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ISBN : 2757848690
Éditeur : Points (15/01/2015)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Le XIXe siècle est celui de l’emprise maximale de la vertu de virilité. Le système de représentations, de valeurs et de normes qui la constitue s’impose alors avec une telle force qu’il ne saurait être véritablement contesté.
La virilité ne constitue pas une simple vertu individuelle. Elle ordonne, irrigue la société dont elle sous-tend les valeurs. Elle induit des effets de domination. Elle structure la représentation du monde.

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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
DOGONColas
  19 juillet 2017
Ce deuxième volume de l'Histoire de la virilité est entièrement consacré au XIXe siècle et au moment où la vertu de la virilité s'accentue dans les sociétés occidentales. S'affirme en effet un système de valeurs et de normes définissant l'identité virile (force physique, vigueur sexuelle notamment) alors que les femmes restent assujetties sur le plan juridique, politique et social.
L'identité virile est une identité à acquérir, à apprendre par la famille, l'école, l'usine, la caserne et se partage par les pratiques du voyage, de la guerre alors que les duels régulent une société hantée par la question de l'honneur.
Cette identité virile européenne connaît quelques failles et surtout créé ses propres contre-modèles comme en témoigne les pages consacrées à la situation coloniale et à la perception de l'homosexualité.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
DOGONColasDOGONColas   10 juillet 2017
Pour l'instructeur militaire de l'an II, le corps du soldat devient un enjeu politique. Il fait comprendre au requis que les postures et les gestes exigés ont un sens. Marcher au pas, s'aligner ou se former en colonnes d'attaques ou en carré de défense, bourrer la balle au canon du fusil et croiser la baïonnette des heures durant permettent de demeurer sauf au moment du danger, de sauver ses compagnons et en définitive de défendre la cité. En même temps que les militaires éduquent leur corps pour en faire le meilleur des instruments de combat, ils apprennent leur appartenance à une communauté de citoyens soumis à des règles qu'ils se sont eux-mêmes données. Ne pas soigner et ne pas dresser son corps, c'est nuire aux autres, rompre le lien de la fraternité citoyenne, "manquer à l'ordre social en exposant l'humanité qui en est le principe" et en définitive trahir la république démocratique.

Soldat citoyen et guerrier vertueux - Jean-Paul Bertaud
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DOGONColasDOGONColas   10 juillet 2017
Napoléon Bonaparte reçoit une société entièrement transformée par la Révolution. Plus d'ordres ou d'états, mais un seul peuple, une seule nation où chaque individu, désormais délivré de tout carcan, possède une liberté seulement bornée par celle d'autrui. L'argent devenu le seul critère de distinction sociale fait voler en éclats la fraternité née dans les combats révolutionnaires. L'individualisme règne. Comment ordonner, gouverner un tel éparpillement de volontés tournées la plupart du temps vers la recherche effrénée du profit ? Comment rénover le concept d'utilité sociale, comment enseigner à nouveau le service de l’État ? En empruntant l'honneur réfugié dans les camps. Tourné vers le bien de l’État et de la Nation, il recèle, soutient Bonaparte, les qualités du chevalier et les vertus du citoyen qui ont permis aux soldats de se couvrir de gloire.

Honneur, gloire et virilité - Jean-Paul Bertaud
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DOGONColasDOGONColas   05 juillet 2017
Variable dans ses modalités, selon les milieux sociaux, l'éthique de l'honneur repose d'une manière générale sur le thème du respect, que résume la vieille devise nobiliaire nemo me impune lacessit - "nul ne me lèse impunément" et s'exprime à travers un code de comportement dont la connaissance des ressorts et l'aptitude à en déchiffrer les signes dévoilent l'homme d'honneur. [...] L'éthique de l'honneur commande et modèle ainsi paroles, attitudes, gestes, regards dans toutes les situations de la vie; elle exige une réponse au défi et à l'affront dans une société où recourir à la loi, d'ailleurs fort imprécise, pour obtenir réparation, c'est non seulement confesser en publiquement l'outrage, mais aussi fuir ses responsabilités d'homme et compromettre plus gravement encore son honneur en acceptant de le vendre contre une somme d'argent.

Rites et rituels du combat singulier - François Guillet
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DOGONColasDOGONColas   27 juin 2017
Plusieurs éducateurs conseillent aux parents de ne pas recourir aux coups et de modérer les punitions. Au milieu du siècle, l'un d'eux écrit que le progrès de la civilisation n'admet plus l'usage des châtiments corporels. Il faut que l'effet moral de la punition soit plus forte que la douleur physique, sinon l'éducation ne serait qu' "une suite d'actes de barbares". La correction n'étant pas en soi un principe d'éducation, elle ne saurait être préméditée, de sorte que le martinet doit être banni de la maison. En cas de nécessité absolue, on peut châtier au moyen de tapes, de soufflets, de coups portés avec une baguette ou une canne "qui se trouvent là". "L'enfant n'est pas un ennemi à terrasser, affirme un autre pédagogue, c'est un être dépendant à élever." Il faut donc le sensibiliser à l'amour filial et fraternel, à la charité, au respect du droit d'autrui. En guise de punition, on peut, au lieu de frapper, priver le fautif d'un honneur (par exemple, manger à la table de ses parents).

À l'école des petits hommes - Yvan Jablonka
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DOGONColasDOGONColas   29 juin 2017
Les habitants de la campagne sont-ils davantage que les citadins disposés à la mélancolie ? Les médecins de la Révolution notent que les ruraux y sont d'autant plus enclins qu'on les laisse dans l'inactivité. Ils ne savent pas, comme les gens des villes, se distraire par eux-mêmes. Il suffit pour les mettre hors de danger qu'on leur procure de lourdes tâches proches de celles accomplies dans leurs communautés d'origine.

Les fils de famille sont encore plus fragiles que les paysans qui, au moins, trouvent à l'armée des conditions de vie bien supérieures à celles offertes dans leurs milieux familiaux : durée réduite du travail, meilleur habillement, nourriture plus abondante et soins médicaux. Tous les médecins militaires, qu'ils exercent sous la Ie ou la IIIe République, le reconnaissent. Complètement déracinés et mêlées à des individus frustres, les jeunes bourgeois voient leur virilité s'amoindrir.

Dressage des corps, douleur des âmes – Jean-Paul Bertaud
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Videos de Alain Corbin (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Corbin
Des villes, des champs et des sensibilités... Dans « La Fraîcheur de l'herbe », publié aux éditions Fayard, le grand historien Alain Corbin retrace l'aventure de l?herbe de l'Antiquité à nos jours, à travers la Littérature et L Histoire, en compagnie des écrivains qui l'ont si bien évoquée.
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