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ISBN : 9786000012005
Éditeur : Didactibook (01/03/2005)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Lecteur, à toi ces vers, graveshistoriens
De ce que la plupart appelleraient des riens.
Spectateur indulgent qui vis ainsi qu’on rêve,
Qui laisses s’écouler le temps et trouves brève
Cette succession de printemps et d’hivers,
Lecteur mélancolique et doux, à toi ces vers !
Ce sont des souvenirs, des éclairs, des boutades,
Trouvés au coin de l’âtre ou dans mes promenades,
Que je te veux conter par le droit bien p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Mondaye
  17 septembre 2016
Mis à part quelques uns, les poèmes de ce recueil n'ont pas vraiment su me faire vibrer. Trop... pastoraux?
Non que je n'ai quoi que ce soit contre la nature, mais là j'avais parfois -souvent" - l'impression d'assister à un de ces tableaux montrant une jolie bergère toute proprette et des moutons plus blanc que blanc.
Après c'est un ressenti très personnel d'une personne qui âme beaucoup lyrisme et mélancolie. Et en comparaison par exemple à Lamartine les poèmes m'ont parus assez naïfs.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   17 janvier 2016
LE RÊVE DU POÈTE


Ce serait sur les bords de la Seine. Je vois
Notre chalet, voilé par un bouquet de bois.
Un hamac au jardin, un bateau sur le fleuve.
Pas d’autre compagnon qu’un chien de Terre-Neuve
Qu’elle aimerait et dont je serais bien jaloux.
Des faïences à fleurs pendraient après des clous ;
Puis beaucoup de chapeaux de paille et des ombrelles.
Sous leurs papiers chinois les murs seraient si frêles
Que même, en travaillant à travers la cloison
Je l’entendrais toujours errer par la maison
Et traîner dans l’étroit escalier sa pantoufle.
Les miroirs de ma chambre auraient senti son souffle
Et souvent réfléchi son visage, charmés.
Elle aurait effleuré tout de ses doigts aimés.
Et ces bruits, ces reflets, ces parfums, venant d’elle,
Ne me permettraient pas d’être une heure infidèle.
Enfin, quand, poursuivant un vers capricieux,
Je serais là, pensif et la main sur les yeux,
Elle viendrait, sachant pourtant que c’est un crime,
Pour lire mon poème et me souffler ma rime,
Derrière moi, sans bruit, sur la pointe des pieds.
Moi, qui ne veux pas voir mes secrets épiés,
Je me retournerais avec un air farouche ;
Mais son gentil baiser me fermerait la bouche.
— Et dans les bois voisins, inondés de rayons,
Précédés du gros chien, nous nous promènerions,
Moi, vêtu de coutil, elle, en toilette blanche,
Et j’envelopperais sa taille, et sous sa manche
Ma main caresserait la rondeur de son bras.
On ferait des bouquets, et, quand nous serions las
On rejoindrait, toujours suivis du chien qui jappe,
La table mise, avec des roses sur la nappe,
Près du bosquet criblé par le soleil couchant ;
Et, tout en s’envoyant des baisers en mangeant,
Tout en s’interrompant pour se dire : Je t’aime !
On assaisonnerait des fraises à la crème,
Et l’on bavarderait comme des étourdis
Jusqu’à ce que la nuit descende...

— Ô Paradis !

p.42-43
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coco4649coco4649   17 janvier 2016
II
Morceau à quatre mains


Le salon s’ouvre sur le parc
Où les grands arbres, d’un vert sombre,
Unissent leurs rameaux en arc
Sur les gazons qu’ils baignent d’ombre.

Si je me retourne soudain
Dans le fauteuil où j’ai pris place,
Je revois encor le jardin
Qui se reflète dans la glace ;

Et je goûte l’amusement
D’avoir, à gauche comme à droite,
Deux parcs, pareils absolument,
Dans la porte et la glace étroite.

Par un jeu charmant du hasard,
Les deux jeunes sœurs, très exquises,
Pour jouer un peu de Mozart,
Au piano se sont assises.

Comme les deux parcs du décor,
Elles sont tout à fait pareilles ;
Les quatre mêmes bijoux d’or
Scintillent à leurs quatre oreilles.

J’examine autant que je veux,
Grâce aux yeux baissés sur les touches,
La même fleur sur leurs cheveux,
La même fleur sur leurs deux bouches ;

Et parfois, pour mieux regarder,
Beaucoup plus que pour mieux entendre,
Je me lève et viens m’accouder
Au piano de palissandre.

p.32-33
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coco4649coco4649   17 janvier 2016
III
Rythme des vagues


J’étais assis devant la mer sur le galet.
Sous un ciel clair, les flots d’un azur violet,
Après s’être gonflés en accourant du large,
Comme un homme accablé d’un fardeau s’en décharge,
Se brisaient devant moi, rythmés et successifs
J’observais ces paquets de mer lourds et massifs
Qui marquaient d’un hourra leurs chutes régulières
Et puis se retiraient en râlant sur les pierres.
Et ce bruit m’enivrait ; et pour écouter mieux
Je me voilai la face et je fermai les yeux.
Alors, en entendant les lames sur la grève
Bouillonner et courir, et toujours, et sans trêve
S’écrouler en faisant ce fracas cadencé,
Moi, l’humble observateur du rythme, j’ai pensé
Qu’il doit être en effet une chose sacrée,
Puisque Celui qui sait, qui commande et qui crée,
N’a tiré du néant ces moyens musicaux,
Ces falaises au roc creusé par les échos,
Ces sonores cailloux, ces stridents coquillages,
Incessamment heurtés et roulés sur les plages
Par la vague, pendant tant de milliers d’hivers,
Que pour que l’Océan nous récitât des vers.

p.69-70
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   17 janvier 2016
II
L’amazone


Devant le frais cottage au gracieux perron,
Sous la porte que timbre un tortil de baron,
Debout entre les deux gros vases de faïence,
L’amazone, déjà pleine d’impatience,
Apparaît, svelte et blonde, et portant sous son bras
Sa lourde jupe, avec un charmant embarras.
Le fin drap noir étreint son corsage, et le moule ;
Le mignon chapeau d’homme, autour duquel s’enroule
Un voile blanc, lui jette une ombre sur les yeux.
La badine de jonc au pommeau précieux
Frémit entre les doigts de la jeune élégante,
Qui s’arrête un moment sur le seuil et se gante.
Agitant les lilas en fleur, un vent léger
Passe dans ses cheveux et les fait voltiger,
Blonde auréole autour de son front envolée :
Et, gros comme le poing, au milieu de l’allée
De sable roux semé de tout petits galets,
Le groom attend et tient les deux chevaux anglais.

Et moi, flâneur qui passe et jette par la grille
Un regard enchanté sur cette jeune fille,
Et m’en vais sans avoir même arrêté le sien,
J’imagine un bonheur calme et patricien,
Où cette noble enfant me serait fiancée ;
Et déjà je m’enivre à la seule pensée
Des clairs matins d’avril où je galoperais,
Sur un cheval très vif et par un vent très frais,
À ses côtés, lancé sous la frondaison verte.
Nous irions, par le bois, seuls, à la découverte ;
Et, voulant une image au contraste troublant
Du long vêtement noir et du long voile blanc,
Je la comparerais, dans ma course auprès d’elle,
À quelque fugitive et sauvage hirondelle.

p.36-37
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MondayeMondaye   16 septembre 2016
Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien des fois
À la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois.
Pendant les tristes jours de l'hiver monotone,
Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne,
Se balancent au vent sur un ciel gris de fer.
Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver !
Pourtant, lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes
Dans le gazon d'avril, où nous irons courir.
Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir ?
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François COPPÉE – Le Louis d’Or
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