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EAN : 9782707148124
462 pages
La Découverte (24/10/2005)
4.2/5   23 notes
Résumé :
" J'ambitionnais non seulement d'aller plus loin qu'aucun homme n'était encore allé, mais aussi loin qu'il était possible d'aller... "
En onze ans, James Cook mena trois voyages d'exploration autour du monde. C'est au cours du troisième voyage, après une campagne de navigation entre les côtes américaines et sibériennes durant l'été 1779, qu'il fut tué par des habitants de l'île d'Hawaï.
Les voyages de Cook constituent un saut capital dans la technique ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
finitysend
  15 février 2012
Cette édition contient le récit des trois voyages de J Cook dans le Pacifique ...
Ce texte est intégralement de la main de l'auteur.
Ce n'est pas le texte intégral des trois journaux de voyages.
Il s'agit d'extraits choisis assez conséquents qui parviennent à rendre compte assez fidèlement de ces trois voyages ..
Les textes sélectionnés mettent l'accent sur les découvertes géographiques et sur les contacts avec les populations rencontrées et de ce fait : c'est un peu au détriment de la description de la vie à bord ( au quotidien ).
C'est un peu dommage de ne pas avoir plus d'informations sur les critères de sélection des morceaux choisis et sur les passages manquants mais en contrepartie le texte est intégralement de James Cook ( ce qui n'est pas le cas de tous les ouvrages qui portent le même titre ) ...
Le lecteur avance au jour le jour avec une notice par jour ( le tout ponctué par des apartés qui développent des points particuliers d'une grande variété ).
Le style est vraiment très agréable sans être très littéraire ...
James Cook est une personnalité intéressante :
On le sent très humain ( humaniste ).
Il est d'origines très humbles et avant de commander ces trois expéditions .. : il aura tout fait sur un navire !
Soucieux de la santé de ses hommes ... il parviendra pour la première fois à juguler le scorbut..
Le lecteur découvre à cette occasion sa rigueur et ses recettes qui tout doucement révolutionneront l'espérance de vie des équipages lors des longues courses en mer ( découverte empirique de l'importance de l'hygiène également ) ...
C'est découvrir aussi que tout n'est pas maitrisé car il reste encore la dysenterie et bien d'autres soucis ..
Il saura également nouer des contacts fructueux avec les populations rencontrées ..
Ses descriptions et raisonnements sont impressionnants de rigueur et de distanciation avec les objets d'étude et les préoccupations .. les préjugés et centres d'intérêt de l'auteur ..
Il nous entretiens de la santé de ses. équipages ... de son matériel ... de ses équipes scientifiques ... d'hypothèses géographiques .. de comportements sociaux ... de la mer et de la navigation .....
Il a constamment le souci de motiver ses décisions pour les politiques comme pour son lecteur ..
De ce fait c'est un passionnant et superbe voyage que fait le lecteur qui s'embarque en sa compagnie ...
Le programme de ces voyages : les mers gelées de l'hémisphère sud ... le triangle Polynésien .. l'Australie ... la côte canadienne du pacifique ... les côtes de l'Alaska en passant par la terre de feux ou encore Hawaï et le cap de bonne espérance ...
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PaulMartin
  11 novembre 2021
Le tome II des Relations de voyages autour du monde est le court récit en 153 pages du troisième voyage du capitaine Cook et ses 191 hommes sur deux navires effectué dans le Pacifique pendant plus de quatre ans du 12 juillet 1776 au 4 octobre 1780. La narration concerne les terres visitées davantage que les traversées, ainsi l'action se concentre sur les années 1777 à 1779.
Cook, qui n'a aucun projet de colonisation, veille à toujours entretenir les meilleures relations avec les « naturels » et les décrit en anthropologue (morphologie, moeurs, rites, alimentation, vêtements…).
Dans cette exploration, de la Tasmanie au détroit de Béring, on constate chez les populations rencontrées plusieurs traits communs avec les Amérindiens découverts près de trois siècles plus tôt par les Espagnols et pourtant restés sans contacts avec eux puisque distants, pour certains, de plus de 10.000 km :
- Les indigènes sont d'autant plus ouverts et amicaux envers les Européens qu'ils sont victimes d'agresseurs locaux. Les Tonga qui accueillent si bien Cook sont ainsi aux Fidji ce que les paisibles Taïnos rencontrés à Hispanola par Colomb en 1492 étaient à leurs prédateurs Caraïbes.
- le cannibalisme – en voie de disparition à Tahiti au temps de Cook – est pratiqué avec la seule même motivation que celle des Tupinamba de Rio décrits par Jean de Léry en 1558 : mieux assouvir sa vengeance contre ses ennemis, la famine étant inexistante.
- Les sacrifices humains à Tonga et Tahiti ont le même but que chez les Aztèques et les Incas d'obtenir la faveur des dieux.
- Partout aussi le même intérêt pour les couteaux européens qui s'explique par l'absence de métallurgie.
- de la même façon que les Aztèques avaient pris les conquistadores de Cortes pour des dieux en 1519, les habitants de Hawaï prennent Cook pour le dieu de la paix en 1779.
A l'inverse les verroteries et les miroirs – très prisés des Amérindiens – intéressent rarement dans les îles du Pacifique. Autre différence, Cook se plaint fréquemment des larcins commis par les indigènes alors que les explorateurs du Nouveau Monde en parlent rarement, sauf Cartier à propos des Micmacs et Hurons de Gaspésie en 1534.
Très frappante est la similitude des parlers entre les populations d'Hawaï et de Nouvelle-Zélande distantes de 7.000 km ou de Tonga distantes de 5.000, alors que les Amérindiens, aux centaines de dialectes, ne se comprenaient souvent pas entre eux un siècle plus tôt.
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Wictoriane
  06 janvier 2013
Angleterre, 1768. A bord de l'Endeavour (Entreprise en français) James Cook s'apprête à faire le "tour du monde" avec pour but principal l'observation du transit de Vénus à Tahiti (1769) et pour but secondaire la découverte d'un continent austral.
lire la suite :
Lien : http://lecturesencontrepoint..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
WictorianeWictoriane   06 janvier 2013
Et maintenant il est peut-être utile de dire que, comme je suis sur le point de partir pour une troisième expédition, je laisse cette relation de mon précédent voyage entre les mains d'amis qui ont eu la bonté d'accepter la charge d'en corriger les épreuves en mon absence ; ils se plaisent à penser qu'il vaut mieux donner cette narration dans les termes qui sont les miens plutôt que dans ceux de quelqu'un d'autre, car c'est un ouvrage destiné à renseigner et pas seulement à amuser, et dans lequel à leur avis la fidélité et l'absence de détours compenseront le défaut d'ornements.
Je conclus donc cette introduction en priant le lecteur d'excuser l'incorrection du style, qu'il aura sans nul doute de fréquentes occasions de remarquer dans la narration qui suit, et de rappeler que cet ouvrage est celui d'un homme qui n'a que très peu bénéficié d'un enseignement scolaire, qui dès sa jeunesse a vécu en mer, et qui, bien que mousse dans le trafic maritime du charbon, il soit parvenu avec l'aide de quelques bons amis au poste de capitaine de la marine royale, après avoir passé par toutes les étapes du métier de marin, n'a eu aucune occasion de cultiver les lettres. Après cette description que je fais de moi-même, le public ne doit pas s'attendre aux élégances d'un écrivain exercé, ni à la correction d'un auteur professionnel ; mais voudra bien, je l'espère, me regarder comme un homme simple qui se consacre avec zèle au service de son pays, et qui cherche à raconter ses faits et gestes le mieux qu'il lui sera possible.
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WictorianeWictoriane   06 janvier 2013
Ce que j'ai dit des naturels de la Nouvelle-Hollande pourrait faire croire que ce peuple est le plus misérable qui existe ; mais en réalité ils sont beaucoup plus heureux que nous Européens, étant totalement ignorants non seulement du superflu, mais aussi des commodités nécessaires tellement recherchées en Europe. Il est heureux pour eux de ne pas en connaître l'usage. Ils vivent dans une tranquillité que ne trouble pas l'inégalité des conditions. De leur propre aveu, la terre et la mer leur fournissent toutes les choses nécessaires à la vie.
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Videos de James Cook (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de James Cook
Conférence proposée par le Conseil Scientifique Par Romain Bertrand Les Grandes découvertes sont avant tout des grandes navigations : le paysage maritime est le décor privilégié d'un exploit qui fut longtemps pensé comme exclusivement européen. La peinture de la scène du « premier contact » avec les humanités distantes use et abuse pareillement du bleu lagon : c'est le plus souvent sur une plage que prennent place les rituels de prise de possession des Espagnols aux Antilles et dans le Pacifique, au sommet des falaises surplombant une anse ou une crique que les Portugais dressent – amers aussi bien que stèles – les padrões marquant leur progression vers l'océan Indien. Convaincus de leur supériorité technologique, les Européens sont cependant tôt décontenancés par les bâtiments et les compétences de leurs interlocuteurs ultramarins. En matière d'ars nautica, les pilotes arabes, les armateurs indiens, les capitaines malais, les constructeurs javanais et les marins polynésiens rivalisent fréquemment avec eux – et parfois leur dament le pion. En 1512, Albuquerque loue l'ampleur et la précision d'une carte marine javanaise où figurent la Chine, le Golfe persique, le Brésil et le Portugal. En 1769, James Cook s'étonne et s'émerveille du savoir nautique du maître de navigation tahitien Tupai'a. À l'époque moderne, la maîtrise pratique et la connaissance sensible du milieu maritime forment ainsi l'une des plus importantes arènes d'expérience commune entre Européens et Asiatiques. Étonnant paradoxe : si les mondes en présence se disputent les armes à la main chaque once de terre, ils ont en partage d'avoir le pied marin
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