AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782258051836
368 pages
Presses de la Cité (19/01/2000)
3.38/5   16 notes
Résumé :
Un secret bien gardé depuis cinquante ans par tout un village au cœur de la forêt morvandelle.

Entre collines et forêts du Morvan, la ferme d'Antoinette a été mise à sac. Pierre Guédeloffe, son fils adoptif, le découvre alors qu'il vient s'y installer pour y passer sa retraite.

Mystérieux cambriolage. Mystérieuse maison voisine désertée par la famille Guérande à la Libération. Pierre décide de mener son enquête, mais il se heurte au mu... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Krout
  20 septembre 2019
Il y a des livres où un doute plane quant à l'envie de les ouvrir. Ainsi, lorsque mon cousin m'a prêté celui-ci en février me disant avoir adoré ce roman terroir… Je porte toujours en moi l'ennui que me procura cette lecture obligée de Giono : Que ma joie demeure. C'est-à-dire que, la campagne, je connais. Alors adolescent, arrivé au bout d'une bonne dizaine de longues pages à la fin de la description interminable d'un sillon pour s'apercevoir, croyant la page tournée, que l'attelage repartait, après un demi-tour, au même rythme évidemment : nooon pitié !

Passèrent l'hiver, le printemps et l'été, enfin pas tout à fait, mais déjà la lumière se fait plus tendre et l'air s'emplit de douce mélancolie, alors l'âge aidant… Curieusement, c'est justement d'avoir vécu mon enfance dans un village qui m'a fait apprécier ce roman. C'est qu'il faut la connaître la mentalité d'un village où tout se sait, rien n'est secret et à force tout le devient. Je te dis mais tu répèteras pas, jure-le ! Dans ce microcosme, la rumeur tient place à la réalité.

Il n'y a qu'un fil ténu entre maquignon et margoulin, c'est qu'un paysan observe autant les gens que ses terres. De jalousies féroces en rancunes tenaces aux paroles acerbes, rarement à l'après d'une malveillance, se justifiant à tout propos, voilà comme je les connais, voilà comme je les ai retrouvés. Et c'est en cela plus qu'en l'énigme un peu légère ou qu'en les paysages du Morvan que j'ai pris plaisir à ma lecture.

Il y a des livres sans grande histoire ou dont l'histoire n'aura jamais vraiment de fin. « Au loin, la bête n'appelait plus. Les ombres s'allongeaient sur la vallée. Un milan tournait lentement dans le ciel, très très haut. » p.314
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          282
lulu8723
  30 avril 2021
Didier CORNAILLE. L'alambic.
Pierre Guédeloffe est journaliste à Paris. C'est un enfant de l'assistance, qui, a 5 ans, a quitté l'orphelinat pour être accueilli par une famille de paysan,les Billaud, dans le centre de la France, à Messangy, dans le Morvan. A l'âge de la retraite, Pierre rentre au pays, il rejoint la ferme familiale, abandonnée, fermée depuis le décès de sa mère adoptive. La demeure a été vandalisée, tout est sans dessus-dessous. . Mais Pierre, sur les conseils de son épouse, va acheter cette maison, la retaper et venir vivre dans le village de son enfance. de plus, ce sera un havre de paix pour les enfants et les petits-enfants qui viendront, le temps des vacances scolaires se ressourcer au contact de la nature. Peu de temps après leur installation à la campagne, le chat Modem sera empoisonné. Qui a saccagé la ferme et qui a empoisonne le chat ? La petite réserve aux outils sera même incendiée. Mais que peut bien chercher celui qui a allumé le feu ? Les mentalités paysannes, les rumeurs, les non-dits alimentent les conversations au bistrot du coin. Quels sont donc tous ces secrets ensevelis dans la mémoire des anciens et qui ne cessent de réapparaitre. Il suffit d'un habitant retord pour propager les nouvelles datant de la période de la deuxième guerre, les relations tendues entre les maquis, les collabos, et les attentistes. La population rurale, dans cette France dite profonde est maintenant limitée à quelques fermes d'élevage charolais, et à l'exploitation des bois. La majorité des maisons appartiennent à des citadins et ne sont que des résidences secondaires. Mais au gré des rencontres et des amitiés qui naissent, la vérité va sourdre, toute en douceur. Les langues vont se délier, parfois grâce à une bouteille d'eau-de-vie, fabriquée dans l'ombre et sous le manteau.… Mais quelle est donc goûteuse, cette gnôle de poire. Oh non, elle est pure, forte, pas frelatée. Elle sert de monnaie d'échange. Et c'est elle qui donne le titre de ce roman.
Dans ce récit, la description du paysage du Morvan, tout en collines, aux routes ombragées et tortueuses, ces immenses forêts, tantôt des épicéas, tantôt de traditionnelles forêts de feuillus qui, à l'automne se parent de leurs livrées d'or, et ces tapis de neige qui isolent les fermes écartées du village pour de longues semaines. N'oublions pas tous les ruisseaux qui serpentent de façon majestueuse dans cette campagne de la France profonde. Un récit fort agréable à lire et qui nous transporte dans une belle région naturelle, loin des villes. Bonne lecture. (29/04/2021)

Lien : https://lucette.dutour@orang..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
mimi5751
  30 juillet 2019
Pierrot un enfant de l'assistance publique qui a fait toute sa carrière de journaliste à Paris retourne dans la maison de ses parents adoptifs dans le Morvan sur l'instigation de sa femme Jeanne pour voir dans quel état est leur maison qui a été cambriolée mais il remet la maison en état, va chercher sa femme à Paris et ensemble décide d'acheter la maison à ses frères et soeur adoptif qui eux ne veulent pas aller habiter dans le Morvan.
Et les voilà dans la maison de l'Antoinette et Joseph avec leur chat Modem.
Mais Pierre se pose des questions : Qui a cambriolé la maison ? ensuite le chat est empoisonné ? et pour clore le tout la cabane du jardin brule et tout cela un même personnage malfaisant et Pierre va le découvrir en faisant sa petite enquête et il sera bien surpris et nous aussi d'ailleurs.
Commenter  J’apprécie          30
BVIALLET
  22 avril 2012
Journaliste à la retraite, Pierre Guédeloffe s'installe dans l'ancienne maison de ses parents adoptifs dans un petit village du Morvan. Il découvre que la maison, abandonnée pendant de longues années, avait été cambriolée. La maison voisine est également restée vide pendant fort longtemps, ses occupants ayant fui vers l'Allemagne juste avant la Libération. Une des lucarnes reste allumée toute la nuit, ce qui intrigue Pierre qui mène l'enquête. Très vite, il s'aperçoit que les villageois sont, pour le moins, fort peu coopératifs et même carrément hostiles. Son chat est empoisonné et sa cabane à outils brûlée. Que s'est-il donc passé en 1944 ?
Roman du terroir se voulant un peu enquête policière, « L'Alambic » se retrouve à la frontière entre plusieurs genres. Presque thriller pour le suspens mais sans les habituelles hécatombes, policier sans crime et roman du terroir sans véritable contexte rural. L'histoire se passe de nos jours ; l'activité agricole, si on met à part l'exploitation forestière, est quasi-nulle. Seuls quelques citadins, venus s'installer à la retraite dans leurs résidences secondaires, y maintiennent un semblant de vie. Livre bien écrit quoique s'appesantissant un peu trop à mon goût dans les descriptions et laissant longuement mariner le lecteur avant de dévoiler un secret… de polichinelle !
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
tomsoyer
  03 mars 2020
Un bon moment à la lecture de ce roman qui est plus un roman policier qu'un roman du terroir.
Je pensais en apprendre davantage sur l'alambic , sur le monde de la distillerie
Ce livre nous raconte en fait l'époque de la résistance un de plus me direz vous mais il en demeure très interessant.
Commenter  J’apprécie          40

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
KroutKrout   24 septembre 2019
Il servit la goutte. On en dégusta quelques brèves lichettes en silence.
- Vrai qu'elle est bonne, dit Tonin. Presque autant que celle de son père.
- Presque, confirma Pierre.
- T'as essayé celle à l'Arsène ?
Commenter  J’apprécie          140
Annabelle31Annabelle31   28 avril 2016
je n'arrive pas à comprendre comment des gens qui n'avaient rien à se reprocher, du moins pas ce dont on les accusait, ont filé comme ça en abandonnant tout. Il y a autre chose, insista-y-il en tapotant du doigt sur le document resté sur la table. Il y a autre chose dont je suis convaincu qu'il faut que je le découvre pour comprendre ce qu'on cherchait dans la maison d'Antoinette Billaud, après sa mort.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Annabelle31Annabelle31   28 avril 2016
J'ai juste eu le temps de les prévenir, ceux du maquis. Et ça leur est tombé dessus. seulement, eux, ils étaient à leur poste de combat. Toute la nuit, que ça a duré.
Pauvre, il y en a quelques-uns qui y ont laissé leur peau. Mais ils ont pu les repousser.
Commenter  J’apprécie          20
Annabelle31Annabelle31   28 avril 2016
Et déjà, il se mortifiait de s'être laissé piéger si facilement. Il fallait donc qu'il soit aveuglé par l'ambiance du pays qu'il retrouvait pour ne pas avoir vu à quel point les histoires qu'on lui racontait étaient loin de toute vraisemblance.
Commenter  J’apprécie          10
Annabelle31Annabelle31   28 avril 2016
Il allait donc falloir dire tout ça ? Eh bien puisqu'il le fallait. Et parce que Tonin ne savait pas trop par quel bout prendre tout ça, il se résolut à tout dire, depuis le début.
La Grande guerre, oui, la Grande guerre...
Commenter  J’apprécie          10

autres livres classés : bourgogneVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus





Quiz Voir plus

Marseille, son soleil, sa mer, ses écrivains connus

Né à Corfou, cet écrivain évoque son enfance marseillaise dans Le Livre de ma mère. Son nom ?

Elie Cohen
Albert Cohen
Leonard Cohen

10 questions
290 lecteurs ont répondu
Thèmes : provence , littérature régionale , marseilleCréer un quiz sur ce livre