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EAN : 9782377590100
Éditeur : In Octavo (15/11/2019)

Note moyenne : 4.47/5 (sur 16 notes)
Résumé :
An trois de la République. Lyon, ville insoumise, endure la plus sanglante des répressions. Fuyant la soldatesque, une nonne accepte l invitation d une étrange vieille, croisée au détour d un chemin.Marceline restera à Malfront, contrainte et forcée par les effets d onguents qui vont l éloigner du Seigneur. Elle accouchera, malgré elle, d'une descendance bercée de maléfices qui ne s'éteindront jamais. Juin 2007. À Martebrun, paisible bourgade des Monts du Lyonnais, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
  24 novembre 2018
À table !
Je vous invite.
Enfin, non, c'est Gérard Coquet qui régale.
Un bouchon lyonnais, ça vous dit ?
Nappe à petits carreaux rouges et blancs,
Venez déguster.
Un tablier de sapeur ?
Mais du bon, de l'étoilé au Michelin.
Vous allez réveiller vos papilles à l'argot lyonnais.
Mais quel plaisir, quel bonheur, quelle belle langue que la nôtre.
L'esprit des gones se délecte dans chaque mot.
C'est...jouissif.
Malfront, les fantômes de la combe.
En voilà un titre mystérieux.
À vous donner des frissons.
Gérard Coquet m'a cloué à un chêne. Pendant 352 pages....
Je ne vais pas prendre racine, comme cet arbre, source de bien des sortilèges qu'il essaime tout au long de ses 213 ans d'existence, pour vous parler de cette lecture.
Tout commence en pleine révolution.
Une jeune fille trouve refuge à la ferme de Malfront, au coeur des monts du lyonnais, dans le village de Martebrun.
Là,  vit... une sorcière,  Ernestine. du moins c'est comme ça que la considèrent les villageois.
Il faut quand même que je vous dise que Mr Coquet est un fieffé coquin.
Son narrateur ?
Un gland.
Un gland blottit entre les seins d'une nonne.
Une nonne qui n'est autre que la jeune fille en fuite, Marceline.
Le gland (d'accord j'ai dit que l'auteur était coquin, mais quand même...) deviendra donc un chêne bicentenaire.
Malfront, c'est l'histoire d'un pacte avec le diable.
C'est l'histoire d'une famille, les Grandet. (Tiens, de générations en générations, les premiers mâles s'appelleront Georges, ça m'a rappelé les personnages de Cent ans de solitude qui eux aussi dans le roman de G. Garcia Marquez portent le même prénom ).
Bref, Gérard Coquet, nous faire revivre deux cents ans d'histoire au travers de ces personnages. La révolution,  Napoléon,  les deux guerres mondiales...
Autour de la famille Grandet la mort rôde.
Jusqu'à l'apothéose.
2007.
Cinq morts. Cinq crimes. Avec un point commun, le village de Martebrun.
Hugo, natif du village et ami du commissaire Pauvert, est chargé de l'accompagner dans son enquête.
Le démon sommeille à Malfront.
Gare au réveil.
Bon, voilà,  je vous ai révélé les grandes lignes.
Un vrai plaisir, un vrai bonheur de lecture,  à consommer sans modération.




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Tatooa
  30 mars 2020
Tout d'abord, grand merci à Babelio et aux éditions In Octavo pour l'envoi de ce livre Masse Critique.
Ce n'est pas un "nouveau" livre, même si c'est une nouvelle édition.
Je ne connaissais pas du tout l'auteur, et, à dire vrai, c'est la toute première phrase du pitch qui m'a alléchée...
C'était d'ailleurs il me semble le seul bouquin que j'avais coché, étant arrivée fort tard dans la journée, sur cette opération.
Et bien je ne suis pas déçue. Bien que j'ai eu des sueurs froides pendant les premières pages (jusqu'à la 17. C'est pas beaucoup, mais ça suffit, lol), car si je connais bien le patois "d'Oc", je ne connais absolument pas le lyonnais, et sans le lexique, je ne m'en serais pas sortie...
C'est une entrée en matière déroutante, en fait.
Si le prologue accroche, les pages suivantes laissent perplexe le lecteur "non lyonnais" !
Heureusement, le vocabulaire revient et, l'ayant appris, on n'est plus trop dépaysé quand il est utilisé, et en plus la prose devient plus accessible dans les pages suivantes, mais tout aussi travaillée.
Le fait est que c'est bien écrit. Extrêmement riche comme langue, quoi qu'ultra familière, c'est un curieux mélange, un peu comme un plat sucré-salé.
La construction du texte nous fait voyager, à la fois dans le temps, et dans l'imaginaire. le fantastique est bien présent. La surprise au rendez-vous, il y a plusieurs trucs que j'ai pas vu venir malgré les indices semés volontairement par l'auteur.
Les personnages sont hauts en couleurs. J'ai beaucoup apprécié Hugo et Line, qui sont les deux personnages principaux...
Il y a plein de punchlines, extrêmement machos (j'ai même pas osé les citer, à dire vrai : "une soupe sans oignons, c'est comme une femme sans nichons", par exemple...), mais curieusement, c'est tellement bien inscrit dans le récit et l'atmosphère du roman que ce n'est pas choquant à la lecture.
Je le redis, c'est formidablement bien écrit.
Je ne peux pas trop en dire, sous peine de spoiler et ce serait dommage, car rien que dans les premières pages, on a une surprise de taille...
J'ai, juste, une petite réserve sur la fin, que j'ai trouvé un peu décevante.
Bref, une excellente découverte en ce qui me concerne, je vais aller voir si l'auteur a écrit d'autres livres... :)
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eireannyvon
  24 juin 2015
Au fil des ans et des morts !
Auteur qui m'était jusqu'à ce jour inconnu et pourtant il n'est pas à son coup d'essai.
Je le découvre en tant que membre du jury de l'Association des Ecrivains Bretons, mais pour un autre roman qui est la suite de celui-ci.
Durant le prologue et le premier chapitre, nous faisons connaissance du narrateur de ce roman, un chêne plus que centenaire. En effet son histoire commence en Thermidor 1794. Modeste gland, il est recueilli par Marceline, une nonette, qui est chargée de remettre une lettre importante dans un monde à feu et à sang. Mais la route est longue et dangereuse ; alors elle accepte l'hospitalité d'une vieille et étrange femme, Ernestine, qui la détourne du droit chemin. Violée par un soudard qui en périra grâce à cette sorcière, elle donnera naissance à une lignée de descendants mâles qui seront tous prénommés Georges, Georges-Marcel, Georges-Irénée, ou Georges-Louis entre autres.
Le chêne grandit et les siècles passent lentement mais sûrement… de malédictions en morts violentes, l'histoire du village s'écrit.
Nous sommes en juin 2007, Chêne Fourchu est toujours là, bien vert et mémoire vivante du village de Martebrun ; les temps ont changé et la quiétude du village va voler en éclats.
Même dans les époques les plus reculées et les plus violentes, le chiffre des décès de morts subites et particulièrement cruelles n'atteint pas ce nombre en si peu de temps.
Alors évidement la police prend l'affaire très au sérieux car quelques notables (pas tous respectables) sont au nombre des cadavres découverts dans des positions pour le moins peu glorieuses.
Le village et ses habitants sont passés au crible. Hugo Boscowich, qui a passé son enfance à la combe de Malfront, aide la police car il connait les us et coutumes de chacun, ainsi que certains cadavres cachés dans les placards.
Beaucoup de personnages tout au long de ce livre qui nous fait en plus découvrir l'histoire avec un grand H de cette région autour de Lyon. Ce microcosme est un vase-clos où tous les habitants s'espionnent et se jalousent ; alors les coupables potentiels sont nombreux.
La période contemporaine aussi est riche en hommes et femmes torturés, tourmentés par des fantômes personnels et qui semblent encore victimes d'ancestrales malédictions.
Avec l'aide d'Hugo, la police officielle représentée par Line est sur les dents. Ils sont sur place, ainsi que d'autres fonctionnaires. Les habitants du village ont tous un rôle dans la bonne marche de la vie communale. Ainsi Augustin, ivrogne notoire et homme à tout faire, qui a découvert tous les corps des défunts dans différents endroits de ce charmant village ! Et comme c'est lui qui les enterre et il est un des suspects… parmi tant d'autres.
Mathilde, veuve et ancien amour de jeunesse d'Hugo, et son entourage, Casimir, un serbe énigmatique et Célia, ancienne prostituée ramenée de Lyon un soir d'orgie par son mari.
Un livre de plus de 350 pages où l'on ne s'ennuie jamais. Il est aussi très intéressant de découvrir un vocabulaire régional très imagé. Et un humour bon enfant qui détend dans cet océan de noirceur.
Un second roman « Malfront. Les mémoires de Mathilde » reprend certains des personnages de cet ouvrage (enfin ceux qui ont survécu).
Une découverte.
Lien : http://eireann561.canalblog...
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delphlabibliovore
  17 août 2015
Les fantômes de la combe " n'est vraiment pas un roman comme les autres; des personnages noirs, des lieux étranges et l'espace temporel de ce dernier est extraordinaire.
L'auteur, Gérard Coquet, situe l'histoire en Thermidor 1794. Soeur Marceline n'a pas eu le choix, elle doit rentrer dans l'antre du Malin car Ernestine la force. Assez étrange comme personne, elle dégage d'étranges pouvoirs et n'a qu'une seule idée en tête, convaincre Marceline d'enfanter pour ainsi donner une descendance à la Combe de Malfront. Cette nonne se plie donc aux exigences d' Enerstine.
Après avoir donné naissance à un garçon nommé Georges, Marceline remarque quelque chose d'anormal dans le comportement de son enfant. Il aime faire mal, et faire souffrir.
C'est le début d'une descendance où maléfices et malédictions s'installent dans ce bourg.
Mais ce qui est le plus surprenant dans ce récit c'est ce vieux chêne Fourbu. Il parle. Je trouve l'idée assez originale de donner la parole à cet arbre.

" Au fait, excuse mon langage de travers mais je parle différemment le tien. Je vais toutefois m'efforcer d'utiliser tes mots pour me faire comprendre de la même manière. Comble d'impolitesse, je ne me suis pas encore présenté! Je m'appelle Chêne Fourbu. Pour les imbéciles de Martebrun je possède la sérénité accordée aux arbres vieux de plusieurs siècles. "
Que vient donc faire ce vieux chêne dans ce récit?
L'auteur nous fait glisser dans le présent, en 2007 à Lyon.
Des meurtres sont commis. Marcel Pauvert, Line et un écrivain fantôme sont sur cette enquête. Ils vont comprendre que cette affaire fait ressurgir certains passés et légendes.
Quel est donc le suspect?
C'est un roman étonnant, une totale réussite. J'ai aimé ces deux histoires qui vont finir par se lier entre elles, même si elles sont assez lointaines l'une de l'autre.
L'auteur a su créer une ambiance dérangeante avec des personnages noirs, obscurs de part leurs descriptions et leurs vies.
J'ai eu l'impression de fondre dans le décor d'ailleurs, Gérard Coquet utilise un franc parler Lyonnais.
" Bon comme t'as l'air bonne grabotte, ce soir, je t'invite à partager ma mangeaison et ma buvaison. Y en n'a pas des bachassées mais ça suffira pour deux. "
Cette histoire est bien menée j'ai suivi avec intérêt les personnages qui sont très attachants.Quelques touches humoristiques détendent cette atmosphère lugubre.
Une histoire passionnante qui vous entraine vers des lieux peu chaleureux.

Je confirme cet auteur a vraiment du talent car en lisant ce récit vous ne serez pas déçus.
J'ai hâte de lire son second roman qui s'intitule " Malfront les mémoires de Mathilde. "

Lien : http://delphlabibliovore.blo..
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PM_Panigoni
  12 mai 2015
En commençant la lecture de ce roman, je ne m'attendais pas à lire un livre comme cela. Il est resté dans longtemps dans ma PAL et ceci fut une erreur de ma part. Pourquoi ai-je attendu de le dire ? Je ne saurai le dire…
« Des histoires ? Je vais t'en raconter une autre. Cà, dit-elle, c'est la malédiction de Malfront. »
Le roman commence il y a 3 siècles avec la rencontre de Soeur Marceline et de la sorcière Ernerstine. Cette dernière se met à contrôler de plus en plus Marceline, qui se retrouve totalement à sa merci et doit renoncer à tout.
Quand Marceline tombe enceinte puis accouche d'un petit George, elle ignore qu'elle vient de mettre au monde le premier d'une descendance maudite à Malfront.
De nos jours dans les environs de Lyon des meurtres étranges ont lieu, et un trio étonnant composé d'un écrivain raté, d'une flic paumée et d'un commissaire alcoolique, va mener l'enquête.
Ce roman est, pour moi, un OLNI dans la littérature noire. Il est du genre inclassable. Ce n'est pas un polar, ce n'est pas un roman noir, encore moins un thriller. Je dirai juste au diable les catégorisations systématiques qui au final pénalisent bien plus les romans qu'ils ne les aident. Enfin bref, passons, revenons-en à notre combe.
Il y a peu de roman qui se démarquent des autres aussi bien par sa structure, que par son ambiance, que par son point de vue.
Je vais commencer par le plus insolite, le point de vue. Ce dernier est particulier, car les évènements nous sont comptés par un individu très particulier, hors du commun et inédit : un chêne.
Qui mieux qu'un chêne multiséculaire peut narrer l'histoire de la combe de Malfront de ces 3 derniers siècles ? C'est une astuce narrative très intéressante, d'autant plus quand on sait que le gland originel a passé un pacte avec le diable afin de grandir plus vite, ce qui le même de manière personnelle à Ernestine, Marceline, et sa descendance. de plus, ce chêne, dont les racines courent dans tout le village de Martebrun, lui permet de tout savoir sur son village, et de nous le rapporter fidèlement.
Ensuite la structure est originale. Nous oscillons sans cesse entre l'enquête sur les morts suspectes, et l'histoire maudite de la famille de Soeur Marceline. Nous avons des détails de ces 2 histoires prises isolément qui peuvent paraitre anecdotiques, mais qui au final sont l'essence même de ce récit. Cette narration subtile est très intéressante.
Je parlais également de l'ambiance. Une ambiance noire de chez noire. Vous me direz que c'est normal pour de la littérature noire ?
Certes je vous l'accorde. Mais cela me plait, cela m'a plu.
Nous avons dans ce roman un cadre avec une maison au fond d'une combe sombre et reculé, un petit village de campagne isolé et apparemment coupé du monde, des personnages finement ciselés dans la nature humaine qui est elle-même assez sombre quand on s'y penche bien.
Les personnages obscurs sont créés avec minutie, possèdent une profondeur rare, et aucun n'est épargné par la vie, ce qui les rend vrais, humains et attachants. Ici pas de superflic, pas de super journaliste inquisiteur, pas de super criminels. Nous avons juste une population que l'on pourra retrouver de partout…enfin presque…
Je ne peux refermer cette chronique sans parler du style. La plume de l'auteur est très bonne, et arrive à nous faire sourire. Par moment j'avais la sensation qu'il y avait du Dard ou de l'Audiard dans le texte. Nous sentons vraiment que l'auteur a baigné dedans depuis sa jeunesse, cela pour notre plus grand plaisir.
Pour finir, je dirais que nous avons affaire ici à un auteur à suivre de très près et un roman à découvrir absolument.
Lien : http://polar.zonelivre.fr/ge..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   26 mars 2020
Pauvert était un troll, un cas difficile à gérer, à ranger dans la catégorie des anxieux. Les soucis qu'il s'inventait dégoulinaient sur son front en transpiration excessive. Son besoin de s'occuper des autres frôlait la paranoïa et il s'engluait dans des besognes attentives, remplies de questions précises auxquelles il ne répondait pas. En fait, il épuisait son temps à attirer ses peurs.
Derrière cet amoncellement de défauts, l'animal cultivait pourtant un paradoxe étrange : quand le danger était là, il assurait, réagissait calmement, prenait toujours la bonne décision.
- On est dans la merde, dit-il en soufflant sur sa tasse.
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TatooaTatooa   23 mars 2020
Martebrun cultive l'apitoiement telle une denrée rare et, sur la place de la Fontaine, la reconnaissance se paie au prix fort. Les bavardages attisent les haines, règlent des comptes, cultivent des jardins de délations ou des parterres de médisances. Les mots sont durs mais plaisent. Les descriptions floues permettent aux esprits sournois de broder des balivernes sous le manteau. Le malheur des uns alimente le bonheur des autres. Ici, tout se règle à coups de maléfices.
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Tostaky61Tostaky61   21 novembre 2018
Joseph Grimbois retroussa Marceline comme on épluche une châtaigne. La possédée, toutes griffes dehors, s'accrochait à ses muscles de bûcheron telle une coccinelle à une feuille de cerisier couverte de pucerons dodus.
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TatooaTatooa   28 mars 2020
Les lacets de la route de Martebrun étaient encombrés de cyclotouristes bariolés descendant le nez dans le guidon à la recherche d'une victoire d'étape imaginaire. Quel sport de nazes : casse-pattes en montée, casse-gueule en descente, et mal au cul à l'arrivée !
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TatooaTatooa   24 mars 2020
Dieu refusait mes prières, il ne me restait plus qu'une solution : présenter mes suppliques au Diable. Allez savoir pourquoi, le Malin les accepta...
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Videos de Gérard Coquet (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gérard Coquet
En ces temps de confinements intenses et agités (pour certains…) Gérard Coquet, visionnaire comme à son habitude, vous parle de la prochaine rentrée littéraire !
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