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La Chasse Sauvage tome 1 sur 3
EAN : 9782352945321
480 pages
Bragelonne (18/11/2011)
3.79/5   48 notes
Résumé :
Gair est condamné à mort.
Il est le seul à entendre le Chant, une terrible magie qui le déchirera de l'intérieur s'il n'apprend pas à la maîtriser.
Pourchassé par les Chevaliers de l'Église qui veulent le jeter au bûcher. Gair a pour seul espoir un ordre secret que des siècles de persécution ont presque anéanti : les Protecteurs du Voile, l'unique rempart contre les démons du Royaume Caché.
Mais le Voile entre les mondes est en train de faiblir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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Aimant beaucoup la maison d'édition Bragelonne, j'ai tendance à faire confiance à leurs coups de coeur fantasy... Alors, avec sa magnifique couverture reliée et la plus qu'enthousiaste campagne de la maison d'édition sur l'oeuvre d'Elspeth Cooper, je me suis laissée tentée. Et je ne le regrette pas. Les Chants de la Terre, c'est un bon roman de fantasy, bien mené, agréable à lire, bien écrit, bref, j'ai passé un très bon moment.

On suit le personnage de Gair, un jeune homme condamné à mort dès le début du roman parce qu'il entend le Chant de la Terre, une magie puissante considérée comme sorcellerie par l'Église. Ses bourreaux sont les représentants d'un culte très semblable à la religion catholique.

Gair n'est finalement « que » marqué au fer rouge et s'enfuit, en compagnie d'Alderan, loin de l'Église et de ceux qui ne sont pas satisfait de la clémence de son jugement. Alderan, donc, est un vieil homme bien loin des gens que Gair a l'habitude de côtoyer. Il n'a pas peur de son pouvoir et semble même en savoir plus que lui sur la question...

Et en effet, ce dernier l'accompagne vers une sorte d'école où chacun apprend à maitriser le Chant d'une façon différente car tous n'ont pas les mêmes facultés, et où Gair peut enfin être lui même sans crainte et retenue.

En parallèle, quelques chapitres sont contés du point de vue de Masen, personnage qui reste mystérieux un long moment, je ne vais donc pas en parler beaucoup. Masen semble partager un talent similaire à celui de Gair, bien qu'il l'utilise d'une façon qui m'a tout de suite intriguée. Il est un gardien du Voile, une sorte de frontière magique entre deux mondes. J'ai regretté qu'on ne parle pas plus du Voile, lequel « s'effiloche » au cours du roman et que l'on ne fait que citer par ci, par là, toujours de façon à nous alarmer sur la gravité de sa détérioration, sans pour autant nous en expliquer le pourquoi en détail.

En ce qui concerne les personnages, Gair n'est pas exceptionnellement charismatique, et je n'aime vraiment pas les personnages parfaits en tout point. le jeune homme, lorsqu'il arrive au Chapitre, est excellent en tout : maitrise du feu, de l'eau, de l'air, de la métamorphose - don très peu répandu... mais il est aussi beau et fort... excellent à l'épée... ainsi qu'en cours. Bon, ça suffit un peu, non ? Quelques défauts ne lui auraient pas fait de mal, ils l'auraient surement rendu plus sympathique. Comme l'est Darin, par exemple. Aaaaah Darin ! Ne parlons pas de Darin.

Quoi que si, parlons en. Si ce n'est Gair, les personnages du roman m'ont tous plu, en particulier Darin, le premier ami que Gair se fait en arrivant au Chapite, et Tanith, une jeune femme très intéressante que je vous laisse découvrir.

C'est hyper classique comme roman de fantasy/d'apprentissage, et pourtant ça fonctionne bien, c'est bien mené et bien structuré et une fois qu'on est lancé, on a du mal à lâcher le livre. Cependant, dans les dernières pages tout s'accélère et la fin arrive un peu trop vite à mon goût. La plupart des questionnements trouvent une réponse en quelques pages.

J'ai été profondément attristée par la fin du roman, même si je m'attendais à, disons, une fin tragique, je ne m'attendais pas à ce qu'elle le soit autant. Cela promet un tout nouveau départ dans le second tome et j'attends avec impatience de voir ce que Elspeth Cooper a prévu !

Malgré plein de petits reproches, je mets une excellente note à ce roman, principalement parce qu'il est remarquablement bien écrit et qu'il m'a touchée, et ça me suffit.
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Les Chants de la Terre, c'est plus qu'un livre à la couverture magnifique et au 4e de couverture alléchant. C'est aussi plus qu'un bel objet, c'est avant tout une histoire magnifique, magique, qui vous entraîne dans l'ailleurs, dans un monde où la magie existe et où l'homme n'a pas encore tout détruit. Un endroit qui par certains aspects peut faire penser au Moyen-Âge.

Tout commence quand Gair, un jeune homme qui entend le Chant, est accusé de sorcellerie, arrêté et risque la peine de mort. Cependant, il sera finalement condamné à l'exil. Dés lors, commence un long périple semé d'embûches, de rencontres plus impromptues les unes que les autres où notre héros risquera sa vie, connaîtra l'amour, l'amitié, la fraternité même et apprendra à développer son don. Rien dans sa vie n'est simple. Même s'il est exilé, Goran, un Ancien de l'Ordre (l'Eglise de ce monde) veut à tout prix le voir mort, celui-ci n'acceptant pas que Gair ait seulement été condamné à l'exil. Dés lors, il va faire la connaissance d'Alderan qui le sauvera et le poussera à trouver sa voie dans l'Ordre du Voile, un Ordre ancestral qui protège le Voile, unique frontière séparant le Royaume Caché du monde que nous connaissons.

Toute l'histoire se passe autour de ce voile qui s'use. Ainsi, en parallèle de l'histoire de Gair, on suit le périple de Masen qui doit à tout prix prévenir l'Ordre du Voile de cette usure avant que la fin du monde n'arrive. On découvre ainsi un peuple et une multitude de personnages mais aussi des valeurs, des traditions et la magie d'un monde dans une poésie magnifique qui émeut, touche en plein coeur et rend accro au roman au point de ne pas pouvoir le lâcher. Elspeth Cooper signe ici son premier roman et pourtant, on jurerait que ce roman n'est pas le premier tellement tout est maîtrisé : le suspense, l'écriture, la prose, l'histoire etc. On en apprend chaque fois suffisamment pour intriguer le lecteur et le pousser à continuer sa lecture, le pousser à tourner les pages et dévoiler les secrets d'un ordre ecclésiastique qui vit sur des mensonges et d'un ordre persécuté par l'Inquisition et l'Eglise qui tente de protéger le monde.

C'est ainsi que l'on fait la connaissance de personnages de ces deux mondes que tout semble séparer. Gair se retrouvera plongé dans un monde puis dans l'autre. En effet, enfant, il a été recueillit par l'Eglise quand son pouvoir s'est développé. Puis, à la suite de son exil, se sont les îles septentrionales et l'Ordre du Voile qui le recueilleront en leur sein pour lui apprendre à maîtriser son pouvoir. Il découvrira alors l'amour et un pouvoir qui ne connait aucune limite. Malgré ce pouvoir, il reste un homme très humble et discret qui s'entraîne beaucoup et se plaint peu. Pourtant, Elspeth Cooper ne le fait pas passer pour un surhomme. Il souffre, il est blessé, il éprouve des sentiments. En bref, c'est un homme proche du lecteur.
Et puis il y a aussi Alderan. Homme mystérieux qui ne dévoile pas facilement ses secrets, il semble en savoir beaucoup sur le Chant pour ce qu'il dit être.
Quant à Alsen, cet homme ecclésiastique, le Précepteur de l'Ordre, il semble lui aussi cacher beaucoup de choses et vouloir voir les choses changer. C'est un homme d'Eglise peu commun, différent de ses semblables et ayant une façon de penser plus libérale si on peut dire.
Enfin, il y a tous les personnages plus secondaires mais tout aussi importants tels que Goran, Savin ou encore Aysha, Tanith et Darin. Personnages que l'on découvre tout au long du livre et qui ont des attentions plus ou moins bonnes ou mauvaises à l'égard de Gair. En effet, si les premiers semblent vouloir sa mort, les seconds seront importants dans l'histoire et pour la suite.

Mais ce n'est pas seulement les personnages et le monde qui font la magie de ce monde. C'est la magie en elle-même. En effet, Elspeth Cooper écrit ce livre comme on écrirait une poésie, avec beaucoup d'harmonie, en choisissant ses mots, en rendant l'ensemble magnifique. Mais quand elle nous parle de la magie, non seulement on est dans le monde de Gair mais en plus, on vit cette magie avec lui, comme si on pouvait nous aussi entendre la mélodie du Chant. Elle nous émeut véritablement et ne peut pas laisser quelqu'un insensible.

La fin est un déchirement. Tant pour le héros que pour d'autres personnages ou même le lecteur. Elle aura été jusqu'à m'arracher des larmes tellement le chagrin de Gair est profond, sincère et douloureux au point que les mots sont eux aussi comme une petite souffrance. Malgré tout il essaie de continuer sa vie, en vivant pour son désir de vengeance.

Vous l'aurez compris, ce livre a été pour moi un véritable coup de coeur. N'étant pas une grande fan de fantasy, ce livre aura su me faire renouer avec le genre, aura su m'émouvoir aux larmes, me toucher en plein coeur et surtout, ce roman est à mes yeux est des meilleurs que j'ai lu depuis Harry Potter, ce qui en dit très long. Je finirais juste en disant que non seulement ce livre est magique mais en plus, le courage de l'auteur est époustouflant. Il lui aura fallu 10 ans pour écrire cette saga, pour créer ce monde, cet univers. 10 ans à écrire mais aussi 10 ans à combattre la maladie. C'est peut être pour cela que ce livre paraît si humain, si proche de nous et en même temps si loin…
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La couverture et le résumé de ce roman ont attiré mon attention depuis un moment déjà. Je m'attendais à une épopée aux accents de celtisme et de mysticisme, et d'une certaine manière, j'ai été servie.

Le roman d'Elspeth Cooper nous plonge dans un monde qui ressemble par certains aspects au nôtre, durant l'époque médiéval ; les hommes croient en une seule divinité, la Déesse, la Mère. L'Eglise ressemble beaucoup à l'église catholique, de par son organisation, ses prières... de l'autre côté, le monde est régi par une forme de magie, le Chant. Une approche de la magie proche de la nature, de la Terre... assimilée à de la sorcellerie pour les non-pratiquants.

Dans le tumulte d'intrigues et d'aventures, le lecteur fait la connaissance de Gair, le personnage central du roman. Un roman qui va s'apparenter à un roman d'apprentissage car, étant lui-même investi par le Chant, Gair va devoir apprendre à le maîtriser. Car, on peut s'en douter, il possède un immense pouvoir !

J'ai été surprise par la tournure qu'a pris le récit une fois Gair arrivé sur les Iles pour y apprendre à maîtriser le Chant. Je m'attendais à une aventure plus chevaleresque (comme les premiers chapitres le promettaient) et non pas à un apprentissage "scolaire". Petite déception sur cet aspect pour ma part, car le côté "école" a des airs de déjà-vu. Alors que je m'attendais à un roman vraiment novateur et original, cela n'a finalement pas été à la hauteur de mes attentes et l'ensemble s'est révélé assez convenu, de l'histoire d'amour emballé à la va-vite au méchant super-puissant qui accable l'école d'un déluge de démons.

Cependant, en dépit de ce côté déjà-vu, on se laisse prendre dans l'histoire. le style d'Elspeth Cooper est agréable, sa plume nous transporte aisément et le récit se lit avec aisance et plaisir. J'ai malgré tout beaucoup apprécié le côté proche de la nature de la magie, et les intrigues autour de l'Eglise et des traqueurs de sorciers ramènent un peu de sel à un scénario par ailleurs convenu. Les personnages ne sont pas transcendants mais je garde l'espoir que l'auteur développe certains d'entre eux par la suite, ainsi que d'autres peuples qui n'ont pour l'instant été que survolés.
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J'ai déjà une série de fantasy en cours (Les Chroniques de Krondor), et en général je rechigne à en commencer une autre avant d'avoir fini. Mais ce roman, avec sa magnifique couverture "bragelonnienne" et sa 4e aguicheuse, me faisait de l'oeil depuis trop longtemps pour que je résiste à la tentation.

Les Chants de la Terre relate l'histoire de Gair, un orphelin envoyé à 11 ans dans la Maison Mère de l'Église afin de devenir Chevalier, mais aussi et surtout car ses parents adoptifs ont découvert qu'il pouvait entendre le Chant, ce qui lui confère des pouvoirs interdits. Il grandit au sein de l'Église, apprend les armes, les textes bibliques, mais Gair ne renie pas ce qu'il est, et persiste dans sa découverte du Chant et de ce dont il est capable, jusqu'au jour où il se fait surprendre. Selon les textes sacrés, tout sorcier doit être puni de mort. C'est ainsi qu'au début de ce 1er tome, on rencontre un Gair condamné, attendant son jugement sous la torture des adorateurs de la Déesse. Mais les choses ne se passent pas comme l'Église l'avait prévu, et Gair se retrouve après maintes péripéties sur les routes avec un vieillard qui semble en savoir bien plus que lui sur les Chants de la Terre... C'est ainsi que commence réellement l'histoire. Nous allons suivre Gair dans son apprentissage de la magie, de l'amour, de la vie, dans ses combats, dans ses joies, ses peines, ses peurs... Une vraie quête initiatique.

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire, et pourtant je n'ai rien à reprocher ni à l'intrigue, ni à l'auteur, qui a une plume vraiment agréable. Mais lorsque je me suis enfin laissée porter par cette magie, j'ai découvert un roman frais et entraînant, et surtout un univers où le fantastique et le sacré ont une place prépondérante. Pourtant l'histoire n'a rien de très original, on y retrouve tous les éléments d'un roman de fantasy, sans plus. Gair est sympathique, mais il n'a pas le charisme qu'on pourrait attendre du protagoniste d'une saga de fantasy. Pourtant il y a ce petit quelque chose qui fait qu'on s'y attache, qu'on veut y retourner pour se délecter de cette histoire, de ce monde, de toute cette magie. J'ai particulièrement aimé les descriptions de ses métamorphoses et les soins de guérison, qui sont vraiment très bien écrits et originaux. A la fin du roman tout s'accélère, mais, malheureusement, seul le 1er tome est paru pour l'instant en France, j'espère que nous aurons bientôt la suite !
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J'ai été littéralement subjuguée par la beauté de cette édition reliée. L'illustration de la jaquette est vraiment très belle et nous plonge directement dans l'ambiance de l'histoire.

Parlons maintenant de l'histoire : Gair est un jeune homme accusé de pratiquer la sorcèlerie et se voit jugé par l'ordre du Suvaeon. C'est dans cet ordre où la magie est proscrite, qu'il a passé une grande partie de son enfance et de son adolescence. Tout jeune, la mélodie de la magie est venue à lui, ce sont les Chants de la terre.

J'ai beaucoup aimé le rapprochement que l'on peut faire entre l'ordre du Suvaeon et l'église catholique. Ce lien avec notre univers renforce la crédibilité du récit et nous donne quelques repères. Au début, je craignais que cet aspect de l'histoire m'ennuie car la religion ne me passionne pas particulièrement, mais j'ai été surprise du contraire. le personnage du Précepteur, Ansel, m'a d'ailleurs beaucoup plu. Ne vous fiez pas à sa première apparition, il réserve quelques surprises.

Sachant que l'auteur est comparée sur la jaquette au célèbre J.R.R. Tolkien, je m'attendais à une trame plutôt classique de l'histoire et c'est effectivement le cas. On suit l'évolution de Gair à la manière d'un roman initiatique. Au cours de ce premier tome, il apprendra à contrôler et à ne plus craindre son don aux côtés de ses semblables. Il connaîtra l'amitié, l'amour, la trahison, la vengeance... et semble être prédestiné à accomplir une grande tâche dont la survie de l'univers dépend.

Si j'ai apprécié me retrouver dès le premier chapitre au coeur de l'histoire, ce qui suit se déroule malheureusement trop lentement. J'ai vraiment beaucoup peiné à avancer dans ma lecture, et ce jusque dans la seconde moitié du livre. On s'attarde un peu trop sur la vie privée de Gair au détriment du reste. J'ai été déçue que la magie soit finalement peut exploitée dans ce premier tome et je m'attendais à ce que sa nature particulière soit plus mise en avant. On nous parle de chant, de mélodie, de couleurs mais cela s'arrête là.

On ne trouve pas forcément de carte dans tous les romans de fantasy (et elle n'est pas toujours nécessaire), mais je dois dire que dans celui ci, elle m'a gravement fait défaut. Il en est de même pour une petite présentation concernant les populations. Pendant le trois quart de ma lecture, je me suis sentie perdue avec tous ces noms de lieux et de peuples. J'ai eu la désagréable sensation d'avoir loupé quelque chose, comme s'il s'agissait d'une suite dont je n'aurai pas lu le premier cycle.

Concernant les personnages, je n'ai pas réussi à m'attacher particulièrement à Gair. Je lui ai préféré Alderan, Tanith et surtout Aysha. Alderan est le premier qui prend Gair sous son aile. Malgré qu'il soit peu présent dans le milieu du récit, je suis certaine qu'il recèle encore beaucoup de secrets qui nous seront dévoilés par la suite. Tanith et Aysha sont deux jeunes femmes fortes, courageuses et remarquables.

Mais ce que je retiens avant tout, c'est la beauté de l'écriture d'Elspeth Cooper. On ressent le soin qu'elle apporte au choix de ses mots et ses phrases peuvent prendre la forme d'une mélodie enivrante. de tous les auteurs que j'ai pu lire récemment dans le domaine de la fantasy, elle se démarque largement avec sa plume.

Pour conclure :
J'ai retrouvé dans Les Chants de la terre tous les ingrédients (trop) classiques d'un premier tome d'une trilogie de fantasy. Je n'ai donc pas eu de grandes surprises à la lecture de ce livre et je m'y suis ennuyée. le manque d'une carte et d'informations sur les bases de cet univers ne m'ont pas aidée à m'immerger comme je l'aurai voulu dans l'histoire. C'est surtout la plume de l'auteur que je retiendrai, elle est le véritable chant qui émane de ce livre. Mais malheureusement, cela ne suffira pas à me donner envie de lire la suite...
Lien : http://a-demi-mot.blogspot.b..
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critiques presse (1)
Elbakin.net
01 décembre 2011
Le récit est très rythmé et les nombreux rebondissements s’enchaînent avec fluidité. Mais finalement… c’est bien tout. Et on a donc rapidement l’impression d’avoir fait le tour du roman longtemps avant d’atteindre sa conclusion.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Gair se sentait si impuissant. Il fallait qu’il s’en aille, qu’il sorte de la ville sans perdre un instant de plus, mais il pouvait à peine bouger. Le lit était confortable, les draps doux sur sa peau, et son corps meurtri voulait s’y recroqueviller et dormir. Par les saints, oui, dormir. Cela faisait si longtemps. Il ferma les yeux, vaincu par la somnolence qui l’assaillait.

— Il faut que je parte d’ici.

— Alors, laisse-moi t’aider.

— S’ils me reprennent, ils me brûleront pour de bon.

— On doit juste veiller à garder quelques longueurs d’avance sur eux, répliqua Alderan d’un ton léger. Au fait, je ne crois pas que tu sois un sorcier. Tout ce que je vois, c’est un garçon dans le pétrin, à qui je suis en position d’apporter de l’aide. Si tu n’en veux pas, c’est ton choix. Je ne te retiens pas ici. Tu peux t’en aller immédiatement, mais crois-moi, tes chances de t’en sortir sont minimes. Si les Chevaliers ne te rattrapent...
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Avec un juron, l’un des gardes lui donna un coup de botte dans le bas du dos. Son compagnon fit claquer sa langue, réprobateur.

— C’est un péché d’invoquer Son nom en vain, tu le sais bien.

— Tu as prêté serment à la mauvaise Maison, mon ami. Tu prêches comme un Lecteur. (Un autre coup de pied.) Debout, sorcier ! Marche vers ton jugement, ou on t’y traîne !

Gair se releva en chancelant. Dans le couloir dallé de pierre, le soleil qui perçait par les hautes fenêtres l’aveugla de nouveau. Les gardes le prirent chacun sous un bras, moitié pour le guider, moitié pour le soutenir lorsqu’il perdait l’équilibre. Dans un cliquetis d’éperons et un bruit d’épées tressautant dans leur fourreau, d’autres gardes leur emboîtèrent le pas.
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— Je Vous salue, Mère pleine de grâce, lumière et vie de ce monde. Heureux les débonnaires, car ils trouveront force en Vous. Heureux les miséricordieux, car ils trouveront justice en Vous. Heureux les égarés, car ils trouveront salut en Vous. Amen.

Phrase après phrase, verset après verset, la prière s’échappait de ses lèvres gercées. Il serra convulsivement ses doigts, cherchant la forme familière des grains de son chapelet pour ne pas perdre le fil, bien que ce soit fait depuis longtemps déjà. Lorsque les mots lui manquèrent, il serra ses genoux encore plus fort sur sa poitrine et recommença.

— Maintenant, je suis égaré dans les ténèbres, ô Mère, je me suis écarté de Votre voie, guidez-moi de nouveau…
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Gair sentit son estomac se nouer en reconnaissant où il était. Ces portes ouvraient sur la Salle du Conseil, où les Chevaliers tenaient leurs assemblées et leurs cérémonies… Où l’Ordre rendait ses jugements. Ses jambes se dérobèrent sous lui et, dans un tintement de chaînes, il tendit les mains devant lui pour éviter de s’effondrer sur le sol ciré. En lui, un souffle de musique frissonna puis se tut.

Son jugement. Trop tard pour espérer être épargné ; trop tard pour espérer autre chose que le pardon.

Ô Déesse, j’implore votre bienveillance en cet instant.

Devant lui, les énormes portes s’ouvrirent sans bruit vers l’intérieur.
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Les livres sont faits pour être partagés, Gair. Ils devraient être ouverts à tout le monde, non conservés à l'abri des regards parce qu'ils risquent, le ciel nous en préserve, d'encourager la liberté de pensée.
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