découpage. Qui sait, la suite se révélera peut-être plus riche en action et en révélation...
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Commenter  J’apprécie          250
Igguk
  13 octobre 2017
Critique des deux volumes
On continue à suivre les opérations de la compagnie noire avec Elle est les ténèbres, roman découpé en deux parties dans son édition française, qui constituent les tomes 8 et 9 de la saga. Ça fait directement suite aux tomes précédents donc le lecteur se retrouve toujours sur la route de Khatovar avec quelques obstacles qui trainent sur le chemin (et ça va éventuellement spoiler les livres précédents).
Le roman est toujours constitué d'archives compilées par l'annaliste du moment qui, comme dans Saisons funestes, se trouve être Murgen. le porte-étendard de la compagnie va donc nous décrire les évènements alors que Toubib et Madame préparent leur marche sur Belvédère pour enfin passer la porte d'ombres et atteindre leur but, la cité d'origine de la troupe de mercenaires. Il reste encore quelques gros obstacles, en première position on a Ombrelongue, dernier maitre d'ombres qui squatte toujours la place et prépare un mauvais coup. Il s'est entouré de tout ce que la compagnie compte de traitre et d'ennemis plus ou moins déclarés. le capitaine prépare sa stratégie dans son coin sans rien dire à personne, et toute la compagnie est éparpillée en plusieurs escouades auxquelles il assigne des missions diverses.
Pour nous raconter tous ces évènements, Murgen peut toujours compter sur Fumée qui fait le légume mais lui permet de projeter son esprit un peu partout pour espionner tout le monde, et même revenir dans le passé. le narrateur en « God-mode » c'est un peu facile mais on peut ainsi suivre la structure un peu bordélique du roman sans trop se perdre, on se demande bien comment Cook aurait pu raconter ça d'un seul point de vue sans son subterfuge. Sur l'ensemble des deux livres, on va passer beaucoup de temps avec Murgen, Fumée et Qu'un oeil qui restent planqués dans le fourgon pour espionner tout le monde. le narrateur se remet à peine du drame qui l'a touché et se sert des voyages spirituels pour ne plus y penser, ça en devient presque une addiction.
J'ai déjà parlé de la structure des romans de cette saga, c'est à peu près toujours la même chose pour moi : Je galère à rentrer dans le bouquin sur les cent premières pages qui jouent souvent sur de l'exposition lourdingue, et ce n'est qu'après que les choses redémarrent et deviennent souvent épiques. On va au turbin avec les troufions, on en chie avec eux, on fait les corvées et les bastons. Pourtant, ici c'est un peu différent dans le feeling, y'a toujours ce début abrupt mais par la suite j'ai eu du mal à retrouver l'implication que j'ai pu ressentir sur les autres aventures. le côté omniscient de Murgen nous fait survoler (littéralement) tous les fronts de la bataille en cours mais on est rarement au contact. Murgen observe, décrit, note, mais participe à peine, et le lecteur ne se sent pas forcément impliqué non plus. D'une page à l'autre il passe du coq à l'âne, je passe voir Toubib, je passe voir Madame, je passe à Belvédère, je jette un oeil au nord et je retourne faire mon rapport.
On a l'impression d'assister à une partie de RISK en vue aérienne et les personnages qu'on a appris à connaitre, à quelques exceptions près, ne sont plus que des pions sur le grand échiquier du capitaine taciturne. Glen Cook part du principe qu'on les connait, donc il se fatigue plus à nous faire vivre des choses avec eux. Tout ça est bien longuet, on fait des aller-retours sans arrêt pour voir qui fait quoi, qui trahit qui et qui cache des choses. Toubib est un des seuls qu'on voit régulièrement « en vrai », avec qui Murgen dialogue, mais il est devenu froid et secret, il a une évolution très intéressante d'un point de vue scénaristique mais on perd un peu cet attachement qu'on pouvait avoir avant. Il reste que Murgen de vraiment développé, et ça c'est très bien fait, il a une progression sur toute l'histoire et son statut d'espion passif va le mener à fourrer son nez un peu partout en cachette, jusqu'à des embrouilles qui le concernent personnellement.
Par contre, l'évolution de la compagnie et des stratégies mises en place, les allégeances, trahisons, conflits et secrets, tout ça est vraiment très cool. C'est froid, mais c'est super de voir comment la troupe évolue, d'assister à tous ces rapports de forces qui basculent toutes les cent pages, jusqu'à ce final absolument explosif qui promet de belles choses pour la suite ! Et oui, dans le dernier quart Murgen descend de son piédestal, reparle à ses copains, renoue avec la troupe, et remarche sur ses jambes. C'est marrant parce que l'auteur à l'air conscient de ses lacunes, Murgen se prend des réflexions dans la gueule sur son comportement, que ce soit Toubib qui critique ses annales trop égocentriques ou ses camarades qui lui font remarquer qu'il a pris le melon et qu'il vient plus crapahuter avec eux. Cook avait l'air de se noyer dans tous les ingrédients qu'il avait mis dans sa soupe au fur et à mesure, et ce tome ressemble à une tentative de « retombage sur ses pattes » assez bordélique.
Elle est les ténèbres est pour moi le tome le moins satisfaisant de la saga jusqu'à maintenant. Si on découvre le destin de la compagnie dans son ensemble, on perd de vue toutes ses personnalités, ses gueules, la camaraderie et la démerde qui faisaient la force de cette bande de durs-à-cuire. Heureusement, la fin ouvre des perspectives fort réjouissantes pour le prochain épisode.
Lien : http://ours-inculte.fr/elle-..
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boubously
  17 décembre 2012
Après un 7ème opus assez décevant, enfin avec " Elle est les Ténèbres part.1 " nous retrouvons avec un grand plaisir l'esprit que nous aimions de la Compagnie Noire.
Après avoir tenu avec succès le siège de Déjagore. 4 ans se sont écoulés, Toubib ou appelé aussi le Vieux devenu un véritable Chef des Armées plus charismatique et stratège que jamais décide de se remettre en route pour Khatovar pour y découvrir les origines de la Compagnie. Mais avant cela, aidé de Madame, ils doivent vaincre Ombrelongue qui détient leur fille kidnappée appelée dorénavant " La Fille de la Nuit " réincarnation de Kina. Retenue à Belvédère, forteresse d'Ombrelongue reconnue imprenable, ils devront dans un 1er temps, mener une guerre terrible contre les Nars de Mogaba dans la contrée de Charandapresh. Ce 8ème Tome consacre d'ailleurs les 3/4 de son contenu sur les évènements de cette bataille.
Le narrateur est une fois de plus Murgen dont le caractère s'affirme de plus en plus et qui devient grâce à son don d'espionnage une pièce maîtresse dans le bon déroulement de cette guerre. En effet, il arrive par l'intermédiaire de Fumée ( chevaucher le fantome ) à voir ce qu'il se passe dans les différents camps ce qui permet aussi au récit de ne pas se cantonner seulement à un seul protagoniste. J'ai trouvé ce procédé très malin de la part de Glen Cook.
Nous trouvons dans ce tome beaucoup de réponses laissées vacantes lors des derniers récits. On retrouve ce qui m'a plu au départ dans les premiers Compagnie Noire c'est à dire, des rebondissements, des alliances inattendues et de l'action. On ne s'ennuie pas une seconde et je suis franchement impatient d'attaquer la Seconde Partie.
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Devi
  04 octobre 2017
Ont retrouve encore Murgen au commande de ce tome. le nouvelle annaliste va nous conter l'avancé de la compagnie noire à Belvédère, citadelle du dernier maître des ombres.
Toubib est toujours présent en tant que Capitaine. Ont se rend compte au fur et à mesure que la saga avance que le bonhomme s'assombrit. En même temps avec toutes les galères qu'il a vécu on peut le comprendre.
Je dois dire que l'absence de Gobelin dans ce tome, et du coup l'absence de chamaillerie entre lui et Qu'un oeil mon manqués. C'est qu'on s'habitue très vite à ses deux loustiques.
Au niveau de l'histoire nous avons pas mal de rebondissement. Des batailles comme Glen Cook sait nous les faire. En bref encore un très bon tome de cette saga dont je suis tombé amoureux.
En route vers la deuxième partie.
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Apophis
  13 janvier 2017
(critique commune première + seconde partie; version complète sur mon blog)
Un tome 8 un peu trop long, un peu lent, mais marqué par des révélations et autres rebondissements vraiment passionnants
Ce tome 8 est le premier pour lequel je relève autant de points vraiment négatifs : longueurs, manque de rythme, côté « les méchants ne sont jamais vraiment vaincus ou tués ». Pour autant, il ne manque pas de qualités, à commencer par de nombreuses révélations et autres retournements de situation très réussis (pour la plupart), souvent peu prévisibles. C'est surtout sa fin qui fait tout son intérêt : elle rebat les cartes d'une façon telle que le tome 9 va forcément faire souffler un énorme vent de fraîcheur sur le cycle. de ce fait, Elle est les ténèbres reste globalement un roman recommandable, même si pas vraiment au niveau des meilleurs tomes du cycle de la Compagnie noire.
Lien : https://lecultedapophis.word..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   02 juin 2014
Profondément enfoui au cœur ténébreux de la place forte grise, se dresse un trône massif et vermoulu. Il a glissé sur le côté et basculé de façon spectaculaire. Une silhouette sombre se vautre sur le trône, captive d'un sommeil enchanté, clouée au siège par des dagues d'argent qui lui transpercent les membres. Son visage jadis inexpressif est défiguré par une grimace d'agonie. La silhouette inhale une longue goulée d'air. Le silence cède le pas à un sourd, lent et puissant battement. La nuit, quand le vent ne souffle plus et que de petites ombres cessent de ramper, la forteresse recouvre son silence. Le silence est la pierre. La pierre est éternité. L'éternité est mort.
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TatooaTatooa   30 mars 2014
Toubib, le Vieux, le capitaine de la Compagnie Noire, le dictateur désormais de droit divin de Taglios et de tous ses tributaires, dépendants et protectorats, n'a pas la tête de l'emploi. [...] Ses yeux d'un bleu de glace sont profondément enfoncés, ce qui lui confère un regard dur un peu effrayant, comme celui d'un tueur psychopathe.
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TatooaTatooa   09 mai 2013
L'enfant avait à peine quatre ans, mais ses yeux étaient des fenêtres donnant sur le coeur même des ténèbres. à croire que Kina, sa monstrueuse déesse, se tenait assise derrière ces pupilles creuses.
Elle était presque aussi terrifiante que ces lambeaux vivants de ténèbres qui, parce qu'il pouvait les commander, lui valaient le titre de Maître d'Ombres.
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TatooaTatooa   24 mars 2014
L'emblème du crâne n'a rien en soi de bien intimidant ; c'est ce qu'il représente qui sème l'effroi.
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lehibooklehibook   28 août 2019
Les hommes s’effaçaient pour me laisser passer .Voilà ce qui arrive quand un quidam laisse un goût exquis ou alors une haleine fétide dans la bouche de l’histoire.
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Video de Glen Cook (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Glen Cook
Fantasy au Petit-Déjeuner épisode 17 consacré au cycle dark fantasy "La Compagnie noire" de l'auteur américain Glen Cook.
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