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ISBN : 2211055842
Éditeur : L'Ecole des loisirs (01/01/1980)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Voyageur et marin, James Fenimore Cooper retrace la rude épopée des coureurs de mer et l'aventure exaltante des pionniers du Nouveau Monde. Dans ce livre, il raconte l'histoire du Corsaire Rouge, terrible gentilhomme pirate, avec son orgueil de mauvais ange et son sublime amour pour la patrie.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Taraxacum
  08 décembre 2013
Le corsaire rouge, malgré son titre , a pour personnage principal, non pas le terrible corsaire, mais un jeune marin que nous voyons, au début de l'oeuvre, chercher de l'emploi et se trouver embauché par la terreur de la région... le corsaire rouge, à vrai dire, ne semble pas si cruel au lecteur moderne, poussé à quitter la marine du roi George par patriotisme envers l'Amérique, et toujours prompt à tenir sa parole et à protéger les passagers, fussent-ils involontaires, qui se trouvent sous sa garde.
Malgré d'indéniables qualités littéraires, le roman est un peu décevant. L'histoire est assez longue à démarrer et, si elle est dotée d'un retournement de situation que je n'avais pas vu venir du tout, elle reste frustrante tant la confrontation désirée par le lecteur se voit esquivée finalement. le personnage du Corsaire, qu'on voudrait apprécier, manque un peu de logique: impossible par exemple de comprendre pourquoi il se prend d'une telle amitié pour le jeune officier... Ce qui manque à ce roman, en fait, c'est 200 pages de plus pour développer sa partie centrale et approfondir la relation des deux hommes et comprendre leurs décisions finales.
Malgré ces quelques contrariétés pour le lecteur moderne, le Corsaire rouge reste un classique de la littérature du genre à conseiller à tous les curieux.
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Parthenia
  25 juin 2017
Je me souviens que j'avais découvert ce roman avec les éditions del Duca pour la jeunesse dans une version abrégée et illustrée (déjà, mon goût pour les pirates !!^^), et je me suis dit que le challenge d'A-Little-Bit-Dramatic pour le mois d'avril (oui, je suis grave à la bourre !) était l'occasion de le redécouvrir dans son intégralité !! J'avais déjà lu un autre livre de Fenimore Cooper, le Dernier des Mohicans, que j'avais beaucoup aimé, aussi espérè-je tirer le même plaisir de lecture avec ce fameux Corsaire rouge ! Malheureusement, si la (re-)lecture fut effectivement plaisante, elle ne m'a pas transportée autant que je l'attendais, loin de là ! Pour tout dire, je ne me souvenais plus que des moments forts du récit (que je ne peux développer sous peine de spoiler), or, avant d'en arriver là, il faut en passer par une trèèèèèèèèèès longue mise en place de l'histoire, mettant en scène des personnages que l'on ne retrouvera plus du tout par la suite !
L'auteur entretient longuement le mystère autour du Corsaire rouge en ne nous le présentant qu'à travers le regard des autres et le prisme déformant des rumeurs. Quelle part de vérité renferment-ils ?
Le Corsaire Rouge est mentionné pour la première fois par un vieil homme qui dit avoir beaucoup voyagé dans sa jeunesse et qui le décrit comme «un brigand altéré de sang et de rapine».
Et même ensuite, quand le Corsaire entrera véritablement en scène, il gardera sa part de mystères. Son comportement, pouvant basculer d'un extrême à l'autre, confirme certains dires à son propos ; en tout cas, il nous interpelle et nous fait nous perdre en conjectures.
D'une manière générale, l'intrigue est construite sur un écheveau de faux-semblants, touchant la plupart des personnages. le Corsaire Rouge se fait appeler capitaine Heidegger mais on sait que ce n'est pas son vrai nom. le narrateur lui-même, Harry Wilder, ne semble pas être ce qu'il affirme ou tente de faire croire auprès des autres. Est-il d'ailleurs vraiment Harry Wilder ? Quel motif impérieux l'a poussé à accepter d'entrer au service du renégat ? Nos doutes descendent jusqu'à la gouvernante qui tressaille en voyant le Corsaire rouge, accréditant l'hypothèse qu'elle l'a déjà rencontré dans une vie antérieure ! Et que dire du serviteur d'Heidegger, Roderick, aux airs parfois si égarés et aux manières étonnamment délicates ?
Comme on le voit, chacun cache un secret qui ne sera révélé qu'à la fin. Personnellement, j'ai trouvé la révélation de ces secrets assez convenue et/ou capillo-tractée ! Peut-être que pour les lecteurs de l'époque, ces coups de théâtre ne soient surprenants, mais j'ai eu l'impression de les avoir vu déjà traités cent fois !
Je dois dire qu'une histoire axée essentiellement sur le Corsaire rouge et les raisons qui l'ont poussé sur le chemin de la piraterie m'aurait davantage plu !
Par contre, l'auteur excelle dans la description de cet univers marin, l'utilisation des termes techniques. On voit qu'il maîtrise son sujet, et pour cause, il a été marin dans sa jeunesse ! du coup, cela donne un côté très authentique et épique à ce voyage sur mer, aux sensations que l'on peut éprouver à contempler l'horizon ou essuyer une tempête, au fracas des combats...
Dommage que la lecture soit entachée par des clichés extrêmement agaçants sur les Noirs, qui sont désignés sous les mêmes termes répétitifs, comme par exemple «simplicité naïve». Nul doute qu'à l'époque ces affirmations ne devaient pas être choquantes mais pour un lecteur du XXIème siècle, cela est très crispant !
Dernière réserve : l'édition renferme beaucoup de coquilles ; de plus, des mots sont à maintes reprises accolés et il manque parfois des sauts de ligne entre les parties dialoguées et narratives.

En bref :
Les + : des connaissances sur le milieu maritime très pointues ; un Corsaire rouge énigmatique et charismatique ; un style d'une très grande qualité littéraire
Les - : une mise en place de l'histoire très longue ; quelques facilités narratives ; des révélations stéréotypées et prévisibles
Lien : https://parthenia27.blogspot..
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paulotlet
  20 juillet 2011
En ce temps là les bibliothèques n'étaient pas encore les magnifiques lieux de vie qu'elles sont devenues. Il y avait un vieil instituteur à une encablée de la retraite qui nous regardait d'un oeil torve. Il disait "Ne bouge pas mon garçon. Qu'est-ce que tu aimes?" Ce jour-là, j'ai dit "les pirates" et il m'a prescrit le Corsaire Rouge. J'avais dix ans, je l'ai lu sous les draps avec une lampe de poche jusqu'à pas d'heure. C'était magique, j'étais sur le pont, je courais entre les canons et montais dans les haubans, je temblais lors des abordages. Il y a des livres qui marquent.
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MissMarty
  29 juillet 2012
Excellente histoire accrocheuse, remplie d'aventures et de mystère.
L'écriture est fluide et l'on ne s'ennuie pas une seule seconde, bien au contraire. Je l'ai lu en deux jours.
Pour les amateurs de pirates et d'aventures à suspens avec d'énigmatiques personnages !
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mauriceandre
  17 janvier 2015
pour moi aussi ce fut une lecture d'enfance et comme paulotlet je me faisais une tente pour pouvoir lire avec une lampe de poche.
ce n'est pas un instituteur mais une maîtresse qui m'a donné le virus de la lecture, c'était dans les années 60 et comme toi je n'avais pas de superbe médiathèque pour assouvir ma soif de livre.
heureusement que toutes ma famille savait que rien ne me faisait plus plaisir qu'un livre, d'ailleurs ce n'était pas dans cette éditions que je l'ai lu
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
paulotletpaulotlet   17 avril 2012
Quiconque sait ce que c'est que le tumulte et l'activité d'une ville commerçante d'Amérique ne reconnaîtrait point, dans le repos qui règnent maintenant dans l'ancien marché de Rhode-Island, une place comptée dans ses jours de prospérité au nombre des ports les plus importants de toute la ligne de nos vastes côtes. Il semblerait, au premier coup d'oeil, que la nature avait fait ce port tout exprès pour prévenir les besoins, et réaliser les voeux du marin. Jouissant des quatre grands avantages d'un port sûr et heureusement situé, d'un bassin tranquille, d'un havre d'entrée, et d'une rade commode dont l'abord est facile, Newport paraissait, aux yeux de nos ancêtres européens, destiné à servir d'abri aux flottes, et à nourrir une masse de marins robustes et expérimentés. Quoique cette dernière prédiction n'ait pas été entièrement démentie par l'événement, combien peu la réalité a répondu à l'attente, relativement à la première ! Un heureux rival s'est élevé jusque dans le voisinage immédiat de ce favori apparent de la nature, pour déjouer tous les calculs de la sagacité commerciale, et ajouter une nouvelle preuve à toutes celles qui attestaient déjà que - la sagesse humaine n'est que folie.
Il est peu de villes de quelque importance, dans l'étendue de nos vastes territoires, qui aient aussi peu changé en un demi-siècle que Newport. Jusqu'à ce que les immenses ressources de l'intérieur fussent développées, la belle île sur laquelle cette ville est située était choisie pour retraite par les nombreux planteurs qui venaient du Sud chercher un abri contre les chaleurs et les maladies de leurs climats brûlants. C'est là qu'ils se rendaient en foule pour respirer l'air fortifiant des brises de la mer. Sujets d'un même gouvernement, les habitants de la Caroline et de la Jamaïque s'y réunissaient amicalement pour comparer leurs moeurs et leurs constitutions respectives, et pour s'affermir réciproquement dans une illusion commune, que leurs descendants à la troisième génération commencent aujourd'hui à reconnaître et à regretter.
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TaraxacumTaraxacum   07 novembre 2013
Le capitaine resta un moment la main posée sur le pavillon qu'il avait touché et qui était encore roulé dans le tiroir, et on eût dit qu'il lisait jusqu'au fond de l'âme du jeune marin. Alors prenant le rouleau fatal, il le déplia tout à coup, et montrant un champ rouge sans aucune espèce d'ornement ou de bordure, il répondit avec emphase:
"Le voici!
-C'est la couleur d'un corsaire!
-Oui, il est rouge! Je l'aime mieux que vos sombres champs tout noirs, avec des têtes de morts et autres sottises pour effrayer les enfants. Il ne menace point, seulement il dit: "Voilà le prix auquel on peut m'acheter!" "
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Videos de James Fenimore Cooper (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de James Fenimore Cooper
Le Dernier des Mohicans, film, 1992 - Bande-annonce VO
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