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ISBN : 2351786246
Éditeur : Gallmeister (17/08/2017)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 434 notes)
Résumé :
Au XVIIIe siècle, la guerre fait rage entre Anglais et Français pour la conquête du Nouveau Monde. Un jeune officier anglais est chargé de conduire Alice et Cora chez leur père, le colonel Munro, dans son fort assiégé. Trahis par leur guide, attaqués par les Hurons, ils sont secourus par un vieux chef indien et son fils, Uncas, le dernier des Mohicans. Mais pourront-ils échapper à la lutte sans merci que se livrent les tribus indiennes?
Un fascinant roman hi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Alexein
  21 juillet 2016
Au moment d'écrire cette critique me revient en tête le film de Michael Mann de 1992 avec Daniel Day-Lewis et Madeleine Stowe. C'est un véritable chef-d'oeuvre qui m'a enthousiasmé au point de vouloir découvrir l'oeuvre littéraire qui l'a inspiré. J'ai retrouvé dans ces cinq cents pages l'atmosphère des grandes contrées sauvages de l'Amérique du nord plantées de grandes forêts millénaires aujourd'hui largement décimées.
Je dois tout de suite dire que j'ai préféré le film au livre. Malgré la richesse des descriptions tant des personnages que des évènements, j'ai perçu des longueurs dans le rythme et par ailleurs le style, qui fit sensation au XIXe siècle, me semble avoir mal vieilli.
Le major Duncan est chargé d'escorter Cora et Alice au fort William Henry que commande le général Munroe leur père. Ils sont accompagnés par un curieux personnage, David La-Gamme, maître de chant, dont la seule utilité dans cette histoire est d'apporter un peu de légèreté. Il ne fut pas retenu pour le film. Ils rencontrent en chemin Oeil-de-Faucon et les deux Mohicans Chingachgook et Uncas, père et fils et derniers de leur race, qui démasquent le traître Magua, lequel servait jusque-là de guide à la petite compagnie.
L'histoire telle qu'elle nous est racontée dans ce livre souffre de quelques défauts de rythme et donne trop dans le pathétique quant aux réactions de Munroe vis-à-vis de ses filles. J'ai aimé retrouver le farouche Magua, homme cruel animé d'une implacable soif de vengeance et prêt à tout pour arriver à ses fins. Il n'est pas étonnant que son nom indien soit le « renard subtil ».
Bien qu'elle traîne en longueur, l'histoire ne manque pas de rebondissements : le siège du fort William Henry par le marquis de Montcalm, le perfide Français qui manie à merveille l'hypocrisie face à des Anglais quelque peu naïfs ; la poursuite en canoë et à pied ; les combats entre Delawares et Hurons.
Il y a des éléments qui m'ont frappé : Oeil-de-Faucon me semble avoir la langue un peu trop bien pendue pour un chasseur accoutumé à la vie dans les grandes solitudes sauvages.
L'intrigue amoureuse présentée dans le livre n'a pas la saveur de celle du film. Néanmoins sans ce livre, il n'y aurait point eu de film. Je rends grâce à James Fenimore Cooper pour cette histoire dont le pouvoir de fascination encore intact tient sûrement au fait qu'elle fait revivre un monde à jamais disparu, la mélancolie de peuples chassés de leurs terres et exterminés, peuples qui vivaient si bien en accord avec cette nature sauvage qui est aujourd'hui plus que jamais menacée.
Les détails crus ne nous sont pas épargnés et au fil du roman on pourrait presque tenir les comptes fidèles de la collection de chevelures (scalps) que les deux Mohicans accumulent au prix de leur ruse et de leur bravoure.
Cette histoire sauvage, cruelle et tout de même captivante se termine tragiquement et une scène de funérailles vient clore brutalement, comme souvent en littérature, cette épopée à la fois moderne et mythique.
Par ailleurs, ce roman présente quelques scènes cocasses avec un chasseur (Oeil-de-Faucon) tout empreint de bonhomie et un peu de gouaille, ainsi que des peintures de paysages grandioses comme on n'en trouve que dans les grandes étendues sauvages (« wilderness » est ici étrangement traduit par « désert ») de l'Amérique du nord.
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Gwen21
  16 juillet 2017
Il y a vingt-cinq ans, Michael Mann réalisait l'un des films les plus esthétiques que j'ai jamais vu, mettant magnifiquement en scène Daniel Day-Lewis et Madeleine Stowe, dans une émouvante succession d'aventures, de batailles et de sentiments contrariés. Et cela fait vingt-cinq ans que je me dis qu'un jour je m'attaquerai au roman qui lui a inspiré un tel morceau de cinéma. "Inspiré", c'est le terme exact car, en réalité, le réalisateur et son scénariste ont pris de très très grandes libertés avec l'oeuvre de Cooper, à tel point que je n'y ai pas du tout retrouvé ce qui m'avait tant charmée.
Certes, le contexte est là. Etat de New York, 1757. Autant dire que vous ne verrez aucun gratte-ciel mais des forêts hostiles à perte de vue, sillonnées de rivières aux rapides meurtriers, et peuplées de tribus indiennes corrompues par les deux grands antagonistes de la périodes : les Anglais et les Français. Ces sympathiques colons ont assujetti les naturels d'Amérique à coup d'eau de feu et de fusils, leur faisant oublier leurs traditions et provoquant des schismes entre peuplades et des poussées d'agressivité auxquelles il ne vaut mieux pas être confronté.
Je disais donc que Michael Mann avait réalisé une adaptation très éloignée de l'oeuvre originelle, changeant les relations entre les personnages et modifiant la chronologie de l'action, de telle sorte qu'il est inutile de vouloir retrouver vos petits dans une telle jungle.
Toutefois, j'aurais pu passer par dessus ma déception et sincèrement m'intéresser au roman classique que j'avais entre les mains si le style de Cooper et sa narration n'avaient eu raison de mon intérêt et de ma patience. "Le dernier des Mohicans" est certes un très bel hommage rendu aux peuplades indiennes colonisées - et pour une fois l'auteur blanc ne se montre pas fat et condescendant vis-à-vis des autochtones, un bon point pour Cooper - mais le rythme est juste indigeste, tant les descriptions sont foisonnantes et la relation des sentiments ou des opinions traînent en longueur. Pour le coup, le style classique est ici clairement suranné et même si le roman recèle un véritable concentré d'actions et d'aventures, je n'ai pas réussi à l'apprécier à sa juste valeur.
Dommage. Il est rare que je découvre le film avant le roman et dans ce cas précis, j'aurais dû m'abstenir de relier les deux oeuvres.

Challenge MULTI-DEFIS 2017
Challenge PAVES 2017
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LiliGalipette
  25 janvier 2011
Roman de James Fenimore Cooper.
En 1757, la guerre fait rage sur le Nouveau Monde entre les Français et les Anglais. le peuple indien, composé de nombreuses tribus, a choisi ses alliés : les Hurons combattent aux côtés des Français et du général Montcalm alors que les Mohicans ont choisi le camp anglais. Sur les rives de l'Hudson, le Fort William-Henry, dirigé par le commandant Munro, attend les renforts que doit envoyer le Fort Edward, sous la direction du général Webb. Mais les hommes de ce dernier n'arrivent pas et le Fort William-Henry est assiégé. Les filles du commandant Munro bravent les dangers de la forêt pour rejoindre leur père. Escortées par le major Duncan Heyward et le maître de chant David La Gamme, les demoiselles tombent dans une embuscade menée par les Hurons. le chef de cette troupe, Renard Subtil, cherche depuis à longtemps à se venger de Munro et désire s'emparer de Cora pour en faire son épouse. Mais c'est compter sans l'aide d'un chasseur blanc, Oeil de Faucon, rompu à la vie sauvage et au combat, et celle de deux Mohicans, Chingachgook et son fils Uncas, "le dernier des Mohicans." (p. 35) de bataille en reddition, d'enlèvement en traque humaine, les héros parcourent le Nord-Est américain, s'enfonçant toujours plus avant dans ses forêts, ses montagnes et ses dangers.
Tout concourt à faire de cette oeuvre un parfait moment d'apprentissage ludique : le texte présente, certes romancée, la bataille de Fort William-Henry qui opposa les Anglais aux Français pendant la guerre de Sept Ans. Ce roman d'aventure a de quoi séduire les amateurs du genre : le rythme est soutenu, les séquences romanesques ne durent jamais très longtemps et ouvrent toujours sur des rebondissements palpitants, les héros sont vaillants et intrépides, les ennemis sont perfides et brutaux, les combats sont âpres et précisément dépeints, etc. Pas étonnant que le roman de Cooper ait séduit tant de jeunes lecteurs !
La description des relations entre les Blancs et les Peaux-Rouges souffre néanmoins de l'ethnocentrisme de l'auteur qui a écrit ce roman en 1826. James Fenimore Cooper oscille entre une tendresse paternaliste envers un bon sauvage prometteur ("Uncas, lui-même, [...] prouvait, en laissant deviner son émotion, que même les Indiens savaient et sauraient un jour éprouver et manifester leurs sentiements sans fausse honte." p. 128) et un dégoût prononcé pour les indigènes non civilisés. Mais son récit donne la mesure des dégradations que l'homme blanc a apportées dans un mode de vie ancestral. Renard Subtil est soumis au démon de la bouteille et les Indiens en général souffrent du recul des frontières de leurs territoires. La mort de Uncas signe l'extinction d'un peuple déjà condamné.
Mais ce roman ne signe pas la victoire des Blancs sur les Indiens. D'une part, les Anglais sont défaits face aux Français dans la bataille de Fort William-Henry. Même si Montcalm lui offre des termes de reddition avantageux qui préservent son honneur, l'armée britannique est en déroute. D'autre part, Uncas n'est pas la seule victime du récit. Cora, si belle et courageuse, perd la vie sans aucun profit puisque sa soeur était déjà sauve. Sa mort est aussi cruelle qu'inutile.
La forêt est un élément majeur de l'histoire et pas simplement un décor. Elle motive l'action puisque c'est elle qui dissimule les ennemis, qui offre des refuges et qui ralentit les missions de sauvetage. Les reproductions de gravures de Michal Andriolli montrent une nature hostile et rugueuse, en totale opposition avec la grâce et la finesse des filles Munro. Les hommes, quant à eux, s'inscrivent dans le paysage à divers degrés : les Indiens s'y fondent, les Visages Pâles s'y perdent hormis Oeil de Faucon. L'auteur sait également pointer le devenir de la forêt : au même titre que les Indiens, elle est vouée à reculer voire à disparaître.
Aussi agréable que fût cette lecture, la surabondance de surnoms donnés aux Indiens m'a parfois interloquée. Pas facile de s'y retrouver quand un personnage change de nom 4 fois en un paragraphe ! Mais c'est un détail secondaire. La lecture est rapide et on ne s'ennuie pas.
Maintenant, quand je compare le texte et le film de Michael Mann avec Daniel Day-Lewis, je ne peux que déplorer une adaptation cinématographique désastreuse ! L'intérêt du film porte sur la romance entre Cora et Oeil de Faucon, romance que Cooper s'est bien gardée d'écrire ! En outre, Oeil de Faucon devient à l'écran le frère adoptif de Uncas et perd tout l'intérêt qui faisait son personnage. Enfin, ce pauvre Uncas est totalement occulté par la force et la prestance du Blanc ! Si ce n'est pas de la réécriture à la sauce blanche, je ne sais pas ce que c'est !
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austen
  11 février 2011
J'avais lu "le dernier des mohicans" pré-adolescente, et j'avais beaucoup aimé les personnages et l'histoire.
Pour cette seconde lecture, je dois avouer que j'en ressors un peu amusée et un peu moins enthousiaste.
De fait, l'écriture de Fenimore Cooper est un peu vieillote, et ça en devient même assez amusant lorsque, par exemple, le tueur de daim utilise l'imparfait du subjonctif lors de ses échanges avec Duncan, alors que c'est un homme des bois vivant dans la forêt avec ses amis indiens...
L'histoire: c'est le périple de deux jeunes filles, Alice et Cora, qui cherchent à rejoindre leur père commandant d'une place forte assiégée. Elles sont accompagnées de Duncan, un jeune officier envoyé par leur père. Leur guide dans cette région sauvage (la frontière entre les États Unis et le Canada) est un indien, le Renard Subtil qui s'avèrera être le méchant de l'histoire.
En route le petit groupe va vivre des mésaventures à répétition, mais sera aidé pour sa survie par trois personnages-clé du roman: le tueur de daim, un chasseur obsédé par la pureté de son sang (il est blanc mais vit avec des indiens), Chingacook un indien mohican, et son fils Uncas, jeune homme beau et sympathique, bien qu'indien....
En effet, jusqu'au bout de ce roman d'aventure, on ne comprend pas de façon très claire si l'auteur aime les indiens ou pas. Il parle très joliment de Chingacook et Uncas, mais décrit les indiens en général comme des sauvages que rien ne peut rattraper...
Évidemment ses paroles sur les indiens paraissent cruelles et ethnocentrées de nos jours, mais son admiration évidente pour les deux mohicans permet d'équilibrer le roman. Cependant, j'avoue que souvent j'étais agacée par quelque parole sur la sauvagerie et la fourberie des hurons.
Le rôle des femmes aussi est un peu agaçant; Alice, la plus jeune des deux soeur Munro, est particulièrement énervante: elle n'arrête pas de s'évanouir pour un oui et pour un non. Heureusement que Cora s'en tire un peu mieux, et va même jusqu'à susciter l'admiration des indiens.
Ceci mis à part, j'adore les romans d'aventure, alors j'ai quand même eu beaucoup de plaisir à suivre les péripéties du petit groupe. Et je dois avouer que les 100 dernières pages sont passionnantes, j'ai dû aller loin dans la nuit pour finir, sans pouvoir lâcher Chingacook, Duncan et les autres.
Au final, je lui ai seulement mis 3 étoiles pour toutes les fois où j'ai pesté contre son langage ampoulé ou contre les paroles sur les indiens. Mais ça a été un bon moment de lecture, et j'ai beaucoup aimé retrouver des personnages que je connaissais de mon enfance.
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Bookworm84
  26 juin 2013
J'ai connu l'histoire du Dernier des Mohicans via le film qui en a été tiré par Michael Mann. Un film que j'apprécie énormément et que je continue de revoir avec plaisir. C'est d'ailleurs après un énième visionnage que je me suis dit que découvrir la source de l'histoire, à savoir l'ouvrage de J. F. Cooper, pourrait être intéressant.
Après lecture, il s'avère en effet que le film a opéré plusieurs changements dans l'intrigue - les couples ne sont pas les mêmes, les comportements diffèrent quelque peu, et d'autres changements encore. Mais je dois avouer, après cette lecture, que je préfère l'adaptation de Michael Mann au livre.
Pourquoi ? Tout d'abord en raison de l'écriture. Je ne sais si c'est la traduction ou le style d'origine, toujours est-il que le récit est fait d'une façon qui m'a semblé distanciée, détachée. Impossible pour moi de me plonger complètement dans l'histoire comme dans le film, j'étais en permanence déconnectée lors de longs passages descriptifs détaillant une kyrielle de petites actions ou lors des phrasés datés, trop datés même.
L'autre raison, c'est que l'on perçoit la vision typique des Amérindiens par les personnes de l'époque (Cooper a vécu aux XVIIIe et XIXe siècle). A savoir : soit ce sont de sauvages sanguinaires et cruels, soit, s'ils aident les amis, ils sont considérés comme étrangers, naïfs, bref, encore une fois à part. Les Français - ennemis de l'époque - sont aussi traités comme des êtres fourbes, notamment lors de l'attaque (historique) par les Indiens des anglais quittant le fort pour le laisser aux Français. Cooper dénonce le marquis français, Montcalm, comme entier responsable pour avoir fermé les yeux dessus. Or, si j'en crois Wikipédia, les Français sont intervenus mais tardivement, et ils avaient empêché 2 fois auparavant pareilles attaques.
Enfin, le récit traîne en longueur entre traques dans la forêt, enlèvements en série des deux soeurs qui font office de pâles figurantes (Cora bénéficie d'un rôle plus consistant à l'écran), dialogues ampoulés d'Oeil de Faucon, termes anciens non explicités (le terme "désert", qui à l'époque désigne les espaces non habités par l'Homme), attaques des Indiens à grands renforts d'adjectifs les désignant comme sauvages, etc.
Bref, j'ai fini par lire en diagonale les dernières pages, et je préfère de loin l'adaptation de Michael Mann, même si elle ne respecte pas vraiment l'ouvrage d'origine. Je pense que ce dernier, s'il pouvait plaire à l'époque, souffre malheureusement aujourd'hui de ce langage daté et, surtout, de sa vision d'époque de l'Amérique du nord.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
TipeeTipee   11 novembre 2017
En un mot, Chingachgook et son fils se convertirent à l’avis du chasseur, renonçant à l’opinion qu’ils avaient d’abord soutenue, avec une candeur qui, s’ils eussent été les représentants de quelque grand peuple civilisé, aurait ruiné à jamais leur réputation politique, en prouvant qu’ils pouvaient se rendre à de bonnes raisons.
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TipeeTipee   04 novembre 2017
- Il n’est guère probable que personne s’amuse à se promener dans la solitude que la nécessité nous oblige à traverser.
- Des êtres de cette espèce ne s’inquiètent pas de la solitude, et un corps qui passe la journée dans l’eau ne se met guère en peine de la rosée qui tombe la nuit, dit Œil-de-Faucon en serrant le bras d’Heyward avec une force qui fit reconnaître au jeune militaire qu’une terreur superstitieuse dominait en ce moment sur l’esprit d’un homme ordinairement si intrépide. 
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Gwen21Gwen21   12 juillet 2017
- Il peut y avoir ici quelque méprise, dit-il : un mocassin est si semblable à un autre !
- Un mocassin semblable à un autre ! s'écria Œil-de-Faucon ; autant vaudrait dire que tous les pieds se ressemblent, et cependant tout le monde sait qu'il y en a de longs et de courts, de larges et d'étroits ; que ceux-ci ont le cou-de-pied plus haut, ceux-là plus bas ; que les uns marchent en dehors, les autres en dedans. Les mocassins ne se ressemblent pas plus que les livres, quoique ceux qui lisent le mieux dans ceux-ci ne soient pas les plus capables de bien distinguer ceux-là.
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Gwen21Gwen21   07 juillet 2017
En sortant de la caverne pour entrer dans le passage, ou pour mieux dire la crevasse qui la séparait de l’autre, ils sentirent leurs forces se renouveler dans une atmosphère rafraîchie et purifiée par les eaux limpides de la rivière. Une brise en ridait la surface, et semblait accélérer la chute de l’eau dans les gouffres où elle tombait avec un bruit semblable à celui du tonnerre. À l’exception de ce bruit et du souffle des vents, la scène était aussi tranquille que la nuit et la solitude pouvaient la rendre. La lune était levée, et ses rayons frappaient déjà sur la rivière et sur les bois, ce qui semblait redoubler l’obscurité de l’endroit où ils étaient arrivés au pied du rocher qui s’élevait derrière eux.
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RadiganRadigan   15 août 2014
Pendant des vacances d'été, j'avais sept ans, mon père qui trouvait que je sortais un peu trop pour un enfant de mon âge, à voulu à tout prix que je lise ce roman, pour me " mettre à la lecture " .... mais pour moi c'était une punition.
Déterminé à le lire en diagonale et à réinventer la plus grande partie de l'histoire pour lui faire croire que j'avais tout lu et me débarrasser de cette corvée, je me suis mis dans l'obligation de lire les premières pages.
J'ai été aspiré.
Le langage étaient pourtant assez complexe pour moi, mais je comblais les trous d'ignorance avec mon imagination, l'important c'est que l'histoire suivait son cours, et que je pouvais à tout moment choisir de rejoindre les personnages dans les paysages fantastiques que j'imaginais simplement en ouvrant le livre. Depuis, je n'ai pas arrêté de dévorer toutes sortes de roman avec un immense plaisir ...
Les souvenirs de cette lecture se mélange à ceux de mon enfance cet été là.
Un livre culte ... Pour moi !!!
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Vidéo de James Fenimore Cooper
Le Dernier des Mohicans, film, 1992 - Bande-annonce VO
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