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EAN : 9782246812357
160 pages
Éditeur : Grasset (15/01/2020)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  08 janvier 2020
Un nouveau roman d'Oscar Coop-Phane, je saute dessus les yeux fermés. Ce jeune écrivain a de la magie et de la beauté dans ses doigts, j'aime ses livres, ses mots mélancoliques dans Octobre ou sa singularité dans le procès du cochon. Ici, il nous offre une autobiographie, des morceaux cassés, éparpillés de sa vie.
J'en attendais beaucoup. Des informations, des émotions, des questions, des sentiments. Ce récit regorge à mon sens d'une vie morcelée offerte sans grands états d'âme. C'est une autobiographie très ombragée et noire. Ça parle de beuverie, de drogues, de sexe, ça tourne en rond sur ses trois sujets et ça n'a pas eu le mérite ni de m'émouvoir ni de m'intéressée. Dans cette enfance de débauche ou de misère, l'écriture est là, bien présente mais semble dans l'ombre tout le long du roman au détriment d'évènements de son enfance et de sa vie passée bien peu reluisants. J'ai relevé l'un ou l'autre passage bien écrit, où je fus heureuse de retrouver la plume sensible d'Oscar Coop-Phane mais j'en voulais plus.
Une autobiographie ne devient passionnante que lorsqu'elle distille des émotions et fait naître l'empathie ou l'attachement.
Je ne me fâche pas avec l'écrivain, je viens d'ailleurs suite à cette lecture d'acheter l'un de ses romans car je pense que le talent de cet auteur réside dans des romans fictifs où toute son imagination, fantaisie et sensibilité sont exacerbées.
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Waterlyly
  15 avril 2020
Oscar Coop-Phane est un jeune écrivain de renommée. Pourtant, il ne s'est jamais considéré en tant quel tel, du moins pas avant d'avoir au moins publié son premier roman. Même à ce moment, il ne s'accorde pas le droit de s'octroyer pleinement la légitimité du terme écrivain. Oscar doute, et il va poser toutes ses hésitations sur le papier, dans un petit roman qui constitue une autobiographie fragmentée des passages clés de sa vie.
Oscar va aborder une multitude de questionnements, avec toujours en filigrane le monde de l'écriture. Il va se livrer de manière sincère à son lecteur, avec beaucoup de pudeur mais aussi beaucoup de sensibilité. Il abordera des passages particulièrement douloureux et prendra le parti de ne rien nous cacher.
En toile de fond, Oscar va aborder sa période de doutes, de perte de soi. Il va ainsi nous narrer les maints excès auxquels il a soumis son corps, entre alcool et drogue. J'ai eu souvent peur pour lui en lisant ces passages. Mais Oscar arrive à s'en sortir et à nous faire part des éléments qui ont illuminé son quotidien, comme par exemple la rencontre avec sa femme et la naissance de sa fille. Certains passages sont riches en émotions.
On peut avoir la sensation de souvenirs emmêlés, Oscar ne suivant pas vraiment une chronologie. Il nous propose plutôt des fragments qui ne suivent aucune logique dans le temps. Mais rassurez-vous, il y a un fil rouge qui est le monde de l'écriture. J'ai aimé suivre les premiers succès d'Oscar, la narration de sa réussite. Il lui a fallu beaucoup de patience et de courage pour en arriver là. Ce qui est particulièrement admirable, c'est qu'Oscar ne tient rien pour acquis, bien au contraire. Il continue de se battre pour réussir.
La plume de l'auteur est sans détour et toujours très fluide. Même s'il s'agit de tranches personnelles, c'est romancé et donc très agréable à la lecture. Oscar se livre à son lectorat, et le fait confident de ses révélations.
Un roman intimiste, créé de diverses tranches de vie de l'auteur, où il va littéralement se livrer à son lecteur, avec en filigrane les multiples interrogations qu'il soulève quant à la légitimité de l'appellation d'écrivain. Une belle découverte.
Lien : https://mavoixauchapitre.hom..
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SerialLecteurNyctalope
  21 mai 2020
•FÊLURE MARQUANTE•
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🦊 Dès les premières pages j'ai senti qu'il allait se passer quelque chose. Dès le début j'ai compris qu'Oscar Coop-Phane était un sacré écrivain. S'il ne se considère pas ainsi, j'ai envie de le lui dire une fois de plus. Vous êtes un pu**** de sacré écrivain ! Oui parce qu'il écrit droit, sans détour, sans filtre. Parfois, quand les choses sont profondes mieux vaut les appréhender droit dans les yeux, faire front et les nommer. A la fois sensible, drôle, émouvant et touchant, ces morceaux cassés se sont recollés quand je vous ai lu cher Oscar. En écrivant par bribes ces souvenirs, vous avez révélé ce qu'est un écrivain en 2020. Ces fêlures dans votre vie, le viol subi, cette adolescence un peu marginale mais dans laquelle on se reconnaît, ces moments d'enfance si marquants. Tout est réussi. Ces scènes peu évidentes à décrire dans un autoportrait, paraissent couler sous nos yeux. Oscar écrit clair et juste, touchant la cible qu'il désire. C'est un livre poignant, un livre qui marque, qui ne cherche pas à fuir, prenant ses responsabilités pour ne jamais reculer. La lumière est au bout du tunnel•••
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🦊 Comment naît l'être qui devient l'écrivain, l'auteur ou autre qualificatif qui évoque la création littéraire ? Est-ce si inné pour certains ou un travail quotidien ? Oscar se souvient, tente de se souvenir malgré la mémoire vaseuse que nous possédons tous. A trente ans il a déjà bien vécu entre la drogue, les différends familiaux, la paternité et la littérature qu'il considère comme une chose intouchable, un objet non identifié ni une fin en soi. Oscar est lucide, sur sa chose, son corps courbé qu'il traine et ses cicatrices infâmes qu'il ne peut effacer. Pourtant, en quelques lignes ou quelques phrases il décrit des scènes difficiles voire insoutenables. On pense que ce travail est facile, or c'est tout l'inverse, être court et succinct, voilà la difficulté pour un écrivain. Oscar ne vise pas, il tire. A bout portant. A bout touchant. Il tire en écrivant. Nul besoin d'attendre la retraite pour écrire ses mémoires. Surtout quand ils sont aussi brillants que ceux-ci. Oscar ne se plaint jamais. Il pourrait vu la dureté de sa vie. Il n'oublie pas ceux qui l'ont aidé. Même si je n'ai pas eu le même parcours, je me retrouve en lui. Nous étions de la même génération, j'ai vécu ces choses aussi et mon passé ressurgit. Il y a des livres qu'on a envie de serrer contre son coeur. Il y a des mots qui agissent avec vigueur. Oscar, si je t'avais connu je t'aurais aidé autant que possible•••
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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lesjolismotsdeclem
  01 mai 2020
Éclectique. C'est ce qui me qualifie le mieux dans mon rapport à l'Art, dans sa globalité. Que ce soit en musique ou en littérature, je me plais à essayer tous les genres avec un plaisir non feint. Malgré tout, certain style me ravissent plus que d'autre. le Rock reste ma musique de prédilection, un peu doudou, dans laquelle j'aime à me réfugier, en mal d'inspiration. Une sorte de facilité. En ce qui concerne la littérature, j'ai une préférence pour les romans contemporains, qui parlent d'illusions perdus et de la vie vraie, la vraie vie. Celle qui fait mal et qui laisse des séquelles. Ponctuée de virées dans les paradis artificiels, au goût prononcé d'enfer. 
Brett Easton Ellis et Frederic Beigbeder sont entre autre mes références du genre. Je peux désormais y ajoute Oscar Coop-Phane que je viens de découvrir avec Morceaux Cassés d'une chose, ses mémoires fragmentés, de son enfance à maintenant. C'est à dire à sa trentaine à peine entamée. "J'ai voulu choisir ici quelques morceaux de ma mémoire, les assembler, les réunir, les envoyer en fabrication comme on le dit dans les métiers du livre. Les éditeurs, souvent, parlent de matière romanesque. J'étais sous mes yeux; je me suis saisie comme matière".
L'exercice est aussi périlleux que culotté. Il faut être soit génial soit fou pour se lancer. Ces deux aspects n'allant souvent pas l'un sans l'autre. On touche au sublime dans cette autobiographie parcellaire, au morceaux de vie choisie, et distillée avec soin, de manière quasi chirurgicale.
On peut avoir trente-deux ans et avoir vécu mille vies. On peut être un auteur reconnu sans en vivre et avoir un métier qui se côtoie à cette passion. Une passion qui s'est inscrite très vite comme une évidence. Celle là seule qui souffrait la rigueur. Trente deux ans vie fragmentés, qui dresse un portrait d'un jeune homme touchant et battant. Talentueux et humble. Père et Homme.
Oscar Coop-Phane revient ainsi sur son enfance solitaire, sa jeunesse en marge, sa vie qui lui est propre, toute en nuance et en bataille personnelle. Morceaux cassés d'une chose a été pour moi une révélation, un coup de coeur, un coup de foudre littéraire. 
Belle lecture à vous !
Lien : http://lesjolismotsdeclem.co..
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madameaigredouce
  01 juillet 2020
Oscar Coop-Phane a atteint la renommée en tant qu'écrivain, et ce, contrairement à nombre de ses pairs, très jeune. Notamment grâce à son roman "Le procès du cochon". A peine la trentaine, le voilà qui se livre sans grande retenue ni état d'âme dans une autobiographie. le titre "Morceaux cassés d'une chose" fait référence à ces fragments de vie, qu'il va étaler, d'aucun diront analyser, devant nous. Malheureusement, et même si c'est son parti pris, le morcellement en petites parties de son intimité conduit à une non-construction et un désintérêt de Madame Aigre-Douce. La promesse de jeter un oeil dans la façon qu'a l'écrivain de produire son oeuvre, dans le rapport et le lien entre sa vie et son écriture, n'est pas tenue ou alors vraiment en fond très léger, il faut faire un effort important et le travail de lien et Madame, quand elle lit, elle fait pas d'effort. Na. Beaucoup de fragments tournant autour de la drogue, de l'alcool ou du sexe, c'est sans filtre ni détour, c'est glauque, ça peut paraître misérable. Mais Madame Aigre-Douce n'a été ni touchée, ni émue, ni rien du tout. Et elle en est bien désolée pour l'auteur, dont elle apprécie par ailleurs le talent et l'écriture pour ses oeuvres fictionnelles.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
LadybirdyLadybirdy   07 janvier 2020
Je n’ai jamais senti de paume abîmée sur mes joues d’enfant. Alors, les vieux qui passent me brisent le cœur et si par malheur j’en croise un, assis seul sur un banc, le regard troublé, à attendre que la journée s’envole, je peux en pleurer longuement, sans joie et sans peine, simplement parce que les tweeds râpés, les casquettes froissées et les grosses baskets qui ménagent les pieds douloureux me bouleversent et font monter en moi une plainte attendrie, idiote et interdite.
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LadybirdyLadybirdy   08 janvier 2020
Je n’étais pas en paix avec moi-même, mais j’étais en paix avec celui que je voulais être, c’était déjà pas mal. Je voulais écrire, rien d’autre.
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rkhettaouirkhettaoui   15 février 2020
J’ai commencé par être fier. Oui, je dois l’avouer, je voyais la flânerie comme une fainéantise. Moi, je travaillais, j’arrachais des billets de dix, des billets de vingt, contre la nuit et le sommeil. J’étais loin des petits pochons de speed ou de kétamine que je faisais rouler dans mes poches comme les cailloux de Molloy. Je transformais ma force physique, mon aptitude à courir, à suer, en argent laborieux. Il n’y avait rien de naturel, charrier des alcools que l’on ne boira pas, de la bouffe que l’on ne mangera pas, à des heures où l’on devrait jouir, où l’on devrait dormir. Je luttais contre la logique pour gagner ma croûte, je me jouais du réel, de ses préceptes. Je n’étais pas déclaré, on me payait chaque soir, en liquide, pour le service rendu. J’ai toujours aimé l’odeur du cash, ces billets qui se froissent et encombrent les poches. Je voyais les liasses augmenter – aucun chèque, aucun virement n’auraient pu me souffler un tel frisson. En vivant de liquide et d’horaires décalés, je me sentais doucement hors du monde, hors de ses règles du moins. J’étais loin des bureaux, de leurs néons, de leurs souches de tickets-restaurant. Ça collait à l’idée romantique que je me faisais de l’écrivain non publié, un Knut Hamsun, un Calaferte sans couilles aucunes.
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rkhettaouirkhettaoui   15 février 2020
Que faisais-je dans la vie ? J’écrivais mais je n’étais pas écrivain. J’étais pion mais j’en avais honte. Je me trouvais à un endroit étrange voilà tout, ce mur d’où l’on saute. Oui, c’est cela, je me jetais. Comment l’expliquer à ceux que je connaissais à peine ? Je lançais quelques phrases serrées – j’essaye d’écrire, je voudrais écrire. J’écrivais pourtant ; je crois même que je n’ai jamais autant écrit, mais il me manquait le tampon. Je n’ose toujours pas dire aujourd’hui que je suis écrivain – je dis des choses comme : j’écris des bouquins, oui, c’est mon job, oh, des romans sur la vie ordinaire.
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rkhettaouirkhettaoui   15 février 2020
J’aimais me sentir avec elle exclu du monde. On se cachait par pudeur, mais aussi parce que ça satisfaisait cette envie que nous avions de nous extraire. On aimait les impasses et les couloirs. On s’y embrassait, frissonnants, on s’y caressait de plus en plus précisément. Elle me branlait longuement, debout, sur les marches sales des escaliers annexes, essuyant mon foutre en riant sur les murs à la peinture craquée. J’aimais fouiller son corps et elle aimait sentir le mien. Je n’en parlais pas à mes amis. J’étais fier pourtant, mais il était plus satisfaisant encore de garder pour moi, pour nous, ces secrets. Me sentais-je plus adulte en découvrant les plaisirs, les excitations du corps ? Je ne crois pas. Je me sentais plus vivant en revanche – et c’est là ce qui m’a toujours intéressé dans le sexe.
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Videos de Oscar Coop-Phane (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Oscar Coop-Phane
En des temps reculés mais finalement pas tant que ça, on a jugé des animaux. du XIIe au XVIIIe en gros, ont pu défiler à la barre, veaux, vaches, cochons... jugés pour avoir au détour d'un chemin croqué la joue d'un bébé ou renversé le roi de son cheval. C'est de cette curiosité judiciaire effarante que s'empare le jeune auteur Oscar Coop-Phane dans le Procès du cochon (Grasset), une fable aussi nerveuse dans sa forme que profonde dans les questionnements qu'elle pose à l'heure actuelle (absurdité de la justice, spécisme...).
En savoir plus sur "Le Procès du cochon" : https://www.hachette.fr/livre/le-proces-du-cochon-9782246812371
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