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ISBN : 2290337692
Éditeur : J'ai Lu (01/10/2003)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 50 notes)
Résumé :


Ce livre débute par l'impressionnante description d'un homme qui se laisse progressivement glisser dans la maladie et dans la mort.

Cet homme, c'est Guy Corneau lui-même. Il s'adresse à nous en tant qu'être humain riche de son expérience, et nous montre en quoi la maladie nous donne une extraordinaire occasion, même si elle est douloureuse, de relire notre propre histoire.

Il nous fait découvrir la façon dont médeci... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Bruno_Cm
  19 juillet 2016
Corneau commence par parler de lui, de ses affres physiques (colite ulcéreuse) et questionnements, qui lui ont permis de grandir et évoluer. Il y décrit une expérience mystique d'amour, d'Amour avec la vie, le tout, expérience éphémère qu'il souhaite ensuite utiliser comme base ou comme voie à cultiver, ce qu'il nous propose dans la suite du livre :
"Mon hypothèse est que les souffrance psychologiques et physiques sont un signal qui nous indique que nous sommes éloignés de notre être profond et nous invite à redevenir intime avec lui. Les afflictions de toutes sortes nous proposeraient ainsi d'élargir notre conception de la vie. En ce sens, la souffrance serait une source précieuse de renseignements sur les déséquilibres, les dérapages, voire les aberrations, dans lesquels nous nous enfonçons régulièrement lorsque nous entamons le processus de retrouvailles avec notre essence intime - une intimité complexe faisant qu'au coeur de nous-même nous retrouvons le coeur de l'univers."
Elaboration ensuite de ce qu'est une personnalité, autour des notions de Moi, de Soi, dans l'idée Jungienne. L'interprétation des symptômes, l'idée de symbolique qui fait lien-sens entre conscient et inconscient, et l'interprétation des rêves.
Corneau détaille ce qu'il entend et veut nous faire entendre des qualités et rôles compensateur et prospectif de l'inconscient. Notamment au-travers d'une partie de la légende du Graal. (Personnellement je trouve l'analogie-allusion peu convaincante et parlante)
Il décrit ensuite les caractéristiques de la maladie, qu'il convient de bien connaître pour en tirer toutes les leçons que nous donne cet état du vivant qu'est la maladie.
Il exhorte à considérer autrement la douleur et la souffrance, ne pas les accepter bêtement ou vouloir les éteindre coûte que coûte, mais les comprendre, comprendre ce qu'elle peuvent nous apporter, nous signifier. Recevoir la souffrance et trouver un espace intérieur pour "dialoguer" avec elle.
Plus loin, il discute du concept de synchronicité, avec exemples personnels à l'appui, vécus directement ou par témoignages, notamment celui de la rescapée de crash d'avion, Johanne de Montigny.
Plus loin encore, la maladie comme autodestruction et les bénéfices secondaires de se rendre malade. Avec le témoignage-vécu de Marie-Lise Labonté.
Corneau : « Je vous ai livré ces témoignages en espérant qu'ils sauront vous convaincre de l'importance d'une vie intérieure riche, parce que c'est le seul recours que nous ayons devant l'épreuve, devant la maladie et devant la mort."
Ensuite, l'auteur évoque les relations "amoureuses", les échecs, les souffrances dues à ces échecs, la nécessité de comprendre, de tirer les leçons là aussi de ces souffrances. Comme dans plein d'ouvrages sur le sujet, il considère l'importance de respecter ses besoins et de comprendre en quoi on les recherche ou non chez l'autre, de revisiter ses attentes, de comprendre que les défauts de l'autre ou ce qu'on n'aime pas ou plus, quelque part nous appartient, et si ça nous appartient, on peut le travailler, et l'aimer aussi, pleinement. Il décrit une sorte de progression dans l'intelligence de ces relations, opposées, symétriques, intégrées, élargies, pour utiliser des mots que lui n'utilisent pas dans ce livre, mais...
Autre idée, celle de trouver en soi un espace accueillant, bienveillant de ses défauts, de ses souffrances, parvenir à aimer tout en soi, à se mieux aimer... A ce titre, voici une chouette formulation de l'intérêt d'un thérapeute à cet égard, quand on se sent incapable d'y parvenir :
"La position du thérapeute est neutre au sens où il n'a pas de projet par rapport à vous et où il va faire du mieux qu'il le peut pour ne pas mêler ses propres problèmes aux vôtres. le thérapeute n'a pas besoin que vous soyez bon, mauvais, mal en point, amoché ou déjà sur le chemin de la guérison, il vous prend comme vous êtes, comme vous entrez dans son bureau. Par la suite, fort de cette expérience, vous pourrez imiter le comportement de votre thérapeute et adopter face aux crises la disposition bienveillante et sans jugement qui était la sienne. Vous aurez ainsi acquis, à travers la thérapie, la capacité de maintenir un espace intérieur accueillant."
Intéressant enfin l'idée que le mal est en nous, et que des personnages noirs comme Hitler, Milosevic, Karadzic sont également en nous, et que c'est bien pour cela qu'il faut absolument ne pas s'en dissocier complètement, mais comprendre pourquoi on peut en arriver là. Et parvenir à maintenir cet amour qu'il met tant en avant.
Je trouve ce passage également peu convaincant, et je m'essouffle fort sur la fin de ce livre. Qui pourtant comporte de belles idées, exprimées simplement. Les thérapeutes n'y trouveront rien de plus, rien d'autres que dans bien d'ouvrages, mais le lecteur lambda apprendra beaucoup et y trouvera certainement son compte.
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Lunaar
  24 mars 2015
Pouvons-nous donner un sens à la souffrance physique, psychologique, à la maladie, au handicap ?
Quels enseignements pouvons-nous tirer de ces épreuves ?
C'est à ces questions que tente de répondre le livre de Guy Corneau, La Guérison du Coeur.
L'auteur s'appuie sur sa propre expérience de malade (et de psychanalyste !) pour développer son propos ; la souffrance aussi insupportable et injuste soit-elle, permet de nous connecter à notre moi profond : une plongée en conscience dans tout notre être afin de découvrir qui nous sommes
réellement, sans les artifices et autres masques que nous nous imposons pour " vivre une vie normale " en mode automatique.
Écrit dans un style clair, limpide, découpé en chapitres, la lecture de ce livre est agréable, intéressante et positive, bref, un très bon livre de développement personnel !
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lestoile
  29 juin 2012
achat du livre le 10 février 2001
la souffrance rédemptrice, la souffrance qui donne du sens à la vie? ,pour moi tout ce qui peut soulager est à prendre comme ce livre
Lien : https://fr.wikipedia.org/wik..
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Citations et extraits (100) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   16 juillet 2016

A la vérité, notre soi intérieur semble même se moquer pas mal du fait que nos couples durent ou ne durent pas. Il semblerait qu'il se préoccupe principalement du respect que nous portons à l'ensemble de notre être et de l'intégrité avec laquelle nous traitons les différentes parties de nous-même.
Ces propos ont peut-être de quoi faire dresser les cheveux sur la tête, mais une vie de thérapeute ne conduit malheureusement qu'à une telle constatation. La vie s'exprime de façon prolifique, par des conflits de toutes sortes, tous plus douloureux les uns que les autres. L'une des seules avenues qui s'ouvrent à nous concernant une telle créativité, consiste à lui trouver un sens. La juger absurde et gratuite ne satisfait pas notre sentiment profond.
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Bruno_CmBruno_Cm   13 juillet 2016
A l'instar de grands écrivains comme Shakespeare et Dostoïevski, Molière fut psychanalyste avant l'heure. La situation qu'il nous dépeint a de quoi faire réfléchir. On peut rire à gorge déployée de l'hypocondriaque ridicule qu'il met en scène, mais est)ce que nous n'y reconnaissons pas une petite part de nous-mêmes ? En réalité, si cette pièce [le Malade imaginaire] a connu tant de succès, c'est qu'elle a réveillé chez le spectateur la partie de lui qui est bien capable de s'inventer au passage quelques petites défaillances. La pièce de Molière nous sert de symbole pour nous mettre en contact avec une partie de nous-même que nous oublions la plupart du temps. Il en va de même de tous les chefs-d'oeuvre du répertoire mondial.

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Bruno_CmBruno_Cm   15 juillet 2016

L'amour romantique constitue le terrain où se rejouent les drames de l'enfance, cette période durant laquelle, pour nous protéger des grandes émotions et des grands heurts, nous avons dû fermer notre coeur et tempérer notre sensibilité. Voilà pourquoi nous nous retrouvons à présent inapte à l'amour, amputé d'une partie de nous-même et incapable de nous tenir debout devant les difficultés.
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Bruno_CmBruno_Cm   16 juillet 2016
La position du thérapeute est neutre au sens où il n'a pas de projet par rapport à vous et où il va faire du mieux qu'il le peut pour ne pas mêler ses propres problèmes aux vôtres. Le thérapeute n'a pas besoin que vous soyez bon, mauvais, mal en point, amoché ou déjà sur le chemin de la guérison, il vous prend comme vous êtes, comme vous entrez dans son bureau. Par la suite, fort de cette expérience, vous pourrez imiter le comportement de votre thérapeute et adopter face aux crises la disposition bienveillante et sans jugement qui était la sienne. Vous aurez ainsi acquis, à travers la thérapie, la capacité de maintenir un espace intérieur accueillant.
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Bruno_CmBruno_Cm   13 juillet 2016
... nos malaises sont nos maîtres intérieurs. Ils nous aident à nous découvrir. Nos symptômes sont des réactions naturelles et spontanées à nos façons d'être. Les frictions qu'ils provoquent nous aident à nous réorienter Nos symptômes ne nous jugent pas, ils surgissent simplement dans le cours du temps pour exprimer un déséquilibre et ils nous accompagnent en vue d'une transformation. Bien qu'ils soient difficiles à accueillir parce qu'ils apportent avec eux tension et souffrance, ils n'en expriment pas moins la perfection intrinsèque de notre être profonde, l'intelligence créatrice qui nous anime.
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Guy Corneau - Physique quantique
>Psychologie>Psychologie appliquée>Developpement, amélioration de la personnalité (187)
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