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Richard Corben (Illustrateur)
EAN : 9781595829641
112 pages
Éditeur : Dark Horse (20/11/2012)
3.92/5   20 notes
Résumé :
Vestige de civilisations disparues, le château de Ragemoor est un lieu maudit pour les hommes ! Nourries de sang païen versé au cours de sacrifices rituels impies depuis des temps immémoriaux, ses pierres cachent de sombres et terrifiants secrets, fatals aux rares inconscients prêts à s'y aventurer... Herbert Ragemoor est le maître des lieux. Il vit dans l'isolement, fidèlement servi par Bodrick, le majordome, tandis que son père, complètement fou, erre dans les cou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
jamiK
  26 février 2021
C'est un récit d'horreur, à l'ambiance sombre et lugubre, à la manière de Lovecraft ou de l'esprit gothique de la fin du XIXe siècle, avec des monstres venus d'ailleurs, enterrés depuis des siècles, qui resurgissent pour asservir des humains, s'en nourrir. le château où se situe l'action vit, broie ses hôtes au sens propre ou au figuré, les pièces se transforment, et les sous sols regorgent de monstruosités. C'est gore, violent, parfois, certaines scènes sont même dures à supporter. le dessin est aussi très sombre. La peau lisse et blafarde des personnages contraste avec l'aspect brut des pierres et des décors travaillés au pinceau, avec une agressivité. le travail sur la lumière transcende cette atmosphère glauque et lugubre. C'est évidemment très inspiré de la littérature de H.P. Lovecraft, mais le trait si particulier de Richard Corben remplace avantageusement les adjectifs pompeux du romancier et les coups de pinceaux de de l'illustrateur impressionnent bien plus que la prose de l'autre Je ne suis pas un grand fan de Richard Corben, mais je dois reconnaître qu'ici, il est à son aise, et son style est en symbiose avec le scénario. de tout ce que j'ai lu de lui jusqu'à présent, c'est sans doute l'oeuvre que je préfère.
Bref, c'est du Lovecraft, mais en beaucoup mieux… (je sais, il y en a qui ne vont pas aimer cette remarque, mais c'est bien ce que j'ai ressenti !)
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Presence
  06 mars 2015
Il s'agit d'une histoire complète indépendante de toute autre, initialement publiée en 4 épisodes parus en 2012. le scénario est de Jan Strnad, et les illustrations en noir & blanc (et niveaux de gris) de Richard Corben. Ils avaient déjà collaboré sur d'autres histoires dans les années 1970 et 1980, comme par exemple Jeremy Brood et Les mille et une nuits.
L'histoire se passe quelque part aux États-Unis, au dix-huitième ou dix neuvième siècle, dans une demeure en pierre imposante baptisée Ragemoor, bâtie sur un éperon rocheux, en bordure d'océan. Herbert, le maître de céans, accueille son oncle et sa fille Anoria. Au cours du repas, il les incite à partir séance tenante et de nuit, car la demeure est peu hospitalière. Il leur raconte les circonstances dans lesquelles elle a été érigée. Il insiste sur le fait que la nuit elle a tendance à se modifier d'elle-même en ajoutant une pièce supplémentaire, ou en allongeant un couloir. Les 2 hôtes ne sont guère impressionnés et ils décident de rester malgré l'avertissement. L'oncle demande des nouvelles de son frère Machlan, qui est aussi le père d'Herbert. Ce dernier explique qu'il a perdu la raison et qu'il erre dans les couloirs, qu'il disparaît des fois des jours durant. Anoria demande à Bodrick, le domestique ayant servi à table et les guidant vers leurs chambres, où se trouvent les autres serviteurs. Il répond qu'ils vaquent à leurs occupations et qu'ils n'auront pas l'occasion de les voir.
Avec une entrée en la matière aussi convenue et classique, le lecteur n'attend pas grand-chose du récit. L'attrait principal réside dans l'identité de l'illustrateur : Richard Corben, dessinateur au style affirmé et très personnel, s'étant fait connaître en 1973 avec Den première époque et des histoires courtes pour Eerie et Creepy (rassemblées dans Eerie et Creepy présentent Richard Corben Volume 1 et volume 2). Dès la première page, tout le style de Corben saute aux yeux. Dans ce récit en noir & blanc, il utilise des aplats de noir pour donner du poids aux cases, et pour conserver l'inconnu qui se tapit dans ces zones inscrutables. Il utilise les niveaux de gris pour ajouter du volume aux surfaces, en particulier pour les visages, et la peau en général, avec une technique qui permet un dégradé très lissé, très progressive, parfaitement adapté à cet usage. Dès la première page, le lecteur peut également constater qu'il n'a pas perdu la main pour croquer des visages mémorables, aux expressions très parlantes. le visage fermé d'Herbert indique toute sa contrariété à devoir accueillir l'oncle et Anoria. Dans les pages suivantes le visage de l'oncle en dit long sur sa condition, son mode de vie et sa capacité à embellir la vérité. le visage parcheminé de Bodrick permet de ne jamais oublier son âge et sa condition sociale.
Comme à son habitude, Corben mélange 2 registres représentatifs différents d'un personnage à l'autre et parfois dans la même case. Il en va ainsi par exemple pour Machlan (le père d'Herbert) et Anoria, la fille de l'oncle. le premier apparaît comme une silhouette vite esquissée avec laquelle Corben joue dans le registre de l'humour, alors que la seconde est détaillée et sublimée, comme elle apparaît aux yeux d'Herbert. En jouant sur ces 2 registres, l'artiste introduit une forme d'humour décalé et second degré qui indique au lecteur qu'il ne se prend pas au sérieux. Mais ce même humour en coin sert aussi de comparaison avec les éléments sérieux et premier degré pour mieux les faire ressortir. Tout l'art du dessinateur est de savoir doser ses effets afin de ne pas créer de dissonance visuelle, et Corben s'y entend à merveille. Il devient virtuose en mélangeant ces 2 techniques pour les monstres en forme de ver anthropomorphe, à la fois immondes et parodiques. du début à la fin, le lecteur peut se régaler d'illustrations mitonnées avec amour des pages savoureuses au premier et au deuxième degré. Il faut dire que le scénario joue sur ses forces graphiques.
La scène d'ouverture laisse supposer que Jan Strnad va se contenter de piocher dans les atmosphères gothiques chères à Edgar Allan Poe (Histoires extraordinaires), en les mâtinant d'une couche d'horreur fantastique à la Howard Philips Lovecraft. Lui aussi maîtrise bien ses techniques et l'atmosphère est au rendez-vous, pour une situation très classique et peu originale. Mais les dessins transforment ces poncifs en des ambiances irrésistibles et ces séquences passent toutes seules, jusqu'à ce que... En fait Strnad pose les bases de son récit jusqu'à ce qu'il dispose de fondations assez solides pour l'emmener dans des territoires plus originaux, avec un récit bien ficelé, logique et qui tient la route. Il ne se contente pas d'évoquer le sentiment d'effroi de loin, il plonge les mains dans le cambouis pour concevoir toute la structure mythologique justifiant les particularités de Ragemoor (en seulement 4 épisodes). du coup le récit dépasse le simple exercice de style pour devenir une histoire consistante et très prenante.
Jan Strnad et Richard Corben invoquent les mânes d'Edgar Allan Poe et Howard Philips Lovecraft pour un récit d'horreur à l'ancienne convainquant et non dénué d'un humour malicieux.
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ElGatoMalo
  22 octobre 2014
Le scénario est un délicieux mélange d'Edgard Alan Poe, H.P. Lovecraft et Edgar Rice Burroughs avec un soupçon de Conan Doyle. Incarné, mieux : transfiguré par le dessin en noir et blanc de Richard Corben qui retrouve ici la plupart de ses thèmes favoris, ceux que l'on a adoré quand il était encore un des phares de la bande dessinée underground américaine. L'ensemble balance entre la mythologie personnelle, le fantastique, l'horreur, la romance tragique à deux sous et la science-fiction.
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Vexiana
  23 février 2019
Cette histoire utilise les grand standards du genre et les exploitent de façon cohérente pour construire une histoire non dénuée d'intérêt mais qui n'apporte rien qui n'ait déjà été vu ailleurs.
C'est gentiment horrifique mais sans réel effet et je dois dire que je n'accroche pas trop au dessin râblé et aux proportions inégales de Corben.
Bref, pas franchement convaincue.
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Kabuto
  16 août 2015
Très inspiré de l'univers de Lovecraft, Ragemoor est une BD sombre et inquiétante comme le genre l'exige. Les dessins en noir et blanc collent parfaitement à l'ambiance mais je trouve qu'ils sont assez inégaux en qualité. Les premières planches sont magnifiques mais malheureusement, tout n'est pas aussi réussi. L'ensemble est quand même très bien et plaira certainement à la plupart des lecteurs. L'histoire elle, recèle quelques bonnes idées mais je n'ai ni eu peur, ni été très marqué par celle-ci. Un album attirant au premier regard mais qui s'avère légèrement décevant au final.
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critiques presse (2)
Chro   23 avril 2014
Un régal pour les yeux. Dommage que le récit ne soit pas à la hauteur.
Lire la critique sur le site : Chro
BoDoi   12 mars 2014
Ragemoor, au final hanté, est donc un récit de genre maîtrisé, porté par les ambiances macabres et effrayantes d’un Corben des grands jours. Les fans du dessinateur se sont déjà jetés dessus, les autres, ceux qui veulent se faire peur, trouveront là une BD idéale. Un classique en puissance.
Lire la critique sur le site : BoDoi

Videos de Richard Corben (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Corben
Que s'est-il passé vendredi 25 janvier, second jour du 46e festival international de Bande Dessinée? Récapitulatif, avec du Richard Corben, du Tsutomu Nihei, du Jérémie Moreau, et la plus vieille moule du monde!
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