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EAN : 9782490591176
432 pages
M+ éditions (13/02/2020)
4.24/5   60 notes
Résumé :
Été 2010, dans un bois proche de Besançon, une joggeuse disparaît. Elle ne sera jamais retrouvée et, étrangement, l’affaire sera vite classée.
2018, à proximité de Toulouse, une danseuse de cirque est retrouvée morte.
Pour le jeune capitaine Damien Sergent et ses coéquipiers, cette affaire a toutes les apparences d’un suicide… jusqu’à ce que certains éléments les conduisent à Besançon.
Sur place, certaines personnes ont tout intérêt à ce que le ... >Voir plus
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Comme vous ne le savez peut-être pas (auquel cas cela veut dire que vous ne lisez pas toutes mes chroniques), je suis toujours à la recherche d'auteurs de récits policiers de langue française (pour éviter les problèmes de traduction et être certain de lire ce que l'auteur a voulu écrire) et encore plus de personnages récurrents…

Aussi, quand j'apprends l'existence d'un auteur que je ne connaissais pas et que celui-ci a écrit plusieurs romans autour des mêmes enquêteurs, j'ai du mal à résister à l'envie de découvrir la plume du premier et le talent d'investigation des seconds.

Et le choix du jour se porte sur Guillaume Coquery publié chez « M+ éditions » et auteur d'une trilogie autour d'un groupe de policier dirigé par le capitaine Damien Sergent…

« Oskal » est donc le premier opus de cette trilogie (peut-être amenée à se développer encore)…

Ce roman a été publié en 2020.

Le Capitaine Damien Sergent et ses trois assesseurs (Frédo, le vieux de la vieille, Sandrine, la boxeuse et Yanis, le jeune geek) vont enquêter sur le suicide d'une jeune danseuse de cirque dans sa caravane. Seulement, ils se rendent vite compte qu'il ne s'agit pas d'un suicide et l'enquête va les mener vers une affaire sur la disparition d'une joggeuse 8 ans plus tôt… la femme de Frédo)…

Bon, je le dis tout de suite, ce roman me laisse dubitatif.

Autant, certains livres, je suis capable immédiatement ce qui m'a fortement déplu (d'ailleurs, dans ce cas-là, je vais rarement au bout de ma lecture).

La plupart du temps, je suis aussi apte à cerner les points positifs d'une plume, d'une intrigue.

Et, plus rarement, je ne sais quoi pointer sur un roman.

C'est un peu le cas de « Oskal ».

Point positif, l'originalité et la curiosité apportées par le titre (oui, c'est peu, mais c'est déjà ça).

Ensuite…

On se rend compte immédiatement que la narration du roman est celle utilisée ad nauseam par les auteurs de thrillers à succès (ou sans succès, d'ailleurs). Narration alternative, doublement alternative, ici.

D'abord, l'auteur nous fait voyager dans le temps pour aborder une affaire qui n'a a priori rien avoir avec l'intrigue du roman (la disparition de la joggeuse). Bon, comme je ne suis pas plus bête qu'un autre, je me doute que si l'auteur aborde ce sujet, c'est qu'il est en rapport avec le reste (sinon, quel intérêt).

Ensuite, la narration alterne entre le passé et le présent pour expliquer l'histoire de certains personnages et permettre de comprendre leurs actions, leurs réactions.

Enfin, la narration alterne entre le passé et le présent pour permettre au lecteur de comprendre l'intrigue.

Voilà qui fait beaucoup d'alternance de narration pour un lecteur (comme moi) que ce procédé agace (car trop utilisé et souvent sans que cela apporte un plus au roman).

Oui, je le dis clairement, je préfère les narrations linéaires. Au moins, dans un tel cas, l'auteur doit se creuser le citron pour rythmer son histoire et la rendre exaltante.

Que dire des personnages ? Classiques ou presque. le capitaine, forcément doué, car jeune. le vieux briscard. La fliquette (car il faut toujours une fliquette dans un groupe de policiers dans un roman). le jeune geek (car un geek est forcément jeune même s'il existe des geeks depuis 50 ans).

Les policiers s'entraident, se font du souci les uns pour les autres, mangent ensemble, boivent, plaisantent… bref, font tout ce que font des policiers dans un roman policier.

La plume est au diapason du reste. Commune. Pas indigente ou indigeste, mais loin d'être originale ou virevoltante.

Quant à l'intrigue…

Arff. Elle se veut complexe, mais les rebondissements ne tiennent bien souvent qu'à une facilité de l'auteur et de ses personnages comme la révélation finale sur l'identité du tueur qui aurait pu être évitée par une simple analyse ADN du principal suspect…

Et puis la fin, toute fin, qui permet de comprendre tout le reste…

Non pas qu'elle explique l'intrigue, non, mais elle explique probablement où l'auteur a été cherché son inspiration pour tout le reste. du moins par qui, par quoi, il a été influencé.

Oui, ce final, qui n'en est pas un puisqu'il sert d'introduction au prochain opus, me laisse forcément penser que Guillaume Coquery s'est inspiré des auteurs de romans policiers à succès, Olivier Norek et, surtout, Bernard Minier en tête.

Norek, pour le groupe de policiers, la vie dans ce groupe, etc. Minier pour cette volonté de vouloir proposer un tueur en série psychopathe, intelligent et qui se joue de la police en général et du héros en particulier.

Et à l'aulne de ce final, on se rend compte, qu'en fait, tout le roman est construit comme un mixe d'un roman de Norek et d'un autre de Minier

Le manque d'originalité se comprend donc à ce moment-là.

La seule inconnue est de savoir, alors, si ce parti pris est conscient, inconscient, volontaire ou encouragé.

L'auteur a-t-il juste été influencé par des lectures qui l'ont marquée ? Ou bien a-t-il juste cherché à reproduire des recettes qui ont fait le succès de certains romanciers ?

Dans le second cas, son but était-il de plaire à un éditeur, puis aux lecteurs ou bien dans l'espoir d'avoir du succès...

Bref.

Je semble être un peu dur avec ce roman, mais si je l'ai terminé (et je l'ai terminé puisque j'évoque la fin) c'est donc que la lecture n'a pas été indigeste, ce qui est déjà mieux que pas mal de romans policiers actuels que j'ai lus (j'ai d'ailleurs abandonné les romans de Bernard Minier pour cela et été déçu par les derniers Norek).

Mais, si j'ai abandonné Minier, vous pensez bien qu'il y a de fortes chances que j'en fasse autant avec Coquery… à moins que je lui redonne une chance dans quelque temps, allez savoir…

Au final, un roman qui pêche principalement par le fait qu'il est un peu trop influencé par les thrillers à succès actuels…
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Qu'est-ce qu'il a de spécial ce livre ? D'abord, son intrigue. En plus d'être rudement bien ficelée, elle nous fait voyager. Les deux réunis, c'est pas mal 😉
Nous accompagnons une équipe d'enquêteurs du sud ouest au nord est, en ayant quelques petits passages par la Russie (non non, ils n'y vont pas eux-même, mais les personnages nous y envoient, nous.)

Du coup, à travers ses traversées, nous sommes toujours un peu bousculés. Parce qu'il y a la géographie, mais il y a aussi le temps. L'histoire va se dérouler sur plusieurs générations, et dans plusieurs milieux.
Pour être plus clair, nous arrivons dès le premier chapitre en 2018, à St Gaudens (près de Toulouse) alors qu'on termine juste le prologue qui lui, se déroule en 2010 à Besançon (près de Besançon 😉 ). Nous sommes dans ce perpétuel mouvement entre ces deux périodes avec même, au milieu et pour notre plus grand plaisir, des passages en 2014 ou encore en 1957. Niveau géographie, nous avons aussi du Besançon en 2018, parce que sinon ce ne serait pas drôle…
Bref, vous me lisez et vous vous dites certainement en même temps « ouais, c'est le bordel quoi ! » Et ben oui, m'sieur dame, c'est vrai. Mais voilà, l'auteur est doué, très doué. Parce qu'avec ses précisions dans le temps, ses bonds de droite à gauches, d'avant en arrière… Pas une seule fois il ne m'a semée, et ça, c'est plutôt pas mal, non ? On s'aperçoit donc très vite qu'une disparition en 2010 est plus ou moins liée à l'affaire actuelle, mais les trames qui nous amènent sur le « comment » représentent un énorme sac de noeuds dans lequel l'auteur nous jette avant d'en défaire petit à petit les rouages. On se laisse alors piéger, trimballer, secouer au milieu de tout ce cirque avec un réel enthousiasme. Sans quitter des yeux notre équipe solidaire, on entrevoit par petit bout les failles qui ont été commises dans le premier événement.

Ensuite, on a les personnages. Ces derniers sont travaillés, torturés parfois, Guillaume ne les épargne pas, et ça rend une sorte de véracité à l'intrigue. Ils ont tous leur passif, leur histoire et leur culture qui les met en avant à un moment ou à un autre pendant le récit. Même si le Capitaine Sergent est le « chef » d'enquête, il ne prend pas le dessus sur son équipe. TOUS ont un rôle défini, TOUS ont un charisme particulier qui leur est propre et TOUS emmènent une pierre à l'édifice de l'enquête en cours. Au même titre que nous avons beaucoup de basculements sur la timeline, nous avons beaucoup de protagonistes. Quelques personnages secondaires vont venir étoffer la petite foule afin d'immerger un peu plus l'histoire dans son contexte temporel et social. Je parle de social parce que nous avons notre équipe de flics, mais aussi la mafia russe, en passant par un cirque itinérant. Je vous laisse donc deviner que tout ce petit monde ne vit pas de la même façon son quotidien. On les verra traduit parfois par la différence de champs lexicaux utilisés, parfois par de petites touches d'humour discrètes et bien placées dans cette affaire peu réjouissante.

Autre chose ? La plume. L'auteur marque ici des scènes violentes, des crimes relativement atroces (enlèvement, viol, drogues…) sans jamais tomber dans le cliché du gore. Toujours à la limite du glauque, ses descriptions sont accessibles et très bien formulées : on comprend tout à fait ce qu'il se passe et comment ça se passe, et si je me suis trouvée une ou deux fois à détourner les yeux des lignes, c'est non pas à cause de ce que je lisais, mais à cause de ce que mon imagination me laissait voir. du coup, je me permettrais donc de dire que les descriptions sont excellentes (parce que je vous laisse deviner que je n'ai jamais pris de drogue assez violentes pour vous déclencher des nécroses…), si je m'y voyais, c'est qu'il y avait le bon mot, au bon endroit, que mon cerveau a accroché les détails que l'auteur implante dans ses phrases. Quand la lecture devient cinématographique et que votre oeil met les mots en image, c'est qu'on n'est pas loin du génie. Tout ça est exacerbé par la simplicité et l'accessibilité du vocabulaire, les mots sont tranchants, précis et positionnés intelligemment, ce qui rend le récit vivant et percutant. Il y a des dialogues incisifs, bercés entre les remarques utiles d'enquêteurs compétents et l'humour qu'ont ces derniers (oui, je sais que quand on parle des forces de l'ordre, ce n'est pas l'humour qui nous vient en premier, et pourtant…). L'équipe devient donc humaine et réfléchie. D'ailleurs, les surnoms donnés aux personnages montrent bien ce dernier point (leur humanité). On ne parle pas de l'OPJ ou du sergent, ou du commandant, mais de la brune, de Leds ou encore de Dam… On ne lit plus les tribulations de l'équipe, mais on accompagne celle-ci.

Enfin, on notera l'effort de recherche qu'a fait l'auteur sur les différents sujets qu'il aborde. On sent qu'il y a de la recherche et une volonté pointilleuse de travailler sa crédibilité, et ce ne fut pas pour me déplaire. Bien évidemment, je n'ai pas été tout vérifier dans les détails… (et puis ce n'est pas non plus le rôle de la lecture) mais l'ensemble en tout cas se tient, et se tient bien.

Un dernier point mais pas des moindres, même si c'est écrit, précisé… j'avais oublié qu'il s'agissait là d'un premier opus. Arrivée à la fin, Guillaume me le fait bien sentir. S'il y a un point noir à relever au milieu de tous ces bons ingrédients, c'est celui-ci : un cliffhanger tel est une torture ! Alors toi, l'auteur, celui qui m'a tenue éveillée toute une nuit parce que je voulais finir ton livre et voir jusqu'où tu allais nous trimballer, sache que j'attends la suite avec impatience, et que si j'ai de la chance, RDV le 5 août ! 🙂

Bref, vous l'aurez compris, j'ai passé un très bon moment de lecture et vous conseille vivement ce petit bijou aux rebondissements intéressants et à la plume agréable qui frôle le coup de coeur, bonne lecture à tous ! 🙂
Lien : https://jetdemot.wordpress.c..
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Oskal
Guillaume Coquery
432 pages
Sorti le 13/02/2020

Je ne remercierais jamais assez Marc Duteil de M+ Édition de m'avoir permis de lire ce roman et de donner mon avis sur cet excellent polar, je dirais même un méga polar.

En 2010, une joggeuse disparaît, l'affaire est vite classée. Huit ans plus tard, une danseuse de cirque est retrouvée morte dans sa caravane. Coïncidence...
Le capitaine Damien Sergent avait assisté au spectacle, la veille avec son fils. Il avait même apprécié la platisque de cette jeune femme. Tout fait penser à un suicide.
Damien et ses coéquipiers sont chargés de cette affaire.

Suicide ou meurtre ?
Les deux affaires, sont-elles liés ?
Que vont-ils découvrir ?
Jusqu'où cela va-t-il les mener ?

La première fois que j'ai lu ce roman, je me suis dit que pour un 1er polar, il est très réussi. Il y a vraiment tout ce qu'il faut pour ravir les lecteurs.

Quelques mois plus tard, je relis "OSKAL" et je repasse 3 fabuleuses soirées de lecture intenses en émotion.

Tout, je dis bien tout me plaît dans ce roman, l'histoire, l'atmosphère, les personnages et aussi l'écriture de l'auteur qui est fluide, incisif avec des pointes d'humour.

Dans certains romans, on est plus ou moins près des personnages, eh bien là, on est carrément dans leurs têtes, on pense comme eux, on réagit exactement comme eux. On est tout simplement le personnage et ça, c'est jouissif. Surtout que j'ai adoré la personnalité de Damien et aussi celle de ses coéquipiers.

Une histoire très très bien ficelée, qui commence tout doucement puis les pièces du puzzle se mettent en place au fil des pages. On n'a qu'une envie c'est de tourner les pages encore et encore pour découvrir le dénouement final.

Le suspense vous prend à la gorge, on cogite, on fait des déductions, on enquête...... La tension monte, on sent que l'on se rapproche, qu'on va bientôt toucher du doigt l'indice qui va nous mener à la résolution de cette enquête. Mais avant nous allons être traversé par des émotions diverses et variées. Surtout une qui m'a révolté, énervé au plus au point, mais qui ne m'a pas surprise. C'est la colère de voir certaines personnes qui ont du pouvoir et de l'utiliser à mauvais escient. D'avoir réagit avec autant d'émotions, c'est très bon signe pour l'auteur, c'est qu'il m'a emporté littéralement par ses écrits qui sont d'un réalisme impressionnant. On a l'impression d'assister à une véritable enquête policière.

À découvrir absolument, vous ne serez pas déçu.

4ème de couverture +bio

Été 2010, dans un bois proche de Besançon, une joggeuse disparaît. Elle ne sera jamais retrouvée et, étrangement, l'affaire sera vite classée.

2018, à proximité de Toulouse, une danseuse de cirque est retrouvée morte.

Pour le jeune capitaine Damien Sergent et ses coéquipiers, cette affaire a toutes les apparences d'un suicide... jusqu'à ce que certains éléments les conduisent à Besançon.

Sur place, certaines personnes ont tout intérêt à ce que le passé ne soit pas déterré...

Entre manipulation, influence et souvenirs douloureux, l'équipe de Damien Sergent

évolue désormais en terrain hostile.

Biographie de l'auteur
Guillaume Coquery a grandi au pied des Pyrénées. Primé dans plusieurs concours de nouvelles, avec OSKAL il signe le premier opus d'une trilogie.

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🤗 A la découverte de 😊
Oskal de Guillaume Coquery
M+ Éditions

Merci beaucoup à M+ Éditions pour sa confiance renouvelée. La maison d'édition propose un vaste choix de romans, n'hésitez pas y faire un tour pour découvrir leur catalogue:

M+ éditions

À 2010 à Besançon l'ADN d'un membre de la famille du préfet est retrouvé sur les lieux d'une disparition. Celui-ci exige que le fichier soit effacé quelque soit le moyen utilisé.
2018, à proximité de Toulouse le Capitaine Damien Sergent est appelé sur les lieux d'une mort suspecte. Il s'agit d'Irina, une jeune artiste du cirque auquel Damien avait justement emmené son fils dans la journée.
Rapidement la piste du suicide est écartée et Damien et son équipe vont se mettre sur cette enquête. L'affaire de 2018 a de nombreuses connexions avec des événements survenus à Besançon 10 ans plus tôt, mais vont-ils réussir à déterrer des dossiers que certains ont cherché à faire disparaître à tout prix!

Il faut bien s'accrocher dès le début car on passe d'une époque à une autre sans arrêt. On se doute bien que le lien sera fait à un moment donné mais c'est un peu déstabilisant.
L'auteur prend le temps de présenter chacun de ses personnages. On remonte le temps pour faire connaissance avec toute l'équipe à Damien. le début du roman est un peu « mou » du coup mais ce livre étant le premier d'une trilogie, on comprend que ces passages ont un intérêt.
D'ailleurs on s'attache vite à ces personnages et on suit avec intérêt leur enquête. D'autant plus que cela va prendre un tour plus personnel pour l'un d'entre eux.

Mais ensuite, la tension se met doucement en place. L'auteur sait parfaitement insinuer l'horreur et l'ignominie sans forcément recourir à des descriptions sanguinolentes.
Le lien Besançon 2010- St Gaudens 2018 arrive rapidement et on a hâte de connaître tous les secrets que nous réserve encore le livre.
L'intrigue est bien menée et nous tient en haleine. Les fils de l'histoire se démêlent petit à petit, et des rebondissements complexifient le dénouement.
Je suis toujours impressionnée quand un premier roman arrive à me scotcher comme ça! On est tellement dans l'histoire qu'on en oublie les petites maladresses. Oskal m'a fait cet effet. Une fois les personnages en place et l'histoire lancée, je voulais absolument connaître l'issue de cette histoire qui nous ballade du sud-ouest à Besançon en faisant un petit détour par la Russie.

L'auteur nous livre une intrigue riche qu'il a su rende captivante et étonnante jusqu'à la toute fin. D'ailleurs le final annonce déjà la suite à venir, ça va être dur d'attendre la suite des aventures de Damien et de son équipe.
On peut noter aussi un beau travail de recherche sur la Russie, sur les drogues... Ces détails issus du réel nous permettent de mieux nous projeter dans cette histoire.

J'avais découvert la plume de Guillaume Coquery dans l'ouvrage collectif Sang pour sang thriller et j'avais adoré sa nouvelle. Son livre Oskal confirme ce coup de coeur pour la plume et l'imagination de l'auteur.
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Une première lecture réussie pour moi dans l'univers de Guillaume Coquery : une enquête complexe entre passé et présent, une équipe de policiers attachante, des personnages borderline, des rebondissements, une enquête qui tient en haleine et un final saisissant. Un très bon moment de lecture pour une enquête très prenante.
Tout commence par un coup de fil mystérieux où l'on voit un préfet décider d'enterrer une enquête. Des années plus tard le capitaine Damien Sergent est appelé suite à la découverte d'un cadavre : une jeune artiste de cirque s'est suicidée. Mais quelque chose cloche et l'enquête va mener Damien Sergent et son équipe dans le passé d'Irina, la soi-disant suicidée, et sur les traces d'une enquête beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord.
Si l'intrigue, les retours dans le passé et les nombreux personnages complexifient l'enquête, on s'y retrouve facilement. Bien au contraire cela rajoute du suspense et casse les idées préconçues que l'on pourrait avoir sur le meurtrier. Palpitant !
Les personnages sont l'un des points forts de l'intrigue : on s'attache très vite à Sergent, papa célibataire qui fait de son mieux pour élever son jeune fils, et à son équipe composé de Fredo, un flic aguerri, du jeune Yannis, spécialisé en informatique et de Sandrine, une femme au fort tempérament. Fin psychologue, Damien Sergent a su s'entourer d'une équipe certes réduite mais qui se complète parfaitement. Les autres personnages ne sont pas en reste : la mystérieuse Irina et sa soeur non moins troublante, des flics et des hauts-placés pas toujours très clean et des individus peu recommandables. L'enquête se tournera même vers une communauté russe qui a fui soit le stalinisme soit la déstalinisation. Plutôt ironique lorsqu'on y pense. L'enquête va très loin dans les ramifications de la grande et la petite histoire. C'est ici le second point fort de l'intrigue : des liens qu'on n'imaginerait même pas entre certains personnages, des retours dans le passé d'Irina mais aussi celui d'autres personnages et des rebondissements totalement inattendus mais qui restent crédibles. La tension va crescendo, tout prend son sens et tout est en fait lié. le suspense devient insoutenable à la fin du récit si bien que j'avais beaucoup de mal à lâcher le livre !
On peut retrouver Damien Sergent dans deux autres tomes. J'ai hâte de les lire d'autant que le premier tome, Oskal, ne clôt pas totalement cette première enquête.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
L’homme ne dit rien. Jarier n’osait intervenir... Au bout d’un long moment, le haut fonctionnaire reprit la parole. Toute animosité avait disparu. Il se recentra sur l’essentiel, le seul sujet digne d’intérêt... lui !
– Écoutez-moi bien, Jarier, je n’ai plus que mon fils, et je suis sûr… non, je suis certain qu’il n’est pour rien dans cette affaire. Vous allez vous débrouiller comme vous voulez, mais vous me faites supprimer de votre foutu fichier. Je n’y suis pas et je n’y ai jamais été... Me suis-je bien fait comprendre ?
– Mais, je ne sais pas si l’on peut le fai…
– Taisez-vous ! Je vous ai dit de trouver une solution. Vous dégotez un hacker, surtout choisissez en un bon, et tout est possible. Au besoin, faites vous aider par Karpof ! Ce n’est que de l’informatique, on peut tout faire. Les seuls freins sont le temps et l’argent, il se trouve que j’ai les deux. Vous m’avez compris ? Je ne suis pas… dans… ce… fi... chier !
Martela-t-il, en détachant chaque syllabe, assénée comme autant de coups de masse dans le cortex de son subordonné. Avant que le flic n’ait eu le loisir d’ajouter quoi que ce soit, le préfet avait raccroché.
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Le haut fonctionnaire n’était pas né de la dernière pluie, si le flic lui téléphonait, ce n’était pas pour rien. S’il entamait la conversation, en lui disant que lui, préfet de la République, avait un problème commun avec cet idiot, c’est qu’il y avait bien quelque chose. Il serait désagréable un peu plus tard, voilà tout.
– La joggeuse qui a disparu il y a deux semaines, Séverine Bonaud…
Le commandant Jarier marqua une pause, pensant être interrompu, il n’attendit pas trop longtemps. Il ne fallait pas lui laisser trop d’ouvertures.
– Comme vous le savez sans doute, on a trouvé une trace de sang sur un arbre, à l’endroit où elle est montée dans le 4x4.
– Non, je l’ignorais. C’est le parquet qui suit ce genre d’affaires, je ne m’intéresse pas à ces histoires.
– Vous devriez, monsieur le préfet, L’ADN a été décodé, j’ai reçu cet après-midi les résultats, il s’agit d’un homme. Il est inconnu du FNAEG.
– Et alors, en quoi cela me concerne ?
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– Où est le problème, bon sang ?
– Vous vous souvenez, lorsque les colis piégés étaient arrivés à la préfecture ? On avait prélevé l’ADN de tout le personnel préfectoral, pour pouvoir isoler l’empreinte génétique du terroriste ? C’est dans ce fichier que l’on a trouvé une correspondance.
– Vous voulez dire que l’auteur de l’enlèvement de cette bonne femme est parent avec un de mes employés ?
– C’est tout à fait ça, monsieur le préfet.
– Qui donc ?
– Euh, c’est un peu embarrassant, comme ça…
– Dépêchez-vous de balancer le morceau, triple idiot.
– Vous ! Monsieur le préfet.
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Le commandant Jarier inspira. Il devait se calmer, retrouver le contrôle et composer son numéro. Il allait encore se prendre une réflexion cinglante, c’était certain.
– Allo ! Monsieur le préfet, c’est Jarier.
L’homme ne répondit pas de suite, il l’entendit soupirer, et ce n’était pas de l’admiration.
– Oui qu’y a-t-il ? Je vous ai dit de ne pas m’appeler, vous êtes con ou quoi ?
Le commandant se mit à bredouiller, c’était la première fois que le préfet Bergeron le traitait de con ! Imbécile, idiot, abruti, ça, il y avait eu droit, mais con, c’était inédit !
Le policier esquissa un sourire. Ce qu’il avait à lui dire était de nature à ébranler cet homme charismatique. Il allait se le prendre dans la gueule… Il savoura l’instant.
– Nous avons un problème.
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Le policier esquissa un sourire. Ce qu’il avait à lui dire était de nature à ébranler cet homme charismatique. Il allait se le prendre dans la gueule… Il savoura l’instant.
– Nous avons un problème.
Il s’en voulut immédiatement. Ce n’était pas la phrase qu’il avait préparée ! Il se mordit la lèvre. Il aurait dû lui dire : « VOUS avez un problème », mais, envahi par son mauvais stress, ce n’était pas ce qui était sorti ! Il apprécia tout de même l’effet. La réponse cinglante, habituelle, ne vint pas. Il avait marqué un tout petit point. Ce serait sa victoire temporaire, minuscule certes, mais face à lui, il savait se contenter de peu.
– Je vous écoute Commandant.
Ah ! Il lui donnait du commandant, maintenant !
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