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Jacques Lapeyre (Collaborateur)
ISBN : 2070533166
Éditeur : Gallimard (23/01/1996)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 37 notes)
Résumé :
4e de couverture:
"Son entrée en révolution, Che Guevara l'a fait le 25 novembre 1956, vers 1h30 du matin, en embarquant avec les hommes de Fidel Castro, 82 au total, sur le "Granma". Il a 28 ans, un passé de médecin, il est argentin, et pourtant c'est pour Cuba qu'il va se battre, "hasta la victoria, siempre". En janvier 1959, la partie est gagnée, mais la révolution reste à faire, non seulement à Cuba, mais partout dans le monde où il faut "allumer deux, t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
PhilippeCastellain
  01 janvier 2017
De la naissance du Che à sa mort en Bolivie, en passant par son voyage à travers l'Amérique du sud et son expédition au Congo, cette biographie retrace le parcours de l'icône révolutionnaires. Ce n'est en aucun cas un travail neutre ; l'auteur est clairement un admirateur du Che et partage ses idéaux. Cela le mène à quelques excès, notamment la mort du troisième héros de la révolution cubaine, Camilo Cienfuegos, dont il estime que l'avion a été abattu (par les États-Unis ?) Qu'une trapanelle hors d'âge puisse se planter toute seule n'a pas l'air de constituer pour lui une hypothèse alternative.
La révolution cubaine est narrée avec un enthousiasme ardant ; on mesure tout les espoirs qu'elle a pu faire naitre. Les réformes et efforts engagés pour moderniser l'île sont présentés avec clarté.
Les actions et raisonnements du Che sont généralement rapportés sans analyse critique, ce qui ne nous empêche pas de les questionner. Ses réflexions sur la libération du tiers-monde et l'influence des Etats-Unis ont été fondamentales ; en revanche son idéologie du travail volontaire laisse songeur. Ses désillusions sur la Russie soviétique sont racontées ; en revanche le report de son admiration sur la Chine maoïste n'est pas mis en perspective. de même, l'expédition au Congo est présentée comme une « demi-réussite » - alors que les évènements décrits relèvent plutôt du fiasco.
Cette biographie répond également à une question qui a souvent été posée : le Che est-il aller en Bolivie pour trouver la mort ? La réponse est non. Les pages de ses carnets sont éloquentes. Jusqu'au bout, il pensait pouvoir l'emporter. Jusqu'au bout, il aura analysé les causes de leurs échecs et de leurs difficultés. Mais ses raisonnements restent bloqués par la force de son idéologie : il constate que l'absence d'appuis de la paysannerie locale est l'une de leur principale difficulté, mais n'en approfondis pas les causes. de ce qui est raconté, ils ont surtout l'air de se demander qui sont ces hurluberlus sortis de nulle part avec des idées tordues…
Écrite avec foi et fougue, cette biographie est agréable à lire et s'appuie sur un énorme fond documentaire. Elle fournit de nombreuses analyses, des clés de lectures. En revanche, ce n'est pas l'analyse neutre qu'on peut attendre d'un vrai travail d'historien. Mais le portrait moral du Che est bien là : un être enthousiaste, ardant et d'une totale fidélité à ses convictions.
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mimipinson
  19 mai 2017
Le meilleur moyen d'aborder un sujet ou un personnage, sans tomber dans l'ouvrage hyper spécialisé et pouvant se révéler technique et indigeste, est de se tourner vers les ouvrages de la collection Gallimard découverte : clairs, concis, illustrés, savants et accessibles….en un mot : incontournable !
Si je vous dis Cuba : vous me répondez Castro. Oui mais pas que, il y a le Che, connu pour être le compagnon de révolution de Fidel Castro. Mais que savons-nous justement du Che ? Qu'il est logiquement cubain ? Oui, enfin pas tout à fait ; et puis surtout non issu d'une classe sociale où la révolution va de soi…
Pour celles et ceux qui comme moi veulent approfondir un peu le sujet, cet ouvrage vous dira tout de cet argentin de la bourgeoisie aisée, médecin, petit fils d'un chercheur d'or Californie et pour finir descendant du vice-roi du Mexique…
Drôle de pédigrée pour celui qui parcouru l'Amérique du sud pour parfaire son éducation révolutionnaire et forger sa culture marxiste. C'est à Cuba qu'il posera-temporairement- son paquetage, pour rencontrer celui qui renversera un dictateur-Batista- et deviendra… un non moins redouté et redoutable dictateur !
Révolutionnaire dans l'âme, il ira partout où la Révolution aura besoin de lui…
Ouvrage passionnant, qui relate la vie d'un personnage fascinant ; au sens premier du terme, j'entends… je ne me sens aucun point de convergence vers ce personnage ; c'est son destin, et son cheminement qui attire ma curiosité !
Dans ce sens cet ouvrage répond parfaitement à ses objectifs, et mon envie de mieux connaître Cuba dans sa globalité.

Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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Inazuma
  01 février 2013
On n'aime ou on n'aime pas le Che, mais quand on ne l'aime pas, on ne lit pas ce bouquin, c'est tout !
Le livre est complet, bien sûr qu'il est romancé, qu'il est romantique, qu'il est héroïque, mais le personnage est décrit aussi sous un jour objectif lorsqu'il se retrouve face à la guérilla.
On le retrouve intransigeant, calculateur et sans pitié pour ses opposants, on lui reconnaîtra sa façon d'assumer les choses, il ne renie rien ou pas grand chose, il est toujours conscient de sa force, mais aussi de ses faiblesses, c'est aussi ça un héros, une icône (pas sûr que cela lui aurait plus pour le coup).
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nelly76
  19 août 2016
Le 25 Novembre 1956, vers 1heure30 du matin, Ernesto Guevara entre en révolution : il embarque avec Fidel Castro et quatre vingt-deux hommes sur le Granma. Il a 28 ans, un passé de médecin, il est argentin, et pourtant , c'est pour Cuba qu'il va se battre, < hasta la Victoria siempre>.
Un livre emprunté dans un petit café où il fait bon s' asseoir dans un petit village près de chez moi , et qui m 'à permis de combler de nombreuses lacunes.Mais ce guérilleros là , Allan ne l'a pas rencontré! !
(Voir ma critique du livre : le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   04 mars 2016
Les deux amis ont mis au point leur itinéraire, un parcours tor­tueux, en forme de tête de chien tournée vers l'Atlantique, qui va les conduire jusqu'au Chili. Ils partiront de Cόrdoba, au centre de l'Argentine, où vivent les Granado, se dirigeront vers Rosario où est né Ernesto, puis ce sera Buenos Aires, la côte, Mar del Plata, Miramar, Necochea et Bahïa Blanca, d'où ils obliqueront vers l'intérieur et la cordillère des Andes.
Leur monture a fière allure : la Poderosa (la puissante) II, une antique Norton 500 cm3 achetée d'occasion par Alberto après la mort de la Poderosa Una, la défunte mobylette de ses années d'adolescence. Le 29 décembre 1951, ils la chargent de l'équipement rassemblé pour le voyage, toile de tente, sacs de couchage, stock de cartes routières, appareil photo, le tout emballé dans des sacs de jute - et même, trônant au sommet de l'échafaudage, un barbecue, pour griller ce qui s'offrira en cours de route.
- La moto avait l'air d'un monstrueux animal préhistorique, se souvient Alberto.
Les compères revêtent leurs tenues de cuir, leurs lunettes de pilotes d'avion, et c'est parti. Un peu vite : Alberto, qui a pris le guidon au départ devant les siens, fierté oblige, accélère à fond et manque de percuter un tramway. Enfin ils disparaissent dans un nuage de poussière sur la route non asphaltée, pour la plus grande joie des chiquillos, les mômes des rues, et sous les regards étonnés des rares passants.
Deux jours plus tard, à Buenos Aires, chez les Guevara, l'ambiance est tendue. Il leur faut subir plusieurs salves de recommandations inquiètes, des frères, des sœurs, de la tante, de la cousine, surtout du père et de la mère. Ernesto opine doci­lement du chef, Alberto laisse passer l'orage.
- Et vous, Alberto, éclate à la fin Célia Guevara, puisque c'est vous qui avez entraîné Ernesto dans cette folie, veillez au moins à deux choses : qu'il revienne passer son doctorat de médecine, et qu'il n'oublie jamais sa ventoline...
Ils n'en sont pas quittes pour autant. Il faut encore se souvenir, s'émouvoir, essuyer une larme ensemble. On sort les albums de photos, on les étale sur la table, devant les yeux d'Alberto. Ernesto si chétif, qui s'accroche à la jambe de sa soeur...
- Vous pensez qu'il a quel âge là-dessus ? demande Anna-Maria. Trois ans ? Eh bien non, il a sept ans...
Et les photos défilent, Ernesto en maillot de bain près de son père en débardeur, Ernesto à treize ans, les cheveux gominés, soigneusement peignés en arrière. La publicité parue dans le numéro à'El Grafico du 5 mai 1950, où il vante, un pouce levé, la qualité des moteurs Micron. Alberto s'intéresse, hoche la tête, sourit complaisamment. Jusqu'au moment où Célia referme brutalement les albums, le regard noir, et s'exclame :
- Filez maintenant, si vous devez vraiment partir...
El Padre serre son fils sur son cœur, sans un mot. Puis il va chercher quelque chose dans le tiroir de son secrétaire et le lui met dans la main : son revolver, à glisser dans le paquetage, au cas où. Enfin tout le monde s'embrasse pour la énième fois, et les deux motocyclistes prennent la route, en une triomphale pétarade.
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nelly76nelly76   12 août 2016
Partons,
ardent prophète de l ' aurore,
par les sentiers cachés et abandonnés,
libérer le vert crocodile que tu aimes.

Partons,
Vainqueurs de ceux qui nous humilient,
l'esprit rempli des étoiles insurgées de Marti,
Jurons de triompher et de mourir.

Quand ta voix répandra aux quatre vents
Réforme agraire, justice, pain, liberté
à tes côtés avec les mêmes mots
nous serons là.

Et quand viendra la fin du
la salutaire opération contre le tyran,
à tes côtés, espérant la dernière bataille,
nous serons là.

Et si le fer vient interrompre notre voyage,
nous demandons un suaire de larmes cubaines
Pour couvrir les os de guérilleros
emmenés par le courant de l'histoire américaine.

Che Guevara, 1956.
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genougenou   18 mai 2013
- Nous au moins nous faisons fonctionner nos méninges, renchérit Ernesto. Que ce soit en jouant aux échecs, ou dans ton laboratoire de recherche, ou en parlant littérature. Nous cherchons à remplir nos têtes, eux ne pensent qu'à remplir leurs poches, et ensuite ils se donnent un mal fou pour trouver comment les vider...
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genougenou   18 mai 2013
Il recopiait alors les mêmes mots à intervalle régulier, dans la langue de Molière, les derniers mots d'un condamné à mort français:
" Je pense avoir la force suffisante en ces instants pour monter à l'échafaud la tête levée. Je ne suis pas une victime, seulement un peu de sang qui fertilisera la terre de France. Je meurs parce que je dois mourir pour que le peuple perdure. "
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genougenou   18 mai 2013
- Petiso, il en va ainsi: pile ou face, toujours les deux côtés de la pièce. Aux splendeurs des paysages, aux beautés de la nature s'oppose la pauvreté de ceux qui se crèvent à travailler le sol. Et, face à la noblesse et à la générosité des pauvres, se dresse le sordide et misérable esprit des propritaire terriens et des représentants de l’État.
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Video de Jean Cormier (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Cormier
Gaya et le petit de?sert
Conte de Gilles Vigneault Chansons de Gilles Vigneault et Jessica Vigneault Illustrations de Ste?phane Jorisch Interpre?tes : Richard Se?guin, Diane Tell, Louis-Jean Cormier, Ingrid St-Pierre, Daniel Lavoie, Edgar Bori, Kathleen Fortin, Damien Robitaille, Juliane Belleau, Vincent Davy et Marcel Sabourin
Livre-Disque 978-2-924217-75-7 Date de publication au Canada : 23 septembre 2016 La Montagne secrète www.lamontagnesecrete.com
LIVRE Un merveilleux conte e?cologique, accompagne? d?illustrations tendres et poe?tiques, nous invite a? suivre Gaya, une petite fille curieuse et pleine d?ide?es. Elle de?couvre un matin pre?s de la maison de son grand-pe?re que le puits d?eau est tombe? a? sec. Pour en connai?tre la cause, elle part interroger les habitants de la fore?t, dont un vieil arbre plusieurs fois centenaire, ainsi qu?un hibou loquace, un e?cureuil plus rapide que l?e?clair et un castor qui travaille sans cesse la nuit. Chacun pointe du doigt son voisin, cre?ant ainsi un vrai casse-te?te ! Heureusement, a? travers ses nombreux pe?riples en que?te de ve?rite?, Gaya conclut qu?il y a dans la vie la possibilite? de croire a? tous les recommencements.
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