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ISBN : 2246854954
Éditeur : Grasset (04/01/2017)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Le baron Stefano tue un jour un gamin qui traînait sur ses terres. Mais l’enfant était le neveu d’un des chefs de la Mafia, décidé à se venger. Le tuer est impossible, trop de familles dépendent de ses terrains. A la place, on l’emprisonnera à vie dans un hôtel de luxe pour le condamner à y attendre sa mort. Lui qui ne vivait que pour ses oliviers et son amer du soir découvre le poids du temps et de la solitude. Enfermé dans sa chambre, les salles de bal, de récepti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
  07 février 2017
Oscar il doit avoir un truc avec les hôtels.
Ou alors c'est moi.
Séduite par son Zénith-Hôtel à Saint-Lazare il y a quatre ans (jour pour jour !) je poursuis mon voyage avec le petit nouveau, Mâcher la poussière, qui prend ses quartiers dans un palace de Palerme.
Changement de standing donc, et histoire peu ordinaire inspirée d'un fait-divers du siècle dernier : Pour avoir malencontreusement descendu le neveu d'un chef mafieux sicilien, l'opulent baron Stefano, à défaut d'être exécuté, se voit écroué à vie entre les murs à dorures d'un hôtel de luxe.
Voilà le décor planté, et finalement peu importe l'époque, l'intrigue ou le statut particulier de son anti-héros, car la prison dorée se révèle avant tout allégorie, petit monde hors du temps, matière infiniment riche et romanesque au service du talent virtuose d'Oscar Coop-Phane qui décidément excelle dans la dissection des âmes.
On pense à Kundera dans La valse aux adieux, où l'unité de lieu exacerbe chaque trait de caractère, chaque rencontre, chaque émotion.
De même dans ce huis clos, et du haut de ses même-pas-trente-ans, Coop-Phane scrute la décadence des consciences. En vieux briscard lucide il façonne des portraits délicieux et tragiques, du larbin chafouin à l'aristo déchu, tous en mal de reconnaissance, tous bousculés dans leurs obsessions et leurs médiocrités dérisoires, et de cette narration remarquable affleure au final une poésie évidente et singulière, presque insolente, rythmée en de courts chapitres profondément addictifs.
Bon… faut-il préciser que je suis grave emballée ?
Les chroniqueurs masqués-plumés, eux, visiblement n'ont pas aimé. Moi je dis que c'est plutôt bon signe, et que cet Oscar là ils ne le méritent pas. Voilà.
Ҩ
Et là c'est pas pour fayoter mais plus que jamais je remercie Marie-Delphine et Babelio pour leur opération Masse critique, ainsi que les éditions Grasset pour cet intense plaisir de lecture.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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hcdahlem
  06 mars 2017
Il y a du Dino Buzzati dans le nouveau roman d'Oscar Coop-Phane. À la fois par son atmosphère et par sa dramaturgie, sans oublier la petite touche surréaliste et le côté un peu suranné du style. Davantage proche de sa nouvelle Sept étages que du célèbre Désert des Tartares, il nous propose de suivre l'existence peu ordinaire du baron Stefano.
L'argument – j'allais écrire «de cette pièce» tant le côté théâtral est présent – est tiré d'un fait divers réel, celui d'un homme condamné par la mafia à ne plus sortir de l'endroit où il est assigné à résidence.
L'acte I, pour continuer à filer la métaphore théâtrale, se déroule sur le domaine du baron Stefano où un jeune garçon perturbe la quiétude du propriétaire en tentant de lui voler des amandes. Qui sans autre forme de procès l'abat d'un coup de fusil ! Ce qu'il ne sait pas, c'est que la victime est le fils de l'un des chefs de la mafia locale. En représailles, ce dernier décide de l'assigner à résidence dans un grand hôtel avec interdiction d'en sortir.
Acte II : nous suivons le quotidien du baron dans la chambre de son palace et dans l'hôtel, de la réception au bar en passant par les ascenseurs et les couloirs, son périmètre autorisé. Il s'agit de tuer le temps, d'oublier la solitude. Parmi les récréations qu'il peut s'offrir, l'alcool et la drogue vont jouer un rôle non négligeable et accompagner le baron dans ses errances. Et si les clients passent et ne peuvent être qu'anecdotiques, le personnel va quant à lui jouer les premiers rôles. le barman est chargé de l'approvisionnement de toutes ces substances permettant à son plus fidèle client de gagner des paradis artificiels ou à tout le moins, de voir la vie différemment. Outre cette fonction commerciale, il va aussi prêter une oreille plus ou moins attentive à Stefano, lorsque ce dernier est en mal de confidences.
Le concierge va quant à lui se transformer en employé de Stefano. Il devient l'informateur officiel, pour ne pas dire l'espion, du baron. Il surveille les allées et venues, prévient en cas d'événement sortant de l'ordinaire et se charge de dresser la biographie des clients les plus intéressants, tel ce pensionnaire descendu à l'hôtel pour mettre fin à ses jours (et qui rappelle furieusement Raymond Roussel retrouvé mort dans sa chambre d'Hôtel à Palerme).
Mais le rôle principal sera octroyé à Isabelle, jeune et belle serveuse de 17 ans, dont le baron aimerait qu'elle partage avec lui bien davantage que le petit-déjeuner qu'elle lui porte dans sa suite. Entre les pulsions de l'un et les rêves d'émancipation de l'autre, un contrat s'esquisse.…
Acte III : le baron est informé que le Parrain qui l'a condamné vient de mourir. L'heure de retrouver la liberté a-t-elle sonné ? Il serait dommage d'en dire davantage. Laissons au lecteur le plaisir de l'épilogue et revenons, pour conclure,
à Dino Buzzati. Rappelons que l'auteur italien a eu l'idée d'adapter son roman en pièce de théâtre. Baptisée Un cas intéressant, elle a connu un joli succès, notamment en France où Albert Camus s'est chargé de la traduction et de l'adaptation. J'imagine que Mâcher la poussière pourrait connaître un destin semblable. À moins que le grand écran ne décide de s'octroyer les droits d'adaptation. Car ce roman ferait aussi un film formidable !

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Bazart
  18 septembre 2018

Quelle histoire pas banale que celle de Stefano, riche proprietaire terrien, qui tue le neveu d'un chef mafieux parce que l'enfant lui volait des amandes. Pour ne pas priver la région d'un entrepreneur, il est décidé de le garder sous surveillance dans un palace. Autour du prisonnier gravite le personnel de l'hotel, Mathieu le directeur, Joseph le barman, Marie la femme de chambre et Isabelle avec laquelle Stefano a une brève relation. Stefano n'a aucun remord pour avoir tué l'enfant, il s'estime avoir été dans son bon droit. Sa campagne lui manque et malgré la vie de palace, il s'ennuie. Mathieu et Joseph l'entrainent sur le chemin de la drogue, des prostituées et des fetes sans interdit. Les personnages de ce roman sont durs, sans la moindre compassion. Avec Raymond, Stefano connait une sorte d'amitié, mais là aussi il est amené à tuer. Ce roman est fascinant par la noirceur des êtres et la lourde athmosphère qu'il dégage On est d'autant plus curieux d'en connaitre l'issue que ce récit est inspiré d'une histoire vraie.
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Satyasaibaba
  01 mars 2017
L'histoire commence par un coup de sang, un brelan de folie : celui d'un baron sicilien, grand propriétaire terrien qui, à bout portant, abat un ado venu lui voler quelques amandes… DANS SA PROPRIÉTÉ ! Sauf que l'ado n'était pas un vagabond. Il s'appelait Louis, il avait quinze ans, et c'était le neveu d'un parrain de la mafia. La pègre est torturée : le parrain veut venger son neveu, quoi de plus normal, mais d'un autre côté, le baron est un homme droit et important qui fait vivre la région. le faire disparaître ne serait pas bon pour les affaires. Un entre-deux est finalement trouvé : le baron sera exilé dans un hôtel de Palerme où il sera surveillé jour et nuit depuis l'immeuble d'en face.
On pourrait croire à un jugement de complaisance à la portée éphémère. L'enfermement durera cinquante ans !
Pour son quatrième roman, Oscar Coop-Phane s'empare de ce huis clos à peine croyable pour en tisser les heures à coup de petits chapitres qui vont s'intéresser, par touches au prisonnier, bien sûr, mais aussi à la galerie de personnages qui vont graviter autour de lui : Camille, la belle Isabelle, le barman toxico, le réceptionniste aigri et calculateur, la femme de chambre, les putes et les fêtards, l'écrivain au bord du suicide…
Dans les lustres passéistes d'un hôtel classieux, mais un peu décrépi, une vie va s'écouler comme en dehors du temps, en dehors de toute réalité, dans un monde rétréci qui s'arrête aux portes de l'hôtel. Une vie en pointillé qui nous émeut et nous fait aimer ce baron meurtrier, un peu salaud aussi, qui accepte son sort avec la droiture et l'humilité d'une époque révolue. L'atmosphère, le décor, les couleurs ajoutent au côté quelque peu suranné du personnage. En quête d'une raison de vivre, de petits bonheurs qui sans cesse se déroberont, le baron va perdre de sa superbe jusqu'à avoir peur de la vie ordinaire, celle qui se déroule dehors, de l'autre côté de sa fenêtre.
Mâcher la poussière est un très beau roman. D'un personnage à l'autre, l'écriture papillonne et vagabonde. Les phrases, d'une extraordinaire légèreté, tantôt s'emballent, tantôt s'apaisent. Elles courent d'un chapitre à l'autre, disséquant les âmes et mettant à nu les fragilités, les bassesses, les rêves des uns et des autres. Mâcher la poussière est un roman sur l'emprisonnement : celui d'un homme contraint à passer le reste de sa vie dans les ors vieillissants d'un hôtel, celui de l'aliénation aux substances qui apaisent et déconnectent du réel, celui de petites gens qui rêvent d'un ailleurs, d'une vie les libérant de leur condition. Tous se débattent, avec dignité, maladresse ou calcul, avant de s'effondrer dans l'indifférence d'un monde qui déjà les a oubliés. Mais pas nous…
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Ingannmic
  28 juin 2017
Pour avoir abattu d'une balle dans la tête, parce qu'il lui volait des amandes, le neveu d'un puissant mafieux, le baron Stefano est condamné à vivre prisonnier dans un grand hôtel. le choix de le garder en vie répond à la volonté de maintenir un ordre social séculaire, établi : le baron est en effet le représentant d'une aristocratie terrienne, et son existence est, à ce titre, garante de l'équilibre des forces qui dominent la région.
Aussi, c'est avec le respect et la déférence dus à son rang que Stefano est traité par le personnel de l'hôtel. Lui-même affiche cette forme de respectabilité un peu surannée, cette aisance que procure la certitude innée d'une supériorité qui, étant évidente, n'a pas besoin de s'affirmer. Sa condescendance naturelle, s'intégrant dans ces codes tacitement admis qui régissent les rapports entre les classes, loin d'offusquer quiconque, est considérée comme normale.
L'hôtel, huis-clos où se recréent les différentes tonalités colorant les rapports entre les êtres, devient le théâtre sur la scène duquel ce pivot inamovible qu'incarne Stefano cristallise désir et jalousie, sympathie ou sourde hostilité. Les antagonismes comme les rapprochements conséquents s'y expriment de manière parfois intense mais presque toujours temporaire, voire fugitive, comme si tous les acteurs du drame avaient intuitivement conscience de sa dimension artificielle.
Au fil d'épisodes dont la succession impulse au récit un rythme vif, presque léger, nous découvrons les figures qui peuplent l'univers confiné de Stefano. Marie, l'humble et discrète femme de chambre, éternelle victime des hasards de la vie que sa passivité laborieuse condamne à végéter au bas de l'échelle... Sa nièce, l'ambitieuse Isabelle, d'une beauté que sa jeunesse et sa soif de vivre rendent d'autant plus foudroyante... Mathieu, le directeur de réception dont l'uniforme toujours impeccable et la rigueur disciplinaire dissimulent les pires instincts... Joseph, le sympathique barman morphinomane, qui initie le baron aux plaisirs opiacés...
On effleure ainsi le destin du "petit personnel", ses interactions avec le baron qui s'encanaille un peu, et cherche au contact de ceux venus du dehors un peu de la vie dont il est dorénavant exclus.
L'existence de Stefano se redessine sous nos yeux. le temps s'écoule au rythme de la routine hôtelière, et des événements redondants qui la ponctuent, la clientèle elle-même -touristes, jeunes mariés et hommes d'affaires- répondant à une diversité répétitive, comme canalisée. Sa geôle se transforme peu à peu en rempart protecteur d'un monde dont il n'apprécie ni la vulgarité, ni cet élan qui semble l'entraîner vers plus de bruit et de vitesse.
"Il y a tant de poésie dans le vieillissement des choses".
Nostalgique d'un temps où la notion de classe maintenait chacun à sa place, incapable de vivre sans la reconnaissance que lui confère sa lignée, il préfère finalement le cocon policé de sa prison à une fuite qui, bien que lui rendant sa liberté, le vouerait à l'anonymat.
A l'image de son héros et de l'univers qu'il représente, le style d'Oscar Coop-Phane est d'une élégance volontairement désuète, qui colle parfaitement à son propos, et rend la lecture très fluide. Spectateur de passions fugaces que l'atmosphère intemporelle du lieu où elles s'expriment renvoie à leur dimension relative, le lecteur est confronté est à la fragilité des destinées individuelles, et aux efforts à la fois vains et touchants que déploient les hommes pour l'oublier...

Lien : https://bookin-ingannmic.blo..
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critiques presse (2)
Bibliobs   09 mars 2017
Coop-Phane a toujours le talent singulier de sa précoce obsession: décrire les affres de la solitude et raconter comment on tente de se guérir de la fatigue de vivre.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Telerama   04 janvier 2017
Mâcher la poussière s'amuse avec la fiction, n'abuse pas des références littéraires et choisit d'avancer à cloche-pied, penchant tantôt vers le huis clos décadent, tantôt vers des aventures de débauches et de trahisons.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
LolokiliLolokili   07 février 2017
Son esprit tourne à vide. Questions stériles et angoisses creuses. On est si vite dévoré quand on est inoccupé. Les désœuvrés vivent leurs amours d’une tout autre manière puisqu’il n’y a que ça pour les maintenir. Toutes les pensées convergent en un seul point et les fantasmes ne sont jamais assez forts pour supporter autant d’assauts. Les amants à qui la vie n’offre rien d’autre que la possibilité d’une passion se font trop exigeants. Ils voudraient qu’une femme les sauve quand l’amour n’a jamais pu guérir les natures malheureuses. Leurs esprits s’embrument ; les sentiments s’entortillent et se mélangent – jamais ils n’attraperont cette simplicité qui pourtant devrait les mouvoir. Tout de suite ce sont les grands mots – la mort, le sang, le regret éternel.
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PiatkaPiatka   21 février 2017
- Nous pourrions dîner ensemble, qu'en pensez-vous ?
- Hélas, j'ai déjà dîné plus tôt dans l'après-midi. Les gens sont toujours surpris lorsque j'évoque cette habitude qui est chez moi un rituel. Voyez, pour éviter de perdre du temps, toutes ces scènes où l'on passe à table, je me fais servir mes repas les uns à la suite des autres. Petit-déjeuner, déjeuner, goûter, puis souper, tout cela dans l'ordre et sans interruption, de treize heures à seize heures, si bien qu'ensuite je suis libre de vaquer à des occupations supérieures.
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LolokiliLolokili   06 février 2017
Tu fais l’amour à l’américaine, comme dans un drame sophistiqué. Tu es appliquée, consciencieuse – pas gênée un instant. Tu connais ton corps et ses plaisirs. Tu es ma première femme libre. D’ordinaire, je donne plutôt dans les servantes. Je sens tout le poids de leur culpabilité. Tu as l’air si assurée – tu n’as rien à y perdre, toi. Les bonnes font l’amour comme elles s’arrachent à leur devoir. Je les soupçonne même parfois de penser au temps perdu sur leurs corvées quand elles se donnent. C’est rapide, jupe soulevée et cuisses ouvertes. Toi tu te sens légitime à faire l’amour. Jamais on ne t’a appris que ce sont des choses sales, un homme qui baise une femme.
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LolokiliLolokili   07 février 2017
Matthieu a le front bombé des étriqués. Il ne pourrait ressembler à personne comme il ressemble à tout le monde. Il travaille ici depuis quinze ans. Il est droit et appliqué. On a fini par lui confier la réception tout entière. Ses dents rayent, bien entendu, mais comme souvent, à trop rayer, elles s’agrippent et s’enfoncent. Il est droit et appliqué, mais jamais il ne montera plus haut. Il est en place, on est content de lui. Le miel qu’il crache sans cesse aux souliers du directeur n’y changera rien. C’est un pion que l’on oublie tant il est bien posté.
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hcdahlemhcdahlem   06 mars 2017
Tu ne sais pas qui je suis. J’ai tué – je ne regrette rien. S’il fallait l’achever une fois de plus ce petit crétin malheureux, je me ferais un plaisir de tirer la première balle. Tant pis si je suis prisonnier – bagnard de l’hôtel. Tu ne trouveras pas sur mes bras les dessins de mes forfaits, l’encre tatouée des criminels. J’ai la même chair pourtant. Les muscles qui, un jour, ont fait couler le sang d’un autre ne se contractent plus de la même manière. Le meurtre est gravé en eux, et ça, aucun tatouage n’y changera rien. Les corps ont la mémoire de leurs puissances – de leurs faiblesses aussi. Un corps qui un jour a pu en détruire un autre ne pourra plus jamais oublier qu’il en est capable.
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Videos de Oscar Coop-Phane (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Oscar Coop-Phane
En des temps reculés mais finalement pas tant que ça, on a jugé des animaux. du XIIe au XVIIIe en gros, ont pu défiler à la barre, veaux, vaches, cochons... jugés pour avoir au détour d'un chemin croqué la joue d'un bébé ou renversé le roi de son cheval. C'est de cette curiosité judiciaire effarante que s'empare le jeune auteur Oscar Coop-Phane dans le Procès du cochon (Grasset), une fable aussi nerveuse dans sa forme que profonde dans les questionnements qu'elle pose à l'heure actuelle (absurdité de la justice, spécisme...).
En savoir plus sur "Le Procès du cochon" : https://www.hachette.fr/livre/le-proces-du-cochon-9782246812371
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