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Frank Reichert (Traducteur)
EAN : 9782290012727
412 pages
Éditeur : J'ai Lu (07/10/2009)
Résumé :
Sortie victorieuse du siège de Dejagore - mais à un cheveu -, la Compagnie noire panse ses blessures et poursuit son chemin vers le lieu mythique de ses origines, le Khatovar. Entre les mercenaires et leur destination toute proche ne se dresse plus qu'un seul obstacle, Belvédère, la citadelle où résident le dernier Maître d'Ombres et quelques anciens asservis, avec qui il va falloir en découdre. Murgen, l'actuel rédacteur des annales, sera d'une aide précieuse : son... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Igguk
  13 octobre 2017
Critique des deux volumes
On continue à suivre les opérations de la compagnie noire avec Elle est les ténèbres, roman découpé en deux parties dans son édition française, qui constituent les tomes 8 et 9 de la saga. Ça fait directement suite aux tomes précédents donc le lecteur se retrouve toujours sur la route de Khatovar avec quelques obstacles qui trainent sur le chemin (et ça va éventuellement spoiler les livres précédents).
Le roman est toujours constitué d'archives compilées par l'annaliste du moment qui, comme dans Saisons funestes, se trouve être Murgen. le porte-étendard de la compagnie va donc nous décrire les évènements alors que Toubib et Madame préparent leur marche sur Belvédère pour enfin passer la porte d'ombres et atteindre leur but, la cité d'origine de la troupe de mercenaires. Il reste encore quelques gros obstacles, en première position on a Ombrelongue, dernier maitre d'ombres qui squatte toujours la place et prépare un mauvais coup. Il s'est entouré de tout ce que la compagnie compte de traitre et d'ennemis plus ou moins déclarés. le capitaine prépare sa stratégie dans son coin sans rien dire à personne, et toute la compagnie est éparpillée en plusieurs escouades auxquelles il assigne des missions diverses.
Pour nous raconter tous ces évènements, Murgen peut toujours compter sur Fumée qui fait le légume mais lui permet de projeter son esprit un peu partout pour espionner tout le monde, et même revenir dans le passé. le narrateur en « God-mode » c'est un peu facile mais on peut ainsi suivre la structure un peu bordélique du roman sans trop se perdre, on se demande bien comment Cook aurait pu raconter ça d'un seul point de vue sans son subterfuge. Sur l'ensemble des deux livres, on va passer beaucoup de temps avec Murgen, Fumée et Qu'un oeil qui restent planqués dans le fourgon pour espionner tout le monde. le narrateur se remet à peine du drame qui l'a touché et se sert des voyages spirituels pour ne plus y penser, ça en devient presque une addiction.
J'ai déjà parlé de la structure des romans de cette saga, c'est à peu près toujours la même chose pour moi : Je galère à rentrer dans le bouquin sur les cent premières pages qui jouent souvent sur de l'exposition lourdingue, et ce n'est qu'après que les choses redémarrent et deviennent souvent épiques. On va au turbin avec les troufions, on en chie avec eux, on fait les corvées et les bastons. Pourtant, ici c'est un peu différent dans le feeling, y'a toujours ce début abrupt mais par la suite j'ai eu du mal à retrouver l'implication que j'ai pu ressentir sur les autres aventures. le côté omniscient de Murgen nous fait survoler (littéralement) tous les fronts de la bataille en cours mais on est rarement au contact. Murgen observe, décrit, note, mais participe à peine, et le lecteur ne se sent pas forcément impliqué non plus. D'une page à l'autre il passe du coq à l'âne, je passe voir Toubib, je passe voir Madame, je passe à Belvédère, je jette un oeil au nord et je retourne faire mon rapport.
On a l'impression d'assister à une partie de RISK en vue aérienne et les personnages qu'on a appris à connaitre, à quelques exceptions près, ne sont plus que des pions sur le grand échiquier du capitaine taciturne. Glen Cook part du principe qu'on les connait, donc il se fatigue plus à nous faire vivre des choses avec eux. Tout ça est bien longuet, on fait des aller-retours sans arrêt pour voir qui fait quoi, qui trahit qui et qui cache des choses. Toubib est un des seuls qu'on voit régulièrement « en vrai », avec qui Murgen dialogue, mais il est devenu froid et secret, il a une évolution très intéressante d'un point de vue scénaristique mais on perd un peu cet attachement qu'on pouvait avoir avant. Il reste que Murgen de vraiment développé, et ça c'est très bien fait, il a une progression sur toute l'histoire et son statut d'espion passif va le mener à fourrer son nez un peu partout en cachette, jusqu'à des embrouilles qui le concernent personnellement.
Par contre, l'évolution de la compagnie et des stratégies mises en place, les allégeances, trahisons, conflits et secrets, tout ça est vraiment très cool. C'est froid, mais c'est super de voir comment la troupe évolue, d'assister à tous ces rapports de forces qui basculent toutes les cent pages, jusqu'à ce final absolument explosif qui promet de belles choses pour la suite ! Et oui, dans le dernier quart Murgen descend de son piédestal, reparle à ses copains, renoue avec la troupe, et remarche sur ses jambes. C'est marrant parce que l'auteur à l'air conscient de ses lacunes, Murgen se prend des réflexions dans la gueule sur son comportement, que ce soit Toubib qui critique ses annales trop égocentriques ou ses camarades qui lui font remarquer qu'il a pris le melon et qu'il vient plus crapahuter avec eux. Cook avait l'air de se noyer dans tous les ingrédients qu'il avait mis dans sa soupe au fur et à mesure, et ce tome ressemble à une tentative de « retombage sur ses pattes » assez bordélique.
Elle est les ténèbres est pour moi le tome le moins satisfaisant de la saga jusqu'à maintenant. Si on découvre le destin de la compagnie dans son ensemble, on perd de vue toutes ses personnalités, ses gueules, la camaraderie et la démerde qui faisaient la force de cette bande de durs-à-cuire. Heureusement, la fin ouvre des perspectives fort réjouissantes pour le prochain épisode.
Lien : http://ours-inculte.fr/elle-..
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boubously
  26 décembre 2012
Un très bon Tome avec de l'action, quelques rebondissements et comme d'habitude diverses trahisons qui maintiennent la tension tout du long. Un bon Glen Cook qui nous a habitué à des romans de qualité de toute façon depuis le début de son cycle.
On y retrouve toujours les mêmes protagonistes tels que le Vieux, Madame et Murgen qui arrive dorénavant a chevaucher le fantôme sans Fumée par l'intermédiare de ses sommeils. Concernant les vilains pas beaux, on retrouve toute la clique que l'on avait laissé à la fin du 1er épisode, Ombrelongue, le Hurleur et un Volesprit beaucoup plus présent, en pleine forme et plus machiavélique que jamais, véritable cerveau de cette histoire. Murgen devient de plus en plus un personnage incontournable du fait qu'il est porte-étendard dont la lance est protectrice contre les Ombres et surtout grâce à ces dons de voyage mental qui en font un précieux informateur. La trame principale : Cette fois-ci le Toubib accompagné de Madame décident de s'occuper sérieusement de Belvédère et de ses occupants et de reprendre la route de Khatovar en franchissant la Porte des Ombres...
Pour résumer, un bon Tome de Glen Cook assez passionant qui laisse une fin en suspend moins épique mais plus désespérée dont on est pressé de connaître la suite... A lire donc sans aucune appréhension, ce cycle ne perdant en aucune façon de son intérêt.
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Apophis
  13 janvier 2017
(critique commune première + seconde partie; version complète sur mon blog)
Un tome 8 un peu trop long, un peu lent, mais marqué par des révélations et autres rebondissements vraiment passionnants
Ce tome 8 est le premier pour lequel je relève autant de points vraiment négatifs : longueurs, manque de rythme, côté « les méchants ne sont jamais vraiment vaincus ou tués ». Pour autant, il ne manque pas de qualités, à commencer par de nombreuses révélations et autres retournements de situation très réussis (pour la plupart), souvent peu prévisibles. C'est surtout sa fin qui fait tout son intérêt : elle rebat les cartes d'une façon telle que le tome 9 va forcément faire souffler un énorme vent de fraîcheur sur le cycle. de ce fait, Elle est les ténèbres reste globalement un roman recommandable, même si pas vraiment au niveau des meilleurs tomes du cycle de la Compagnie noire.
Lien : https://lecultedapophis.word..
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Tatooa
  14 mai 2013
Je suis assez sidérée par le talent de Glen Cook à nous tenir en haleine, comme ça, au bout du neuvième tome (enfin le 8ème normalement). C'est pas croyable !
Ce tome 9 se dévore, carrément. Pour ma part je suis plus qu'accro, cette saga est démoniaque !
Toubib, à mon grand regret, devient assez imbuvable. Je crois que la fréquentation de Madame et de Volesprit lui porte sur la coucoutze ! Madame et lui, d'ailleurs, ont eu, me semble-t-il, les chevilles qui enflent et ont cru pouvoir maîtriser l'immaîtrisable. Combien de fois au cours de leur incursion dans la plaine des pierres scintillantes me suis-je dit, à l'instar de Murgen notre annaliste, "qu'attendent-ils pour se débarrasser de Volesprit ?"
Bien sûr s'ils s'étaient débarrassés de Volesprit, la saga se fut arrêtée là. Or donc nous voilà plus accros que jamais, et ça, c'est fort, c'est très très fort !
Il y a aussi un truc louche entre Volesprit et les Nuyeng Baos. L'Oncle Doj a un compte à régler avec elle, mais on n'en sait pas plus à la fin du tome, là encore on reste sur des ???? à répétition !
Murgen est comme qui dirait pieds et poings liés, bien que réticent, et obligé de suivre Toubib dans son délire. Quand retrouvera-t-il sa Sarie et son fils ? La question reste entière.
Ce tome est absolument terrible, et la fin plus terrible encore !
Bon j'avoue j'ai lu les premières pages du tome 10 parce que c'était trop insupportable de rester dans le noir complet comme ça...
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Philemont
  29 janvier 2013
La Compagnie noire poursuit sa route vers Khatovar en affrontant les Maîtres d'Ombres…
Que dire de plus ? A mon sens, pas grand chose puisqu'à l'image de Saisons funestes, l'intrigue d'Elle est les ténèbres est extrêmement lente. Elle s'étend en outre sur environ 700 pages.
Murgen est toujours annaliste. Heureusement, par rapport au volume précédent, il gagne en clarté puisqu'il n'est plus victime du sortilège temporel. En revanche il a encore la faculté de "marcher avec le fantôme", c'est-à-dire d'aller observer des évènements passés et lointains par le biais de l'esprit, le sien ou celui d'une tierce personne. Mais décidément Murgen n'a pas le "charme" de Toubib en tant qu'annaliste. On ne retrouve donc toujours pas la qualité des trois premiers volumes de la série.
Deux petits mots enfin sur l'édition. D'abord il est à noter que le traducteur n'est pas le même que celui des volumes précédents. Il s'agit de Frank Reichert, qui avait toutefois déjà traduit une oeuvre de science fiction de l'auteur (Le dragon ne dort jamais). Ensuite, et surtout, L'Atalante a publié ce tome en 2 volumes.
Est-ce à dire qu'il est impossible de relier 700 pages en un seul livre ? J'en doute…
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
pandarouxpandaroux   14 juin 2013
La nuit, quand le vent cesse de gémir au travers de la forteresse qui se dressait ici avant la plaine qui s'étendait ici avant même que la première compagnie franche se mit en marche, la pierre chuchote. La pierre éclôt. Grandit. La pierre bourgeonne et fleurit. Un millier de pierres se dressent là où nul pilier ne s'était levé avant. Le clair de lune balaie la plaine, faisant scintiller les caractères qui prennent forme, en mémoire de quelques uns de ceux qui sont tombés. C'est une forme d'immortalité.
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TatooaTatooa   12 mai 2013
Tu me connais, gamin. Je suis aussi insaisissable que fiente de chouette vaselinée.
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Video de Glen Cook (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Glen Cook
Fantasy au Petit-Déjeuner épisode 17 consacré au cycle dark fantasy "La Compagnie noire" de l'auteur américain Glen Cook.
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