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EAN : 9782080256416
240 pages
Flammarion (12/01/2022)
3.39/5   18 notes
Résumé :
"Un homme et une femme. Chacun de leur côté. Un homme qui ne dort pas et une femme qui s'assomme. Un homme sur sa tablette et une femme dans son bouquin. Un homme qui désire et une femme qui soupire. Un homme qui se désole, une femme qui s'enferme, les heures qui s'étirent. Et plus rien. Rien de rien". Huit mois, deux semaines et quatre jours qu'il n'a pas fait l'amour avec Isa. Et ce soir, elle lui annonce qu'elle s'installe dans la chambre de Roxane, leur fille ca... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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hcdahlem
  14 janvier 2022
Chronique de la misère sexuelle
Avec cette capacité à humer l'air du temps, Amélie Cordonnier aborde la question de la lassitude sexuelle au sein du couple en se mettant dans la peau de l'homme délaissé. Un roman qui dérange, mais qui sonne très juste.
Amélie Cordonnier a cette faculté de nous proposer des romans qui éclairent les évolutions de notre société. Après les violences conjugales dans Trancher, elle avait posé quelques questions essentielles sur la filiation, l'amour maternel, la transmission et le racisme dans Un loup quelque part où un bébé avait la peau qui noircissait jour après jour. Avec Pas ce soir, elle s'attaque à la question des relations sexuelles au sein du couple. Et pour pimenter la chose, prend la place de l'homme.
Difficile de dire comment et même quand cela a commencé. Peut-être que la fameuse usure du couple aura eu raison de leur amour? Même si au sein du couple qu'il forme depuis 23 ans avec Isabelle rien ne semble avoir changé, c'est un cataclysme qui s'est abattu sur le narrateur. Après avoir constaté que la fréquence de leurs rapports sexuels diminuait petit à petit, Isa vient de lui asséner le coup de grâce. Elle a décidé de s'installer dans la chambre de leur fille Roxane, partie à Boston. Elle a beau répéter que ce sera mieux ainsi, qu'elle ne subira plus ses ronflements, il comprend que leur relation vient de prendre un tour funeste. À 50 ans passés, son désir est pourtant toujours là, sa femme toujours aussi belle. Alors, il tente de la reconquérir, multiplie les attentions, mais sans succès. Pour l'anniversaire de leur rencontre, il va proposer un week-end à Étretat, là où ils s'étaient déjà donné rendez-vous des décennies auparavant. À sa grande surprise, Isa le félicite pour cette initiative. Il est vrai qu'on a déjà fait rejaillir le feu d'un volcan qu'on croyait éteint. Mais à vouloir en faire un peu trop. Isa est malade et s'effondre dans le lit de leur chambre d'hôtel à Honfleur.
De retour de cette escapade qui se voulait amoureuse, le constat est amer. Voilà déjà plus de huit mois qu'ils n'ont pas fait l'amour. Et quand Isa entreprend de réaménager la chambre de leur fille, le drame est consommé. «C'est comme si en retirant le tapis, la table de nuit, ses livres et tous ses habits, Isabelle avait fait sauter une digue, comme si plus rien ne retenait sa souffrance longtemps diluée dans la nonchalance de la routine et qu'elle s'écoulait maintenant dans un torrent déchaîné. La douleur irradie en lui, se propage à une vitesse fulgurante dans tout son corps. Ce qui le crible à ce moment-là, ce n'est ni la désolation ni le manque, mais le sentiment abyssal de la perte. (...) Il prend tout à coup conscience qu'une partie de lui a disparu en même temps que tous les gestes qu'Isabelle ne fait plus. En s'éteignant, le sexe a tué bien plus de choses entre eux qu'il ne l'avait imaginé, et sûrement bien plus encore qu'il n'accepte de l'admettre. Son histoire avec Isa hoquette, leur vie à deux crève sans bruit. Et cette agonie l'anéantit.»
En déroulant la chronique de la misère sexuelle au sein du couple, Amélie Cordonnier réussit un double exploit. D'abord celui de se mettre à la place de ce quinquagénaire en mal d'amour sans que jamais la crédibilité ne soit prise en défaut et ensuite parce que, bien mieux qu'une étude sociologique, elle explore la frustration et tous les succédanés inventés pour tenter d'y remédier, le porno, les sextoys, les sites de rencontre.
Une écriture d'une belle inventivité est mise au service de cette histoire d'aujourd'hui qui mêle les slogans d'une société de consommation qui impose ses diktats jusque dans l'intime, des paroles de chansons et quelques punchlines bien senties. Quand on a que l'amour à s'offrir en partage…

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Christophe_bj
  21 janvier 2022
Le narrateur a la cinquantaine et un problème : il est marié depuis vingt-trois ans mais sa femme ne veut plus qu'il la touche. C'est venu comme ça, tout à coup elle s'est mise à refuser ses avances et même à faire chambre à part. Les mois passent, et il reste avec son désir frustré, car du désir, il en éprouve encore énormément pour elle, lui. ● La situation est donnée d'emblée et elle n'évolue guère au long de ce roman dont l'autrice aurait mieux fait de faire une nouvelle – à condition de retravailler aussi la chute, mollassonne... ● Même si le roman est très bien écrit et aborde un sujet original, il piétine, il tourne en rond, et la vraisemblance psychologique n'est pas vraiment au rendez-vous : je n'ai pas cru à la résignation de cet homme pendant aussi longtemps. Peut-être ne suis-je pas suffisamment fleur bleue… A mon avis, il aurait cherché ailleurs beaucoup plus vite que ça ! ● Bref, je me suis plutôt ennuyé…
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La_Bibliotheque_de_Juju
  13 janvier 2022
Un homme et une femme.
Un homme, une femme, et déjà des milliers de livres sur le sujet. Des milliers de films.
Ici, point de chabadada, ou alors, comme sonnent les derniers accords de la mélodie du bonheur et que la triste réalité vient rattraper les amants. Lorsque l'usure, le quotidien et la vie de chaque jour vient peu à peu grignoter le grand amour.
C'est l'histoire d'un homme, qui aime sa femme. Mais elle, l'aime-t-elle encore ?
Car la femme en question délaisse la couche conjugale, sous des motifs insignifiants qui semblent dissimuler un gouffre.
Ce roman, c'est l'histoire d'un homme qui compte et décompte les jours sans amour. Jusqu'à l'obsession. Ce roman, écrit par une femme, décortique la tête d'un homme toujours amoureux et que le manque de chair obsède …
Amélie Cordonnier, avec tendresse, croque la réalité de cet époux obsédé par la perte de celle qu'il aime encore. Lorsque la chair est triste mais que le coeur bat encore fort et que tout autour de lui le ramène à cette perte.
Un roman délicat, tranchant et réaliste, où Amélie Cordonnier décrit les tourments intérieurs d'un homme et des hommes en général. Et petit plus, j'ai adoré découvrir des chansons du répertoire français disséminées ici et là …
Sans tomber dans la facilité ambiante de dézinguer la gent masculine, l'auteure offre un portrait d'homme touchant et obsédé par ce sexe qui déserte sa vie et qui pourtant est partout autour de nous.
Alors, si ce soir, vous avez la migraine, je vous conseille ce roman pour mieux avaler la pilule.
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Arwen78
  16 janvier 2022
Amélie Cordonnier aime bien traité de sujets singuliers et qui sortent de l'ordinaire. Dans son premier livre, Trancher, elle nous parle de la violence verbale dans un couple. Dans son deuxième, Un loup quelque part où est abordé le postpartum des femmes et le racisme. Une nouvelle fois, l'auteure nous surprend avec ce sujet tabou qui peut à un moment où un autre atteindre le couple.
Est-ce par l'usure au bout de vingt ans de mariage ?
Isa décide à cinquante ans de dormir seule dans la chambre de sa fille.
Son mari se pose pleins de questions, qu'a-t-il fait pour en arriver là ?
Isa lui dit que ça évitera d'entendre ses ronflements .
Il croyait que c'était pour un soir, mais cela devient habituel. Cela fait longtemps qu'il n'a pu toucher Isa, la caresser, la sentir.
Pourquoi se refuse-t-elle à lui ? le manque d'attention, de petit cadeau, de mots doux ?
Ces vendredis passés avec ses amis sans pouvoir leur expliquer le mal dont il souffre, trop fier pour en parler et peur des moqueries.
S'en sortiront-ils ? Arriveront-ils à se remettre ensemble ? Leur couple résistera-t-il ?
L'auteure aborde ce livre en se mettant à la place de l'homme, ce qui est original et j'adore quand un homme parle à la place d'une femme ou inversement la femme qui se met à la place de l'homme et là cela le fait bien.
Les pensées des hommes passent par beaucoup d'images, mais là l'auteure nous immisce dans leur univers, c'est-à-dire le regard porté autour de lui, les publicités qui donnent à voir des femmes toujours des femmes, les applis pour rencontrer quelqu'un, le sport pour être musclé.
L'auteure a également parsemé son récit de quelques titres de chansons. le thème du livre aborde la cruauté de la fin du désir dans le couple. La tendresse des gestes peut rester et les mots revenir, le début d'une discussion.
J'ai aimé l'écriture fluide et incisive de l'auteure.
Ce livre traite de l'abstinence dans le couple, un sujet tabou et très original, qui ne laissera personne indifférent.
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Aufildeslivres
  13 janvier 2022
Les filles sont parties et la vie a tourné. Vingt-trois ans qu'ils sont en couple. Vingt-trois ans qu'ils partagent l'amour et les galères. Et les galères, justement, en voilà une de taille : fatigue, ménopause, lassitude, Isa n'éprouve plus désir. Mais alors plus du tout ! A tel point qu'elle investit la chambre vide de leur ainée.
Que fait-on avec un désir non partagé ? Un corps en manque ? L'envie de peau, de tendresse, de sexe ?
Amélie Cordonnier décortique l'absence dans la présence, le corps de l'autre que l'on côtoie sans pouvoir l'effleurer, les mots tus et l'amour qui se musèle. Elle dissèque le doute et l'incompréhension, le quotidien qui s'effrite et la douleur de n'être plus personne. Elle désosse une à une les blessures de cet homme devenu invisible pour celle qu'il aime encore. Il est un corps sec, une peau rugueuse, un animal en rut honteux de ses pulsions.
Ce roman se lit en quelques heures tant on suit avec compassion ce couple à la dérive, cette femme fatiguée, cet homme malheureux. La perte du désir sans désamour. L'auteure offre un roman enlevé et vif sans tralala qui aurait pu le rendre mièvre ou pathétique. Loin de là, il est pétillant et aborde avec beaucoup de finesse un sujet plus que tabou.
Une lecture prenante, actuelle et juste.
Lien : https://aufildeslivresbloget..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   14 janvier 2022
C'est comme si en retirant le tapis, la table de nuit, ses livres et tous ses habits, Isabelle avait fait sauter une digue, comme si plus rien ne retenait sa souffrance longtemps diluée dans la nonchalance de la routine et qu'elle s'écoulait maintenant dans un torrent déchaîné. La douleur irradie en lui, se propage à une vitesse fulgurante dans tout son corps. Ce qui le crible à ce moment-là, ce n'est ni la désolation ni le manque, mais le sentiment abyssal de la perte. Une perte abominable, dont il n'est pas sûr de pouvoir se remettre. Ni même de le vouloir. Peut-être qu'elle finira par avoir sa peau et alors il mourra, comme ça. La bouche bêtement ouverte et la main sur la poitrine. Tranquille enfin. Il prend tout à coup conscience qu'une partie de lui a disparu en même temps que tous les gestes qu'Isabelle ne fait plus. En s'éteignant, le sexe a tué bien plus de choses entre eux qu'il ne l'avait imaginé, et sûrement bien plus encore qu'il n'accepte de l'admettre. Son histoire avec Isa hoquette, leur vie à deux crève sans bruit. Et cette agonie l’anéantit. p. 99-100
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Arwen78Arwen78   16 janvier 2022
Peut-être qu'Isa allonge les mots pour raccourcir la distance qu'elle instaure entre leurs corps. En tout cas, elle laisse traîner sa voix depuis qu'elle ne le prend plus dans ses bras.
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hcdahlemhcdahlem   14 janvier 2022
(Les premières pages du livre)
Désolée, ne m’en veux pas, mais je dormirai tellement mieux là-bas. Elle a dit là-bas pour désigner la chambre de Roxane, et leur quatre pièces a beau mesurer moins de quatre-vingts mètres carrés, il lui a semblé que c’était loin. Très loin. Très très loin. Le bout du monde. Et peut-être aussi la fin d’un monde. Ah, bah d’accord. Ils en sont donc arrivés là… Des mois qu’ils se couchent en décalé, des mois qu’il la trouve systématiquement endormie quand il la rejoint. Des semaines qu’il se demandait comment elle faisait pour trouver si vite le sommeil avant de tomber sur la boîte de Donormyl. C’était déjà pathétique. La triste petite misère de la conjugalité. Mais alors là… Là, c’est encore autre chose. Un sale palier franchi. Un échelon supplémentaire gravi sur l’échelle de la désespérance. Lui qui adore la montagne se représente parfaitement la mauvaise pente, bien raide, sur laquelle ils se trouvent désormais. Et il a beau n’avoir jamais eu le vertige de sa vie, son obliquité l’effraie. Allongé, les yeux ouverts dans le noir, il a l’impression que des milliers de kilomètres les séparent. Qu’il l’a perdue. Que quelque chose entre eux s’est brisé. Net. Qu’il ne saura pas recoller. Si encore elle était partie à un stage de yoga au fin fond de la France, quand bien même il s’imaginerait, comme chaque fois qu’elle s’en va, les participants qui lui tournent autour, les tas de gars qui la félicitent chaleureusement pour sa souplesse et son lâcher-prise, lui sourient pendant le dîner, l’invitent à boire une dernière tisane et plus si affinités. Il préférerait la savoir à Lille ou Marseille, il préférerait se faire des films, se figurer les enfoirés qui la draguent et la raccompagnent jusqu’à sa chambre. Tous les scénarios pourris vaudraient mieux que celui-là. Eux deux sous le même toit, séparés par trois murs et un couloir. Il ne s’y attendait tellement pas. Mais pourquoi décider ça, comme ça, ce soir, après ce dîner chez les Berthon ? C’était pourtant ce qu’on appelle une bonne soirée. Le genre de soirée entre copains qui vous flingue la semaine à peine commencée. Dont il faut au moins deux jours pour se remettre. Ils ont beaucoup parlé, sacrément ri, énormément picolé et finalement terminé bien trop tard pour un mardi. Petits plats dans les grands, champagne et deux bouteilles de vin à quatre. Isa a eu mal au cœur à peine montée dans le taxi. A-t elle pris sa décision pendant qu’elle respirait tant bien que mal par la fenêtre ouverte sur la nuit froide de novembre ou est-ce en se démaquillant qu’elle a eu l’idée de dormir à côté ? C’est idiot, cela ne change rien au problème, mais il ne peut s’empêcher de se poser la question. Et la question tourne, tourne en boucle dans sa tête. Jamais la chambre ne lui a semblé aussi grande. C’est à croire que la solitude pousse les cloisons. Perdu, déchu. Détrôné dans ce king size. Le roi n’est à la hauteur de rien, ce soir. Il faudrait s’en moquer, réussir à ne pas dramatiser. Isa dort dans la chambre de Roxane. Point barre. Isa dort à côté parce qu’elle est fatiguée, qu’elle a besoin de récupérer. Pas de quoi en faire toute une histoire. Et puis ça va, il a compris qu’il ronflait comme un cochon. L’image d’un porc fangeux lui vient, qu’il chasse aussitôt. Celle de la locomotive l’agresse moins. Il ne voulait pas y croire, mais sait à quel point ses vrombissements sont affreux depuis ce dimanche midi où il s’était assoupi après le déjeuner. C’était il y a quelques mois, début juin, juste avant que Roxane ne parte pour les États-Unis. Les filles s’étaient amusées à le filmer pendant sa sieste et lui avaient fait écouter leur enregistrement à son réveil. Mortifié ! Il ne savait plus où se mettre. Ce soir la colère chasse la honte, qui gonfle et monte, monte en lui comme une sale bête.

Huit mois.

Huit mois deux semaines et quatre jours.

Huit mois deux semaines et quatre jours qu’il n’a pas touché Isa.
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hcdahlemhcdahlem   14 janvier 2022
Il ne pense qu’à ça. Ça veut dire quoi? Que tout le porte à frémir. Que tout le porte au désir. Qu’il a toujours les idées mal placées. Placées au même endroit en tout cas. Ça veut dire qu’au premier confinement, quand Isa revenait des courses en disant Il y a la queue partout, il devait se faire violence pour ne pas répondre Il y en a aussi une chez toi, tu sais ? Ça veut dire que s’il croise une jupe à vélo, il la laisse passer, histoire de reluquer ses jambes et d’avoir une chance d’apercevoir sa culotte. Ça veut dire qu’il suffit qu’une cliente lui serre la main pour qu’il se figure la sienne sur ses seins. Ça veut dire que s’il monte dans un taxi et que c’est une femme qui conduit, il fantasme tout ce qu’il pourrait lui faire sur la banquette arrière. Ça veut dire qu’en ce moment même, malgré les manteaux, les doudounes, les écharpes et les bonnets, malgré les cols roulés et autres pulls dissuasifs, malgré toutes les pelures empilées, il ne peut s’empêcher de déshabiller mentalement toutes les femmes qu’il mate dans le métro, de les imaginer à poil, de se représenter la forme de leurs seins et de parier sur la couleur de leur chatte. Ça veut dire qu’il bande depuis que cette brune s’est collée contre lui, bien obligée, wagon bondé. Charmante, tatouée et percée, reproduction parfaite de Lisbeth Salander. Elle a sûrement aussi un piercing sur les tétons. Et sans doute même sur le clitoris. Délice. Il s’imagine en titiller la bille de sa langue, de droite à gauche, de gauche à droite, la glisser entre ses dents et mordiller les lèvres de son sexe un peu trop vivement. La voit se pâmer, sur le point de jouir, l’entend gémir, s’enivre déjà de ses soupirs.
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Arwen78Arwen78   16 janvier 2022
Si on lui offrait la possibilité de se réincarner, là, tout de suite, maintenant, il choisirait en écran. Oui sans hésiter. En écran tactile. Au moins, elle le toucherait. Du bout des doigts. Peut-être même seulement de l'index, mais ce serait déjà ça. Ça lui suffirait. Il s'en contenterait tout à fait.
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Vidéo de Amélie Cordonnier
« Les enfants sont rois mais de quel royaume ? le nouveau roman vertigineux de Delphine de Vigan, au titre qui claque comme un étendard d'aujourd'hui, nous plonge dans le monde des enfants influenceurs, superstars des écrans.Un thriller captivant à la "Truman Show". » Olivia de Lamberterie, Elle
« Une architecture narrative parfaitement addictive ; une intrigue très documentée ; une écriture délicate. Les enfants sont rois renferme tous les attributs qui font le succès de l'écrivaine. » Anna Cabana, le Journal du Dimanche
« Dans son nouveau roman, l'écrivaine ausculte les conséquences de la télé-réalité sur la vie familiale. […] C'est un roman qui parle autant des enfants que l'on exhibe que de celui que chacun cache à l'intérieur de lui. » Raphaëlle Leyris, le Monde des Livres
« Un tableau puissant, âpre et agissant de notre société, une réflexion sur les réseaux sociaux et le renoncement à l'intimité, sur l'enfance et les atteintes qui lui sont faites. » Nathalie Crom, Télérama
« À dévorer sans attendre. Un livre aussi glaçant que fascinant. » Amélie Cordonnier, Femme Actuelle
« Une redoutable mécanique, au style précis et efficace, qui nous emporte jusqu'à une étonnante pirouette, dans un futur proche. » Baptiste Liger, Lire Magazine Littéraire
« Voici le genre de livre impossible à lâcher. le livre qui vous happe, vous avale, vous plonge dans une fatale et délicieuse addiction. Bref, le livre qui vous fait sauter les repas et les heures de sommeil. Un grand livre. » Bernard Lehut, RTL
« Un portrait extralucide de notre monde à l'ère numérique. » Philippe Chevilley, Les Échos
« La lecture de ce livre est aussi addictive que celle d'un bon Agatha Christie. » Marianne Payot, L'Express
« Un roman qui m'a passionnée et terrifiée à la fois parce qu'il s'inspire d'un phénomène réel dont j'ignorais l'ampleur, qui interroge de façon vertigineuse. Un formidable roman. » Anne-Elisabeth Lemoine, C à Vous
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